Accueil > Sira > L'âge du Prophète au moment de sa prophétie et sa date
L’âge du Prophète Mohamed à la révélation : Israfil puis Jibril, la retraite à Hira, « Lis, au nom de ton Seigneur », le retour vers Khadija, ses vertus énumérées, Waraka ibn Nawfal et son poème, les saluts des pierres et arbres.
Mis à jour le 07 septembre 2026 à 23h07
Le rappel de son âge (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) au moment de sa prophétie : et de sa date. l’imam Ahmad a dit : Mohamed ibn Abi Adi nous a rapportés, d’après Dawoud ibn Abi Hind, d’après Amir ach-Cha’bi : la prophétie descendit sur le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) alors qu’il avait quarante ans : et il fut accompagné dans sa prophétie d’Israfil pendant trois ans : celui-ci lui enseignait la parole et la chose : et le Coran ne descendait pas : et lorsque trois ans furent passés : Jibril fut accompagné de sa prophétie : et le Coran descendit sur sa langue pendant vingt ans : dix à La Mecque : et dix à Médine : et il mourut âgé de soixante-trois ans. Et c’est une chaîne authentique jusqu’à ach-Cha’bi : et elle exige qu’Israfil l’ait accompagné après la quarantaine pendant trois ans : puis Jibril vint à lui. Et quant au cheikh Chihab ad-Din Abou Chama : il a dit : et le hadith d’Aicha ne contredit pas cela : car il est possible que le premier de son affaire fût le songe : puis Israfil fut chargé de lui durant cette période où il se retirait à Hira : il lui jetait la parole rapidement : et ne demeurait pas avec lui : pour l’initier graduellement : et l’exercer : jusqu’à ce que Jibril vînt à lui : et lui enseigna après l’avoir couvert trois fois : Aicha a relaté ce qui se passa avec Jibril : et n’a pas relaté ce qui se passa avec Israfil : par abréviation du hadith : ou n’en avait pas eu connaissance.
l’imam Ahmad a dit : Yahya nous a rapportés, d’après Hicham, d’après Ikrima, d’après Ibn Abbas : il fut révélé au Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) alors qu’il avait quarante-trois ans : et il demeura à La Mecque dix ans : et à Médine dix ans : et mourut âgé de soixante-trois ans : et Yahya ibn Sa’id et Sa’id ibn al-Moussayyab rapportèrent pareil. Puis Ahmad rapporta, de Ghoundar et Yazid ibn Haroun, tous deux d’après Hicham, d’après Ikrima, d’après Ibn Abbas : le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) fut envoyé : et le Coran lui fut révélé : alors qu’il avait quarante ans : et il demeura à La Mecque treize ans : et à Médine dix ans : et mourut âgé de soixante-trois ans. Et l’imam Ahmad a dit : Affan nous a rapportés : Hammad ibn Salama nous a rapportés : Ammar ibn Abi Ammar nous informa, d’après Ibn Abbas : le Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) demeura à La Mecque quinze ans : sept ans où il voyait la lumière : et entendait la voix : et huit ans où il recevait la révélation : et demeura à Médine dix ans. Abou Chama a dit : et le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) voyait des prodiges avant son envoi : parmi cela ce qui est dans le Sahih de Mouslim, de Jabir ibn Samoura : le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) a dit : je connais une pierre à La Mecque : qui me saluait avant mon envoi : je la connais encore maintenant : fin de son propos.
Et le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) aimait la solitude : et l’isolement de son peuple : à cause de ce qu’il voyait de leur égarement manifeste : l’adoration des idoles : et la prosternation devant les statues : et son amour de la solitude se renforça à l’approche de l’inspiration d’Allah vers lui : que les bénédictions et la paix d’Allah soient sur lui. Et Mohamed ibn Ishaq mentionna, d’après Abd al-Malik ibn Abdallah ibn Abi Soufyan ibn al-’Ala ibn Jariya, qui était de mémoire fiable : d’après certains gens du savoir : le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) sortait à Hira : chaque année un mois de l’année : où il se livrait aux devotions : et c’était parmi les dévotions de Quraysh en la Jahiliya : il nourrissait quiconque venait à lui parmi les pauvres : et lorsqu’il achevait sa retraite : il n’entrait pas chez lui sans faire le tour de la Kaaba. Et Wahb ibn Kaysan rapporta pareil : d’après Obayd ibn Oumayr, informant Abdallah ibn az-Zoubayr. Et cela indique que cela faisait partie de la coutume des dévots de Quraysh : qui faisaient retraite à Hira pour l’adoration : et voilà pourquoi Abou Talib dit dans sa qasida célèbre :
Et un taureau furieux : et celui qui a fixé Thabir en sa place : et celui qui monte à Hira cherchant le bien : et s’y arrête.
Ainsi corrigea-t-on la lecture de ce vers : comme l’ont mentionné as-Souhayli : et Abou Chama : et notre ancien le hafiz Abou l-Hajjaj al-Mizzi, qu’Allah lui fasse miséricorde : et certains rapporteurs l’ont déformé : disant : et celui qui monte à Hira pour s’y élever : et s’y arrête : et cela est faible : et contraire au correct : et Allah est le plus savant. Et Hira : on abrège : et on allonge : on dévie : et on empêche : c’est une montagne aux hauteurs de La Mecque : à trois milles d’elle : à gauche de qui se rend à Mina : ayant un sommet dominant la Kaaba : recourbé : et la grotte est dans cette courbure. Et que d’admirables vers de Rouba ibn al-’Ajjaj :
Non : par le Seigneur des femmes voilées de coton : et le Seigneur d’un coin de Hira recourbé.
Et sa parole dans le hadith : et la tahannouth est la dévotion : est une explication par le sens : sinon la réalité de la tahannouth : du point de vue de la racine : selon as-Souhayli : c’est l’entrée dans le hinth : mais des mots rares furent entendus dans la langue : dont le sens est la sortie de cette chose : ainsi la tahannouth signifie : sortir du hinth : comme tahawwoub : taharroudj : ta’thamm : et tahaddoud : qui est le fait de laisser le houdoud : c’est-à-dire le sommeil pour la prière : et tanadjjas : et taqaddour : les a cités Abou Chama. Et Ibn al-’Arabi fut interrogé sur sa parole : il se livre à la tahannouth : c’est-à-dire : il adore : il dit : je ne connais pas cela : c’est plutôt : il pratique la hanafiyya : la religion d’Ibrahim : et Ibn Hicham a dit : et les Arabes disent : la tahannouth : et la tahannouf : changeant le fa en tha : comme ils disent : djadatha : et djadafa : comme dit Rouba : si mes pierres étaient avec les agdath : il veut dire les agdaf. Et Abou Obayda m’a raconté que les Arabes disent : foumm : à la place de : thoumm : je dis : et de cela la parole de certains exégètes sur la parole du Très-Haut : et ses foumm : au verset d’al-Baqara : que c’est son ail qui est visé.
