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L’année 6 de l’Hégire : la poursuite de Salama ibn al-Akwa’, la Ghazwa des Banu al-Moustaliq, l’affaire d’Ibn Obayy, Jouwayriya, l’ifk et l’affaire d’Okl et Ourayna.
Mis à jour le 07 septembre 2026 à 23h07
Voici la sixième année de l’Hégire prophétique. Le Bayhaqi a dit on dit en Mouharram de cette année eut lieu la saraya de Mohamed ibn Maslama vers le Najd et ils firent prisonnier là-dedans Thumama ibn Uthal al-Yamami je dis mais dans le récit d’Ibn Ishaq de Sa’id al-Maqburi d’après Abou Hourayra qu’il avait assisté à cela et celui-ci n’a émigré qu’après Khaybar et il faut donc la reporter à ce qui suit et Allah est le plus savant et c’est l’année dans laquelle eut lieu au début la Ghazwa des Banu Lihyan selon l’authentique.
Ibn Ishaq a dit la conquête des Banu Qurayza fut en Dhou l-Qi’da et le début de Dhou l-Hijja et le pèlerinage de cette année fut gardé par les polythéistes c’est-à-dire en l’année cinq comme dit précédemment puis le messager d’Allah demeura à Médine en Dhou l-Hijja et Mouharram et Safar et les deux Rabi’ et sortit en Joumada al-Oula à la tête de six mois de la conquête de Qurayza vers les Banu Lihyan cherchant les auteurs de ar-Raji’ Khoubayb et ses compagnons et il montra qu’il visait la Syrie pour saisir le peuple dans l’insouciance. Ibn Hicham a dit il nomma à Médine Ibn Oumm Maktoum et quand il parvint à leurs demeures ils s’enfuirent devant lui et se réfugièrent au sommet des montagnes et il se dirigea vers Usfan et y rencontra un rassemblement des polythéistes et y pria la prière de la peur :
et la mention de cette Ghazwa est déjà passée en l’année quatre où le Bayhaqi la mentionne et le plus apparent est ce qu’a mentionné Ibn Ishaq qu’elle fut après le Fossé et il s’est établi qu’il pria à Usfan le jour des Banu Lihyan qu’elle soit donc inscrite ici et transférée de là-bas en suivant l’imam des gens des expéditions de son temps et après lui comme dit ach-Chafi’i celui qui veut les expéditions dépend de Mohamed ibn Ishaq et Ka’b ibn Malik a dit dans la Ghazwa des Banu Lihyan « si les Banu Lihyan s’étaient affrontés ils auraient rencontré une troupe dans leur demeure aux puits ils auraient rencontré des rapides dont la peur remplit la meute devant une plaine comme la faille de Felq mais ils étaient un troupeau errant dans les vallées des montagnes sans épaule pour la charge ».
Ibn Ishaq a dit puis le messager d’Allah revint à Médine et n’y demeura que quelques nuits jusqu’à ce qu’Ou’yané ibn Hisn ibn Houdayfa ibn Badr al-Fazari fit un raid avec des cavaliers de Ghatafan sur les pâturages de l’ânesse du Prophète à al-Ghaba où il y avait un homme des Banu Ghifar avec sa femme et ils tuèrent l’homme et emportèrent la femme sur l’ânesse et Asim ibn Omar ibn Qatada et Abdallah ibn Abi Bakr et celui que je ne soupçonne pas m’ont raconté d’après Abdallah ibn Ka’b ibn Malik le premier qui les dénonça fut Salama ibn Amr ibn al-Akwa’ al-Aslami qui partit au matin visant al-Ghaba enroulant son arc et ses flèches et avec lui un jeune de Talha ibn Ubaydallah avec un cheval qu’il menait et quand il gravit la passe de al-Wada’ il regarda quelques-uns de leurs chevaux au loin dans la direction :
de Sal’ puis il cria ô compagnons du matin puis il partit à toutes jambes sur leurs traces et il était comme une panthère jusqu’à ce qu’il les eût rattrapés et se mit à les repousser avec les flèches et disait quand il tirait « prends et moi fils d’al-Akwa’ aujourd’hui est le jour de la mamelle » et quand les chevaux se tournaient vers lui il partait fuyant puis leur faisant face et quand le tir était à sa portée il tirait puis disait « prends et moi fils d’al-Akwa’ aujourd’hui est le jour de la mamelle » et l’un d’eux disait voici ce que vous devez prendre il est au début du jour et le cri du fils d’al-Akwa’ parvint au messager d’Allah qui cria dans Médine à l’alerte à l’alerte et les chevaux se précipitèrent vers le messager d’Allah et le premier des cavaliers qui :
y parvint fut al-Miqdad ibn al-Aswad puis Abbad ibn Bichr et Sa’d ibn Zayd et Usayd ibn Dhouhayr auquel on doute et Ouqqacha ibn Mihsan et Mouhriz ibn Nadla frère des Banu Asad ibn Khuzayma et Abou Qatada al-Harith ibn Ribi’ frère des Banu Salama et Abou Ayyach Obayd ibn Zayd ibn Samit frère des Banu Zurayq et quand ils furent réunis au messager d’Allah il mit à leur tête Sa’d ibn Zayd puis dit sortez à la poursuite du peuple jusqu’à ce que je vous rattrape parmi les gens et le Prophète avait dit à Abou Ayyach selon ce qui m’est parvenu de des hommes des Banu Zurayq ô Abou Ayyach si tu donnes ce cheval à un homme plus adroit que toi il rattraperait le peuple et Abou Ayyach dit ô messager d’Allah je suis le plus adroit des gens puis il frappa :
le cheval qui ne courut pas avec lui cinquante coudées sans le jeter et il s’étonna de cela et des hommes des Banu Zurayq ont prétendu que le messager d’Allah donna le cheval d’Abou Ayyach à Mou’adh ibn Ma’is ou A’idh ibn Ma’is ibn Qays ibn Khalda qui était le huitième et une partie des gens compte Salama ibn al-Akwa’ le huitième et écarte Usayd ibn Dhouhayr et Allah est le plus savant de quel cela fut et Salama ibn al-Akwa’ ce jour-là n’était pas cavalier et il fut le premier à rattraper le peuple à pied et les cavaliers sortirent se rattrapant les uns les autres et Asim ibn Omar ibn Qatada m’a raconté que le premier cavalier à rattraper le peuple fut Mouhriz ibn Nadla appelé al-Akhram ou Qoumayr et le cheval :
