Découvrez la signification du terme Ruq (رق) dans le vocabulaire islamique.
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Mis à jour le 11 avril 2026 à 01h05
📖 6 min de lectureDans la langue : la faiblesse ; de là la douceur du cœur. Dans l’usage des faqihs, chez le jumhour : l’expression d’une faiblesse juridique, la Loi ayant fait du kufr à l’origine la cause de la sanction ; chez certains : la ruq est une impotence juridique, son porteur ne pouvant disposer ni tenir de charges ; nous avons dit « faiblesse » parce que la personne en devient incapable, ne détenant pas ce que détient l’homme libre : témoignage, judicature et autres, devenant possédable par autrui, comme les autres permissions le sont par la chasse. La qualification de la faiblesse comme juridique est une précaution contre le sensible : l’esclave peut être plus fort que l’homme libre en actes, la servitude n’entrant pas par un défaut de ses membres et de ses forces. Le servile, fût-il fort et vigoureux, est incapable de témoignage, de judicature, de charge, de mariage et de propriété du bien. Son sens d’être « sanction à l’origine » : la servitude, dans sa description première et l’établissement de son existence, est la sanction du kufr : les mécréants s’étant refusés à adorer Allah, rendant leurs âmes semblables aux minéraux, ne profitant ni de leur raison ni de leur ouïe ni de leur vue par la méditation des versets d’Allah et la considération des preuves de Son unicité et des miracles éclatants attestant la véracité de Ses prophètes et de Ses messagers, Allah les a récompensés en ce monde par la servitude qui en fit du matériel possédable, et en fit des esclaves d’esclaves.
Dans la langue : la faiblesse ; on dit d’un tissu qu’il est raqiqa : faible de tissage ; de là la douceur du cœur. Dans le fiqh, chez le jumhour : l’expression d’une faiblesse juridique, la Loi ayant fait du kufr à l’origine la cause de la sanction. Chez certains : la ruq est une impotence juridique, son porteur ne pouvant ni disposer ni tenir de charges. Nous avons dit « faiblesse » parce que la personne en devient incapable, ne détenant pas ce que détient l’homme libre : témoignage, jugement, mais devenant possédable par autrui, comme les autres permissions le sont par la chasse. La qualification de la faiblesse comme juridique est une précaution contre le sensible : l’esclave peut être plus fort que l’homme libre en actes, la servitude n’entrant pas par un défaut de ses membres et de ses forces : le servile, fût-il fort et vigoureux, est incapable de témoignage, de jugement, de charge, de mariage et de propriété du bien. Son sens d’être « sanction à l’origine » : la servitude est, dans sa description première et l’établissement de son existence, la sanction du kufr : les mécréants s’étant refusés à adorer Allah, rendant leurs âmes semblables aux minéraux, ne profitant ni de leur raison ni de leur ouïe ni de leur vue par la méditation des versets d’Allah et la considération des preuves de Son unicité et des miracles éclatants attestant la véracité de Ses prophètes et de Ses messagers, Allah les a récompensés en ce monde par la servitude qui en fit du matériel possédable, et en fit des esclaves d’esclaves.
Raqa’ et raaqa : devenir mince et délié, et doux. De l’homme libre : il est devenu servile ou est entré en servitude : il est, elle est, ils sont riqiq, pluriel arqa’ et riqaq ; elle riqiqa, pluriel riqaq et raqa’iq.
Langue : la faiblesse, de là la douceur du cœur. Selon l’usage : une impotence juridique dont la Loi a fait du kufr à l’origine la cause de la sanction : c’est une impotence car son porteur ne détient pas, fût-il possédé par son maître, et est coupé des charges et des fonctions : judicature, témoignage et autres ; et c’est une impotence juridique car il peut être plus fort en actes que l’homme libre, selon les sens.
À la kasra : dans la langue, la faiblesse, de là la douceur du cœur.
