L’âge du Prophète Mohamed à la révélation : la grotte de Hira et la première révélation

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L’âge du Prophète Mohamed à la révélation : Israfil puis Jibril, la retraite à Hira, « Lis, au nom de ton Seigneur », le retour vers Khadija, ses vertus énumérées, Waraka ibn Nawfal et son poème, les saluts des pierres et arbres.

Mis à jour le 07 septembre 2026 à 23h07

L’âge à la prophétie : Israfil puis Jibril

Le rappel de son âge (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) au moment de sa prophétie : et de sa date. l’imam Ahmad a dit : Mohamed ibn Abi Adi nous a rapportés, d’après Dawoud ibn Abi Hind, d’après Amir ach-Cha’bi : la prophétie descendit sur le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) alors qu’il avait quarante ans : et il fut accompagné dans sa prophétie d’Israfil pendant trois ans : celui-ci lui enseignait la parole et la chose : et le Coran ne descendait pas : et lorsque trois ans furent passés : Jibril fut accompagné de sa prophétie : et le Coran descendit sur sa langue pendant vingt ans : dix à La Mecque : et dix à Médine : et il mourut âgé de soixante-trois ans. Et c’est une chaîne authentique jusqu’à ach-Cha’bi : et elle exige qu’Israfil l’ait accompagné après la quarantaine pendant trois ans : puis Jibril vint à lui. Et quant au cheikh Chihab ad-Din Abou Chama : il a dit : et le hadith d’Aicha ne contredit pas cela : car il est possible que le premier de son affaire fût le songe : puis Israfil fut chargé de lui durant cette période où il se retirait à Hira : il lui jetait la parole rapidement : et ne demeurait pas avec lui : pour l’initier graduellement : et l’exercer : jusqu’à ce que Jibril vînt à lui : et lui enseigna après l’avoir couvert trois fois : Aicha a relaté ce qui se passa avec Jibril : et n’a pas relaté ce qui se passa avec Israfil : par abréviation du hadith : ou n’en avait pas eu connaissance.

l’imam Ahmad a dit : Yahya nous a rapportés, d’après Hicham, d’après Ikrima, d’après Ibn Abbas : il fut révélé au Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) alors qu’il avait quarante-trois ans : et il demeura à La Mecque dix ans : et à Médine dix ans : et mourut âgé de soixante-trois ans : et Yahya ibn Sa’id et Sa’id ibn al-Moussayyab rapportèrent pareil. Puis Ahmad rapporta, de Ghoundar et Yazid ibn Haroun, tous deux d’après Hicham, d’après Ikrima, d’après Ibn Abbas : le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) fut envoyé : et le Coran lui fut révélé : alors qu’il avait quarante ans : et il demeura à La Mecque treize ans : et à Médine dix ans : et mourut âgé de soixante-trois ans. Et l’imam Ahmad a dit : Affan nous a rapportés : Hammad ibn Salama nous a rapportés : Ammar ibn Abi Ammar nous informa, d’après Ibn Abbas : le Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) demeura à La Mecque quinze ans : sept ans où il voyait la lumière : et entendait la voix : et huit ans où il recevait la révélation : et demeura à Médine dix ans. Abou Chama a dit : et le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) voyait des prodiges avant son envoi : parmi cela ce qui est dans le Sahih de Mouslim, de Jabir ibn Samoura : le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) a dit : je connais une pierre à La Mecque : qui me saluait avant mon envoi : je la connais encore maintenant : fin de son propos.

Et le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) aimait la solitude : et l’isolement de son peuple : à cause de ce qu’il voyait de leur égarement manifeste : l’adoration des idoles : et la prosternation devant les statues : et son amour de la solitude se renforça à l’approche de l’inspiration d’Allah vers lui : que les bénédictions et la paix d’Allah soient sur lui. Et Mohamed ibn Ishaq mentionna, d’après Abd al-Malik ibn Abdallah ibn Abi Soufyan ibn al-’Ala ibn Jariya, qui était de mémoire fiable : d’après certains gens du savoir : le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) sortait à Hira : chaque année un mois de l’année : où il se livrait aux devotions : et c’était parmi les dévotions de Quraysh en la Jahiliya : il nourrissait quiconque venait à lui parmi les pauvres : et lorsqu’il achevait sa retraite : il n’entrait pas chez lui sans faire le tour de la Kaaba. Et Wahb ibn Kaysan rapporta pareil : d’après Obayd ibn Oumayr, informant Abdallah ibn az-Zoubayr. Et cela indique que cela faisait partie de la coutume des dévots de Quraysh : qui faisaient retraite à Hira pour l’adoration : et voilà pourquoi Abou Talib dit dans sa qasida célèbre :

Et un taureau furieux : et celui qui a fixé Thabir en sa place : et celui qui monte à Hira cherchant le bien : et s’y arrête.

Ainsi corrigea-t-on la lecture de ce vers : comme l’ont mentionné as-Souhayli : et Abou Chama : et notre ancien le hafiz Abou l-Hajjaj al-Mizzi, qu’Allah lui fasse miséricorde : et certains rapporteurs l’ont déformé : disant : et celui qui monte à Hira pour s’y élever : et s’y arrête : et cela est faible : et contraire au correct : et Allah est le plus savant. Et Hira : on abrège : et on allonge : on dévie : et on empêche : c’est une montagne aux hauteurs de La Mecque : à trois milles d’elle : à gauche de qui se rend à Mina : ayant un sommet dominant la Kaaba : recourbé : et la grotte est dans cette courbure. Et que d’admirables vers de Rouba ibn al-’Ajjaj :

Non : par le Seigneur des femmes voilées de coton : et le Seigneur d’un coin de Hira recourbé.

Et sa parole dans le hadith : et la tahannouth est la dévotion : est une explication par le sens : sinon la réalité de la tahannouth : du point de vue de la racine : selon as-Souhayli : c’est l’entrée dans le hinth : mais des mots rares furent entendus dans la langue : dont le sens est la sortie de cette chose : ainsi la tahannouth signifie : sortir du hinth : comme tahawwoub : taharroudj : ta’thamm : et tahaddoud : qui est le fait de laisser le houdoud : c’est-à-dire le sommeil pour la prière : et tanadjjas : et taqaddour : les a cités Abou Chama. Et Ibn al-’Arabi fut interrogé sur sa parole : il se livre à la tahannouth : c’est-à-dire : il adore : il dit : je ne connais pas cela : c’est plutôt : il pratique la hanafiyya : la religion d’Ibrahim : et Ibn Hicham a dit : et les Arabes disent : la tahannouth : et la tahannouf : changeant le fa en tha : comme ils disent : djadatha : et djadafa : comme dit Rouba : si mes pierres étaient avec les agdath : il veut dire les agdaf. Et Abou Obayda m’a raconté que les Arabes disent : foumm : à la place de : thoumm : je dis : et de cela la parole de certains exégètes sur la parole du Très-Haut : et ses foumm : au verset d’al-Baqara : que c’est son ail qui est visé.