sous lui était à Mahmoud ibn Maslama et le cheval était appelé Dhou l-Limma et quand il parvint à l’ennemi il leur dit arrêtez-vous ô gens des Banu Laki’a jusqu’à ce que vous rejoignent ceux qui sont derrière vous des Muhajirin et des Ansar et un homme d’eux le chargea et le tua et le cheval tournoya et nul ne put s’en emparer jusqu’à ce qu’il revînt à ses liens c’est-à-dire retourna à son écurie qui était à Médine et ne fut tué ce jour des musulmans que lui. Ibn Hicham a dit plus d’un des gens de la science a mentionné qu’il fut tué avec lui aussi Waqqas ibn Moujazziz al-Moudliji. Ibn Ishaq a dit un de ceux que je ne soupçonne pas m’a raconté d’après Abdallah ibn Ka’b ibn Malik que Mouhriz :
était sur un cheval à Ouqqacha ibn Mihsan appelé al-Janah et Mouhriz fut tué et al-Janah pris et Allah est le plus savant et quand les chevaux se furent rattrapés Abou Qatada tua Habib ibn Ou’yané et le couvrit de son manteau puis rejoignit les gens et le messager d’Allah avança avec les musulmans. Ibn Hicham a dit il nomma à Médine Ibn Oumm Maktoum et voici Habib enroulé dans le manteau d’Abou Qatada et les gens firent l’appel au retour et dirent Abou Qatada est tué. Le messager d’Allah dit ce n’est pas Abou Qatada mais la victime d’Abou Qatada et il a posé sur lui son manteau pour que vous sachiez que c’est son compagnon et Ouqqacha ibn Mihsan rattrapa Awbar et son fils Amr ibn Awbar sur un :
seul chameau et les embrocha avec la lance et les tua tous deux et ils récupérèrent une partie de l’ânesse et le messager d’Allah marcha jusqu’à camper au mont de Dhi Qarad où les gens le rattrapèrent et il y demeura un jour et une nuit et Salama ibn al-Akwa’ lui dit ô messager d’Allah si tu me mettais à la tête de cent hommes je récupérerais le reste du troupeau et prendrais les cous du peuple. Le messager d’Allah dit selon ce qui m’est parvenu ils sont en ce moment enfoncés dans Ghatafan et le messager d’Allah partagea entre ses compagnons à chaque cent hommes une bête à abattre et ils y demeurèrent puis revint en caravane jusqu’à arriver à Médine et la femme du Ghifari arriva sur une chamelle du :
Prophète jusqu’à arriver à Médine et lui informa la nouvelle et quand elle eut achevé elle dit ô messager d’Allah j’ai fait le vœu à Allah de l’immoler si Allah m’avait accordée la victoire sur elle et le messager d’Allah sourit puis dit quel mauvais paiement tu lui fais que Allah t’ait mise sur elle et t’ait sauvée par elle et que tu l’immoles il n’y a pas de vœu dans la désobéissance d’Allah ni dans ce que tu ne possèdes pas ce n’est qu’une chamelle de mes chameaux retourne donc vers ta famille avec la bénédiction d’Allah. Ibn Ishaq a dit et le hadith là-dessus est d’Abou az-Zoubayr al-Makki d’après al-Hasan al-Basri ainsi Ibn Ishaq rapporte cette histoire avec ce qu’il a mentionné de chaîne et de récit.
Le Boukhari a dit après le récit de Houdaybiya et avant Khaybar la Ghazwa de Dhi Qarad qui est la Ghazwa où ils firent un raid sur les pâturages du Prophète trois avant Khaybar Qoutayba ibn Said nous a rapportés Hatim nous a rapportés d’après Yazid ibn Abi Ubayd j’ai entendu Salama ibn al-Akwa’ dire je sortis avant que l’on eût appelé à la première et les pâturages du Prophète paissaient à Dhi Qarad et me rencontra un jeune d’Abd ar-Rahman ibn Awf et dit les pâturages du Prophète ont été pris. Je dis qui les a pris. Il dit Ghatafan et je criai trois cris ô compagnons du matin et j’entendis jusqu’à entre les deux Harra de Médine puis je partis à toutes jambes jusqu’à les rattraper déjà occupés à :
boire de l’eau et je me mis à les tirer avec mes flèches et j’étais tireur et disais moi fils d’al-Akwa’ aujourd’hui est le jour de la mamelle et déclamais jusqu’à récupérer les pâturages d’eux et prendre d’eux trente manteaux puis vint le Prophète et les gens. Je dis ô messager d’Allah j’ai gardé à eux l’eau et ils ont soif envoie donc vers eux sur l’heure. Il dit ô fils d’al-Akwa’ tu as maîtrisé laisse donc puis nous revînmes et le messager d’Allah me fit suivre derrière lui sur sa chamelle jusqu’à ce que nous arrivassions à Médine et ainsi le rapporta Mouslim de Qoutayba pareillement et le Boukhari le rapporta d’après Abou Asim an-Nabil d’après Yazid ibn Abi Ubayd de son affranchi Salama pareillement.
L’imam Ahmad a dit Hashim ibn al-Qasim nous a rapportés Ikrima ibn Ammar nous a rapportés Iyas ibn Salama ibn al-Akwa’ m’a raconté d’après son père nous arrivâmes à Médine au temps de Houdaybiya avec le messager d’Allah et je sortis et Rabah le jeune du Prophète derrière le messager d’Allah et je sortis avec un cheval de Talha ibn Ubaydallah que je voulais mener avec les chameaux et quand ce fut au soir Abd ar-Rahman ibn Ou’yané fit un raid sur les chameaux du messager d’Allah et tua leur berger et sortit les poussant lui et des hommes avec lui à cheval. Je dis ô Rabah monte sur ce cheval et rejoins Talha et informe le messager d’Allah qu’il a été fait un raid sur son troupeau et je me tins sur une colline et tournai mon visage vers Médine puis criai trois fois ô compagnons du matin puis suivis le peuple avec mon sabre et mes flèches et me mis à les tirer et à les percer et cela quand les arbres se :
multipliaient et si un cavalier revenait vers moi je m’asseyais pour lui au pied d’un arbre puis tirais et aucun cavalier ne s’avançait vers moi sans que je le perce et me mis à les tirer en disant moi fils d’al-Akwa’ et aujourd’hui est le jour de la mamelle puis je rattrapai un homme d’eux et le tirai sur sa monture et ma flèche tomba sur l’homme jusqu’à embrocher son épaule. Je dis prends et moi fils d’al-Akwa’ et aujourd’hui est le jour de la mamelle et quand j’étais dans l’arbre je les brûlais avec les flèches et quand les passes se resserraient je gravissais la montagne et les repoussais avec les pierres et cela demeura mon affaire et la leur de les suivre et déclamer jusqu’à ne rien laisser de ce qui était derrière le messager d’Allah sans le mettre derrière mon dos et le récupérer de leurs mains puis ne cessai de les tirer jusqu’à ce qu’ils jetassent plus de trente lances et :