Et les savants ont divergé sur sa dévotion (que la paix soit sur lui) avant l’envoi : était-elle selon une législation : ou non : et quelle était cette législation ? Il est dit : la législation de Nouh : et il est dit : la législation d’Ibrahim : et c’est ce qui ressemble le plus : le plus fort : et il est dit : Moussa : et il est dit : ’Issa : et il est dit : tout ce qui est attesté comme législation auprès de lui : il le suivait : et agissait selon cela : et l’exposition de ces avis : et leurs connexions : a d’autres lieux : dans les principes du fiqh : et Allah est le plus savant.
Et sa parole : jusqu’à ce que la vérité vînt à lui : tandis qu’il était dans la grotte de Hira : c’est-à-dire : elle vint soudainement : sans rendez-vous : comme dit le Très-Haut : et tu n’espérais pas que le Livre te fût jeté : sinon par miséricorde de ton Seigneur : au verset d’al-Qassas. Et le début de la descente de cette noble sourate : qui est : « Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé, qui a créé l’homme d’une adhérence. Lis, et ton Seigneur est le Très Généreux, qui a enseigné par la plume, a enseigné à l’homme ce qu’il ne savait pas » : et elle est la première qui descendit du Coran : comme nous l’avons établi dans notre commentaire : et comme viendra aussi le lundi : comme il est attesté dans le Sahih de Mouslim, d’après Abou Qatada : le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) fut interrogé sur le jeûne du lundi : et il dit : c’est le jour où je suis né : et le jour où il m’a été révélé : et Ibn Abbas a dit : votre prophète Mohamed fut né un lundi : et reçu prophète un lundi : et ainsi dirent Obayd ibn Oumayr : et Abou Ja’far al-Baqir : et plus d’un savant : qu’il lui fut révélé un lundi : et cela est ce sur quoi il n’y a pas de divergence entre eux.
Puis il fut dit : cela fut au mois de Rabia al-Awwal : comme est déjà venu, d’après Ibn Abbas et Jabir : qu’il naquit : le douze de Rabia al-Awwal : un lundi : et en ce jour il fut envoyé : et en ce jour il fut élevé au ciel. Et le célèbre est qu’il fut envoyé au mois de Ramadan : comme l’ont affirmé Obayd ibn Oumayr : et Mohamed ibn Ishaq : et d’autres : et Ibn Ishaq s’en argumenta par la parole d’Allah : « Le mois de Ramadan au cours duquel le Coran a été descendu comme guide pour les gens » : au verset d’al-Baqara : et il fut dit : le douze de celui-ci : et al-Waqidi rapporta, par sa chaîne, d’après Abou Ja’far al-Baqir : le début de la révélation au messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) fut un lundi : à la dix-septième nuit passée de Ramadan : et il est dit : le vingt-quatrième de celui-ci.
l’imam Ahmad a dit : Abou Sa’id, affranchi de Banu Hachim, nous a rapportés : Imran Abou al-’Awwam nous a rapportés, d’après Qatada, d’après Abou al-Malih, d’après Wathila ibn al-Asqa’ : le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) a dit : les feuilles d’Ibrahim furent révélées la première nuit de Ramadan : et la Torah le sixième jour passé de Ramadan : et l’Évangile à la treizième nuit passée de Ramadan : et le Coran fut révélé à la vingt-quatrième passée de Ramadan : et Ibn Mardawayh rapporta dans son commentaire, de Jabir ibn Abdallah, marfou’, pareil : et voilà pourquoi un groupe des Compagnons et des Successeurs a opté pour que la nuit du Destin soit la vingt-quatrième nuit.
Et quant à la parole de Jibril : lis : et il dit : « je ne suis pas de ceux qui lisent » : le correct est que sa parole : je ne suis pas de ceux qui lisent : est une négation : c’est-à-dire : je ne suis pas de ceux qui savent bien lire : et ceux qui l’ont préférée : an-Nawawi : et avant lui le cheikh Abou Chama : et ceux qui disent qu’elle est interrogative : leur parole est lointaine : car la ba n’est pas ajoutée dans l’affirmation : et appuie le premier la version d’Abou Nou’aym, du hadith d’al-Mou’tamir ibn Soulayman, d’après son père : le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) dit : tremblant de frayeur : « je n’ai jamais lu de livre : ni ne sais bien lire : ni n’écris : ni ne lis. Jibril le saisit : l’étreignit fortement : puis le lâcha : et lui dit : lis : et Mohamed dit : je ne vois rien à lire : et je n’écris pas. » Et il est rapporté : il me couvrit : comme dans les deux Sahihs : et il est rapporté : il m’étreignit : c’est-à-dire : il m’étrangla : jusqu’à ce que la lassitude me prît : rapporté avec le djim pointu : et ouvert : et avec l’accusatif : et le nominatif : et il fit cela trois fois.
Abou Soulayman al-Khattabi a dit : il ne fit cela que pour éprouver sa patience : et bien l’éduquer : afin qu’il fût prêt à supporter ce dont Il le chargea des fardeaux de la prophétie : et voilà pourquoi le survenaient des états pareils à la fièvre : et le saisissaient les frissons : c’est-à-dire le froid et la sueur : et d’autres ont dit : il ne fit cela que pour des raisons : parmi lesquelles : qu’il s’éveillât à la grandeur de ce qui lui était jeté : après cette épreuve pénible aux âmes : comme dit le Très-Haut : nous allons jeter sur toi une parole lourde : au verset d’al-Mouzzammil : et voilà pourquoi, quand la révélation venait à lui : son visage rougissait : et il se couvrait comme se couvre le chamelon : et son front perlait de sueur : dans un jour très froid.
