Découvrez la signification du terme Shfa (شفع) dans le vocabulaire islamique.
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Mis à jour le 11 avril 2026 à 01h05
📖 5 min de lectureLa chose « shaf’an » : joindre à elle son semblable. La faire paire : d’où leur dire « j’ai fait de l’unité de prière deux (shafa’tu ar-ka’a) » : je l’ai doublée. Pour quelqu’un : être son intercesseur ; dans le Coran : « quiconque intercède d’une bonne intercession en aura une part ; quiconque intercède d’une mauvaise intercession en aura une part (kifl) ; Dieu est sur toute chose garant » (an-Nisa’, 85) ; al-muqit : le préservateur, le calculateur, le témoin.
Ibn Hajar a dit : la règle de la bonne intercession est ce que la Loi en autorise, non ce qu’elle n’en autorise pas. Vers quelqu’un : solliciter par un moyen. Dans une affaire : être son intercesseur.
Shaffa’a : forme intensive de shafa’a. Accepter l’intercession de quelqu’un en telle affaire ; on dit : il est mashfu’ (son intercession est acceptée) et il est mashfu’ (acceptant l’intercession). Ash-shafi’ : l’intercesseur.
La brebis qui a avec elle son petit. Ash-shafa’a : la parole de l’intercesseur. Le fait de s’adjoindre à un autre comme défenseur et demandeur pour lui ; le plus souvent employé pour l’adjonction de celui qui est de rang supérieur à celui qui est inférieur ; d’où l’intercession au Jour de la Résurrection ; dans le Coran (Ya-Sin, 22-25) : « pourquoi n’adorerais-je pas Celui qui m’a créé, vers qui vous serez ramenés ?
Prendrais-je des divinités en dehors de Lui ? Si le Miséricordieux veut me toucher d’un mal, leur intercession ne me sauvera en rien... je crois en votre Seigneur, écoutez-moi ».
Selon al-Jurjani : c’est la demande de passer outre les péchés au bénéfice de celui contre qui la faute s’est produite. Ash-shaf’ : ce à quoi on a adjoint un autre pour en faire une paire (pluriel : ashfa’, shifa’) ; le contraire de l’impair (al-watr) ; le jour du sacrifice ; dans le Coran : « par le pair (ash-shaf’) et l’impair » (al-Fajr, 3), c’est-à-dire le jour du sacrifice, et le jour de ’Arafat. Ash-shaf’a : les deux unités de la prière du milieu de matinée (ad-duha) ; shaf’a : l’adjonction.
L’œil (envoûtement) ; on dit : il fut atteint d’un shaf’a : d’un coup d’œil. La folie ; le fou : mashfu’. Les deux unités du duha.
Dans la Loi : un droit de préemption acquis de force au copropriétaire ancien contre le copropriétaire nouveau sur ce qui a été acquis contre prix (al-Ansari). Dans la Loi : le fait pour l’associé de reprendre la part que son associé a vendue, de l’acheteur, pour le prix payé (al-Husayn as-San’ani). Dans la Loi : l’attribution forcée de la parcelle à celui qui exerce la préemption pour le prix qu’il a déboursé (at-Tamartashi).
La propriété sur laquelle la préemption a été exercée. Dans la Mejelle (art. 950) : l’appropriation par le coïndivisaire de la part vendue au montant du prix payé par l’acheteur.
Ash-shafi’ : l’intercesseur ; dans le Coran : « avertis-les du jour proche, quand les cœurs sont aux gosages, refoulant : les injustes n’auront ni ami intime ni intercesseur écouté » (Ghafir, 18) ; le jour proche : le Jour de la Résurrection (pluriel : shufa’a). Le titulaire du droit de préemption ; chez les Malikites : l’associé du vendeur ; chez les Ja’farites : tout associé en indivision capable d’en payer le prix. Dans la Mejelle (art.
951) : celui auquel appartient le droit de préemption. Al-mashfu’ : participe passif.
C’est le contraire de l’impair, c’est-à-dire deux unités de prière ; la racine du shaf’ est la jonction d’une chose à son semblable.