L’année 5 de l’Hégire : Doumat al-Jandal, le Fossé des Confédérés

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L’année 5 de l’Hégire : Doumat al-Jandal, la Ghazwa du Fossé, les miracles de la table de Jabir, le rocher de Salman, les mariages d’Oumm Habiba et de Zaynab.

Mis à jour le 07 septembre 2026 à 23h07

La Ghazwa de Doumat al-Jandal fin de l’année 4

Le Waqidi a dit et dans cette année c’est-à-dire l’année quatre le messager d’Allah ordonna à Zayd ibn Thabit d’apprendre l’écriture des Juifs et il s’est établi de lui dans le Sahih qu’il a dit je l’ai appris en quinze jours et Allah est le plus savant puis la cinquième année de l’Hégire prophétique et la Ghazwa de Doumat al-Jandal en Rabi’ al-Awwal de celle-ci. Ibn Ishaq a dit puis le messager d’Allah fit la guerre à Doumat al-Jandal. Ibn Hicham a dit en Rabi’ al-Awwal de l’année cinq et il nomma à Médine Siba’ ibn Ourfouta al-Ghifari. Ibn Ishaq a dit puis il revint à Médine avant qu’elle ne lui parvînt sans rencontrer de :

ruse et demeura à Médine le reste de son année ainsi le dit Ibn Ishaq. le Waqidi a dit par sa chaîne de ses cheikhs d’après un groupe des anciens qui dirent le messager d’Allah voulut se rapprocher du plus proche de la Syrie et il lui fut dit cela est de ce qui effraie César et il lui fut mentionné qu’à Doumat al-Jandal il y avait un grand rassemblement opprimant qui passait par eux et il y avait là un grand marché et ils voulaient se rapprocher de Médine et le messager d’Allah poussa les gens qui sortirent en mille musulmans marchant la nuit et se cachant le jour avec un guide des Banu Udhré appelé Moudhkour guide expert et quand :

il approcha de Doumat al-Jandal son guide lui informa des troupeaux des Banu Tamim et il marcha jusqu’à fondre sur leurs bêtes et leurs bergers et saisit qui il saisit et fuit qui fuit en tous sens et la nouvelle vint aux gens de Doumat al-Jandal qui se dispersèrent et le messager d’Allah campa sur leur place sans y trouver personne et y demeura des jours et envoya des expéditions puis ils revinrent et Mohamed ibn Maslama prit un homme d’eux et vint avec lui au messager d’Allah qui l’interrogea sur ses compagnons. Il dit ils ont fui hier et le messager d’Allah lui proposa l’islam et il embrassa l’islam et le messager d’Allah revint à Médine :

et le Waqidi a dit sa sortie vers Doumat al-Jandal fut en Rabi’ al-Awwal de l’année cinq. Il dit en elle mourut Oumm Sa’d bint Ubada et son fils était avec le messager d’Allah dans cette Ghazwa et Abou Isa at-Tirmidhi a dit dans son recueil Mohamed ibn Bachchar nous a rapportés Yahya ibn Said nous a rapportés d’après Sa’id ibn Abi Aruba d’après Qatada d’après Sa’id ibn al-Moussayyab qu’Oumm Sa’d mourut tandis que le Prophète était absent et quand il vint il pria sur elle après que pour cela un mois se fût écoulé et cela est mursal bon et il exige qu’il fût absent dans cette Ghazwa un mois ou plus selon ce qu’a mentionné le Waqidi.

La datation du Fossé Chawwal de l’année 5

Allah le Très-Haut fit descendre dans elle le début de la sourate des Confédérés ô vous qui croyez rappelez-vous la faveur d’Allah sur vous quand vous vinrent des armées Nous envoyâmes contre eux un vent et des armées que vous ne voyiez pas [al-Ahzab 9] et les versets jusqu’à Sa parole et Il hérita pour vous leur terre et leurs demeures et leurs biens et une terre que vous n’aviez pas foulée [al-Ahzab 27] et nous en avons parlé dans le tafsir mentionnons ici ce qui touche à l’histoire et la Ghazwa du Fossé fut en Chawwal de l’année cinq de l’Hégire s’en firent explicites Ibn Ishaq et Urwa ibn az-Zoubayr et Qatada et le :

Bayhaqi et plus d’un des savants anciens et tardifs. Moussa ibn Oqba rapporta d’après az-Zouhri qu’il a dit puis fut l’affrontement des Confédérés en Chawwal de l’année quatre et ainsi dit l’imam Malik ibn Anas dans ce qu’a rapporté Ahmad ibn Hanbal de Moussa ibn Dawoud de lui. Le Bayhaqi a dit pas de divergence entre eux en réalité car leur visé est que cela fut après l’écoulement de quatre ans et avant l’achèvement de cinq et sans doute les polythéistes quand ils furent partis d’Ouhoud promirent aux musulmans Badr l’année suivante et le Prophète et ses compagnons y allèrent comme dit en Chaab’an de l’année quatre et Abou :

Soufyan revint avec Quraysh pour la stérilité de cette année et ils ne pouvaient donc venir à Médine après deux mois et il devient obligatoire que le fossé fut en Chawwal de l’année cinq et Allah est le plus savant et az-Zouhri s’en fit explicite que le fossé fut après Ouhoud de deux ans et sans divergence qu’Ouhoud fut en Chawwal de l’année trois sauf selon le dire de ceux qui ont pensé que le début du calendrier est du Mouharram de l’année suivant l’année de l’Hégire et ne comptent pas les mois restants de l’année de l’Hégire de Rabi’ al-Awwal à sa fin comme le rapporte le Bayhaqi et ainsi dit Ya’qoub ibn Soufyan :

al-Fasawi qui s’en fit explicite que Badr fut en al-Oula et Ouhoud en l’année deux et Badr al-Maw’oud en Chaab’an de l’année trois et le fossé en Chawwal de l’année quatre et cela contredit la parole de la majorité car le célèbre est que le prince des croyants Omar ibn al-Khattab fit le début du calendrier du Mouharram de l’année de l’Hégire et d’après Malik du Rabi’ al-Awwal de l’année de l’Hégire et les avis devinrent donc trois et Allah est le plus savant et le correct est la parole de la majorité que Ouhoud fut en Chawwal de l’année trois et le fossé en Chawwal de l’année cinq de l’Hégire et Allah est le plus savant.

Quant au hadith agréé dans les deux Sahihs par la voie d’Obaydallah de Nafi’ d’après Ibn Omar qu’il a dit on me présenta au messager d’Allah le jour d’Ouhoud et j’avais quatorze ans et il ne m’autorisa pas et on me présenta le jour du fossé et j’avais quinze ans et il m’autorisa un groupe des savants y a répondu dont le Bayhaqi en ce qu’il fut présenté le jour d’Ouhoud au début de la quatorzième et le jour des Confédérés à la fin de la quinzième. Je dis il est possible qu’il ait voulu dire que quand on le présenta le jour des Confédérés il avait accompli quinze ans qui sont autorisés aux garçons pareils à lui et il ne reste là-dessus rien à ajouter et pour cela quand Nafi’ rapporta ce hadith à Omar ibn Abd al-Aziz il dit voici une différence entre le petit et le grand puis il écrivit par cela aux horizons et la majorité des savants s’y appuya et Allah est le plus savant.