Et les savants ont divergé sur sa dévotion (que la paix soit sur lui) avant l’envoi : était-elle selon une législation : ou non : et quelle était cette législation ? Il est dit : la législation de Nouh : et il est dit : la législation d’Ibrahim : et c’est ce qui ressemble le plus : le plus fort : et il est dit : Moussa : et il est dit : ’Issa : et il est dit : tout ce qui est attesté comme législation auprès de lui : il le suivait : et agissait selon cela : et l’exposition de ces avis : et leurs connexions : a d’autres lieux : dans les principes du fiqh : et Allah est le plus savant.

La première révélation : « Lis, au nom de ton Seigneur »

Et sa parole : jusqu’à ce que la vérité vînt à lui : tandis qu’il était dans la grotte de Hira : c’est-à-dire : elle vint soudainement : sans rendez-vous : comme dit le Très-Haut : et tu n’espérais pas que le Livre te fût jeté : sinon par miséricorde de ton Seigneur : au verset d’al-Qassas. Et le début de la descente de cette noble sourate : qui est : « Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé, qui a créé l’homme d’une adhérence. Lis, et ton Seigneur est le Très Généreux, qui a enseigné par la plume, a enseigné à l’homme ce qu’il ne savait pas » : et elle est la première qui descendit du Coran : comme nous l’avons établi dans notre commentaire : et comme viendra aussi le lundi : comme il est attesté dans le Sahih de Mouslim, d’après Abou Qatada : le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) fut interrogé sur le jeûne du lundi : et il dit : c’est le jour où je suis né : et le jour où il m’a été révélé : et Ibn Abbas a dit : votre prophète Mohamed fut né un lundi : et reçu prophète un lundi : et ainsi dirent Obayd ibn Oumayr : et Abou Ja’far al-Baqir : et plus d’un savant : qu’il lui fut révélé un lundi : et cela est ce sur quoi il n’y a pas de divergence entre eux.

Puis il fut dit : cela fut au mois de Rabia al-Awwal : comme est déjà venu, d’après Ibn Abbas et Jabir : qu’il naquit : le douze de Rabia al-Awwal : un lundi : et en ce jour il fut envoyé : et en ce jour il fut élevé au ciel. Et le célèbre est qu’il fut envoyé au mois de Ramadan : comme l’ont affirmé Obayd ibn Oumayr : et Mohamed ibn Ishaq : et d’autres : et Ibn Ishaq s’en argumenta par la parole d’Allah : « Le mois de Ramadan au cours duquel le Coran a été descendu comme guide pour les gens » : au verset d’al-Baqara : et il fut dit : le douze de celui-ci : et al-Waqidi rapporta, par sa chaîne, d’après Abou Ja’far al-Baqir : le début de la révélation au messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) fut un lundi : à la dix-septième nuit passée de Ramadan : et il est dit : le vingt-quatrième de celui-ci.

l’imam Ahmad a dit : Abou Sa’id, affranchi de Banu Hachim, nous a rapportés : Imran Abou al-’Awwam nous a rapportés, d’après Qatada, d’après Abou al-Malih, d’après Wathila ibn al-Asqa’ : le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) a dit : les feuilles d’Ibrahim furent révélées la première nuit de Ramadan : et la Torah le sixième jour passé de Ramadan : et l’Évangile à la treizième nuit passée de Ramadan : et le Coran fut révélé à la vingt-quatrième passée de Ramadan : et Ibn Mardawayh rapporta dans son commentaire, de Jabir ibn Abdallah, marfou’, pareil : et voilà pourquoi un groupe des Compagnons et des Successeurs a opté pour que la nuit du Destin soit la vingt-quatrième nuit.

Et quant à la parole de Jibril : lis : et il dit : « je ne suis pas de ceux qui lisent » : le correct est que sa parole : je ne suis pas de ceux qui lisent : est une négation : c’est-à-dire : je ne suis pas de ceux qui savent bien lire : et ceux qui l’ont préférée : an-Nawawi : et avant lui le cheikh Abou Chama : et ceux qui disent qu’elle est interrogative : leur parole est lointaine : car la ba n’est pas ajoutée dans l’affirmation : et appuie le premier la version d’Abou Nou’aym, du hadith d’al-Mou’tamir ibn Soulayman, d’après son père : le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) dit : tremblant de frayeur : « je n’ai jamais lu de livre : ni ne sais bien lire : ni n’écris : ni ne lis. Jibril le saisit : l’étreignit fortement : puis le lâcha : et lui dit : lis : et Mohamed dit : je ne vois rien à lire : et je n’écris pas. » Et il est rapporté : il me couvrit : comme dans les deux Sahihs : et il est rapporté : il m’étreignit : c’est-à-dire : il m’étrangla : jusqu’à ce que la lassitude me prît : rapporté avec le djim pointu : et ouvert : et avec l’accusatif : et le nominatif : et il fit cela trois fois.

Abou Soulayman al-Khattabi a dit : il ne fit cela que pour éprouver sa patience : et bien l’éduquer : afin qu’il fût prêt à supporter ce dont Il le chargea des fardeaux de la prophétie : et voilà pourquoi le survenaient des états pareils à la fièvre : et le saisissaient les frissons : c’est-à-dire le froid et la sueur : et d’autres ont dit : il ne fit cela que pour des raisons : parmi lesquelles : qu’il s’éveillât à la grandeur de ce qui lui était jeté : après cette épreuve pénible aux âmes : comme dit le Très-Haut : nous allons jeter sur toi une parole lourde : au verset d’al-Mouzzammil : et voilà pourquoi, quand la révélation venait à lui : son visage rougissait : et il se couvrait comme se couvre le chamelon : et son front perlait de sueur : dans un jour très froid.