plus de trente manteaux dont ils se délestaient et ne jetaient rien de cela sans que je n’y misse une pierre et j’empilai sur le chemin du messager d’Allah et quand le matin s’étendit leur vint en renfort Ou’yané ibn Badr al-Fazari tandis qu’ils étaient dans une passe étroite et je gravissai la montagne et j’étais au-dessus d’eux et Ou’yané dit qu’est ceci que je vois. Ils dirent nous avons rencontré de ce lanceur ce qui ne nous a pas quittés depuis l’aube jusqu’à maintenant et il a pris tout ce qui est dans nos mains et l’a mis derrière son dos et Ou’yané dit si celui-ci ne voyait pas qu’il y a derrière lui une troupe il vous aurait laissés que se lève vers lui un groupe d’entre vous et se leva vers lui d’entre eux quatre qui gravirent la montagne et quand je leur eus fait entendre la voix je dis me reconnaissez-vous. Ils dirent et qui es-tu. Je dis je suis fils d’al-Akwa’ :
et par Celui qui a honoré le visage de Mohamed nul homme d’entre vous ne me cherchera sans me rattraper ni ne le chercherai sans lui échapper et un homme d’eux dit il me semble bien et je demeurai assis là jusqu’à voir les cavaliers du messager d’Allah se frayant chemin entre les arbres et voici leur premier al-Akhram al-Asadi et derrière lui Abou Qatada cavalier du messager d’Allah et derrière Abou Qatada al-Miqdad ibn al-Aswad al-Kindi et les polythéistes tournèrent le dos et je descendis de la montagne et pris la bride du cheval et dis ô Akhram avertis le peuple c’est-à-dire prends-en garde car je ne garantis pas qu’ils ne te coupent le chemin attend donc jusqu’à ce que rejoigne le messager d’Allah et ses compagnons. Il dit ô Salama si tu crois en Allah et au Jour dernier et sais que le Paradis est vrai et l’Enfer vrai alors ne te place pas entre moi et le martyre et je :
laissai la bride du cheval et il rejoignit Abd ar-Rahman ibn Ou’yané et Abd ar-Rahman se replia sur lui et ils échangèrent deux coups de lance et al-Akhram perça Abd ar-Rahman et Abd ar-Rahman le frappa et le tua et Abd ar-Rahman se porta sur le cheval d’al-Akhram et Abou Qatada rejoignit Abd ar-Rahman et ils échangèrent deux coups de lance et il perça Abou Qatada et Abou Qatada le tua et Abou Qatada se porta sur le cheval d’al-Akhram puis je sortis à toutes jambes sur leurs traces jusqu’à ne plus rien voir de la poussière des compagnons du Prophète et ils se dirigèrent avant le coucher du soleil vers une vallée contenant de l’eau appelée Dhi Qarad et voulurent boire d’elle et ils m’aperçurent à leur poursuite et s’en détournèrent et s’acharnèrent dans la passe de Dhi Bi’r et le soleil se coucha et je rattrapai un homme et le tirai et dis prends et moi fils d’al-Akwa’ et aujourd’hui :
est le jour de la mamelle. Il dit hélas pour la mère d’Akwa’ c’est le matin. Je dis oui ô ennemi de soi-même et celui que j’avais tiré était Bukra et je le suivis d’une flèche de plus et deux flèches s’y pendirent et ils laissèrent deux chevaux et je vins avec eux les menant vers le messager d’Allah qui était à l’eau que je leur avais refusée Dhi Qarad et voici le Prophète d’Allah avec cinq cents et voici Bilal qui venait d’abattre une bête de celles que j’avais laissées et rôtissait pour le messager d’Allah de son foie et de sa bosse et je vins au messager d’Allah et dis ô messager d’Allah laisse-moi choisir cent de tes compagnons et je fondrai sur les mécréants à la nuit tombée et il ne restera d’eux aucun informateur sans que je ne le tue. Il dit en vérité tu aurais fait cela ô Salama. Je dis oui par Celui qui t’a honoré et le messager d’Allah rit jusqu’à ce :
que je visse ses crocs à la lumière du feu puis dit ils sont à présent en train de brouter dans la terre de Ghatafan puis vint un homme de Ghatafan qui dit passez chez un tel le Ghatafani qui abattra pour eux une bête et quand ils commencèrent à dépouiller sa peau ils virent une poussière et la quittèrent et sortirent en déroute et au matin le messager d’Allah dit le meilleur de nos cavaliers aujourd’hui est Abou Qatada et le meilleur de nos piétons Salama et le messager d’Allah me donna la part du cavalier et du piéton ensemble puis il me fit monter derrière lui sur l’adba la chamelle de course retournant vers Médine et quand il y eut entre nous et elle une distance de matinée et parmi le peuple un homme des Ansar que nul ne dépassait se mit à crier y a-t-il un rival un homme pour courir vers Médine et il répéta cela plusieurs fois et j’étais derrière le messager :
d’Allah en croupe et je lui dis n’honores-tu pas un noble et ne crains-tu pas un honorable. Il dit non sauf le messager d’Allah. Je dis ô messager d’Allah que mon père et ma mère soient ta rançon laisse-moi rivaliser avec l’homme. Il dit si tu veux. Je dis pars à toi et il sauta de sa monture et je bandai mes deux jambes et sautai de la chamelle puis je m’envolai d’une foulée ou deux c’est-à-dire je gagnai de mon souffle puis je courus jusqu’à le rattraper et le frappai entre ses deux épaules de ma main et dis je t’ai devancé par Allah ou des mots pareils et il rit et dit il me semble bien jusqu’à ce que nous arrivassions à Médine et ainsi le rapporta Mouslim par des voies d’après Ikrima ibn Ammar pareillement et il a chez lui je t’ai devancé vers Médine et nous ne demeurâmes que trois jours jusqu’à ce que nous sortions vers Khaybar et Ahmad a ce récit.