Le complot des Juifs et la marche des confédérés

Voici le récit de l’histoire de ce qu’a mentionné Ibn Ishaq et d’autres. Ibn Ishaq a dit puis fut la Ghazwa du fossé en Chawwal de l’année cinq et Yazid ibn Rouman m’a raconté d’après Urwa et celui que je ne soupçonne pas d’après Abdallah ibn Ka’b ibn Malik et Mohamed ibn Ka’b al-Qurazi et az-Zouhri et Asim ibn Omar ibn Qatada et Abdallah ibn Abi Bakr et d’autres de nos savants et certains racontent ce que d’autres ne racontent pas ils dirent il était de l’histoire du fossé qu’un groupe des Juifs parmi eux Sallam ibn Abi l-Haqiq an-Nadiri et Houyayy ibn Akhtab an-Nadiri et Kinana ibn ar-Rabi’ ibn Abi l-Haqiq et Hawdha ibn Qays al-Wa’ili et Abou Ammar al-Wa’ili dans un groupe des Banu an-Nadir et un groupe des Banu Wa’il et ce sont eux qui harzabèrent les Confédérés contre le messager d’Allah sortirent jusqu’à arriver à Quraysh à La Mecque et les appelèrent à la guerre du messager d’Allah et dirent nous serons avec vous contre lui jusqu’à ce que nous l’éradiquions :

et Quraysh leur dit ô assemblée des Juifs vous êtes les gens du Livre les premiers et de la science de ce sur quoi nous divergeons aujourd’hui moi et Mohamed notre religion est-elle meilleure ou la sienne. Ils dirent plutôt votre religion est meilleure que la sienne et vous êtes plus dignes de la vérité que lui et ce sont ceux sur lesquels Allah fit descendre n’as-tu pas vu ceux à qui fut donnée une part du Livre croyant aux idoles et aux fausses divinités et disant aux mécréants ceux-ci sont plus guidés dans le chemin que ceux qui croient [an-Nisa 51-52] les versets et quand ils dirent cela à Quraysh cela les réjouit et ils s’animèrent pour ce vers quoi ils les avaient appelés de la guerre du messager d’Allah et se réunirent pour cela et se préparèrent puis ce groupe des Juifs sortit jusqu’à venir à Ghatafan de Qays Aylan et les appela à la guerre du Prophète et les informa qu’ils seraient avec eux contre lui et que Quraysh les avait suivis là-dessus et :

s’étaient réunis avec eux et Quraysh sortit son chef étant Abou Soufyan et Ghatafan sortit son chef étant Ou’yané ibn Hisn ibn Houdayfa ibn Badr dans les Banu Fazaré et al-Harith ibn Awf ibn Abi Haritha al-Murri dans les Banu Murra et Mous’ar ibn Rakhila ibn Nouwayra ibn Tarif ibn Souhma ibn Abdallah ibn Hilal ibn Khoulawah ibn Achja’ ibn Rayth ibn Ghatafan parmi qui le suivit de son peuple d’Ashja’ et quand le messager d’Allah en eut connaissance et de ce qu’ils avaient accordé contre lui de l’affaire il traça le fossé autour de Médine. Ibn Hicham a dit on dit que celui qui le suggéra fut Salman et at-Tabari et as-Souhayli ont dit le premier à avoir creusé des fossés fut Minouchehr ibn Iraj ibn Faridoun et il était au temps de Moussa que la paix soit sur lui. Ibn Ishaq a dit le messager d’Allah y travailla incitant les musulmans à la récompense et les musulmans y travaillèrent et s’abstinrent une partie des hypocrites s’excusant de faiblesse et d’entre eux :

celui qui s’esquivait secrètement sans permission ni science de lui que la paix soit sur lui et Allah le Très-Haut fit descendre là-dessus Sa parole les croyants ne sont que ceux qui ont cru en Allah et en Son messager et quand ils furent avec lui sur une affaire commune ils ne partirent pas sans lui demander l’autorisation [an-Nour 62-64]. Ibn Ishaq a dit les musulmans y travaillèrent jusqu’à le raffermir et déclamèrent là-dedans un homme des musulmans appelé Jou’ayl que le messager d’Allah nomma Amr. Ils dirent dans leurs dires il le nomma après Jou’ayl Amr et il fut pour le misérable un jour un dos et quand ils disaient Amr le messager d’Allah disait avec eux Amr et quand ils disaient un dos il leur disait un dos. Le Boukhari a dit Abdallah ibn Mohamed nous a rapportés Mou’awiya ibn Amr nous a rapportés Abou Ishaq nous a rapportés d’après Houmayd j’ai entendu Anas dire le messager d’Allah sortit vers le fossé et voici les Muhajirin et les Ansar creusant par :

une froide matinée et ils n’avaient pas d’esclaves pour le faire pour eux et quand il vit ce qu’ils avaient de fatigue et de faim il dit ô Allah certes la vie est la vie de l’au-delà pardonne donc aux Ansar et aux Muhajirin et ils répondaient nous sommes ceux qui ont prêté allégeance à Mohamed pour le jihad tant que nous demeurons et dans les deux Sahihs du hadith de Chou’ba de Mou’awiya ibn Qorra d’après Anas pareillement et Mouslim le rapporta du hadith d’Hammad ibn Salama de Thabit et Houmayd d’après Anas pareillement. Le Boukhari a dit Abou Ma’mar nous a rapportés Abd al-Warith nous a rapportés d’après Abd al-Aziz d’après Anas les Muhajirin et les Ansar se mirent à creuser le fossé autour de Médine et à transporter la terre sur leurs dos en disant nous sommes ceux qui ont prêté allégeance à Mohamed pour le jihad tant que nous demeurons et le Prophète disait en leur répondant ô Allah certes il n’y a pas de bien si ce n’est le bien de l’au-delà bénis donc :

les Ansar et les Muhajirin. Il dit on leur apportait une poignée d’orge et on leur faisait une bouillie âcre posée devant le peuple et le peuple affamé et elle était âpre au gosier et elle avait une odeur fétide. Le Boukhari a dit Qoutayba ibn Said nous a rapportés Abd al-Aziz ibn Abi Hazim nous a rapportés d’après Sahl ibn Sa’d nous étions avec le messager d’Allah au fossé et eux creusant et nous transportant la terre sur nos épines. Le messager d’Allah dit ô Allah pas de vie si ce n’est la vie de l’au-delà pardonne donc aux Muhajirin et aux Ansar et Mouslim le rapporta d’après al-Qa’nabi de Abd al-Aziz pareillement. Le Boukhari a dit Mouslim ibn Ibrahim nous a rapportés Chou’ba nous a rapportés d’après Abou Ishaq d’après al-Bara ibn Azib le messager d’Allah transportait la terre le jour du fossé jusqu’à ce que son ventre fût couvert ou que son ventre fût empesté de poussière en disant par Allah sans Allah nous ne serions pas guidés ni n’aurions donné :