Le retour vers Khadija : « couvrez-moi » et ses vertus

Et sa parole : le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) retourna chez Khadija : le cœur battant : et dans une version : ses clavicules battantes : pluriel de badira : Abou Obayd a dit : c’est la chair entre l’épaule et le cou : et d’autres ont dit : ce sont des veines qui s’agitent à l’effroi : et dans certaines versions : ses badil tremblaient : singulier : badila : et il est dit : badil : qui est ce qui est entre le cou et la clavicule : et il est dit : la racine du sein : et il est dit : la chair des deux seins : et d’autres choses. Il dit : couvrez-moi : couvrez-moi : et lorsque l’effroi se fut éloigné de lui : il dit à Khadija : qu’ai-je ? Quelle chose m’est arrivée ? Et il l’informa de l’affaire : puis il dit : j’ai craint pour moi-même : et cela parce qu’il avait vu une chose qu’il n’avait jamais vue auparavant : et qui n’était pas dans son habituel : et voilà pourquoi Khadija dit : réjouis-toi : non : par Allah : Allah ne t’humiliera jamais : il est dit :

de l’humiliation : et il est dit : du chagrin : et cela pour sa connaissance de ce qu’Allah lui avait accordé de belles habitudes dans son caractère : quiconque est caractérisé par les qualités du bien : n’est pas humilié : ni en ce bas-monde : ni dans l’au-delà : puis elle lui mentionna parmi ses qualités vénérables : ce qui était de ses belles qualités : elle dit : tu joins les liens de parenté : et dis la vérité : et cela était célèbre de lui : que les bénédictions et la paix d’Allah soient sur lui : auprès de qui le rencontre : et qui le quitte : et tu portes la charge des faibles : c’est-à-dire : à la place d’autrui : tu donnes à l’homme dans le besoin ce qui le soulage du poids de la charge de sa famille : et tu fais gagner le dénué : c’est-à-dire : tu t’empresses de faire le bien : et te précipites pour donner au pauvre : et gagnes sa bonne action avant autrui : et le pauvre est appelé dénué : car sa vie est incomplète : son existence et son absence sont équivalentes : comme dit certains :

Ce n’est pas celui qui meurt et trouve le repos qui est mort : le mort véritable est le mort des vivants.

Et Abou l-Hassan at-Tihami dit, dans ce qu’a rapporté de lui le qadi ’Iyad dans le commentaire de Mouslim : compte celui qui est dans la pauvreté comme mort : et couvre-le d’un linceul usé : et son refuge est une tombe. Et al-Khattabi a dit : le correct est : et tu fais gagner le dénué : c’est-à-dire : tu lui donnes : ou : et tu fais gagner le dénué : tu lui donnes une richesse dont il vit : et notre ancien le hafiz Abou l-Hajjaj al-Mizzi a choisi : que le dénué visé ici est la richesse donnée : c’est-à-dire : il donne la richesse à qui en est dépourvu : et celui qui a dit : tu gagnes par ton commerce la richesse dénuée : ou le précieux rare : s’est éloigné du but : et s’est noyé dans la dispute : et s’est imposé ce dont il n’a pas la connaissance : car de tels propos ne sont habituellement pas louables : et ce propos ont affaibli ’Iyad : et an-Nawawi : et d’autres : et Allah est le plus savant. Et tu honores l’hôte : c’est-à-dire : tu l’honores dans sa nourriture : et l’embellissement de son refuge : et tu aides aux épreuves de la vérité : et il est rapporté : du bien : c’est-à-dire : lorsqu’une épreuve frappe quelqu’un dans un bien : tu aides : et tu te tiens avec son détenteur : jusqu’à ce qu’il trouve un comble de vie : ou un redressement de vie.

Waraka ibn Nawfal : « c’est le Nomous qui est descendu sur Moussa »

Et sa parole : puis elle le prit : et partit avec lui vers le fils de son oncle Waraka ibn Nawfal : qui était un vieil homme devenu aveugle : et nous avons déjà rapporté une part de son histoire : avec le rappel de Zayd ibn Amr ibn Noufayl : et qu’il était de ceux qui s’étaient faits chrétiens en la Jahiliya : et l’avaient quittés : et émigré vers la Syrie : lui : et Zayd ibn Amr : et Outhman ibn al-Houwayrith : et Obaydallah ibn Jahch : tous devinrent chrétiens : parce qu’ils trouvèrent que c’était : à ce moment-là : la plus proche des religions de la vérité : hormis Zayd ibn Amr ibn Noufayl : car il y vit de la confusion : du désordre : de l’altération : de la déformation : et de l’interprétation : et sa nature refusa d’y entrer également : et les rabbins : et les moines lui annoncèrent l’existence d’un prophète : dont le temps était proche : et l’heure imminente : et il revint à sa recherche : et persévéra sur sa nature : et son monothéisme : mais la mort le saisit avant l’envoi mohamétan : et Waraka ibn Nawfal l’atteignit : et il en voyait les signes dans le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : comme nous l’avons rapporté : par ce que Khadija lui en décrivait : et lui décrivait : et ce qui était caché en lui de qualités pures et belles : et ce qui se manifestait sur lui de preuves : et de signes : et voilà pourquoi lorsqu’advint ce qui advint : elle prit la main du messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : et l’amena à lui : et se tint avec lui devant lui :

et dit : fils de mon oncle : écoute le fils de ton frère : et lorsque le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) lui eut rapporté ce qu’il avait vu : Waraka dit : saint : saint : voici le Nomous : qui est descendu sur Moussa : et il ne mentionne pas ’Issa : bien qu’il fût postérieur à Moussa : parce que sa législation était parfaite : et complétait la législation de Moussa : et en abrogeait une partie : selon le correct de la parole des savants : comme il a dit : et pour vous rendre licite une partie de ce qui vous était interdit : au verset d’Âl ’Imrân : et la parole de Waraka est comme la parole des jinn : ô notre peuple : nous avons entendu un Livre révélé après Moussa : confirmant ce qui était avant lui : guidant vers la vérité : et vers un chemin droit : au verset d’al-Ahqaf. Puis Waraka dit : que n’avais-je été là jeune : c’est-à-dire : que n’étais-je aujourd’hui un jeune : capable de foi : et de science utile : et d’œuvre droite : que n’étais-je vivant le jour où ton peuple te chassera : c’est-à-dire : afin que je sois chassé avec toi : et que je te soutienne : alors le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) dit : me chasseront-ils donc ? Et as-Souhayli a dit : il n’a dit cela que parce que la séparation d’avec la patrie est pénible aux âmes : il dit : oui : nul n’est venu avec pareil à ce que tu apportes : sans être traité d’ennemi : et si ton jour m’atteint : je te soutiendrai d’un soutien vigoureux : c’est-à-dire : je te soutiendrai d’un soutien toujours puissant.