Et sa parole : le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) retourna chez Khadija : le cœur battant : et dans une version : ses clavicules battantes : pluriel de badira : Abou Obayd a dit : c’est la chair entre l’épaule et le cou : et d’autres ont dit : ce sont des veines qui s’agitent à l’effroi : et dans certaines versions : ses badil tremblaient : singulier : badila : et il est dit : badil : qui est ce qui est entre le cou et la clavicule : et il est dit : la racine du sein : et il est dit : la chair des deux seins : et d’autres choses. Il dit : couvrez-moi : couvrez-moi : et lorsque l’effroi se fut éloigné de lui : il dit à Khadija : qu’ai-je ? Quelle chose m’est arrivée ? Et il l’informa de l’affaire : puis il dit : j’ai craint pour moi-même : et cela parce qu’il avait vu une chose qu’il n’avait jamais vue auparavant : et qui n’était pas dans son habituel : et voilà pourquoi Khadija dit : réjouis-toi : non : par Allah : Allah ne t’humiliera jamais : il est dit :
de l’humiliation : et il est dit : du chagrin : et cela pour sa connaissance de ce qu’Allah lui avait accordé de belles habitudes dans son caractère : quiconque est caractérisé par les qualités du bien : n’est pas humilié : ni en ce bas-monde : ni dans l’au-delà : puis elle lui mentionna parmi ses qualités vénérables : ce qui était de ses belles qualités : elle dit : tu joins les liens de parenté : et dis la vérité : et cela était célèbre de lui : que les bénédictions et la paix d’Allah soient sur lui : auprès de qui le rencontre : et qui le quitte : et tu portes la charge des faibles : c’est-à-dire : à la place d’autrui : tu donnes à l’homme dans le besoin ce qui le soulage du poids de la charge de sa famille : et tu fais gagner le dénué : c’est-à-dire : tu t’empresses de faire le bien : et te précipites pour donner au pauvre : et gagnes sa bonne action avant autrui : et le pauvre est appelé dénué : car sa vie est incomplète : son existence et son absence sont équivalentes : comme dit certains :
Ce n’est pas celui qui meurt et trouve le repos qui est mort : le mort véritable est le mort des vivants.
Et Abou l-Hassan at-Tihami dit, dans ce qu’a rapporté de lui le qadi ’Iyad dans le commentaire de Mouslim : compte celui qui est dans la pauvreté comme mort : et couvre-le d’un linceul usé : et son refuge est une tombe. Et al-Khattabi a dit : le correct est : et tu fais gagner le dénué : c’est-à-dire : tu lui donnes : ou : et tu fais gagner le dénué : tu lui donnes une richesse dont il vit : et notre ancien le hafiz Abou l-Hajjaj al-Mizzi a choisi : que le dénué visé ici est la richesse donnée : c’est-à-dire : il donne la richesse à qui en est dépourvu : et celui qui a dit : tu gagnes par ton commerce la richesse dénuée : ou le précieux rare : s’est éloigné du but : et s’est noyé dans la dispute : et s’est imposé ce dont il n’a pas la connaissance : car de tels propos ne sont habituellement pas louables : et ce propos ont affaibli ’Iyad : et an-Nawawi : et d’autres : et Allah est le plus savant. Et tu honores l’hôte : c’est-à-dire : tu l’honores dans sa nourriture : et l’embellissement de son refuge : et tu aides aux épreuves de la vérité : et il est rapporté : du bien : c’est-à-dire : lorsqu’une épreuve frappe quelqu’un dans un bien : tu aides : et tu te tiens avec son détenteur : jusqu’à ce qu’il trouve un comble de vie : ou un redressement de vie.
Et sa parole : puis elle le prit : et partit avec lui vers le fils de son oncle Waraka ibn Nawfal : qui était un vieil homme devenu aveugle : et nous avons déjà rapporté une part de son histoire : avec le rappel de Zayd ibn Amr ibn Noufayl : et qu’il était de ceux qui s’étaient faits chrétiens en la Jahiliya : et l’avaient quittés : et émigré vers la Syrie : lui : et Zayd ibn Amr : et Outhman ibn al-Houwayrith : et Obaydallah ibn Jahch : tous devinrent chrétiens : parce qu’ils trouvèrent que c’était : à ce moment-là : la plus proche des religions de la vérité : hormis Zayd ibn Amr ibn Noufayl : car il y vit de la confusion : du désordre : de l’altération : de la déformation : et de l’interprétation : et sa nature refusa d’y entrer également : et les rabbins : et les moines lui annoncèrent l’existence d’un prophète : dont le temps était proche : et l’heure imminente : et il revint à sa recherche : et persévéra sur sa nature : et son monothéisme : mais la mort le saisit avant l’envoi mohamétan : et Waraka ibn Nawfal l’atteignit : et il en voyait les signes dans le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : comme nous l’avons rapporté : par ce que Khadija lui en décrivait : et lui décrivait : et ce qui était caché en lui de qualités pures et belles : et ce qui se manifestait sur lui de preuves : et de signes : et voilà pourquoi lorsqu’advint ce qui advint : elle prit la main du messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : et l’amena à lui : et se tint avec lui devant lui :
et dit : fils de mon oncle : écoute le fils de ton frère : et lorsque le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) lui eut rapporté ce qu’il avait vu : Waraka dit : saint : saint : voici le Nomous : qui est descendu sur Moussa : et il ne mentionne pas ’Issa : bien qu’il fût postérieur à Moussa : parce que sa législation était parfaite : et complétait la législation de Moussa : et en abrogeait une partie : selon le correct de la parole des savants : comme il a dit : et pour vous rendre licite une partie de ce qui vous était interdit : au verset d’Âl ’Imrân : et la parole de Waraka est comme la parole des jinn : ô notre peuple : nous avons entendu un Livre révélé après Moussa : confirmant ce qui était avant lui : guidant vers la vérité : et vers un chemin droit : au verset d’al-Ahqaf. Puis Waraka dit : que n’avais-je été là jeune : c’est-à-dire : que n’étais-je aujourd’hui un jeune : capable de foi : et de science utile : et d’œuvre droite : que n’étais-je vivant le jour où ton peuple te chassera : c’est-à-dire : afin que je sois chassé avec toi : et que je te soutienne : alors le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) dit : me chasseront-ils donc ? Et as-Souhayli a dit : il n’a dit cela que parce que la séparation d’avec la patrie est pénible aux âmes : il dit : oui : nul n’est venu avec pareil à ce que tu apportes : sans être traité d’ennemi : et si ton jour m’atteint : je te soutiendrai d’un soutien vigoureux : c’est-à-dire : je te soutiendrai d’un soutien toujours puissant.