l’aumône ni prié fais donc descendre sur nous la quiétude et affermis les pas si nous rencontrons certes les insolents ont rebelé contre nous s’ils veulent la tentation nous refusons et il leva sa voix avec elle nous refusons nous refusons et Mouslim le rapporta du hadith de Chou’ba pareillement puis le Boukhari a dit Ahmad ibn Uthman nous a rapportés Chourayh ibn Maslama nous a rapportés Ibrahim ibn Youssouf m’a raconté mon père m’a raconté d’après Abou Ishaq d’après al-Bara racontant au jour des Confédérés le messager d’Allah creusa le fossé je le vis transporter de la terre du fossé jusqu’à ce que la terre eût couvert la peau de son ventre et il disait beaucoup de vers et je l’entendis déclamer les paroles d’Abdallah ibn Rawaha tandis qu’il transportait de la terre ô Allah sans Toi nous ne serions pas guidés ni n’aurions donné l’aumône ni prié fais donc descendre sur nous la quiétude et affermis les pas si nous rencontrons certes les insolents ont rebelé contre nous et :

s’ils veulent la tentation nous refusons puis il étendait sa voix avec sa fin. Le Bayhaqi a dit dans les preuves Ali ibn Ahmad ibn Abdan nous a informés Ahmad ibn Ubayd as-Saffar nous a informés Isma’il ibn al-Fadl al-Balkhi nous a informés Ibrahim ibn Youssouf al-Balkhi nous a informés al-Moussayyab ibn Charik nous a informés d’après Ziyad ibn Abi Ziyad d’après Abou Uthman d’après Salman que le messager d’Allah frappa dans le fossé et dit au nom d’Allah et par Lui nous sommes guidés et si nous avions adoré autre que Lui nous serions égarés ô quel bon Seigneur et quelle bonne religion et ce hadith est étrange de cette voie. L’imam Ahmad a dit Soulayman nous a rapportés Chou’ba nous a rapportés d’après Mou’awiya ibn Qorra d’après Anas que le messager d’Allah dit tandis qu’ils creusaient le fossé ô Allah pas de bien si ce n’est le bien de l’au-delà réforme donc les Ansar et les Muhajirin et les deux l’ont rapporté dans les deux Sahihs du hadith de Ghoundar de Chou’ba.

La table de Jabir la koudya et le festin

Ibn Ishaq a dit il y avait dans le creusement du fossé des hadiths qui m’ont parvenu contenant de la part d’Allah le Très-Haut une leçon en confirmation du messager d’Allah et en réalisation de sa prophétie et les musulmans l’ont vu de leurs yeux et parmi cela que Jabir ibn Abdallah rapportait qu’une colline dure leur causa une grande fatigue dans une partie du fossé et ils s’en plaignirent au messager d’Allah qui appela un récipient d’eau et cracha dedans puis invoqua par ce qu’Allah voulut qu’il invoquât puis arrosa l’eau sur cette colline et celui qui y assistait dit par Celui qui l’a envoyé avec la vérité elle s’effondra jusqu’à redevenir comme une dune que ne retient ni pioche ni balai ainsi Ibn Ishaq le mentionne en chaîne discontinue d’après Jabir ibn Abdallah. Le Boukhari a dit Khallad ibn Yahya nous a rapportés Abd al-Wahid ibn Aymen nous a rapportés d’après son père qui a dit je vins à Jabir qui dit nous le jour du fossé creusions et se présenta une grande difficulté et ils vinrent au Prophète et dirent voici une colline qui s’est présentée dans le fossé. Il dit je descendrai puis se leva son ventre lié d’une pierre et nous :

demeurâmes trois jours sans goûter rien et le Prophète prit la pioche et frappa et elle redevint une dune lumineuse. Je dis ô messager d’Allah autorise-moi à aller à la maison. Je dis à mon épouse j’ai vu du Prophète quelque chose qui n’était pas patience as-tu quelque chose. Elle dit j’ai de l’orge et une chamelle et elle abattit la chamelle et moulut l’orge jusqu’à ce que nous eussions mis la viande dans la marmite puis je vins au Prophète et la pâte avait retombé et la marmite entre les trépieds faillait cuire. Je dis un petit mets pour moi lève-toi donc ô messager d’Allah et un homme ou deux. Il dit combien est-ce et je le lui mentionnai. Il dit abondant et bon dis-lui de ne pas retirer la marmite ni le pain du four avant que je vienne puis il dit levez-vous et les Muhajirin et les Ansar se levèrent et quand il entra chez son épouse il dit malheur à toi le Prophète est venu avec les Muhajirin et les Ansar et ceux qui sont avec eux. Elle dit t’a-t-il interrogé. Je dis oui. Il dit entrez sans vous bousculer et il se mit à casser le pain et à poser dessus la viande et à mouiller la marmite :

et le four quand il en prenait et à approcher à ses compagnons puis à retirer et il ne cessa de casser le pain et de puiser jusqu’à ce qu’ils eussent mangé à satiété et il resta un reste. Il dit mange et donne à manger car les gens ont été frappés de faim et le Boukhari est seul à le rapporter. l’imam Ahmad l’a rapporté d’après Waki’ d’après Abd al-Wahid ibn Aymen d’après son père Aymen al-Habachi affranchi des Banu Makhzoum d’après Jabir avec l’histoire de la colline et de la pierre liée sur son noble ventre. le Bayhaqi l’a rapporté dans les preuves d’après al-Hakim d’après al-Asamm d’après Ahmad ibn Abd al-Jabbar d’après Younous ibn Boukayr d’après Abd al-Wahid ibn Aymen d’après son père d’après Jabir avec l’histoire de la colline et de la nourriture et sa longueur est plus complète que la version du Boukhari et il a dit en elle quand le Prophète sut la mesure de la nourriture il dit à tous les musulmans levez-vous vers Jabir et ils se levèrent. Il dit je rencontrai de la honte ce qu’Allah seul sait et dis il est venu avec les créatures sur un sa’ d’orge et une chamelle et j’entrai chez mon épouse disant tu t’es :

déshonorée le messager d’Allah est venu chez toi avec le fossé tout entier. Elle dit t’a-t-il demandé combien est ta nourriture. Je dis oui. Elle dit Allah et Son messager savent mieux. Il dit elle m’ôta un chagrin intense et le messager d’Allah entra et dit prends et laisse-moi de la viande et le messager d’Allah se mit à rouler et à puiser la viande puis à mouiller ceci et à mouiller cela et ne cessa d’approcher aux gens jusqu’à ce qu’ils eussent tous mangé à satiété et que le four et le chaudron revinssent pleins de ce qu’ils étaient puis le messager d’Allah dit mange et donne à manger et elle ne cessa de manger et de faire manger notre jour tout entier et Abou Bakr ibn Abi Chayba l’a rapporté pareillement d’après Abd ar-Rahman ibn Mohamed al-Mouharibi d’après Abd al-Wahid ibn Aymen d’après son père d’après Jabir pareillement et plus ample aussi et il a dit à sa fin et il m’a informé qu’ils étaient huit cents ou il a dit trois cents. Younous ibn Boukayr a dit d’après Hicham ibn Sa’d d’après Abou az-Zoubayr d’après Jabir qui mentionne l’histoire en sa longueur dans la nourriture seulement et dit et ils étaient trois cents.