Le Boukhari et le Bayhaqi ont mentionné cette Ghazwa après Houdaybiya et avant Khaybar et cela est plus apparent que ce qu’a mentionné Ibn Ishaq et Allah est le plus savant et il convient donc de la reporter au début de l’année sept de l’Hégire car Khaybar fut en Safar de celle-ci et quant à l’histoire de la femme qui fut sauvée sur la chamelle du Prophète et fit le vœu de l’immoler pour son salut sur elle Ibn Ishaq l’a rapportée par sa version d’après Abou az-Zoubayr d’après al-Hasan al-Basri mursal et elle est venue en chaîne continue par d’autres voies. L’imam Ahmad a dit Affan nous a rapportés Hammad ibn Zayd nous a rapportés Ayyoub nous a rapportés d’après Abou Qilaba :
d’après Abou al-Mouhallab d’après Imran ibn Houssayn l’adba était à un homme des Banu Aqil et elle était des précédentes au pèlerinage et l’homme fut fait prisonnier et l’adba prise avec lui et passa près de lui le messager d’Allah et il était dans les liens et le messager d’Allah était sur un âne couvert d’un velours. Il dit ô Mohamed pourquoi me prenez-vous et prenez-vous la précédente au pèlerinage. Le messager d’Allah dit nous te prenons pour le crime de tes alliés Thaqif et Thaqif avait fait prisonniers deux hommes des compagnons du Prophète. Il dit dans ce qu’il dit et certes je suis musulman. Le messager d’Allah dit si tu l’avais dit en possédant ton affaire :
tu aurais obtenu tout le succès puis le messager d’Allah alla. Il dit ô Mohamed certes j’ai faim nourris-moi et certes j’ai soif abreuve-moi. Le messager d’Allah dit voilà ton besoin puis il fut échangé contre les deux hommes et le messager d’Allah retint l’adba pour sa monture puis les polythéistes firent un raid sur le troupeau de Médine et l’emportèrent et l’adba était dedans et firent prisonnière une femme des musulmans et quand ils campaient ils faisaient boire leurs chameaux à leurs gourdes et la femme se leva une nuit après les avoir endormis et se mit à passer de chameau en chameau en les beuglant jusqu’à passer sur l’adba et elle passa sur une chamelle docile :
à la bosse grossière et la monta puis la tourna vers Médine et elle fit le vœu que si Allah la sauvait sur elle elle l’immolerait certes et quand elle arriva à Médine la chamelle fut reconnue. Il fut dit la chamelle du messager d’Allah et le messager d’Allah fut informé de son vœu ou elle vint à lui et l’informa. Il dit quel mauvais paiement elle lui fait ou quel mauvais paiement elle lui fait que Allah l’ait sauvée sur elle et qu’elle l’immole puis le messager d’Allah dit pas d’accomplissement de vœu dans la désobéissance d’Allah ni dans ce que le fils d’Adam ne possède pas et Mouslim le rapporta d’après Abou ar-Rabi’ az-Zahrani d’après Hammad ibn Zayd pareillement.
Ibn Ishaq a dit parmi ce qui fut dit comme poésie dans la Ghazwa de Dhi Qarad la parole de Hassan ibn Thabit « n’était ce qu’a rencontré et touché son aigle au sud de la nappe hier en guide nous vous aurions rencontrés portant chaque enroulé gardien de la vérité glorieux des ancêtres et bonheur aux fils de Laqita que nous sommes en paix au matin de la guerre d’al-Miqdad nous étions huit et ils étaient en bataillon en pêle-mêle et ils se confuse avec les lances en désordre nous étions du peuple qui les borde et avance la bride de chaque cheval non point par le Seigneur des danseuses jusqu’au Mina elles couperaient en travers les hautes serrures jusqu’à ce que nous abrutions les chevaux dans vos parades et revenions avec les reines et les enfants au pas tranquille à chaque arçon et à chaque capuchon dans chaque champ de bataille tournant et vallée épuisant les jambes derrière :
et hissant les palissades un jour où l’on est conduit et un jour de banissement et ainsi nos coursiers sont ferrés et la guerre allumée par un vent de séduction et nos sabres blancs d’acier dénudant les armures de fer et la crête du renégat l’Ilah a juré sur eux par Son interdit et par la gloire du Miséricordieux de tout secours ils étaient dans une demeure en jouissance et furent changés les jours de Dhi Qarad en visages d’opiniâtreté ». Ibn Ishaq a dit Sa’d ibn Zayd chef de la saraya des cavaliers de l’avant devant le messager d’Allah se fâcha contre Hassan et jura de ne jamais lui parler et dit je pars vers mes chevaux et mes cavaliers et les mets à al-Miqdad et Hassan s’excusa auprès de lui de ce que le transmetteur avait fait coïncider le nom d’al-Miqdad puis déclama des vers le louant Sa’d ibn Zayd « si vous voulez le plus dur au fouet ou celui du :
butin à vous donc Sa’d Sa’d ibn Zayd que ne renverse point un renversement » et cela ne le toucha d’aucune portée et Hassan ibn Thabit a dit dans le jour de Dhi Qarad « pense Ou’yané quand il la visita qu’il allait démolir en elle des palais et tu fus démenti toi qui le confirmais. Ils dirent nous allons piller une grande affaire et tu eus peur pour Médine quand tu la visitas et sentis au lion en elle un rugissement et ils tournèrent rapides comme l’autruche et ne déployèrent pas un tapis tissé est sur nous un prince le messager du Roi aime par cela ce qui nous est plus cher un prince un messager que nous croyons en ce qui lui est parvenu et qui récite un livre lumineux et brillant » et Ka’b ibn Malik a dit dans le jour de Dhi Qarad louant les cavaliers de ce jour des musulmans « les fils de Laqita pensent-ils que nous ne sommes pas comme eux sur :
les chevaux parmi les cavaliers et certes nous sommes des gens qui ne voyons pas le meurtre comme outrage ni ne nous inclinons devant les lances en charge et certes nous hébergeons l’hôte depuis le nid du blé et frappons la tête du bigle cherchant sa proie nous repoussons les compagnies marquées quand elles choisissent par un coup qui apaise la noblesse du tête renversé à chaque jeune gardien de la vérité glorieux généreux comme le troupeau des gazelles en velours ils défendent leurs clans et leurs rejetons avec des blancs qui guident les cimes sous les heaumes alors demande aux fils de Badr quand tu les rencontres ce qu’ont fait les frères le jour de l’embuscade quand vous sortez soyez sincères à qui vous rencontrez et ne cachez pas vos nouvelles dans les assemblées et dites nous avons glissé des serres d’un héron par lui une brûlure à la poitrine qui ne se dispute pas ».