Et sa parole : puis Waraka ne tarda pas : et il mourut : c’est-à-dire : il mourut peu après ce récit : que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui : et qu’Allah l’agrée : car ce qu’il a dit : est confirmation de ce qu’il avait trouvé : et foi en ce qui était advenu de révélation : et intention droite pour l’avenir. Et l’imam Ahmad a dit : Hassan nous a rapportés, d’après Ibn Lah’ia : Abou al-Aswad m’a raconté, d’après Urwa, d’après Aicha : Khadija interrogea le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) sur Waraka ibn Nawfal : et il dit : je l’ai vu : et j’ai vu sur lui des vêtements blancs : et je pense que s’il avait été des gens du Feu : il n’aurait pas eu de vêtements blancs : et c’est une chaîne bonne : mais az-Zouhri et Hicham la rapportèrent d’Urwa sans mention du Compagnon : et Allah est le plus savant. Et le hafiz Abou Ya’la rapporta, de Souraydj ibn Younous, d’après Isma’il, d’après Moujalid, d’après ach-Cha’bi, d’après Jabir ibn Abdallah : on interrogea le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) sur Waraka ibn Nawfal : et il dit : je l’ai vu dans les profondeurs du Paradis :
vêtu de brocart : et on l’interrogea sur Zayd ibn Amr ibn Noufayl : et il dit : il sera ressuscité au Jour de la Résurrection : comme une communauté à lui seul : et on l’interrogea sur Abou Talib : et il dit : je l’ai tiré d’une eau profonde de la Géhenne : vers une eau peu profonde d’elle : et on l’interrogea sur Khadija : parce qu’elle mourut avant les obligations : et les lois du Coran : et il dit : je l’ai vue sur un fleuve du Paradis : dans une maison de roseaux : sans clameur : ni fatigue : chaîne bonne : et certains de ses éléments ont des témoins dans le Sahih : et Allah est le plus savant. Et le hafiz Abou Bakr al-Bazzar a dit : Obayd ibn Isma’il nous a rapportés : Abou Ousama nous a rapportés, d’après Hicham ibn Urwa, d’après son père, d’après Aicha : le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) a dit : n’injuriez pas Waraka : car je lui ai vu un Paradis : ou deux Paradis : et Ibn ’Asakir le rapporta pareillement, du hadith d’Abou Sa’id al-Adji, d’après Abou Mou’awiya, d’après Hicham, d’après son père, d’après Aicha : et c’est une chaîne bonne : et il est rapporté sans mention du Compagnon : et cela ressemble davantage.
Et les deux hafiz : le Bayhaqi : et Abou Nou’aym : rapportèrent dans leurs deux livres : les preuves de la prophétie : du hadith de Younous ibn Boukayr, d’après Younous ibn Amr, d’après son père, d’après Amr ibn Chourahbil : le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) dit à Khadija : lorsque je me retire seul : j’entends un appel : et je crains, par Allah : que cette chose n’ait un ordre : elle dit : qu’Allah me préserve : Allah ne saurait te faire cela : et par Allah : tu rends le dépôt : et joins les liens de parenté : et dis la vérité. Et lorsque Abou Bakr entra : et le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) n’y était pas : Khadija le lui mentionna : et dit : ô affranchi : va avec Mohamed vers Waraka : et lorsque le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) entra : Abou Bakr lui prit la main : et dit : partons vers Waraka : il dit : et qui t’en a informé ? Il dit : Khadija : et ils partirent vers lui : et lui rapportèrent : et le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) dit : lorsque je me retire seul : j’entends derrière moi un appel :
ô Mohamed : ô Mohamed : et je m’enfuis sur la terre : il lui dit : ne fais pas cela : lorsqu’il vient à toi : tiens ferme : jusqu’à ce que tu entendes ce qu’il te dit : puis viens m’informer : et lorsqu’il se fût retiré : il l’appela : ô Mohamed : dis : au nom d’Allah : le Tout Miséricordieux : le Très Miséricordieux : louange à Allah : Seigneur de l’univers : jusqu’à : ni des égarés : et dis : il n’y a pas de divinité qu’Allah : et il vint à Waraka : et le lui mentionna : et Waraka lui dit : réjouis-toi : puis réjouis-toi : je témoigne que tu es celui que le fils de Maryam a annoncé : et tu es sur le modèle du Nomous de Moussa : et tu es prophète envoyé : et tu seras ordonné le combat : après ce jour : et si ce jour-là m’atteint : je combattrai avec toi avec une aide ferme : et lorsqu’il mourut : le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) dit : j’ai vu le prêtre dans le Paradis : vêtu de vêtements de soie : car il a cru en moi : et m’a confirmé : il veut dire : Waraka : tel est le texte du Bayhaqi : et il est rapporté sans mention du Compagnon : et il contient une étrangeté : qui est que la Fatiha serait la première chose révélée.