Puis le Boukhari a dit Amr ibn Ali nous a rapportés Abou Asim nous a rapportés Hanzala ibn Abi Soufyan nous a rapportés Sa’id ibn Mina m’a informé j’ai entendu Jabir ibn Abdallah dire quand le fossé fut creusé je vis du Prophète une faim intense et je me hâtai vers mon épouse et dis as-tu quelque chose car j’ai vu du messager d’Allah une faim intense et elle sortit vers moi un sac contenant un sa’ d’orge et nous avions une bête domestique et je l’abattis et elle moulut et elle acheva quand j’eus achevé et je la coupai dans sa marmite puis je me tournai vers le messager d’Allah. Elle dit ne me déshonore pas auprès du messager d’Allah et de ceux qui sont avec lui et je vins à lui et le mis en confidence et dis ô messager d’Allah nous avons abattu une bête et moulû un sa’ d’orge viens donc toi et un groupe avec toi et le messager d’Allah cria d’une voix forte ô gens du fossé certes Jabir a fait un rempart c’est-à-dire un mets venez à une invitation. Le messager d’Allah dit ne descendez pas votre marmite et ne cuisez pas votre pâte avant que je vienne et je vins et le messager d’Allah vint faisant :

avancer les gens jusqu’à ce que je vinsse à mon épouse qui dit à toi et à toi. Je dis j’ai fait ce que tu as dit et elle sortit pour nous de la pâte et il cracha dedans et bénit puis s’y prit à notre marmite et cracha et bénit puis dit appelle ta boulangère qu’elle cuise avec toi et puise de ta marmite sans la descendre et ils étaient mille et il jura par Allah qu’ils mangèrent jusqu’à en laisser et se détourner et notre marmite couvrait comme elle était et notre pâte était cuite comme elle était et Mouslim le rapporta d’après Hajjaj ibn ach-Cha’ir d’après Abou Asim pareillement. Ibn Ishaq a rapporté ce hadith et dans son récit une étrangeté de certains côtés et il a dit Sa’id ibn Mina m’a raconté d’après Jabir ibn Abdallah nous travaillâmes avec le messager d’Allah au fossé et j’avais une petite bête non grasse. Je dis par Allah si nous la cuisinions pour le messager d’Allah et j’ordonnai à mon épouse et elle moulut pour nous quelque chose d’orge et en fit du pain et j’abattis cette bête et nous la rôtîmes pour le messager d’Allah et quand nous fûmes au soir et que le messager d’Allah voulut partir du :

fossé et nous y travaillions le jour et au soir nous revenions à nos familles il dit. Je dis ô messager d’Allah j’ai cuisiné pour toi une bête et avec elle du pain de cette orge et j’aimerais que tu partes avec moi vers mon demeure et il voulait que le messager d’Allah partît avec lui seul et quand je dis cela il dit oui puis ordonna à un crieur qui cria partez avec le messager d’Allah vers la maison de Jabir ibn Abdallah. Je dis à Allah nous appartenons et vers Lui nous retournons et le messager d’Allah vint et les gens vinrent avec lui et il s’assit et nous lui sortîmes le mets et il bénit et mentionna Allah le Très-Haut puis mangea et les gens se succédèrent chaque fois qu’un peuple avait fini ils se levaient et venaient des gens jusqu’à ce que les gens du fossé partissent de lui et l’étrangeté est que l’imam Ahmad ne l’a rapporté que par la voie de Sa’id ibn Mina d’après Ya’qoub ibn Ibrahim ibn Sa’d d’après son père d’après Ibn Ishaq de lui d’après Jabir pareillement. Ibn Ishaq a dit Sa’id ibn Mina m’a raconté qu’il a été raconté qu’une fille de Bachir ibn Sa’d s’œur d’an-Nou’man ibn Bachir a :

dit ma mère Amra bint Rawaha m’appela et me donna une poignée de dattes dans mon vêtement puis dit ô ma fille va vers ton père Bachir ibn Sa’d et ton oncle Abdallah ibn Rawaha avec leur déjeuner. Elle dit je pris et partis avec et passai près du messager d’Allah tandis que je cherchais mon père et mon oncle. Il dit viens ma fille qu’as-tu avec toi. Elle dit ô messager d’Allah voici des dattes que ma mère m’a envoyée porter à mon père Bachir ibn Sa’d et mon oncle Abdallah ibn Rawaha pour qu’ils déjeunassent. Il dit apporte-les et elle les versa dans les deux paumes du messager d’Allah sans les remplir puis il ordonna un vêtement qui fut étalé pour lui puis lança les dattes dessus qui se dispersèrent sur le vêtement puis dit à un homme près de lui crie aux gens du fossé venez au déjeuner et les gens du fossé se réunirent dessus et se mirent à en manger et elles se mirent à augmenter jusqu’à ce que les gens du fossé partissent de lui et elles tombaient des bords du vêtement ainsi Ibn Ishaq le rapporte et il y a en cela une rupture et ainsi le rapporta le hafiz le Bayhaqi par sa voie sans ajouter.

Le rocher et les trois coups de pioche les clés des contrées

Ibn Ishaq a dit et on m’a raconté de Salman le Persan qu’il a dit je frappai dans une partie du fossé et une roche me parut dure et le messager d’Allah était proche de moi et quand il me vit frapper et vit la dureté du lieu sur moi il descendit et prit la pioche de ma main et frappa avec elle un coup sous lequel brilla un éclair puis frappa avec elle un autre coup sous lequel brilla un autre éclair puis frappa avec elle le troisième et brilla un autre éclair. Il dit que mon père et ma mère te soient rançon ô messager d’Allah qu’ai-je vu briller sous la pioche tandis que tu frappais. Il dit as-tu vu cela ô Salman. Il dit oui. Il dit quant à la première Allah a ouvert par elle le Yémen et quant à la deuxième Allah a ouvert par elle la Syrie :

et le Maghreb et quant à la troisième Allah a ouvert par elle l’Orient. Le Bayhaqi a dit ce qu’a mentionné Ibn Ishaq l’a mentionné Moussa ibn Oqba dans ses expéditions et l’a mentionné Abou l-Aswad d’après Urwa puis le Bayhaqi rapporta par la voie de Mohamed ibn Younous al-Koudaimi et dans son hadith il y a examen mais Ibn Jarir l’a rapporté dans son Histoire d’après Mohamed ibn Bachchar Bondar tous les deux d’après Mohamed ibn Khalid ibn Athma d’après Kathir ibn Abdallah ibn Amr ibn Awf al-Muzani d’après son père d’après son grand-père qui mentionne un hadith dans lequel le messager d’Allah traça le fossé entre chaque dix quarante coudées et les Muhajirin et les Ansar disputèrent Salman. Le messager d’Allah dit Salman est des nous gens de la Maison et Amr ibn Awf dit j’étais :