Le Boukhari a dit c’est la Ghazwa de al-Muraysi’ et Mohamed ibn Ishaq a dit cela fut en l’année six. Moussa ibn Oqba a dit en l’année quatre et an-Nou’man ibn Rachid a dit d’après az-Zouhri le récit de l’ifk fut dans la Ghazwa de al-Muraysi’ ainsi le rapporte le Boukhari des expéditions de Moussa ibn Oqba qu’elle fut en l’année quatre et ce qu’a rapporté le Bayhaqi de lui et d’Urwa qu’elle fut en Chaab’an l’année cinq. le Waqidi a dit elle fut deux nuits passées de Chaab’an l’année cinq en sept cents de ses compagnons et Mohamed ibn Ishaq ibn Yasar a dit après avoir rapporté l’histoire de Dhi Qarad le messager d’Allah demeura à Médine une partie de Joumada al-Akhira et Rajab puis fit la guerre aux Banu al-Moustaliq de Khouza’a en Chaab’an l’année six. Ibn Hicham a dit il nomma à Médine Abou Dhar al-Ghifari et on dit Noumayla ibn Abdallah al-Laythi. Ibn Ishaq a dit Asim ibn Omar ibn Qatada et Abdallah ibn Abi Bakr et Mohamed ibn Yahya ibn Hibban m’ont raconté :
chacun une partie du hadith des Banu al-Moustaliq ils dirent parvint au messager d’Allah que les Banu al-Moustaliq se rassemblaient contre lui et leur chef était al-Harith ibn Abi Dirar père de Jouwayriya bint al-Harith que le messager d’Allah épousa après cela et quand il les entendit il sortit vers eux jusqu’à les rencontrer sur une de leurs eaux appelée al-Muraysi’ du côté de Qoudayd vers la côte et les gens s’y bousculèrent et se battirent et Allah mit en déroute les Banu al-Moustaliq et tua ceux qu’il tua d’eux et le messager d’Allah partagea leurs fils et leurs femmes et leurs biens et les fit retomber en butin sur lui. le Waqidi a dit le messager d’Allah sortit deux nuits passées de Chaab’an l’année cinq de l’Hégire en sept cents de ses compagnons vers les Banu al-Moustaliq qui étaient alliés des Banu Mudlij et quand il parvint à eux il remit le drapeau des Muhajirin à Abou Bakr le Véridique et on dit à Ammar ibn Yasir et le drapeau des Ansar à Sa’d ibn Ubada puis :
ordonna à Omar ibn al-Khattab qui proclama parmi les gens dites il n’y a pas de divinité qu’Allah protègez par elle vos personnes et vos biens et ils refusèrent puis se lancèrent des flèches puis le messager d’Allah ordonna aux musulmans qui chargèrent de la charge d’un seul homme et n’échappa d’eux pas un seul homme et dix d’eux furent tués et tout le reste fut fait prisonnier et il ne fut tué des musulmans qu’un seul homme et s’est établi dans les deux Sahihs du hadith d’Abdallah ibn Awn il a dit j’écrivis à Nafi’ pour l’interroger sur l’invocation avant le combat. Il dit le messager d’Allah fit un raid sur les Banu al-Moustaliq alors qu’ils étaient insouciants et leurs troupeaux abreuvés sur l’eau et tua leurs combattants et fit leurs captifs et obtint ce jour-là je pense qu’il a dit Jouwayriya bint al-Harith et Abdallah ibn Omar m’a informé de cela et il était dans cette armée. Ibn Ishaq a dit et fut atteint ce jour-là un homme des musulmans appelé Hicham ibn Soubaba :
qu’atteignit un homme des Ansar qui le croyait de l’ennemi et le tua par erreur. Ibn Ishaq mentionne que son frère Miqyas ibn Soubaba vint de La Mecque montrant l’islam et réclama la diya de son frère Hicham au messager d’Allah car il avait été tué par erreur et il lui donna sa diya puis il demeura peu de temps puis s’attaqua de nuit au tueur de son frère et le tua et revint apostat à La Mecque et déclama là-dessus « guérit l’âme que d’avoir passé la nuit dans la plaine appuyé le tissage de ses deux tuniques aux sangs des crânes et les soucis de l’âme avant son meurtre s’amassaient et m’empêchaient la couche des couches j’ai vengé ma nuit et atteint ma vengeance et j’étais aux idoles le premier à revenir j’ai vengé pour Fihr et chargé l’intelligence des entrailles des Banu an-Najjar les seigneurs de Fari’ ». Je dis et pour cela ce Miqyas fut des quatre dont le messager d’Allah abolit le sang le jour de la conquête s’ils étaient trouvés suspendus aux cordes de la Kaaba.
Ibn Ishaq a dit et tandis que les gens étaient à cette eau arrivait la vague des gens et avec Omar ibn al-Khattab un homme à gages de lui des Banu Ghifar appelé Jahjah ibn Mas’oud qui menait son cheval et se bousculèrent Jahjah et Sinan ibn Wabar al-Jouhani allié des Banu Awf ibn al-Khazraj sur l’eau et se battirent et le Jouhani cria ô assemblée des Ansar et Jahjah cria ô assemblée des Muhajirin et Abdallah ibn Obayy ibn Saloul se fâcha et près de lui un groupe de son peuple dont Zayd ibn Arqam un jeune homme récent. Il dit avez-vous donc fait cela ils nous ont usurpés et multipliés dans notre pays et par Allah je ne compte pas ces manteaux de Quraysh autrement que comme a dit l’ancien engraissés votre chien il vous mangera par Allah si nous revenions à Médine le plus honorable d’elle en expulsera le plus avili puis il s’adressa à ceux :
qui étaient là de son peuple et dit voilà ce que vous avez fait de vous-mêmes vous les avez autorisés dans votre pays et partagé avec eux vos biens par Allah si vous vous étiez retenus d’eux ils ne seraient pas restés dans vos mains et se seraient déplacés vers autre demeure que la vôtre et Zayd ibn Arqam entendit cela et marcha avec lui vers le messager d’Allah et cela alors que le messager d’Allah venait d’en finir avec son ennemi et lui informa la nouvelle et près de lui Omar ibn al-Khattab qui dit ordonne à Abbad ibn Bichr de le tuer. Le messager d’Allah dit et comment cela ô Omar quand les gens diraient que Mohamed tue ses compagnons non mais ordonne le départ et cela à une heure où le messager d’Allah ne partait pas d’habitude et les gens partirent et Abdallah ibn Obayy ibn Saloul marcha vers le messager d’Allah quand lui parvint que Zayd :
ibn Arqam lui avait transmis ce qu’il avait entendu de lui et jura par Allah je n’ai pas dit ce qu’il a dit ni parlé par cela et il était dans son peuple très noble et ceux des Ansar des compagnons du Prophète qui étaient présents au messager d’Allah dirent ô messager d’Allah peut-être que le jeune s’est trompé dans son récit et n’a pas retenu ce que l’homme a dit se penchant vers Ibn Obayy et le protégeant et quand le messager d’Allah s’ébranla et marcha Usayd ibn Houdayr le rencontra et le salua avec le salut de la prophétie et dit ô messager d’Allah par Allah tu es parti à une heure étrange où tu ne revenais pas d’habitude et le messager d’Allah lui dit et ne t’est-il pas parvenu ce que ton compagnon a dit. Il dit quel compagnon ô messager d’Allah. Il dit Abdallah ibn Obayy. Il dit et qu’a-t-il dit. Il dit il prétend que s’il :