Et sa parole : puis Waraka ne tarda pas : et il mourut : c’est-à-dire : il mourut peu après ce récit : que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui : et qu’Allah l’agrée : car ce qu’il a dit : est confirmation de ce qu’il avait trouvé : et foi en ce qui était advenu de révélation : et intention droite pour l’avenir. Et l’imam Ahmad a dit : Hassan nous a rapportés, d’après Ibn Lah’ia : Abou al-Aswad m’a raconté, d’après Urwa, d’après Aicha : Khadija interrogea le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) sur Waraka ibn Nawfal : et il dit : je l’ai vu : et j’ai vu sur lui des vêtements blancs : et je pense que s’il avait été des gens du Feu : il n’aurait pas eu de vêtements blancs : et c’est une chaîne bonne : mais az-Zouhri et Hicham la rapportèrent d’Urwa sans mention du Compagnon : et Allah est le plus savant. Et le hafiz Abou Ya’la rapporta, de Souraydj ibn Younous, d’après Isma’il, d’après Moujalid, d’après ach-Cha’bi, d’après Jabir ibn Abdallah : on interrogea le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) sur Waraka ibn Nawfal : et il dit : je l’ai vu dans les profondeurs du Paradis :

vêtu de brocart : et on l’interrogea sur Zayd ibn Amr ibn Noufayl : et il dit : il sera ressuscité au Jour de la Résurrection : comme une communauté à lui seul : et on l’interrogea sur Abou Talib : et il dit : je l’ai tiré d’une eau profonde de la Géhenne : vers une eau peu profonde d’elle : et on l’interrogea sur Khadija : parce qu’elle mourut avant les obligations : et les lois du Coran : et il dit : je l’ai vue sur un fleuve du Paradis : dans une maison de roseaux : sans clameur : ni fatigue : chaîne bonne : et certains de ses éléments ont des témoins dans le Sahih : et Allah est le plus savant. Et le hafiz Abou Bakr al-Bazzar a dit : Obayd ibn Isma’il nous a rapportés : Abou Ousama nous a rapportés, d’après Hicham ibn Urwa, d’après son père, d’après Aicha : le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) a dit : n’injuriez pas Waraka : car je lui ai vu un Paradis : ou deux Paradis : et Ibn ’Asakir le rapporta pareillement, du hadith d’Abou Sa’id al-Adji, d’après Abou Mou’awiya, d’après Hicham, d’après son père, d’après Aicha : et c’est une chaîne bonne : et il est rapporté sans mention du Compagnon : et cela ressemble davantage.

Et les deux hafiz : le Bayhaqi : et Abou Nou’aym : rapportèrent dans leurs deux livres : les preuves de la prophétie : du hadith de Younous ibn Boukayr, d’après Younous ibn Amr, d’après son père, d’après Amr ibn Chourahbil : le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) dit à Khadija : lorsque je me retire seul : j’entends un appel : et je crains, par Allah : que cette chose n’ait un ordre : elle dit : qu’Allah me préserve : Allah ne saurait te faire cela : et par Allah : tu rends le dépôt : et joins les liens de parenté : et dis la vérité. Et lorsque Abou Bakr entra : et le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) n’y était pas : Khadija le lui mentionna : et dit : ô affranchi : va avec Mohamed vers Waraka : et lorsque le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) entra : Abou Bakr lui prit la main : et dit : partons vers Waraka : il dit : et qui t’en a informé ? Il dit : Khadija : et ils partirent vers lui : et lui rapportèrent : et le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) dit : lorsque je me retire seul : j’entends derrière moi un appel :

ô Mohamed : ô Mohamed : et je m’enfuis sur la terre : il lui dit : ne fais pas cela : lorsqu’il vient à toi : tiens ferme : jusqu’à ce que tu entendes ce qu’il te dit : puis viens m’informer : et lorsqu’il se fût retiré : il l’appela : ô Mohamed : dis : au nom d’Allah : le Tout Miséricordieux : le Très Miséricordieux : louange à Allah : Seigneur de l’univers : jusqu’à : ni des égarés : et dis : il n’y a pas de divinité qu’Allah : et il vint à Waraka : et le lui mentionna : et Waraka lui dit : réjouis-toi : puis réjouis-toi : je témoigne que tu es celui que le fils de Maryam a annoncé : et tu es sur le modèle du Nomous de Moussa : et tu es prophète envoyé : et tu seras ordonné le combat : après ce jour : et si ce jour-là m’atteint : je combattrai avec toi avec une aide ferme : et lorsqu’il mourut : le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) dit : j’ai vu le prêtre dans le Paradis : vêtu de vêtements de soie : car il a cru en moi : et m’a confirmé : il veut dire : Waraka : tel est le texte du Bayhaqi : et il est rapporté sans mention du Compagnon : et il contient une étrangeté : qui est que la Fatiha serait la première chose révélée.

Les poèmes de Waraka sur la prophétie annoncée

Et nous avons déjà rapporté de sa poésie ce qui indique qu’il cachait la foi : et l’attachement à elle : et sa certitude auprès de lui : et cela lorsqu’Khadija l’informa de l’affaire de son mari avec son serviteur Maysara : et de comment le petit nuage l’ombrageait au plus fort de la chaleur : et Waraka dit à ce sujet des vers : que nous avons déjà rapportés avant cela : parmi eux : sa parole :

Je me suis enflammé : et j’étais au rappel : enflammé : pour une affaire : qui a toujours soulevé l’espoir :

Et un récit de Khadija après récit : mon attente s’est faite longue : ô Khadija :

Au cœur des deux Mecques : sur mon espérance : ta parole : que j’en voie la sortie :

Par ce que tu nous as rapporté : de la parole du prêtre : parmi les moines : je réprouve qu’elle soit fausse :

Que Mohamed régnera sur un peuple : et discutera contre qui lui dispute :

Et fera paraître dans les pays une lumière : par laquelle il établit la création à ne pas vaciller :

Alors rencontrera qui le combat : la perte : et rencontrera qui lui fait paix : le succès :

Que souhaiterais-je : lorsque cela sera : être témoin : et en être le premier entrant :

Entrant dans ce que Quraysh réprouve : quand même elle claironnerait à sa Mecque de clameurs :