moi et Salman et Houdayfa et an-Nou’man ibn Mouqarrin et six des Ansar dans quarante coudées et nous creusâmes jusqu’à ce que nous eussions atteint la profondeur et nous apparut une roche blanche lisse qui brisa notre fer et nous fut dure et Salman alla vers le messager d’Allah qui était dans une qoubba turque et l’informa d’elle et il vint et prit la pioche de Salman et frappa la roche d’un coup la fendillant et en jaillit un éclair éclairant ce qui est entre les deux Harra c’est-à-dire Médine jusqu’à être comme une lampe au creux d’une nuit sombre et le messager d’Allah magnifia d’un takbir de conquête et les musulmans magnifièrent puis la frappa d’un deuxième coup et il en fut de même puis d’un troisième et il en fut de même et Salman et les musulmans le mentionnèrent au :

messager d’Allah et lui demandèrent cette lumière. Il dit il m’a été éclairé de la première les palais d’al-Hira et les villes de Kousraou comme des crocs de chiens et Jibril m’a informé que ma communauté triomphera d’elle et de la deuxième les palais rouges du pays des Romains brillaient comme des crocs de chiens et Jibril m’a informé que ma communauté triomphera d’elle et de la troisième les palais de Sana’a brillaient comme des crocs de chiens et Jibril m’a informé que ma communauté triomphera d’elle réjouissez-vous donc et les musulmans se réjouirent et dirent louange à Allah une promesse véridique. Il dit et quand les Confédérés montèrent les croyants dirent voici ce qu’Allah et Son messager nous ont promis et Allah et Son messager ont dit vrai et cela ne leur ajouta que foi et :

soumission et les hypocrites dirent il vous informe qu’il voit de Yathrib les palais d’al-Hira et les villes de Kousraou et qu’elles vous seront ouvertes alors que vous creusez le fossé ne pouvant vous en extraire et en eux descendit et quand les hypocrites disaient et ceux dans les cœurs desquels il y a une maladie ce qu’Allah et Son messager nous ont promis n’est que duperie et ce hadith est étrange et le hafiz Abou l-Qasim at-Tabarani a dit Haroun ibn Malloul nous a rapportés Abou Abd ar-Rahman nous a rapportés Abd ar-Rahman ibn Ziyad nous a rapportés d’après Abdallah ibn Yazid d’après Abdallah ibn Amr qui a dit quand le messager d’Allah ordonna le fossé et creusa autour de Médine ils dirent ô messager d’Allah nous avons trouvé une roche ne pouvant la creuser et le Prophète se :

leva et nous nous levâmes avec lui et quand il y arriva il prit la pioche et frappa avec elle un coup et magnifia et j’entendis un fracas dont je n’avais jamais entendu pareil. Il dit la Perse a été ouverte puis en frappa une autre et magnifia et j’entendis un fracas dont je n’avais jamais entendu pareil. Il dit les Romains ont été ouverts puis en frappa une autre et magnifia et j’entendis un fracas dont je n’avais jamais entendu pareil. Il dit Allah a apporté Himyar en aide et en secours et cela aussi est étrange de cette voie et Abd ar-Rahman ibn Ziyad ibn An’um al-Afriqi y est faible et Allah est le plus savant. at-Tabarani a dit aussi Abdallah ibn Ahmad ibn Hanbal nous a rapportés Sa’id ibn Mohamed al-Jarmi m’a raconté Abou Toumayla m’a raconté Nou’aym ibn :

Said al-Abdi m’a informé qu’Ikrima a raconté d’après Ibn Abbas le messager d’Allah creusa le fossé et ses compagnons avaient attaché les pierres sur leurs ventres de la faim et quand le messager d’Allah vit cela il dit m’avez-vous indiqué un homme qui nous nourrisse d’une bouchée et un homme dit oui. Il dit alors avance donc et indique-nous vers lui et ils allèrent à la maison de l’homme et le voici dans le fossé s’affairant à sa part et son épouse envoya dire viens car le messager d’Allah est venu chez nous et l’homme vint en courant et dit que mon père et ma mère te soient rançon et il avait une chèvre et avec elle son chevreau et il bondit vers elle. Le Prophète dit le chevreau est derrière elle et il abattit le chevreau et la femme s’y prit à de la farine à :

elle et la pétrit et cuisit et la marmite s’étendit et elle rapprocha sa coupe au messager d’Allah et à ses compagnons et le messager d’Allah posa son doigt dedans et dit au nom d’Allah ô Allah bénis-la mangez donc et ils en mangèrent jusqu’à partir sans en manger qu’un tiers et il en resta deux tiers et il renvoya ces dix qui étaient avec lui allez donc et envoyez-nous vos gens et ils allèrent et ces dix vinrent et mangèrent d’elle jusqu’à être rassasiés puis il se leva et invoqua pour la maîtresse de la maison et la bénit sur elle et sur les gens de sa maison puis ils marchèrent vers le fossé. Il dit allez avec moi vers Salman et voici une roche devant lui dont il était affaibli. Le messager d’Allah dit laissez-moi être le premier à la frapper. Il dit au nom :

d’Allah et la frappa et en tomba un tiers. Il dit Allah est grand les palais des Romains et le Seigneur de la Kaaba puis en frappa une autre et en tomba une part. Il dit Allah est grand les palais de la Perse et le Seigneur de la Kaaba et les hypocrites dirent là nous creusons pour nos propres personnes et il nous promet les palais de la Perse et des Romains puis le hafiz le Bayhaqi a dit Ali ibn Ahmad ibn Abdan nous a informés Ahmad ibn Ubayd as-Saffar nous a informés Mohamed ibn Ghalib ibn Harb nous a informés Hawdha nous a informés Awf nous a informés d’après Maymoun ibn Ostad az-Zouhri al-Bara ibn Azib al-Ansari m’a raconté quand le messager d’Allah nous ordonna le creusement du fossé nous apparut dans une partie du fossé une roche immense dure que ne :

saisissaient pas les pioches et ils s’en plaignirent au messager d’Allah et quand il la vit il prit la pioche et dit au nom d’Allah et frappa un coup brisant son tiers et dit Allah est grand on m’a donné les clés de la Syrie et par Allah je vois ses palais rouges si Allah veut puis frappa le deuxième coup coupant un autre tiers et dit Allah est grand on m’a donné les clés de la Perse et par Allah je vois le palais blanc de al-Mada’in puis frappa le troisième coup et dit au nom d’Allah et coupa le reste de la pierre et dit Allah est grand on m’a donné les clés du Yémen et par Allah je vois les portes de Sana’a de ma place à cette heure et ce hadith est étrange aussi Maymoun ibn Ostad seul le rapporte et il est basrite rapportant d’al-Bara et d’Abdallah ibn Amr :

et de lui Houmayd at-Tawil et al-Jariri et Awf al-A’rabi et Abou Hatim a dit d’après Ishaq ibn Mansour d’après Ibn Ma’in il était fiable et Ali ibn al-Madini a dit Yahya ibn Said al-Qattan ne rapportait pas de lui. an-Nasa’i a dit ’Issa ibn Younous nous a rapportés Damra nous a rapportés d’après Abou Zur’a as-Saybani d’après Abou Soukayna un homme des affranchis d’après un homme des compagnons du Prophète qui a dit quand le messager d’Allah ordonna le creusement du fossé leur apparut une roche les séparant du creusement et le Prophète se leva et prit la pioche et posa son manteau au côté du fossé et dit et la parole de ton Seigneur s’est accomplie en vérité et en justice nul ne peut changer Ses paroles [al-An’am 115] et un tiers de la pierre s’éclata et Salman le Persan :