revenait à Médine le plus honorable d’elle en expulserait le plus avili. Il dit mais toi par Allah ô messager d’Allah tu l’expulseras si tu veux c’est lui par Allah l’avili et toi l’honorable puis il dit ô messager d’Allah sois doux avec lui car par Allah Allah nous a apporté grâce à toi et son peuple attache pour lui le collier pour le couronner et il voit que tu as pris sur lui le royaume puis le messager d’Allah marcha avec les gens leur jour cela jusqu’au soir et leur nuit jusqu’au matin et le début de leur jour cela jusqu’à ce que le soleil les blessât puis il campa avec les gens et à peine sentirent-ils le contact du sol qu’ils tombèrent endormis et il fit cela pour occuper les gens du discours de la veille du récit d’Abdallah ibn Obayy puis le messager d’Allah partit avec les gens et suivit le Hijaz jusqu’à camper sur une eau du Hijaz :
au-dessus de an-Naqi’ appelée Baqa’ et quand le messager d’Allah partit une violente tempête souffla sur les gens et les blessa et ils la redoutèrent. Le messager d’Allah dit ne la redoutez pas car elle a soufflé pour la mort d’un grand parmi les grands des mécréants et quand ils arrivèrent à Médine ils trouvèrent Rifa’a ibn Zayd ibn at-Tabout un des Banu Qaynouqa’ qui était un grand parmi les grands des Juifs et un refuge des hypocrites mort ce jour-là et ainsi le mentionnent Moussa ibn Oqba et le Waqidi et Mouslim le rapporta par la voie de al-A’mach d’après Abou Soufyan d’après Jabir une histoire pareille à celle-ci sauf qu’il ne nomma pas celui qui mourut des hypocrites et dit une violente tempête souffla tandis que le Prophète était dans certains de ses voyages. Il dit ceci est pour la mort d’un hypocrite et quand nous arrivâmes à Médine voici qu’était :
mort un grand parmi les grands des hypocrites. Ibn Ishaq a dit et descendit la sourate où Allah mentionne les hypocrites à propos d’Ibn Obayy et de ceux qui étaient sur son modèle et le messager d’Allah prit l’oreille de Zayd ibn Arqam et dit voici celui qui a rendu à Allah son oreille et nous avons parlé de son tafsir tout entier dans notre livre de tafsir avec ce qui y suffit de sa répétition ici et nous avons égrené les voies de ce hadith de Zayd ibn Arqam et à Allah la louange et la grâce celui qui veut s’y arrêter ou aime l’écrire ici qu’il le cherche de là-bas et la réussite est par Allah. Ibn Ishaq a dit Asim ibn Omar ibn Qatada m’a raconté qu’Abdallah fils d’Abdallah ibn Obayy ibn Saloul vint au messager d’Allah et dit ô messager d’Allah il m’est parvenu que tu veux tuer Abdallah ibn Obayy pour ce qui t’est parvenu de lui si tu le :
fais ordonne-le donc à moi et je te porterai sa tête et par Allah les Khazraj ont su qu’il n’y avait pas chez elle d’homme plus pieux envers son père que moi et je crains que tu n’ordonnes à autre que moi de le tuer et qu’il le tue alors je ne me permettrais pas de regarder le tueur d’Abdallah ibn Obayy marcher parmi les gens et de le tuer et de tuer un croyant pour un mécréant et d’entrer au feu. Le messager d’Allah dit plutôt nous serons doux avec lui et bons compagnons tant qu’il demeure avec nous et il fit en sorte que quand survenait l’affaire ses propres gens étaient ceux qui le réprimandaient et le prenaient et le rudoyaient. Le messager d’Allah dit à Omar ibn al-Khattab quand cela lui parvint de leur affaire que penses-tu ô Omar par Allah si je l’avais tué le jour où tu m’as dit tue-le les Awf auraient tonné et si je leur ordonnais :
aujourd’hui de le tuer ils le tueraient et Omar dit par Allah j’ai su que l’ordre du messager d’Allah est plus grand en bénédiction que mon ordre et Ikrima et Ibn Zayd ont mentionné que son fils Abdallah arrêta son père Abdallah ibn Obayy ibn Saloul aux portes de Médine et dit arrête-toi car par Allah tu n’entreras pas dedans jusqu’à ce que le messager d’Allah y autorise et quand le messager d’Allah vint il en demanda la permission et il l’en autorisa et il le laissa entrer jusqu’à ce qu’il entrât à Médine. Ibn Ishaq a dit et furent atteints ce jour-là des Banu al-Moustaliq des gens et Ali ibn Abi Talib tua d’eux deux hommes Malik et son fils. Ibn Hicham a dit et le cri de guerre des musulmans était ô vous les secourus tuez tuez. Ibn Ishaq a dit et le messager d’Allah avait obtenu d’eux beaucoup de captifs et les partagea parmi les musulmans.
Le Boukhari a dit Qoutayba ibn Said nous a rapportés Isma’il ibn Ja’far m’a informé de Rabi’a ibn Abi Abd ar-Rahman de Mohamed ibn Yahya ibn Hibban de Ibn Mouhayriz il a dit j’entrai à la mosquée et vis Abou Sa’id al-Khoudri et m’assis auprès de lui et l’interrogeai sur le retrait et Abou Sa’id dit nous sortîmes avec le messager d’Allah dans la Ghazwa des Banu al-Moustaliq et obtenîmes des captifs des captifs des Arabes et désirâmes les femmes et la solitude se fit pressante sur nous et nous aimâmes le retrait et nous dîmes nous nous retirer tandis que le messager d’Allah est parmi nous avant de le demander et nous le lui demandâmes. Il dit rien ne vous oblige à ne pas le faire il :
n’y a pas une âme qui sera créée jusqu’au jour de la Résurrection sans qu’elle ne soit créée et ainsi le rapporta Mouslim. Ibn Ishaq a dit et était parmi ceux qui furent obtenus ce jour-là des captives Jouwayriya bint al-Harith ibn Abi Dirar et Mohamed ibn Ja’far ibn az-Zoubayr m’a raconté d’après Urwa d’après Aïcha elle a dit quand le messager d’Allah partagea les captives des Banu al-Moustaliq tomba Jouwayriya bint al-Harith dans la part de Thabit ibn Qays ibn Chamm’as ou d’un cousin à lui et elle pactisa avec lui contre elle-même et elle était une femme charmante et attirante que nul ne voyait sans qu’elle ne le séduisît et elle vint au messager d’Allah pour qu’il l’aidât dans son pacte et elle :
a dit par Allah je ne fis que la voir à la porte de ma cellule et la réprouvai et su qu’il verrait d’elle ce que j’avais vu et elle entra chez lui et dit ô messager d’Allah je suis Jouwayriya bint al-Harith ibn Abi Dirar seigneur de son peuple et j’ai été atteinte par le malheur que tu connais et suis tombée dans la part de Thabit ibn Qays ibn Chamm’as ou d’un cousin à lui et j’ai pactisé avec lui contre moi-même et je suis venue à toi chercher ton aide contre mon pacte. Il dit as-tu mieux que cela en bien. Elle dit et qu’est-ce ô messager d’Allah. Il dit j’acquitte ton pacte et t’épouse. Elle dit oui ô messager d’Allah. Il dit c’est fait et elle a dit et la :
nouvelle sortit aux gens que le messager d’Allah avait épousé Jouwayriya bint al-Harith et les gens dirent nous sommes les alliés du messager d’Allah et ils envoyèrent en affranchissement ce qu’ils avaient dans les mains et elle a dit et furent affranchis par son mariage avec elle cent foyers des Banu al-Moustaliq et je ne connais pas de femme qui ait été plus grande bénédiction pour son peuple qu’elle puis Ibn Ishaq mentionne le récit de l’ifk tout entier dans cette Ghazwa et ainsi le Boukhari et plus d’un des gens de la science et nous avons établi les voies de tout cela dans le tafsir de la sourate de la Lumière qu’il soit donc rattaché dans son entier ici et la demande d’aide est à Allah.