J’espère : en ce qu’ils réprouvent tous : vers le Maître du Trôre : quand ils se sont abaissés : de monter :

S’ils demeurent : et je demeure : ce seront des affaires : dont les mécréants claironneront de clameurs :

Et il dit aussi dans son autre qasida :

Et des nouvelles véridiques rapportées sur Mohamed : que lui rapporte, quand il s’absente, le conseiller :

Que le fils d’Abdallah : Ahmed : sera envoyé : vers tout ce que les étendues enferment :

Et je pense de lui qu’il sera envoyé : véridique : comme furent envoyés les deux : Houd : et Salih :

Et Moussa : et Ibrahim : jusqu’à ce qu’on voie : pour lui éclat : et un rappel déployé manifeste :

Et le suivra : vivant : Lou’ay ibn Ghalib : leurs jeunes : et leurs vieillards aux joues creusées :

S’il demeure : jusqu’à ce que le temps atteigne les gens : alors je me réjouis de lui : de l’amitié : joyeux :

Sinon : sache donc, ô Khadija : que je parcourrai : de ta terre : vers la terre large :

Et Younous rapporta, de Boukayr, d’après Ibn Ishaq : Waraka dit :

S’il est vérité : ô Khadija : sache donc : ta parole de nous : qu’Ahmed sera envoyé :

Et Jibril viendra à lui : et Mikal avec eux deux : de la part d’Allah : une révélation : qui dilate la poitrine : descendue :

Par elle triomphera qui triomphe : par le repentir : et sera malheureux par elle : le transgresseur fourbe : égaré :

Deux groupes d’entre eux : un parti dans ses jardins : et un autre : aux abords de la Géhenne : affligé :

Lorsqu’ils y invoquent le malheur : s’abattent : des marteaux sur leurs têtes : puis s’allument :

Gloire donc à Celui par le commandement de qui les vents soufflent : et qui : dans les jours : fait ce qu’Il veut :

Et dont le Trône est au-dessus de tous les cieux : et dont les jugements en Sa création ne sont point changés.

Et Waraka dit aussi :

ô hommes : et le changement des temps : et du destin : et rien de ce qu’Allah a décrété ne faiblit :

Jusqu’à ce que Khadija m’appelle : pour l’informer : et elle n’a pas des secrets de l’invisibilité un rapport :

Elle vint me demander de lui : pour l’informer : d’une affaire : que je vois venir les gens d’autre part :

Elle m’informa d’une affaire : dont j’avais entendu parler : dans le passé lointain des temps : et des époques :

Qu’Ahmed : Jibril viendra à lui : et t’informera : que tu es envoyé vers les hommes :

Je dis : peut ce que tu espères : l’Ilé : te l’accomplira : espère donc le bien :

Et attends : et envoie-le-nous : que nous l’interrogeions : sur son affaire : ce qu’il voit dans le sommeil : et la veille :

Il dit : quand il vint à nous parler : avec émerveillement : des tresses : et des cheveux en frémissaient :

J’ai vu le dépositaire d’Allah : me faire face : en une forme : parfaite : parmi les plus grandes formes :

Puis il persévéra : et la peur faillit me renverser : de ce qui m’environne : parmi les arbres :

Je dis : mon sentiment : et je ne sais s’il me confirmera : qu’il sera envoyé : récitant la révélation des sourates :

Et je t’éprouverai : si tu manifestes leur appel : du combat : sans faveur : ni avarice.

Ainsi le rapporta le hafiz le Bayhaqi dans ad-Dala’il : et j’ai des réserves sur leur authenticité de Waraka : et Allah est le plus savant.

Le hadith d’Ibn Ishaq : les arbres et les pierres qui saluaient

Ibn Ishaq a dit : Abd al-Malik ibn Abdallah ibn Abi Soufyan ibn al-’Ala ibn Jariya ath-Thaqafi, de mémoire fiable, m’a raconté, d’après certains gens du savoir : que lorsque Allah voulut honorer le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : et le commencer par la prophétie : lorsqu’il sortait pour un besoin : il s’éloignait jusqu’à ce que les maisons lui eussent échappé : et il parvenait aux vallons de La Mecque : et au fond de ses vallées : et ne passait devant une pierre : ni un arbre : sans dire : la paix sur toi, ô messager d’Allah : et il se retournait à sa droite : et à sa gauche : et derrière lui : sans voir que les arbres : et les pierres : il demeura ainsi : voyant : et entendant ce qu’Allah voulut qu’il demeurât : puis Jibril vint à lui : avec ce qui vint de la générosité d’Allah : tandis qu’il était à Hira : en Ramadan.

Ibn Ishaq a dit : Wahb ibn Kaysan, affranchi de la famille d’az-Zoubayr, m’a raconté : j’ai entendu Abdallah ibn az-Zoubayr dire à Obayd ibn Oumayr ibn Qatada al-Laythi : raconte-nous donc, ô Obayd : comment fut le début de ce dont le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) fut commencé par la prophétie : lorsque Jibril vint à lui : Obayd dit : et j’étais présent : tandis qu’il informait Abdallah ibn az-Zoubayr : et ceux qui étaient auprès de lui : le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) faisait retraite à Hira : chaque année : un mois : et cela était parmi ce par quoi Quraysh se livrait aux devotions en la Jahiliya : et la tahannouth est le retrait pour l’adoration : le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) faisait donc retraite ce mois de chaque année : nourrissait quiconque venait à lui parmi les pauvres : et lorsqu’il achevait sa retraite de ce mois : le premier dont il commençait : quand il se détournait de sa retraite : était la Kaaba : avant d’entrer chez lui : et il en faisait sept tours : ou ce qu’Allah voulut : puis retournait à sa maison :

jusqu’à ce qu’arrivât le mois en lequel Allah voulut pour lui ce qu’Il voulut de sa générosité : de l’année où il l’envoya : et ce mois est Ramadan : il sortit à Hira : comme il avait coutume de sortir pour sa retraite : et avec lui sa famille : jusqu’à ce qu’arrivât la nuit où Allah l’honora par Son message : et fit miséricorde aux serviteurs par lui : et Jibril vint à lui par l’ordre d’Allah le Très-Haut : le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) dit : Jibril vint à moi : tandis que je dormais : enveloppé d’un drap de brocart : contenant un livre : et il dit : lis : je dis : je ne sais pas lire : il m’étreignit : jusqu’à ce que je crusse que c’était la mort : puis il me relâcha : et dit : lis : je dis : je ne sais pas lire : il m’étreignit : jusqu’à ce que je crusse que c’était la mort : puis il me relâcha : et dit : lis : je dis : je ne sais pas lire : il m’étreignit : jusqu’à ce que je crusse que c’était la mort : puis il me relâcha : et dit : lis : je dis : qu’est-ce que je lirais ? Je ne dis cela que pour me racheter de lui : de peur qu’il ne revînt à moi : me faisant comme il m’avait fait : et il dit :

« Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé, qui a créé l’homme d’une adhérence. Lis, et ton Seigneur est le Très Généreux, qui a enseigné par la plume, a enseigné à l’homme ce qu’il ne savait pas », les versets d’al-’Alaq : et je les lus : puis il s’arrêta : et se détournat de moi : et je m’éveillai de mon sommeil : comme si on avait inscrit dans mon cœur un livre : et je sortis : et lorsque je fus au milieu de la montagne : j’entendis une voix du ciel : disant : ô Mohamed : tu es le messager d’Allah : et moi je suis Jibril : et je levai ma tête vers le ciel : regardant : et voici Jibril : sous la forme d’un homme : dont les pieds étaient dressés : à l’horizon du ciel : disant : ô Mohamed : tu es le messager d’Allah : et moi je suis Jibril : et je m’arrêtai : le regardant : sans avancer : ni reculer : et je me mis à détourner mon visage de lui : vers les horizons du ciel : sans que je regarde une direction : sans le voir ainsi : et je restai debout : sans avancer devant moi : ni revenir derrière moi : jusqu’à ce que Khadija envoya ses messagers à ma recherche : et ils atteignirent La Mecque : et retournèrent à elle : tandis que j’étais debout en cet endroit : puis il se détournat de moi : et je me détournai : revenant vers ma famille : jusqu’à venir à Khadija : et je m’assis auprès de sa cuisse : me penchant vers elle : et elle dit : ô Abou l-Qasim : où étais-tu ? Par Allah : j’ai envoyé mes messagers à ta recherche : jusqu’à La Mecque : et ils sont revenus à moi : et je lui racontai ce que j’avais vu : et elle dit : réjouis-toi : ô fils de mon oncle :

et tiens ferme : par Celui qui détient l’âme de Khadija : j’espère que tu sois le prophète de cette communauté : puis elle se leva : et rassembla ses vêtements : puis partit vers Waraka ibn Nawfal : et l’informa de ce que le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) l’avait informée : et Waraka dit : saint : saint : par Celui qui détient l’âme de Waraka : si tu m’as dit la vérité, ô Khadija : le grand Nomous qui venait à Moussa lui est venu : et il est le prophète de cette communauté : et dis-lui : qu’il tienne ferme : et Khadija retourna au messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : et l’informa de la parole de Waraka : et lorsque le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) eut achevé sa retraite : et se détournat : il fit comme il avait coutume de faire : il commença par la Kaaba : et en fit le tour : et Waraka ibn Nawfal le rencontra : faisant le tour de la Kaaba : et il dit : ô fils de mon frère : informe-moi de ce que tu as vu : et entendu : et il l’informa : et Waraka lui dit : par Celui qui détient mon âme : tu es le prophète de cette communauté : et le grand Nomous qui vint à Moussa t’est venu : et tu seras traité de menteur : et tu seras blessé : et tu seras chassé : et tu seras combattu : et si j’atteins ce jour-là : Allah m’aidera à te soutenir d’un soutien qu’Il connaît : puis il approcha sa tête de lui : et embrassa son front : et le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) se détournat vers sa demeure.

Et ce qu’a mentionné Obayd ibn Oumayr : comme nous l’avons rapporté : est comme une préparation : à ce qui vint après de l’éveil : comme est déjà venu le propos d’Aicha : et il ne voyait pas de songe : sans qu’il arrivât comme la clarté de l’aube : et il est possible que ce somme ait été après ce qu’il vit à l’éveil : un matin de cette nuit : et il est possible qu’il fût après lui d’une durée : et Allah est le plus savant.

La version d’az-Zouhri : le songe, la fente du ventre et le siège honorable

Et Moussa ibn ’Oqba a dit, d’après az-Zouhri, d’après Sa’id ibn al-Moussayyab : et il était parmi ce qui nous est parvenu : la première des visions : que le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) vit : qu’Allah le Très-Haut lui montrait des songes dans le sommeil : et cela le peina : et il le mentionna à son épouse Khadija : et Allah la préserva de le traiter de menteur : et dilata son cœur à la confirmation : et elle dit : réjouis-toi : Allah ne te fera que du bien : puis il sortit d’elle : puis il retourna à elle : et l’informa qu’il avait vu son ventre fendu : puis lavé : et purifié : puis remis comme il était : et elle dit : c’est cela : par Allah : le bien : réjouis-toi donc : puis Jibril se manifesta à lui : tandis qu’il était aux hauteurs de La Mecque : et l’assit sur un siège noble : admirable : et le Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) disait : il m’assit sur un tapis : semblable à une selle : en laquelle étaient le rubis : et la perle : et il lui annonça le message d’Allah : jusqu’à ce que le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) fût rassuré : et Jibril lui dit : lis : et il dit : comment lirais-je ? Il dit : « Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé, qui a créé l’homme d’une adhérence. Lis, et ton Seigneur est le Très Généreux, qui a enseigné par la plume, a enseigné à l’homme ce qu’il ne savait pas » : et des gens prétendent que : ô l’enveloppé : est la première sourate révélée : et Allah est le plus savant.