debout regardant et avec le coup du messager d’Allah un éclair brilla puis il frappa le deuxième coup et dit et la parole de ton Seigneur s’est accomplie en vérité et en justice nul ne peut changer Ses paroles et un autre tiers s’éclata et un éclair brilla que Salman vit puis il frappa le troisième coup et dit et la parole de ton Seigneur s’est accomplie en vérité et en justice nul ne peut changer Ses paroles et le reste du tiers s’éclata et le messager d’Allah sortit et prit son manteau et s’assit et Salman dit ô messager d’Allah je t’ai vu quand tu frappais ne frapper sans qu’avec le coup brillât un éclair. Le messager d’Allah dit ô Salman as-tu vu cela. Il dit oui par Celui qui t’a envoyé avec la vérité ô messager d’Allah. Il dit alors quand j’eus frappé le :

premier coup furent levés pour moi les villes de Kousraou et ses alentours et de nombreuses villes jusqu’à ce que je les visse de mes yeux et ceux de ses compagnons qui étaient présents dirent ô messager d’Allah invoque Allah qu’Il nous l’ouvre et qu’on prenne leurs enfants en butin et que nous démolissions de nos mains leur pays et il invoqua cela et dit puis j’ai frappé le deuxième coup et furent levées pour moi les villes de César et ses alentours jusqu’à ce que je les visse de mes yeux. Ils dirent ô messager d’Allah invoque Allah qu’Il nous l’ouvre et qu’on prenne leurs enfants en butin et que nous démolissions de nos mains leur pays et il invoqua puis dit puis j’ai frappé le troisième coup et furent levées pour moi les villes d’Abyssinie et ses villages alentour jusqu’à ce :

que je les visse de mes yeux puis le messager d’Allah dit laissez l’Abyssinie tant qu’elle vous laisse et laissez les Turcs tant qu’ils vous laissent ainsi an-Nasa’i le rapporte en long et Abou Dawoud n’en rapporta que laissez l’Abyssinie tant qu’elle vous laisse et laissez les Turcs tant qu’ils vous laissent par la voie de ’Issa ibn Mohamed ar-Ramli d’après Damra ibn Rabi’a d’après Abou Zur’a Yahya ibn Abi Amr as-Saybani pareillement puis Ibn Ishaq a dit celui que je ne soupçonne pas m’a raconté d’après Abou Hourayra qu’il disait quand furent ouvertes ces contrées au temps d’Omar et au temps d’Outhman et après lui fouillez ce qui vous semblera bon et par Celui qui tient l’âme d’Abou Hourayra en Sa main jamais vous n’ouvrirez une ville jusqu’au jour de la Résurrection sans qu’Allah n’eût :

donné à Mohamed ses clés avant cela et cela est en cette voie discontinue aussi et a été connecté par une autre voie et à Allah la louange. L’imam Ahmad a dit Hajjaj nous a rapportés Layth nous a rapportés Uqayl ibn Khalid m’a raconté d’après Ibn Chihab d’après Sa’id ibn al-Moussayyab qu’Abou Hourayra a dit j’ai entendu le messager d’Allah dire j’ai été envoyé avec les paroles englobantes et secouru par la frayeur et tandis que je dormais on m’apporta les clés des trésors de la terre qui furent posées dans ma main. le Boukhari l’a rapporté seul d’après Yahya ibn Boukayr et Sa’d ibn Ufayr tous les deux de Layth pareillement et il a chez lui Abou Hourayra a dit le messager d’Allah est parti et vous vous les arrachez. L’imam Ahmad a dit Yazid nous a rapportés Mohamed ibn :

Amr nous a rapportés d’après Abou Salama d’après Abou Hourayra le messager d’Allah a dit j’ai été secouru par la frayeur et donné les paroles englobantes et la terre m’a été faite mosquée et purification et tandis que je dormais on m’apporta les clés des trésors de la terre qui furent déroulées dans ma main et cette chaîne est bonne forte selon la condition de Mouslim et ils ne l’ont pas rapporté et dans les deux Sahihs quand César périra il n’y aura plus de César après lui et quand Kousraou périra il n’y aura plus de Kousraou après lui et par Celui qui tient mon âme vous dépenserez certes leurs trésors dans le chemin d’Allah et dans le hadith authentique Allah m’a incliné la terre ses levants et ses couchants et le royaume de ma communauté atteindra ce qui m’a été incliné d’elle.

Le mariage avec Oumm Habiba et Zaynab bint Jahch

Voici le chapitre du mariage du Prophète avec Oumm Habiba. le Bayhaqi mentionne après l’affrontement du fossé par la voie de al-Kalbi d’après Abou Salih d’après Ibn Abbas à la parole du Très-Haut peut-être qu’Allah établira de l’amour entre vous et ceux d’entre eux qui vous ont été hostiles [al-Moumtahina 7] il a dit c’est le mariage du Prophète avec Oumm Habiba bint Abi Soufyan qui devint mère des croyants et Mou’awiya devint oncle maternel des croyants puis le Bayhaqi a dit Abou Abdallah le hafiz nous a informés Ali ibn ’Issa nous a rapportés Ahmad ibn Najda nous a rapportés Yahya ibn Abd al-Hamid nous a informés Ibn al-Moubarak nous a informés de Ma’mar d’après az-Zouhri d’après Urwa d’après Oumm Habiba qu’elle était chez Ubaydallah ibn Jahch qui avait émigré vers le Négus et était mort et que le messager d’Allah l’épousa tandis qu’elle était au pays d’Abyssinie et le Négus la maria à lui et sa dot fut de quatre mille dirhams et il l’envoya avec Chourahbil ibn Hassana et l’équipa de chez lui et le messager :

d’Allah ne lui envoya rien. Il dit et les dots des épouses du Prophète étaient de quatre cents. Je dis le correct est que les dots des épouses du Prophète étaient de douze ouqiyya et un nash et l’ouqiyya est de quarante dirhams et le nash est la moitié et cela équivaut à cinq cents dirhams puis le Bayhaqi rapporta par la voie de Ibn Lahi’a d’après Abou l-Aswad d’après Urwa qu’Ubaydallah ibn Jahch mourut en Abyssinie chrétien et le messager d’Allah lui succéda sur son épouse Oumm Habiba et Outhman ibn Affan la maria à lui. Je dis quant au passage d’Ubaydallah ibn Jahch au christianisme son exposé est déjà passé et cela selon ce qu’il avait émigré avec les musulmans vers le pays d’Abyssinie le diable l’a égaré et a embelli pour lui la religion des chrétiens et il y alla jusqu’à mourir dessus qu’Allah le maudisse et il rencontrait les musulmans et leur disait nous avons vu clair et vous avez vu trouble et son exposé est déjà passé dans l’émigration vers l’Abyssinie et quant à la parole d’Urwa :