Le Waqidi a dit Haram nous a rapportés d’après Hicham ibn Urwa d’après son père Jouwayriya bint al-Harith a dit j’ai vu trois nuits avant la venue du Prophète comme si la lune marchait de Yathrib jusqu’à tomber dans mon giron et j’ai répugné à informer qui que ce soit des gens jusqu’à ce que le messager d’Allah vînt et quand nous fûmes faites captives je souhaitai le songe et elle a dit le messager d’Allah m’a affranchie et m’a épousée et par Allah je ne lui parlai pas pour mon peuple jusqu’à ce que ce furent les musulmans eux-mêmes qui les envoyèrent et je ne sentis qu’une servante de mes cousins m’informer la nouvelle et je louai Allah le Très-Haut. le Waqidi a dit on dit que le messager d’Allah fit sa dot l’affranchissement de tout prisonnier des Banu al-Moustaliq et on dit il fit sa dot l’affranchissement de quarante des Banu al-Moustaliq. Moussa ibn Oqba mentionne que les Banu al-Moustaliq son père la chercha et la racheta puis le messager d’Allah la demanda de lui et il la lui maria.
Voici le chapitre de mention des saraya et des bouth qui furent en l’année six de l’Hégire et le résumé de cela est ce que le hafiz le Bayhaqi rapporte d’après le Waqidi en Rabi’ al-Awwal de celle-ci ou al-Akhira le messager d’Allah envoya Ouqqacha ibn Mihsan en quarante hommes vers Ghomr Marzouq une eau des Banu Asad et ils s’enfuirent de lui et il campa sur leurs eaux et envoya derrière eux et prit d’eux deux cents chameaux et les emmena vers Médine et en elle fut l’envoi d’Abou Obayda ibn al-Jarrah vers Dhi l-Qassa en quarante hommes aussi et ils marchèrent leur nuit à pied jusqu’à l’atteindre dans l’aveuglement du matin et ils s’enfuirent de lui au sommet des montagnes et il fit prisonnier d’eux un homme et arriva avec lui au messager d’Allah qui embrassa l’islam et l’envoi de Mohamed ibn Maslama en dix hommes et le peuple se cachait pour eux jusqu’à ce qu’ils dormissent et furent tués les compagnons de Mohamed ibn Maslama tous et il échappa blessé et en elle :
fut l’envoi de Zayd ibn Haritha vers al-Houmoum et il obtint une femme de Mouzayna appelée Halima qui les indiqua vers une tribu des tribus des Banu Sulaym et ils obtinrent d’elle des troupeaux et des brebis et des captifs et était parmi eux le mari de cette Halima et le messager d’Allah fit don de la femme à son mari et les libéra tous deux et en elle fut l’envoi de Zayd ibn Haritha aussi en Joumada al-Oula vers les Banu Tha’laba en quinze hommes et les Bédouins s’enfuirent de lui et il prit de leurs troupeaux vingt chameaux puis revint après quatre nuits et en elle sortit Zayd ibn Haritha en Joumada al-Oula vers al-Is. Il dit et en elle furent prises les richesses qui étaient avec Abou l-As ibn ar-Rabi’ et il chercha la protection de Zaynab bint du messager d’Allah et elle le protégea et Ibn Ishaq a mentionné son histoire quand fut prise la caravane qui était avec lui et ses compagnons tués et lui ayant fui jusqu’à arriver à Médine et son épouse :
Zaynab bint du messager d’Allah avait émigré après Badr et quand il vint à Médine il chercha son aide et elle le protégea après la prière du sobh et le messager d’Allah la protégea pour elle et ordonna aux gens de rendre ce qu’ils avaient pris de sa caravane et ils rendirent toute chose qu’ils avaient prise de lui jusqu’à ne rien perdre de lui et quand il revint avec elle à La Mecque et restitua à ses gens ce qu’ils avaient avec lui de dépôts il embrassa l’islam et sortit de La Mecque retournant à Médine et le messager d’Allah lui rendit son épouse Zaynab par le premier mariage sans nouveau mariage ni contrat comme dit déjà cet exposé et il y avait entre son islam et son émigration six ans. On rapporte deux ans et nous avons montré qu’il n’y a pas de contradiction entre les deux versions car son islam retarda sur le temps d’interdiction des croyantes aux mécréants de deux ans et son islam fut en l’année huit en l’année de la conquête et non pas comme on :
peut le comprendre du dire du Waqidi qu’il fut en l’année six et Allah est le plus savant. le Waqidi mentionne dans cette année que Dhihya ibn Khalifa al-Kalbi revint de chez César ayant traversé avec des richesses et des robes d’honneur et quand il fut à Hismaa des gens de Jouzam le rencontrèrent et lui coupèrent le chemin et ne lui laissèrent rien et le messager d’Allah envoya vers eux Zayd ibn Haritha aussi. le Waqidi a dit Abdallah ibn Ja’far m’a raconté d’après Ya’qoub ibn Outba qu’il a dit Ali que la paix soit sur lui sortit en cent hommes jusqu’à camper vers une tribu des Banu Sa’d ibn Bakr et cela parce que parvint au messager d’Allah qu’ils avaient un rassemblement voulant renforcer les Juifs de Khaybar et il marcha vers eux de nuit et se cacha de jour et obtint leur espion qui confirma qu’il avait été envoyé vers Khaybar leur proposer de les secourir contre les dattes de Khaybar et le Waqidi qu’Allah lui fasse miséricorde a dit et en l’année six :
en Chaab’an de celle-ci fut la saraya d’Abd ar-Rahman ibn Awf vers Doumat al-Jandal et le messager d’Allah lui dit s’ils obéissent épouse la fille de leur roi et le peuple embrassa l’islam et Abd ar-Rahman épousa la fille de leur roi Tumadir bint al-Asbagh al-Kalbiya et elle est la mère d’Abou Salama ibn Abd ar-Rahman ibn Awf. le Waqidi a dit en Chawwal de l’année six fut la saraya de Kurz ibn Jabir al-Fihri vers les Ouriniyyin qui tuèrent le berger du messager d’Allah et emmenèrent les troupeaux et le messager d’Allah envoya derrière eux Kurz ibn Jabir en vingt cavaliers et ils les renvoyèrent et fut de leur affaire ce qu’ont extrait le Boukhari et Mouslim par la voie de Sa’id ibn Abi Aruba d’après Qatada d’après Anas ibn Malik qu’un groupe d’Okl et Ourayna et dans une version d’Okl ou Ourayna vint au messager d’Allah et dit ô messager d’Allah nous sommes des gens de traite et n’avons pas été gens de brousse et la fièvre de Médine nous a saisis et le messager :