Et nous avons déjà rapporté de sa poésie ce qui indique qu’il cachait la foi : et l’attachement à elle : et sa certitude auprès de lui : et cela lorsqu’Khadija l’informa de l’affaire de son mari avec son serviteur Maysara : et de comment le petit nuage l’ombrageait au plus fort de la chaleur : et Waraka dit à ce sujet des vers : que nous avons déjà rapportés avant cela : parmi eux : sa parole :
Je me suis enflammé : et j’étais au rappel : enflammé : pour une affaire : qui a toujours soulevé l’espoir :
Et un récit de Khadija après récit : mon attente s’est faite longue : ô Khadija :
Au cœur des deux Mecques : sur mon espérance : ta parole : que j’en voie la sortie :
Par ce que tu nous as rapporté : de la parole du prêtre : parmi les moines : je réprouve qu’elle soit fausse :
Que Mohamed régnera sur un peuple : et discutera contre qui lui dispute :
Et fera paraître dans les pays une lumière : par laquelle il établit la création à ne pas vaciller :
Alors rencontrera qui le combat : la perte : et rencontrera qui lui fait paix : le succès :
Que souhaiterais-je : lorsque cela sera : être témoin : et en être le premier entrant :
Entrant dans ce que Quraysh réprouve : quand même elle claironnerait à sa Mecque de clameurs :
J’espère : en ce qu’ils réprouvent tous : vers le Maître du Trôre : quand ils se sont abaissés : de monter :
S’ils demeurent : et je demeure : ce seront des affaires : dont les mécréants claironneront de clameurs :
Et il dit aussi dans son autre qasida :
Et des nouvelles véridiques rapportées sur Mohamed : que lui rapporte, quand il s’absente, le conseiller :
Que le fils d’Abdallah : Ahmed : sera envoyé : vers tout ce que les étendues enferment :
Et je pense de lui qu’il sera envoyé : véridique : comme furent envoyés les deux : Houd : et Salih :
Et Moussa : et Ibrahim : jusqu’à ce qu’on voie : pour lui éclat : et un rappel déployé manifeste :
Et le suivra : vivant : Lou’ay ibn Ghalib : leurs jeunes : et leurs vieillards aux joues creusées :
S’il demeure : jusqu’à ce que le temps atteigne les gens : alors je me réjouis de lui : de l’amitié : joyeux :
Sinon : sache donc, ô Khadija : que je parcourrai : de ta terre : vers la terre large :
Et Younous rapporta, de Boukayr, d’après Ibn Ishaq : Waraka dit :
S’il est vérité : ô Khadija : sache donc : ta parole de nous : qu’Ahmed sera envoyé :
Et Jibril viendra à lui : et Mikal avec eux deux : de la part d’Allah : une révélation : qui dilate la poitrine : descendue :
Par elle triomphera qui triomphe : par le repentir : et sera malheureux par elle : le transgresseur fourbe : égaré :
Deux groupes d’entre eux : un parti dans ses jardins : et un autre : aux abords de la Géhenne : affligé :
Lorsqu’ils y invoquent le malheur : s’abattent : des marteaux sur leurs têtes : puis s’allument :
Gloire donc à Celui par le commandement de qui les vents soufflent : et qui : dans les jours : fait ce qu’Il veut :
Et dont le Trône est au-dessus de tous les cieux : et dont les jugements en Sa création ne sont point changés.
Et Waraka dit aussi :
ô hommes : et le changement des temps : et du destin : et rien de ce qu’Allah a décrété ne faiblit :
Jusqu’à ce que Khadija m’appelle : pour l’informer : et elle n’a pas des secrets de l’invisibilité un rapport :
Elle vint me demander de lui : pour l’informer : d’une affaire : que je vois venir les gens d’autre part :
Elle m’informa d’une affaire : dont j’avais entendu parler : dans le passé lointain des temps : et des époques :
Qu’Ahmed : Jibril viendra à lui : et t’informera : que tu es envoyé vers les hommes :
Je dis : peut ce que tu espères : l’Ilé : te l’accomplira : espère donc le bien :
Et attends : et envoie-le-nous : que nous l’interrogeions : sur son affaire : ce qu’il voit dans le sommeil : et la veille :
Il dit : quand il vint à nous parler : avec émerveillement : des tresses : et des cheveux en frémissaient :
J’ai vu le dépositaire d’Allah : me faire face : en une forme : parfaite : parmi les plus grandes formes :
Puis il persévéra : et la peur faillit me renverser : de ce qui m’environne : parmi les arbres :
Je dis : mon sentiment : et je ne sais s’il me confirmera : qu’il sera envoyé : récitant la révélation des sourates :
Et je t’éprouverai : si tu manifestes leur appel : du combat : sans faveur : ni avarice.
Ainsi le rapporta le hafiz le Bayhaqi dans ad-Dala’il : et j’ai des réserves sur leur authenticité de Waraka : et Allah est le plus savant.
Ibn Ishaq a dit : Abd al-Malik ibn Abdallah ibn Abi Soufyan ibn al-’Ala ibn Jariya ath-Thaqafi, de mémoire fiable, m’a raconté, d’après certains gens du savoir : que lorsque Allah voulut honorer le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : et le commencer par la prophétie : lorsqu’il sortait pour un besoin : il s’éloignait jusqu’à ce que les maisons lui eussent échappé : et il parvenait aux vallons de La Mecque : et au fond de ses vallées : et ne passait devant une pierre : ni un arbre : sans dire : la paix sur toi, ô messager d’Allah : et il se retournait à sa droite : et à sa gauche : et derrière lui : sans voir que les arbres : et les pierres : il demeura ainsi : voyant : et entendant ce qu’Allah voulut qu’il demeurât : puis Jibril vint à lui : avec ce qui vint de la générosité d’Allah : tandis qu’il était à Hira : en Ramadan.