qu’Outhman la maria à lui elle est étrange car Outhman était déjà retourné à La Mecque avant cela puis avait émigré à Médine avec sa femme Rouqayya comme dit et Allah est le plus savant et le correct est ce qu’a mentionné Younous d’après Mohamed ibn Ishaq il m’est parvenu que celui qui eut la charge de son mariage fut son cousin Khalid ibn Sa’id ibn al-As. Je dis et le mandataire du messager d’Allah pour accepter le contrat fut Ashama le Négus roi d’Abyssinie comme dit Younous d’après Mohamed ibn Ishaq Abou Ja’far Mohamed ibn Ali ibn al-Houssayn m’a raconté le messager d’Allah envoya Amr ibn Oumayya ad-Damri vers le Négus qui maria Oumm Habiba bint Abi Soufyan à lui et il cite de lui quatre cents dinars et az-Zoubayr ibn Bakkar a dit Mohamed ibn Hassan m’a raconté d’après son père d’après Abdallah ibn Amr ibn Zouhayr d’après Isma’il ibn Amr qu’Oumm Habiba bint Abi Soufyan a dit je ne sentis pas tandis que j’étais au pays d’Abyssinie si ce n’est que la servante du Négus appelée Abraha vint qui s’occupait :

de ses habits et de son huile. Elle demanda à me voir et je l’autorisai. Elle dit le roi te dit le messager d’Allah m’a écrit que je te marie à lui. Je dis qu’Allah t’annonce la bonne nouvelle. Elle dit le roi te dit choisis qui te mariera. Elle dit j’envoyai chercher Khalid ibn Sa’id ibn al-As et le chargeai et donnai à Abraha deux bracelets d’argent et deux chevillères d’argent qui étaient sur moi et des bagues d’argent qui étaient sur chaque doigt de mes deux pieds en joie de ce dont elle m’avait annoncé la bonne nouvelle et quand ce fut au soir le Négus ordonna à Ja’far ibn Abi Talib et à ceux qui étaient là des musulmans de venir et le Négus prononça un discours et dit louange à Allah le Roi le Saint la Paix le Fidèle le Dominant le Puissant le Redoutable et j’atteste qu’il n’y a pas de divinité qu’Allah et que Mohamed est Son serviteur et Son messager et qu’il est celui que ’Issa fils de Marie a annoncé quant à ce qui suit le messager d’Allah m’a écrit que je :

marie Oumm Habiba bint Abi Soufyan à lui et j’ai répondu à ce vers quoi le messager d’Allah m’a invité et je l’ai dotée de quatre cents dinars puis il versa les dinars devant le peuple et Khalid ibn Sa’id parla et dit louange à Allah je Le loue et implore Son pardon et j’atteste qu’il n’y a pas de divinité qu’Allah et j’atteste que Mohamed est Son serviteur et Son messager Il l’a envoyé avec la guidance et la religion de la vérité pour la faire triompher de toute religion quand même les polythéistes en auraient du dégoût quant à ce qui suit j’ai répondu à ce vers quoi le messager d’Allah m’a invité et l’ai marié à Oumm Habiba bint Abi Soufyan qu’Allah bénisse pour le messager d’Allah et le Négus donna les dinars à Khalid ibn Sa’id qui les prit puis ils voulurent se lever. Il dit asseyez-vous car il est de la sounna des prophètes quand ils épousent que soit mangée de la nourriture lors du mariage et il fit apporter de la nourriture et ils mangèrent puis se dispersèrent. Je dis peut-être que :

Amr ibn al-As quand il vit Amr ibn Oumayya sortant de chez le Négus après le fossé était dans l’affaire d’Oumm Habiba et Allah est le plus savant mais le hafiz le Bayhaqi a dit Abou Abdallah Ibn Mandah a mentionné que son mariage avec Oumm Habiba fut en l’année six et que son mariage avec Oumm Salama fut en l’année quatre. Je dis ainsi dit Khalifa et Abou Ubayda Ma’mar ibn al-Mouthanna et Ibn al-Barqi le mariage d’Oumm Habiba fut en l’année six et des gens ont dit en l’année sept. Le Bayhaqi a dit et Ibn Ishaq a pensé qu’il l’épousa avant Oumm Salama. Le Bayhaqi a dit c’est plus apparent. Je dis son mariage avec Oumm Salama est déjà passé à la fin de l’année quatre et quant à Oumm Habiba il est possible que ce fût avant cela et possible que ce fût après et que ce soit après le fossé plus apparent pour ce qui est passé de la mention d’Amr ibn al-As qu’il vit Amr ibn Oumayya chez le Négus et il est dans son affaire et Allah est le plus savant et le hafiz Ibn al-Athir :

a rapporté dans la Généalogie d’après Qatada qu’Oumm Habiba quand elle émigra d’Abyssinie vers Médine le messager d’Allah la demanda et l’épousa et il rapporte de certains qu’il l’épousa après l’islam de son père après la conquête et ce dernier argumenta par ce qu’a rapporté Mouslim par la voie de Ikrima ibn Ammar al-Yamami d’après Abou Zoumayl Simak ibn al-Walid d’après Ibn Abbas qu’Abou Soufyan a dit ô messager d’Allah trois choses donne-les-moi. Il dit oui. Il dit commets-moi pour combattre les mécréants comme je combattais les musulmans. Il dit oui. Il dit et Mou’awiya fais-le scribe devant toi. Il dit oui. Il dit et j’ai la plus belle des Arabes et la plus jolie Oumm Habiba bint Abi Soufyan marie-la-moi le hadith en entier. Ibn al-Athir a dit ce hadith est de ce qu’on a reproché à Mouslim car Abou Soufyan quand il vint renouveler le contrat avant la conquête entra chez sa fille Oumm Habiba qui replia de lui le lit du Prophète. Il dit par Allah je ne sais si tu m’as écarté de lui :

ou lui de moi. Elle dit plutôt ceci est le lit du messager d’Allah et tu es un homme polythéiste. Il dit par Allah un mal t’a atteint après moi ô ma fille et Ibn Hazm a dit ce hadith Ikrima ibn Ammar l’a forgé et cette parole de lui ne peut être suivi et d’autres ont dit il voulut renouveler le contrat pour ce qu’il y avait en cela de reproche contre lui sans sa permission et certains ont dit parce qu’il croyait la dissolution du mariage de sa fille par son islam et tout cela est faible et le plus beau en cela est qu’il voulut marier au Prophète sa fille l’autre Azza pour ce qu’il y vit en cela de noblesse et s’aida de sa sœur Oumm Habiba comme dans les deux Sahihs et le rapporteur s’est trompé en nommant Oumm Habiba et nous avons consacré à cela un chapitre séparé et Abou Ubayd al-Qasim ibn Sallam a dit Oumm Habiba mourut en l’année quarante-quatre et Abou Bakr ibn Abi Khaythama a dit elle mourut un an avant Mou’awiya et la mort de Mou’awiya fut en Rajab de l’année soixante.