وَإِذْ فَرَقْنَا بِكُمُ ٱلْبَحْرَ فَأَنجَيْنَـٰكُمْ وَأَغْرَقْنَآ ءَالَ فِرْعَوْنَ وَأَنتُمْ تَنظُرُونَ « Et [rappelez-vous] lorsque Nous avons fendu la mer pour vous donner passage!... Nous vous avons donc délivrés, et noyé les gens de Pharaon, tandis que vous regardiez. » [البقرة : 50]
إِنَّ ٱلَّذِينَ فَرَّقُوا۟ دِينَهُمْ وَكَانُوا۟ شِيَعًۭا لَّسْتَ مِنْهُمْ فِى شَىْءٍ ۚ إِنَّمَآ أَمْرُهُمْ إِلَى ٱللَّهِ ثُمَّ يُنَبِّئُهُم بِمَا كَانُوا۟ يَفْعَلُونَ « Ceux qui émiettent leur religion et se divisent en sectes, de ceux-là tu n'es responsable en rien: leur sort ne dépend que d'Allah. Puis Il les informera de ce qu'ils faisaient. » [الأنعام : 159]
فَدَلَّىٰهُمَا بِغُرُورٍۢ ۚ فَلَمَّا ذَاقَا ٱلشَّجَرَةَ بَدَتْ لَهُمَا سَوْءَٰتُهُمَا وَطَفِقَا يَخْصِفَانِ عَلَيْهِمَا مِن وَرَقِ ٱلْجَنَّةِ ۖ وَنَادَىٰهُمَا رَبُّهُمَآ أَلَمْ أَنْهَكُمَا عَن تِلْكُمَا ٱلشَّجَرَةِ وَأَقُل لَّكُمَآ إِنَّ ٱلشَّيْطَـٰنَ لَكُمَا عَدُوٌّۭ مُّبِينٌۭ « Alors il les fit tomber par tromperie. Puis, lorsqu'ils eurent goûté de l'arbre, leurs nudités leur devinrent visibles; et ils commencèrent tous deux à y attacher des feuilles du Paradis. Et leur Seigneur les appela: «Ne vous avais-Je pas interdit cet arbre? Et ne vous avais-Je pas dit que le Diable était pour vous un ennemi déclaré?» » [الأعراف : 22]
يَـٰٓأَيُّهَا ٱلَّذِينَ ءَامَنُوٓا۟ إِن تَتَّقُوا۟ ٱللَّهَ يَجْعَل لَّكُمْ فُرْقَانًۭا وَيُكَفِّرْ عَنكُمْ سَيِّـَٔاتِكُمْ وَيَغْفِرْ لَكُمْ ۗ وَٱللَّهُ ذُو ٱلْفَضْلِ ٱلْعَظِيمِ « O vous qui croyez! Si vous craignez Allah, Il vous accordera la faculté de discerner (entre le bien et le mal), vous effacera vos méfaits et vous pardonnera. Et Allah est le Détenteur de l'énorme grâce. » [الأنفال : 29]
أَوْ يَكُونَ لَكَ بَيْتٌۭ مِّن زُخْرُفٍ أَوْ تَرْقَىٰ فِى ٱلسَّمَآءِ وَلَن نُّؤْمِنَ لِرُقِيِّكَ حَتَّىٰ تُنَزِّلَ عَلَيْنَا كِتَـٰبًۭا نَّقْرَؤُهُۥ ۗ قُلْ سُبْحَانَ رَبِّى هَلْ كُنتُ إِلَّا بَشَرًۭا رَّسُولًۭا « ou que tu aies une maison [garnie] d'ornements; ou que tu sois monté au ciel. Encore ne croirons-nous pas à ta montée au ciel, jusqu'à ce que tu fasses descendre sur nous un Livre que nous puissions lire». Dis-[leur]: «Gloire à mon Seigneur! Ne suis-je qu'un être humain-Messager?» » [الإسراء : 93]
فَأَكَلَا مِنْهَا فَبَدَتْ لَهُمَا سَوْءَٰتُهُمَا وَطَفِقَا يَخْصِفَانِ عَلَيْهِمَا مِن وَرَقِ ٱلْجَنَّةِ ۚ وَعَصَىٰٓ ءَادَمُ رَبَّهُۥ فَغَوَىٰ « Tous deux (Adam et Eve) en mangèrent. Alors leur apparut leur nudité. Ils se mirent à se couvrir avec des feuilles du paradis. Adam désobéit ainsi à son Seigneur et il s'égara. » [طه : 121]
Ce terme apparaît dans 12 versets du Coran.