Ibn Ishaq a dit : Wahb ibn Kaysan, affranchi de la famille d’az-Zoubayr, m’a raconté : j’ai entendu Abdallah ibn az-Zoubayr dire à Obayd ibn Oumayr ibn Qatada al-Laythi : raconte-nous donc, ô Obayd : comment fut le début de ce dont le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) fut commencé par la prophétie : lorsque Jibril vint à lui : Obayd dit : et j’étais présent : tandis qu’il informait Abdallah ibn az-Zoubayr : et ceux qui étaient auprès de lui : le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) faisait retraite à Hira : chaque année : un mois : et cela était parmi ce par quoi Quraysh se livrait aux devotions en la Jahiliya : et la tahannouth est le retrait pour l’adoration : le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) faisait donc retraite ce mois de chaque année : nourrissait quiconque venait à lui parmi les pauvres : et lorsqu’il achevait sa retraite de ce mois : le premier dont il commençait : quand il se détournait de sa retraite : était la Kaaba : avant d’entrer chez lui : et il en faisait sept tours : ou ce qu’Allah voulut : puis retournait à sa maison :
jusqu’à ce qu’arrivât le mois en lequel Allah voulut pour lui ce qu’Il voulut de sa générosité : de l’année où il l’envoya : et ce mois est Ramadan : il sortit à Hira : comme il avait coutume de sortir pour sa retraite : et avec lui sa famille : jusqu’à ce qu’arrivât la nuit où Allah l’honora par Son message : et fit miséricorde aux serviteurs par lui : et Jibril vint à lui par l’ordre d’Allah le Très-Haut : le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) dit : Jibril vint à moi : tandis que je dormais : enveloppé d’un drap de brocart : contenant un livre : et il dit : lis : je dis : je ne sais pas lire : il m’étreignit : jusqu’à ce que je crusse que c’était la mort : puis il me relâcha : et dit : lis : je dis : je ne sais pas lire : il m’étreignit : jusqu’à ce que je crusse que c’était la mort : puis il me relâcha : et dit : lis : je dis : je ne sais pas lire : il m’étreignit : jusqu’à ce que je crusse que c’était la mort : puis il me relâcha : et dit : lis : je dis : qu’est-ce que je lirais ? Je ne dis cela que pour me racheter de lui : de peur qu’il ne revînt à moi : me faisant comme il m’avait fait : et il dit :
« Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé, qui a créé l’homme d’une adhérence. Lis, et ton Seigneur est le Très Généreux, qui a enseigné par la plume, a enseigné à l’homme ce qu’il ne savait pas », les versets d’al-’Alaq : et je les lus : puis il s’arrêta : et se détournat de moi : et je m’éveillai de mon sommeil : comme si on avait inscrit dans mon cœur un livre : et je sortis : et lorsque je fus au milieu de la montagne : j’entendis une voix du ciel : disant : ô Mohamed : tu es le messager d’Allah : et moi je suis Jibril : et je levai ma tête vers le ciel : regardant : et voici Jibril : sous la forme d’un homme : dont les pieds étaient dressés : à l’horizon du ciel : disant : ô Mohamed : tu es le messager d’Allah : et moi je suis Jibril : et je m’arrêtai : le regardant : sans avancer : ni reculer : et je me mis à détourner mon visage de lui : vers les horizons du ciel : sans que je regarde une direction : sans le voir ainsi : et je restai debout : sans avancer devant moi : ni revenir derrière moi : jusqu’à ce que Khadija envoya ses messagers à ma recherche : et ils atteignirent La Mecque : et retournèrent à elle : tandis que j’étais debout en cet endroit : puis il se détournat de moi : et je me détournai : revenant vers ma famille : jusqu’à venir à Khadija : et je m’assis auprès de sa cuisse : me penchant vers elle : et elle dit : ô Abou l-Qasim : où étais-tu ? Par Allah : j’ai envoyé mes messagers à ta recherche : jusqu’à La Mecque : et ils sont revenus à moi : et je lui racontai ce que j’avais vu : et elle dit : réjouis-toi : ô fils de mon oncle :
et tiens ferme : par Celui qui détient l’âme de Khadija : j’espère que tu sois le prophète de cette communauté : puis elle se leva : et rassembla ses vêtements : puis partit vers Waraka ibn Nawfal : et l’informa de ce que le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) l’avait informée : et Waraka dit : saint : saint : par Celui qui détient l’âme de Waraka : si tu m’as dit la vérité, ô Khadija : le grand Nomous qui venait à Moussa lui est venu : et il est le prophète de cette communauté : et dis-lui : qu’il tienne ferme : et Khadija retourna au messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : et l’informa de la parole de Waraka : et lorsque le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) eut achevé sa retraite : et se détournat : il fit comme il avait coutume de faire : il commença par la Kaaba : et en fit le tour : et Waraka ibn Nawfal le rencontra : faisant le tour de la Kaaba : et il dit : ô fils de mon frère : informe-moi de ce que tu as vu : et entendu : et il l’informa : et Waraka lui dit : par Celui qui détient mon âme : tu es le prophète de cette communauté : et le grand Nomous qui vint à Moussa t’est venu : et tu seras traité de menteur : et tu seras blessé : et tu seras chassé : et tu seras combattu : et si j’atteins ce jour-là : Allah m’aidera à te soutenir d’un soutien qu’Il connaît : puis il approcha sa tête de lui : et embrassa son front : et le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) se détournat vers sa demeure.
Et ce qu’a mentionné Obayd ibn Oumayr : comme nous l’avons rapporté : est comme une préparation : à ce qui vint après de l’éveil : comme est déjà venu le propos d’Aicha : et il ne voyait pas de songe : sans qu’il arrivât comme la clarté de l’aube : et il est possible que ce somme ait été après ce qu’il vit à l’éveil : un matin de cette nuit : et il est possible qu’il fût après lui d’une durée : et Allah est le plus savant.
Et Moussa ibn ’Oqba a dit, d’après az-Zouhri, d’après Sa’id ibn al-Moussayyab : et il était parmi ce qui nous est parvenu : la première des visions : que le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) vit : qu’Allah le Très-Haut lui montrait des songes dans le sommeil : et cela le peina : et il le mentionna à son épouse Khadija : et Allah la préserva de le traiter de menteur : et dilata son cœur à la confirmation : et elle dit : réjouis-toi : Allah ne te fera que du bien : puis il sortit d’elle : puis il retourna à elle : et l’informa qu’il avait vu son ventre fendu : puis lavé : et purifié : puis remis comme il était : et elle dit : c’est cela : par Allah : le bien : réjouis-toi donc : puis Jibril se manifesta à lui : tandis qu’il était aux hauteurs de La Mecque : et l’assit sur un siège noble : admirable : et le Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) disait : il m’assit sur un tapis : semblable à une selle : en laquelle étaient le rubis : et la perle : et il lui annonça le message d’Allah : jusqu’à ce que le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) fût rassuré : et Jibril lui dit : lis : et il dit : comment lirais-je ? Il dit : « Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé, qui a créé l’homme d’une adhérence. Lis, et ton Seigneur est le Très Généreux, qui a enseigné par la plume, a enseigné à l’homme ce qu’il ne savait pas » : et des gens prétendent que : ô l’enveloppé : est la première sourate révélée : et Allah est le plus savant.