Son mariage avec Zaynab bint Jahch ibn Ri’ab ibn Ya’mar ibn Sabira ibn Murra ibn Kabir ibn Ghanm ibn Doudan ibn Asad ibn Khuzayma al-Asadiya mère des croyants et elle est la fille d’Oumayma bint Abd al-Muttalib la tante du messager d’Allah et elle était avant lui chez son affranchi Zayd ibn Haritha et Qatada et le Waqidi et certains des gens de Médine ont dit il l’épousa en l’année cinq et certains ont ajouté en Dhou l-Qi’da et le hafiz le Bayhaqi a dit il l’épousa après les Banu Qurayza et Khalifa ibn Khayyat et Abou Ubayda Ma’mar ibn al-Mouthanna et Ibn Mandah ont dit il l’épousa en l’année trois et le premier est plus célèbre et c’est celui qu’a suivi Ibn Jarir et plus d’un des gens de l’Histoire et plus d’un des exégètes et des jurisconsultes et des gens de l’Histoire ont mentionné dans la cause :

de son mariage avec elle un hadith qu’a mentionné Ahmad ibn Hanbal dans son Mousnad et nous avons laissé de le citer volontairement de peur que quelqu’un de ceux qui ne comprennent pas ne le place hors de sa place et Allah le Très-Haut a dit dans Son Livre noble et quand tu disais à celui qu’Allah a comblé et que tu as comblé retiens ton épouse et crains Allah et tu cachais en toi ce qu’Allah allait montrer et tu craignais les gens et Allah est plus digne que tu Le craignes puis quand Zayd eut achevé d’elle Nous te l’avons mariée afin que il n’y ait pas pour les croyants de reproche au sujet des épouses de leurs fils adoptifs quand ils auront achevé d’elles et l’ordre d’Allah doit être accompli il n’y a pas de reproche au Prophète en ce qu’Allah lui a prescrit selon la règle d’Allah envers ceux :

qui ont vécu avant et l’ordre d’Allah est un décret irrévocable [al-Ahzab 37-38] et nous en avons parlé dans le tafsir avec ce qui y suffit et le visé par celui qu’Allah a comblé ici est Zayd ibn Haritha affranchi du messager d’Allah Allah l’a comblé de l’islam et le messager d’Allah l’a comblé de l’affranchissement et l’a marié à la fille de sa tante Zaynab bint Jahch et Mouqatil ibn Hayyan a dit sa dot pour elle fut de soixante dinars et soixante dirhams et d’un voile et d’un habit et d’une cuirasse et de cinquante muds de nourriture et de dix ammads de dattes et elle demeura auprès de lui environ un an ou plus puis survint entre eux deux une divergence et vint son mari se plaindre d’elle au messager d’Allah qui se mit à lui dire crains Allah et retiens ton épouse et Allah a dit et tu cachais :

en toi ce qu’Allah allait montrer et Ali ibn al-Houssayn Zayn al-Abidin et as-Souddi ont dit Allah lui avait fait savoir qu’elle serait de ses épouses et c’est ce qu’il avait en lui que la paix soit sur lui et beaucoup des anciens ont parlé ici d’athars étranges et certains y ont un examen nous les avons laissés volontairement et Allah le Très-Haut a dit puis quand Zayd eut achevé d’elle Nous te l’avons mariée et cela parce que Zayd la répudia et quand sa priode eut fini le messager d’Allah envoya vers elle la demandant pour lui-même puis l’épousa et celui qui la maria de lui fut le Seigneur des mondes comme s’est établi dans le Sahih de al-Boukhari d’après Anas ibn Malik que Zaynab bint Jahch se vantait sur les épouses du Prophète en disant vos familles vous ont mariées et Allah m’a mariée de au-dessus de :

sept cieux et dans une version par la voie de ’Issa ibn Tahman d’après Anas Zaynab se vantait sur les femmes du Prophète et disait Allah m’a mariée du ciel et en elle descendit le verset du voile ô vous qui croyez n’entrez pas dans les maisons du Prophète sans qu’on vous y autorise pour un repas [al-Ahzab 53]. le Bayhaqi a rapporté du hadith d’Hammad ibn Zayd d’après Thabit d’après Anas Zayd vint se plaindre de Zaynab et le messager d’Allah se mit à dire crains Allah et retiens ton épouse. Anas a dit si le messager d’Allah avait caché quelque chose il aurait caché cela et elle se vantait sur les épouses du Prophète en disant vos familles vous ont mariées et Allah m’a mariée de au-dessus de sept cieux puis il dit le Boukhari l’a rapporté d’après Ahmad de Mohamed ibn Abi Bakr al-Mouqaddami d’après :

Hammad ibn Zayd en abrégé puis le Bayhaqi rapporta par la voie d’Affan d’après Hammad ibn Zayd de Thabit d’après Anas Zayd vint se plaindre au messager d’Allah de Zaynab bint Jahch. Le Prophète dit retiens ta famille et descendit et tu cachais en toi ce qu’Allah allait montrer puis il dit le Boukhari l’a rapporté d’après Mohamed ibn Abd ar-Rahim de Mou’alla ibn Mansour d’après Hammad en abrégé. Ibn Jarir a dit Ibn Houmayd nous a rapportés Jarir nous a rapportés de Moughira d’après ach-Cha’bi Zaynab disait au Prophète je t’indique trois choses dont aucune de tes femmes ne t’indique que mon grand-père et ton grand-père sont un c’est-à-dire Abd al-Muttalib car il est le père du père du Prophète et le père de sa mère Oumayma bint Abd al-Muttalib et que Allah m’a mariée à toi du ciel et que l’émissaire est :

Jibril que la paix soit sur lui. L’imam Ahmad a dit Hashim c’est-à-dire ibn al-Qasim Aba an-Nadr nous a rapportés Soulayman ibn al-Moughira nous a rapportés d’après Thabit d’après Anas qui a dit quand la priode de Zaynab eut fini le Prophète dit à Zayd va et mentionne-la sur moi et il partit jusqu’à arriver à elle tandis qu’elle pétrissait sa pâte. Il dit quand je la vis elle grandit dans ma poitrine jusqu’à ne pouvoir la regarder que le messager d’Allah la mentionne et je lui tournai le dos me retournant sur mes talons et dis ô Zaynab réjouis-toi le messager d’Allah m’a envoyé te mentionner. Elle dit je ne ferai rien avant d’être ordonnée par mon Seigneur puis elle alla à sa mosquée et le Coran descendit et le messager d’Allah vint et entra chez elle sans permission. Anas a dit et certes nous :

avons vu quand le messager d’Allah entra chez elle il nous nourrit d’elle du pain et de la viande et les gens sortirent et restèrent des hommes devisant dans la maison après le repas et le messager d’Allah sortit et je le suivis et il se mit à faire le tour des cellules de ses femmes les saluant et elles disaient ô messager d’Allah comment as-tu trouvé ta famille et je ne sais si je l’informai que les gens étaient sortis ou si j’en fus informé. Il dit alors il partit jusqu’à entrer dans la maison et je voulus entrer avec lui et il jeta le rideau entre moi et lui et le hijab descendit et le peuple fut exhorté de ce dont il fut exhorté n’entrez pas dans les maisons du Prophète sans qu’on vous y autorise le verset et ainsi le rapporta Mouslim et an-Nasa’i par des voies d’après Soulayman ibn al-Moughira.

بسم الله الرحمن الرحيم mer. 26 Rabi' 1
الأربعاء 26 ربيع الأول
هلال متناقص Dernier Croissant Jour 27.6 / 29.5
Illumination 4%
Nouvelle lune dans 2 jours
اللهم صل على محمد Ô Allah prie sur Muhammad