Il dit : le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) accepta le message de son Seigneur : et suivit ce que lui apporta Jibril : de la part d’Allah : et lorsqu’il repartit vers sa maison : il ne passait devant un arbre : ni une pierre : sans le saluer : et il retourna à sa famille : joyeux : certain : qu’il avait vu une grande affaire : et lorsqu’il entra chez Khadija : il dit : vois-tu celle dont je te disais que je la voyais dans le sommeil ? C’est Jibril : qui s’est manifesté à moi : mon Seigneur me l’a envoyé : et il l’informa de ce qui lui venait d’Allah : et ce qu’il en avait entendu : et elle dit : réjouis-toi : par Allah : Allah ne te fera que du bien : et accepte ce qui t’est venu de l’ordre d’Allah : car c’est vérité : et réjouis-toi : car tu es le messager d’Allah : en vérité : puis elle partit de son endroit : et vint à un garçon d’Outba ibn Rabia ibn Abd Chams : chrétien : des gens de Ninive : appelé Addas :

et elle lui dit : ô Addas : je te rappelle Allah : sinon : tu m’informes : as-tu connaissance de Jibril ? Il dit : saint : saint : que vient faire Jibril : mentionné dans ce pays dont les habitants sont des adorateurs d’idoles : et elle dit : informe-moi de ta connaissance le concernant : il dit : c’est le dépositaire d’Allah : entre Lui : et les prophètes : et il est le compagnon de Moussa : et de ’Issa : et Khadija retourna de chez lui : et vint à Waraka ibn Nawfal : et lui mentionna l’affaire du Prophète : et ce que Jibril lui avait jeté : et Waraka lui dit : ô fille de mon frère : je ne sais : peut-être ton compagnon est le prophète : qu’attendent les gens du Livre : qu’ils trouvent écrit auprès d’eux : dans la Torah : et l’Évangile : et je jure par Allah : si c’est lui : et qu’il manifeste son appel : et que je sois vivant : Allah me fera briller dans l’obéissance à Son messager : et la belle assistance : pour la patience : et le soutien : et Waraka mourut.

Az-Zouhri a dit : Khadija fut la première qui crut en Allah : et confirma Son messager : et le hafiz al-Bayhaqi a dit, après avoir rapporté ce que nous avons mentionné : ce qui y est mentionné de la fente de son ventre : il est possible que ce fût une relation de ce qui lui fut fait dans son enfance : c’est-à-dire : la fente de son ventre chez Halima : et il est possible que ce fût une fente d’une autre fois : puis une troisième : lorsqu’il fut élevé au ciel : et Allah est le plus savant. Et le hafiz Ibn ’Asakir mentionna, dans la notice de Waraka, par sa chaîne remontant à Soulayman ibn Tarkhan at-Taymi : il nous est parvenu qu’Allah le Très-Haut envoya Mohamed messager : à la tête de cinquante ans : depuis la construction de la Kaaba : et la première chose dont Il le distingua de la prophétie : et de la générosité : fut un songe qu’il voyait : et il le rapporta à son épouse Khadija bint Khuwaylid : et elle lui dit :

réjouis-toi : par Allah : Allah ne te fera que du bien : et tandis qu’il était un jour à Hira : où il fuyait son peuple : Jibril descendit sur lui : et s’approcha de lui : et le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) le craignit d’une grande crainte : et Jibril posa sa main sur sa poitrine : et derrière lui : entre ses deux épaules : et dit : ô Allah : décharge son fardeau : et dilate sa poitrine : et purifie son cœur : ô Mohamed : réjouis-toi : car tu es le prophète de cette communauté : lis : et le prophète d’Allah lui dit : tremblant de frayeur : « je n’ai jamais lu de livre : ni ne sais bien lire : ni n’écris : ni ne lis » : et Jibril le saisit : et l’étreignit fortement : puis le lâcha : puis lui dit : lis : et il répéta sur lui pareil : puis l’assit sur un tapis : semblable à une selle : et il y vit des qualités : et de la beauté : comme une perle : et un rubis : et il lui dit :

lis : au nom de ton Seigneur : qui a créé : puis il lui dit : ne crains pas, ô Mohamed : tu es le messager d’Allah : puis il se détournat : et le souci du messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) s’empara de lui : et il dit : que ferai-je : et que dirai-je à mon peuple ? Puis le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) se leva : effrayé : et Jibril vint à lui de devant : sous sa propre forme : et le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) vit une grande affaire : remplissant sa poitrine : et Jibril lui dit : ne crains pas, ô Mohamed : Jibril : le messager d’Allah : vers Ses prophètes : et Ses envoyés : aie donc la certitude de la générosité d’Allah : car tu es le messager d’Allah : et le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) retourna : ne passant devant un arbre : ni une pierre :

sans qu’il prosternât : disant : la paix sur toi : ô messager d’Allah : et son âme se rassura : et il connut la générosité d’Allah envers lui : et lorsqu’il arriva à son épouse Khadija : elle vit sur son visage le changement de couleur : et cela l’effraya : et elle se leva vers lui : et lorsqu’elle fut proche de lui : elle se mit à essuyer son visage : et dire : peut-être de ce que tu as vu : et entendu avant aujourd’hui : et il dit : ô Khadija : vois-tu ce que je voyais dans le sommeil : et la voix que j’entendais à l’éveil : et dont je tremblais ? C’est Jibril : qui s’est manifesté à moi : et m’a parlé : et m’a fait lire une parole : dont je me suis effrayé : puis il revint à moi : et m’a informé que j’étais le prophète de cette communauté : et je partis : revenant : et je m’avançai vers un arbre : et des pierres : et ils disent : la paix sur toi : ô messager d’Allah : et Khadija dit : réjouis-toi : par Allah :

j’ai toujours su qu’Allah ne te ferait que du bien : et je témoigne que tu es le prophète de cette communauté : qu’attendent les juifs : m’en a informé un conseiller : mon garçon : et Bahira le moine : et il m’a ordonné de t’épouser depuis plus de vingt ans : et elle ne cessa d’être auprès du messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : jusqu’à ce qu’il mangeât : et bût : et rit : puis elle sortit vers le moine : qui était proche de La Mecque : et lorsqu’elle s’en approcha : et il la reconnut : il dit : qu’as-tu, ô maîtresse des femmes de Quraysh ? Elle dit : je suis venue vers toi : pour que tu m’informes de Jibril : il dit : gloire à Allah : notre Seigneur le Saint : que vient faire Jibril mentionné dans ce pays dont les habitants adorent les idoles : Jibril est le dépositaire d’Allah : et Son messager : vers Ses prophètes : et Ses envoyés : et il est le compagnon de Moussa : et de ’Issa :

et je connus la générosité d’Allah pour Mohamed : puis elle vint à un esclave d’Outba ibn Rabia : appelé Addas : et l’interrogea : et il l’informa pareillement à ce que le moine l’avait informée : et davantage : il dit : Jibril était avec Moussa : lorsque Allah noya Pharaon : et son peuple : et il était avec lui : lorsqu’Allah lui parla sur le Mont : et il est le compagnon de ’Issa fils de Maryam : qu’Allah le soutint par lui : puis elle se leva de chez lui : et vint à Waraka ibn Nawfal : et l’interrogea sur Jibril : et il lui dit pareil : puis il l’interrogea : quelle est la nouvelle ? Et elle le fit jurer : de taire ce qu’elle lui dirait : et il lui fit serment : et elle lui dit : le fils d’Abdallah m’a mentionné : et il est véridique : il a juré par Allah : sans mentir : ni être menti : qu’il lui est descendu à Hira : et qu’il l’a informé qu’il est le prophète de cette communauté : et lui a fait lire des versets :