Il dit : le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) accepta le message de son Seigneur : et suivit ce que lui apporta Jibril : de la part d’Allah : et lorsqu’il repartit vers sa maison : il ne passait devant un arbre : ni une pierre : sans le saluer : et il retourna à sa famille : joyeux : certain : qu’il avait vu une grande affaire : et lorsqu’il entra chez Khadija : il dit : vois-tu celle dont je te disais que je la voyais dans le sommeil ? C’est Jibril : qui s’est manifesté à moi : mon Seigneur me l’a envoyé : et il l’informa de ce qui lui venait d’Allah : et ce qu’il en avait entendu : et elle dit : réjouis-toi : par Allah : Allah ne te fera que du bien : et accepte ce qui t’est venu de l’ordre d’Allah : car c’est vérité : et réjouis-toi : car tu es le messager d’Allah : en vérité : puis elle partit de son endroit : et vint à un garçon d’Outba ibn Rabia ibn Abd Chams : chrétien : des gens de Ninive : appelé Addas :
et elle lui dit : ô Addas : je te rappelle Allah : sinon : tu m’informes : as-tu connaissance de Jibril ? Il dit : saint : saint : que vient faire Jibril : mentionné dans ce pays dont les habitants sont des adorateurs d’idoles : et elle dit : informe-moi de ta connaissance le concernant : il dit : c’est le dépositaire d’Allah : entre Lui : et les prophètes : et il est le compagnon de Moussa : et de ’Issa : et Khadija retourna de chez lui : et vint à Waraka ibn Nawfal : et lui mentionna l’affaire du Prophète : et ce que Jibril lui avait jeté : et Waraka lui dit : ô fille de mon frère : je ne sais : peut-être ton compagnon est le prophète : qu’attendent les gens du Livre : qu’ils trouvent écrit auprès d’eux : dans la Torah : et l’Évangile : et je jure par Allah : si c’est lui : et qu’il manifeste son appel : et que je sois vivant : Allah me fera briller dans l’obéissance à Son messager : et la belle assistance : pour la patience : et le soutien : et Waraka mourut.
Az-Zouhri a dit : Khadija fut la première qui crut en Allah : et confirma Son messager : et le hafiz al-Bayhaqi a dit, après avoir rapporté ce que nous avons mentionné : ce qui y est mentionné de la fente de son ventre : il est possible que ce fût une relation de ce qui lui fut fait dans son enfance : c’est-à-dire : la fente de son ventre chez Halima : et il est possible que ce fût une fente d’une autre fois : puis une troisième : lorsqu’il fut élevé au ciel : et Allah est le plus savant. Et le hafiz Ibn ’Asakir mentionna, dans la notice de Waraka, par sa chaîne remontant à Soulayman ibn Tarkhan at-Taymi : il nous est parvenu qu’Allah le Très-Haut envoya Mohamed messager : à la tête de cinquante ans : depuis la construction de la Kaaba : et la première chose dont Il le distingua de la prophétie : et de la générosité : fut un songe qu’il voyait : et il le rapporta à son épouse Khadija bint Khuwaylid : et elle lui dit :
réjouis-toi : par Allah : Allah ne te fera que du bien : et tandis qu’il était un jour à Hira : où il fuyait son peuple : Jibril descendit sur lui : et s’approcha de lui : et le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) le craignit d’une grande crainte : et Jibril posa sa main sur sa poitrine : et derrière lui : entre ses deux épaules : et dit : ô Allah : décharge son fardeau : et dilate sa poitrine : et purifie son cœur : ô Mohamed : réjouis-toi : car tu es le prophète de cette communauté : lis : et le prophète d’Allah lui dit : tremblant de frayeur : « je n’ai jamais lu de livre : ni ne sais bien lire : ni n’écris : ni ne lis » : et Jibril le saisit : et l’étreignit fortement : puis le lâcha : puis lui dit : lis : et il répéta sur lui pareil : puis l’assit sur un tapis : semblable à une selle : et il y vit des qualités : et de la beauté : comme une perle : et un rubis : et il lui dit :
lis : au nom de ton Seigneur : qui a créé : puis il lui dit : ne crains pas, ô Mohamed : tu es le messager d’Allah : puis il se détournat : et le souci du messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) s’empara de lui : et il dit : que ferai-je : et que dirai-je à mon peuple ? Puis le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) se leva : effrayé : et Jibril vint à lui de devant : sous sa propre forme : et le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) vit une grande affaire : remplissant sa poitrine : et Jibril lui dit : ne crains pas, ô Mohamed : Jibril : le messager d’Allah : vers Ses prophètes : et Ses envoyés : aie donc la certitude de la générosité d’Allah : car tu es le messager d’Allah : et le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) retourna : ne passant devant un arbre : ni une pierre :
sans qu’il prosternât : disant : la paix sur toi : ô messager d’Allah : et son âme se rassura : et il connut la générosité d’Allah envers lui : et lorsqu’il arriva à son épouse Khadija : elle vit sur son visage le changement de couleur : et cela l’effraya : et elle se leva vers lui : et lorsqu’elle fut proche de lui : elle se mit à essuyer son visage : et dire : peut-être de ce que tu as vu : et entendu avant aujourd’hui : et il dit : ô Khadija : vois-tu ce que je voyais dans le sommeil : et la voix que j’entendais à l’éveil : et dont je tremblais ? C’est Jibril : qui s’est manifesté à moi : et m’a parlé : et m’a fait lire une parole : dont je me suis effrayé : puis il revint à moi : et m’a informé que j’étais le prophète de cette communauté : et je partis : revenant : et je m’avançai vers un arbre : et des pierres : et ils disent : la paix sur toi : ô messager d’Allah : et Khadija dit : réjouis-toi : par Allah :
j’ai toujours su qu’Allah ne te ferait que du bien : et je témoigne que tu es le prophète de cette communauté : qu’attendent les juifs : m’en a informé un conseiller : mon garçon : et Bahira le moine : et il m’a ordonné de t’épouser depuis plus de vingt ans : et elle ne cessa d’être auprès du messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : jusqu’à ce qu’il mangeât : et bût : et rit : puis elle sortit vers le moine : qui était proche de La Mecque : et lorsqu’elle s’en approcha : et il la reconnut : il dit : qu’as-tu, ô maîtresse des femmes de Quraysh ? Elle dit : je suis venue vers toi : pour que tu m’informes de Jibril : il dit : gloire à Allah : notre Seigneur le Saint : que vient faire Jibril mentionné dans ce pays dont les habitants adorent les idoles : Jibril est le dépositaire d’Allah : et Son messager : vers Ses prophètes : et Ses envoyés : et il est le compagnon de Moussa : et de ’Issa :
et je connus la générosité d’Allah pour Mohamed : puis elle vint à un esclave d’Outba ibn Rabia : appelé Addas : et l’interrogea : et il l’informa pareillement à ce que le moine l’avait informée : et davantage : il dit : Jibril était avec Moussa : lorsque Allah noya Pharaon : et son peuple : et il était avec lui : lorsqu’Allah lui parla sur le Mont : et il est le compagnon de ’Issa fils de Maryam : qu’Allah le soutint par lui : puis elle se leva de chez lui : et vint à Waraka ibn Nawfal : et l’interrogea sur Jibril : et il lui dit pareil : puis il l’interrogea : quelle est la nouvelle ? Et elle le fit jurer : de taire ce qu’elle lui dirait : et il lui fit serment : et elle lui dit : le fils d’Abdallah m’a mentionné : et il est véridique : il a juré par Allah : sans mentir : ni être menti : qu’il lui est descendu à Hira : et qu’il l’a informé qu’il est le prophète de cette communauté : et lui a fait lire des versets :
avec lesquels il est envoyé : et Waraka s’en affola : et dit : si Jibril a posé ses deux pieds sur terre : il est descendu chez le meilleur des gens de la terre : et il n’est descendu que sur un prophète : et il est le compagnon des prophètes : et des envoyés : Allah les lui envoie : et je t’ai confirmé : envoie donc vers moi le fils d’Abdallah : que je l’interroge : et j’entende de sa parole : et que je lui parle : car je crains que ce ne soit autre que Jibril : car certains démons se font passer pour lui : pour égarer par cela certains des fils d’Adam : et les corrompre : jusqu’à ce que l’homme : après une raison saine : devienne égaré : fou : et elle se leva de chez lui : confiante en Allah : qu’Il ne fasse à son compagnon que du bien : et retourna au messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : et l’informa de ce qu’avait dit Waraka : et Allah fit descendre : « N. Par la plume et ce qu’ils écrivent.