d’Allah leur ordonna un troupeau de chamelles et un berger et leur ordonna d’en sortir et de boire de son lait et de son urine et ils partirent jusqu’à ce qu’ils fussent aux environs de la Harra et tuèrent le berger du messager d’Allah et emmenèrent les chamelles et mécruèrent après leur islam et le Prophète envoya à leur poursuite et ordonna à leur sujet et leur coupa les mains et les pieds et leur creva les yeux et les laissa aux environs de la Harra jusqu’à ce qu’ils mourussent en cet état. Qatada a dit il nous est parvenu que le messager d’Allah quand il prêchait après cela incitait à la charité et interdisait la mutilation et ce hadith fut rapporté par un groupe d’après Qatada et par un groupe d’après Anas ibn Malik et dans la version de Mouslim de Mou’awiya ibn Qorra d’après Anas un groupe d’Ourayna vint au messager d’Allah et embrassa l’islam et lui prêta allégeance et était apparue dans Médine la fièvre qui est le birsam. Ils dirent cette maladie est :
apparue ô messager d’Allah si tu nous autorises nous retournerons aux chameaux. Il dit oui sortez donc et soyez en elle et ils sortirent et tuèrent les deux bergers et emportèrent les chameaux et il avait des jeunes gens des Ansar près de vingt et il les envoya vers eux et envoya avec eux un traqueur qui réclamera leurs traces et ils furent amenés à lui et leur coupa les mains et les pieds et leur creva les yeux et dans le Sahih de Boukhari par la voie d’Ayyoub d’après Abou Qilaba d’après Anas il a dit vint un groupe d’Okl et embrassa l’islam et s’avéra à Médine et vinrent au messager d’Allah et mentionnèrent cela à lui. Il dit allez aux chameaux et buvez de leur urine et de leur lait. Il dit ils allèrent et furent en elle tant qu’Allah voulut puis tuèrent le berger et emmenèrent les chameaux et le cri vint au messager d’Allah qui envoya à leur poursuite et le soleil ne s’était pas levé qu’ils furent amenés à lui et il ordonna des clous qui :
furent chauffés et les leur appliqua et leur coupa les mains et les pieds et les jeta dans la Harra demandant à boire sans être abreuvés jusqu’à ce qu’ils mourussent sans être achevés et dans une version d’après Anas il a dit et certes j’ai vu l’un d’eux mordre la terre de sa bouche de la soif et Abou Qilaba a dit ceux-là ont tué et volé et mécru après leur foi et ont combattu Allah et Son messager. le Bayhaqi a rapporté par la voie d’Outhman ibn Abi Chayba d’après Abd ar-Rahman ibn Soulayman d’après Mohamed ibn Obaydallah d’après Abou az-Zoubayr d’après Jabir que le messager d’Allah quand il envoya à leurs traces dit ô Allah rends leur le chemin aveugle et fais-le leur plus étroit que le boyau du chameau. Il dit Allah leur aveugla le chemin et ils furent rattrapés et amenés au messager d’Allah qui leur coupa les mains et les pieds et leur creva les yeux et dans le Sahih de Mouslim il ne leur creva les yeux que parce qu’ils avaient crevé les yeux des bergers.
Voici le chapitre de ce qui s’est produit comme événements dans cette année c’est-à-dire l’année six de l’Hégire en elle descendit la prescription du pèlerinage comme l’a établi ach-Chafi’i au temps de Houdaybiya dans la parole du Très-Haut « et accomplissez le pèlerinage et la omra pour Allah » [al-Baqara 196] et pour cela il pencha vers ce que le pèlerinage est différé et non immédiat car lui ne pèrina qu’en l’année dix et les trois l’ont contredit Malik et Abou Hanifa et Ahmad et selon eux le pèlerinage est obligatoire sur tout homme qui le peut immédiatement et ils ont interdit que l’obligation soit déduite de la parole du Très-Haut « et accomplissez le pèlerinage et la omra pour Allah » et dans ce verset :
il n’y a que l’ordre d’accomplir après le changement d’état de sacralisation seulement et ils ont argumenté par des preuves dont nous avons rapporté beaucoup lors du tafsir de ce verset dans notre livre de tafsir avec ce qui y suffit et à Allah la louange et la grâce et dans cette année furent interdites les musulmanes aux polythéistes en spécifiant la généralité de ce qui s’était passé avec la paix de l’année de Houdaybiya sur ce qu’il est ne viendra à toi de chez nous personne fût-il de ta religion sans que tu ne le renvoies à nous et descendit la parole du Très-Haut « ô vous qui croyez quand viennent à vous les croyantes en émigration éprouvez-les Allah sait mieux leur foi si vous savez :
qu’elles sont croyantes ne les renvoyez pas aux mécréants elles ne leur sont pas permises et eux non plus ne leur sont pas permis » [al-Moumtahina 1] le verset et dans cette année fut la Ghazwa de al-Muraysi’ dans laquelle fut le récit de l’ifk et la descente de l’innocence de Aïcha mère des croyants comme dit déjà et en elle fut la omra de Houdaybiya et ce qui fut du refus des polythéistes au messager d’Allah et comment la paix se conclut entre eux sur la suppression de la guerre entre eux dix ans où les gens se mettront en confiance mutuellement et sur ce qu’il n’y aura pas de trahison ni de complicité et tout cela est déjà passé en détail dans ses lieux et à Allah la louange et :
la grâce et le pèlerinage de cette année fut gardé par les polythéistes. le Waqidi a dit et en elle en Dhou l-Hijja de celle-ci le messager d’Allah envoya six hommes porteurs de lettres Hatib ibn Abi Balta’a vers al-Mouqawqis seigneur d’Alexandrie et Chouja’ ibn Wahb des Banu Asad ibn Khuzayma qui assista à Badr vers al-Harith ibn Abi Chimr al-Ghassani c’est-à-dire le roi des Arabes chrétiens en Syrie et Dhihya ibn Khalifa al-Kalbi vers César qui est Héraclius roi des Romains et Abdallah ibn Houdayfa as-Sahmi vers Kousraou roi des Perses et Salit ibn Amr al-Amiri vers Houza ibn Ali al-Hanafi et Amr ibn Oumayya ad-Damri vers le Négus roi des chrétiens en Abyssinie qui est Ashama fils d’Abjar.