avec lesquels il est envoyé : et Waraka s’en affola : et dit : si Jibril a posé ses deux pieds sur terre : il est descendu chez le meilleur des gens de la terre : et il n’est descendu que sur un prophète : et il est le compagnon des prophètes : et des envoyés : Allah les lui envoie : et je t’ai confirmé : envoie donc vers moi le fils d’Abdallah : que je l’interroge : et j’entende de sa parole : et que je lui parle : car je crains que ce ne soit autre que Jibril : car certains démons se font passer pour lui : pour égarer par cela certains des fils d’Adam : et les corrompre : jusqu’à ce que l’homme : après une raison saine : devienne égaré : fou : et elle se leva de chez lui : confiante en Allah : qu’Il ne fasse à son compagnon que du bien : et retourna au messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : et l’informa de ce qu’avait dit Waraka : et Allah fit descendre : « N. Par la plume et ce qu’ils écrivent.

Tu n’es pas, par la grâce de ton Seigneur, un possédé », les versets d’al-Qalam : et il lui dit : non : par Allah : c’est bien Jibril : et elle lui dit : j’aimerais que tu ailles vers lui : et que tu l’informes : peut-être qu’Allah le guidera : et le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) vint à lui : et Waraka lui dit : celui qui t’est venu : est-il venu en lumière : ou en ténèbres ? Et le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) informa : de la description de Jibril : et de ce qu’il en vit de grandeur : et de ce qu’il lui avait révélé : et Waraka dit : je témoigne que ceci est Jibril : et que ceci est la parole d’Allah : Il t’a ordonné une chose : que tu transmettras à ton peuple : et c’est un ordre de prophétie : et s’il m’atteint ton temps : je te suivrai : puis il dit : réjouis-toi : ô fils d’Abd al-Muttalib : de ce dont Allah t’a annoncé.

Il dit : et la parole de Waraka se répandit : et sa confirmation du messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : et cela peina les grands de son peuple : et la révélation s’arrêta : et ils dirent : s’il était de la part d’Allah : il se serait suivi : mais Allah le laissa : et Allah fit descendre : « Par le soleil et le matin, quand il commence à paraître » : et : « Ne t’avons-Nous pas dilaté ta poitrine ? » : toutes deux en entier. Et le Bayhaqi a dit : le hafiz Abou Abdallah nous informa : Abou l-Abbas nous informa : Ahmed ibn Abd al-Jabbar nous a rapportés : Younous nous a rapportés, d’après Ibn Ishaq : Isma’il ibn Abi Hakim, affranchi d’az-Zoubayr, m’a raconté : il rapporta de Khadija bint Khuwaylid : qu’elle dit au messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui), parmi ce dont Allah l’honora de sa prophétie : ô fils de mon oncle : peux-tu m’informer de ton compagnon : qui vient à toi : lorsqu’il vient à toi ? Il dit : oui : elle dit :

lorsqu’il viendra à toi : informe-moi : et tandis que le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) était auprès d’elle : Jibril vint : et le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) le vit : et dit : ô Khadija : voici Jibril : elle dit : tu le vois maintenant ? Il dit : oui : elle dit : alors assieds-toi à ma droite : et il se déplaça : et s’assit : elle dit : tu le vois maintenant ? Il dit : oui : elle dit : alors déplace-toi : et assieds-toi dans mon giron : et il se déplaça : et s’assit dans son giron : elle dit : le vois-tu maintenant ? Il dit : oui : et elle découvrit sa tête : et ôta son voile : tandis que le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) était assis dans son giron : et elle dit : le vois-tu maintenant ? Il dit : non : elle dit : ce n’est pas un démon : c’est un ange : ô fils de mon oncle : tiens ferme : et réjouis-toi : puis elle crut en lui : et témoigna que ce qu’il apportait : était la vérité.

Ibn Ishaq a dit : je rapportai ce hadith à Abdallah ibn Hassan : et il dit : j’ai entendu ma mère Fatima bint al-Houssayn le raconter : de Khadija : hormis que je l’ai entendue dire : elle fit entrer le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) entre elle : et sa tunique : et à cela Jibril disparut. Et le Bayhaqi a dit : et cela est une chose que Khadija faisait : par laquelle elle affermissait l’affaire : par précaution : pour sa religion : et confirmation : quant au Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : il était sûr de ce que lui avait dit Jibril : et lui montrait des signes : que nous avons mentionnés maintes fois : et du salut des arbres : et des pierres sur lui.

Et Mouslim a dit dans son Sahih : Abou Bakr ibn Abi Chayba nous a rapportés : Yahya ibn Abi Boukayr nous a rapportés : Ibrahim ibn Tahman m’a raconté : Simak ibn Harb m’a raconté, d’après Jabir ibn Samoura : le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) a dit : je connais une pierre à La Mecque : qui me saluait avant d’être envoyé : je la connais encore maintenant : et Abou Dawoud at-Tayalisi a dit : Soulayman ibn Mou’adh nous a rapportés, de Simak ibn Harb, de Jabir ibn Samoura : le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) a dit : il y a à La Mecque une pierre : qui me saluait avant que je fusse envoyé : je la connais lorsque je passe devant elle : et le Bayhaqi rapporta, du hadith d’Isma’il ibn Abd ar-Rahman as-Suddi al-Kabir, d’après Abbad ibn Abdallah, d’après Ali ibn Abi Talib : nous étions avec le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) à La Mecque : et il sortit dans certaines de ses contrées : et aucun arbre : ni montagne : ne venait à sa rencontre : sans qu’il dise : la paix sur toi : ô messager d’Allah : et dans une version : j’ai vu que j’entrais avec lui dans le vallon : et il ne passait pas... [la source AR s’arrête ici].

بسم الله الرحمن الرحيم mar. 25 Rabi' 1
الثلاثاء 25 ربيع الأول
هلال متناقص Dernier Croissant Jour 25.9 / 29.5
Illumination 14%
Nouvelle lune dans 4 jours
الله أكبر Allah est le plus grand