Tu n’es pas, par la grâce de ton Seigneur, un possédé », les versets d’al-Qalam : et il lui dit : non : par Allah : c’est bien Jibril : et elle lui dit : j’aimerais que tu ailles vers lui : et que tu l’informes : peut-être qu’Allah le guidera : et le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) vint à lui : et Waraka lui dit : celui qui t’est venu : est-il venu en lumière : ou en ténèbres ? Et le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) informa : de la description de Jibril : et de ce qu’il en vit de grandeur : et de ce qu’il lui avait révélé : et Waraka dit : je témoigne que ceci est Jibril : et que ceci est la parole d’Allah : Il t’a ordonné une chose : que tu transmettras à ton peuple : et c’est un ordre de prophétie : et s’il m’atteint ton temps : je te suivrai : puis il dit : réjouis-toi : ô fils d’Abd al-Muttalib : de ce dont Allah t’a annoncé.
Il dit : et la parole de Waraka se répandit : et sa confirmation du messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : et cela peina les grands de son peuple : et la révélation s’arrêta : et ils dirent : s’il était de la part d’Allah : il se serait suivi : mais Allah le laissa : et Allah fit descendre : « Par le soleil et le matin, quand il commence à paraître » : et : « Ne t’avons-Nous pas dilaté ta poitrine ? » : toutes deux en entier. Et le Bayhaqi a dit : le hafiz Abou Abdallah nous informa : Abou l-Abbas nous informa : Ahmed ibn Abd al-Jabbar nous a rapportés : Younous nous a rapportés, d’après Ibn Ishaq : Isma’il ibn Abi Hakim, affranchi d’az-Zoubayr, m’a raconté : il rapporta de Khadija bint Khuwaylid : qu’elle dit au messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui), parmi ce dont Allah l’honora de sa prophétie : ô fils de mon oncle : peux-tu m’informer de ton compagnon : qui vient à toi : lorsqu’il vient à toi ? Il dit : oui : elle dit :
lorsqu’il viendra à toi : informe-moi : et tandis que le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) était auprès d’elle : Jibril vint : et le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) le vit : et dit : ô Khadija : voici Jibril : elle dit : tu le vois maintenant ? Il dit : oui : elle dit : alors assieds-toi à ma droite : et il se déplaça : et s’assit : elle dit : tu le vois maintenant ? Il dit : oui : elle dit : alors déplace-toi : et assieds-toi dans mon giron : et il se déplaça : et s’assit dans son giron : elle dit : le vois-tu maintenant ? Il dit : oui : et elle découvrit sa tête : et ôta son voile : tandis que le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) était assis dans son giron : et elle dit : le vois-tu maintenant ? Il dit : non : elle dit : ce n’est pas un démon : c’est un ange : ô fils de mon oncle : tiens ferme : et réjouis-toi : puis elle crut en lui : et témoigna que ce qu’il apportait : était la vérité.
Ibn Ishaq a dit : je rapportai ce hadith à Abdallah ibn Hassan : et il dit : j’ai entendu ma mère Fatima bint al-Houssayn le raconter : de Khadija : hormis que je l’ai entendue dire : elle fit entrer le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) entre elle : et sa tunique : et à cela Jibril disparut. Et le Bayhaqi a dit : et cela est une chose que Khadija faisait : par laquelle elle affermissait l’affaire : par précaution : pour sa religion : et confirmation : quant au Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : il était sûr de ce que lui avait dit Jibril : et lui montrait des signes : que nous avons mentionnés maintes fois : et du salut des arbres : et des pierres sur lui.
Et Mouslim a dit dans son Sahih : Abou Bakr ibn Abi Chayba nous a rapportés : Yahya ibn Abi Boukayr nous a rapportés : Ibrahim ibn Tahman m’a raconté : Simak ibn Harb m’a raconté, d’après Jabir ibn Samoura : le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) a dit : je connais une pierre à La Mecque : qui me saluait avant d’être envoyé : je la connais encore maintenant : et Abou Dawoud at-Tayalisi a dit : Soulayman ibn Mou’adh nous a rapportés, de Simak ibn Harb, de Jabir ibn Samoura : le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) a dit : il y a à La Mecque une pierre : qui me saluait avant que je fusse envoyé : je la connais lorsque je passe devant elle : et le Bayhaqi rapporta, du hadith d’Isma’il ibn Abd ar-Rahman as-Suddi al-Kabir, d’après Abbad ibn Abdallah, d’après Ali ibn Abi Talib : nous étions avec le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) à La Mecque : et il sortit dans certaines de ses contrées : et aucun arbre : ni montagne : ne venait à sa rencontre : sans qu’il dise : la paix sur toi : ô messager d’Allah : et dans une version : j’ai vu que j’entrais avec lui dans le vallon : et il ne passait pas... [la source AR s’arrête ici].