La deuxième année de l’Hégire

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Les événements de la deuxième année de l’Hégire : Badr al-Koubra qui sépara la vérité du faux, le mariage d’Ali et Fatima avec l’armure houtami comme dot, la qibla déplacée, le jeûne et la zakat prescrits, les rabbins hostiles et Moukhayriq le meilleur des Juifs, d’après al-Boukhari, Mouslim, Ibn Ishaq et al-Bayhaqi.

Mis à jour le 07 septembre 2026 à 23h07

Badr al-Koubra : l’année où la vérité fut séparée du faux

Sont survenus en la deuxième année de l’Hégire de nombreux faits d’armes et expéditions, dont la plus grande et la plus éminente fut Badr al-Koubra, qui eut lieu en Ramadan de cette année, par laquelle Allah sépara la vérité du faux, la guidée de l’égarement. C’est ici le moment de mentionner les campagnes et les détachements : nous le disons avec Allah comme secours.

L’imam Mohamed ibn Ishaq ibn Yasar dit, dans son livre de la sira, après avoir mentionné les rabbins des Juifs et leur hostilité dressée contre l’Islam et ses gens, et les versets descendus à leur sujet : parmi eux Houyay ibn Akhtab, ses deux frères Abou Yassir et Joudayy, Sallam ibn Michkam, Kinana ibn al-Rabi ibn Abi al-Houqayq, Sallam ibn Abi al-Houqayq : qui est Abou Rafi al-A’war, le marchand du Hidjaz, tué par les Compagnons au pays de Khaybar comme cela viendra :, al-Rabi ibn al-Rabi ibn Abi al-Houqayq, Amr ibn Jihach, et Ka’b ibn al-Ashraf, qui était de Tayy puis de Banu Nabhan, sa mère des Banu Nadir : tué par les Compagnons avant Abou Rafi comme cela viendra :, et ses alliés al-Hajjaj ibn Amr et Kardam ibn Qays, qu’Allah les maudisse. Ceux-là sont des Banu Nadir.

Des Banu Tha’laba ibn al-Fityaoun : Abdallah ibn Souriya : il n’y avait au Hidjaz personne plus savant en la Torah que lui ; il a été dit qu’il embrassa l’Islam :, ibn Salouba et Moukhayriq : qui embrassa l’Islam le jour d’Ouhoud comme cela viendra, et était le rabbin de son peuple. Des Banu Qaynouqa : Zayd ibn al-Loussayt, Sa’d ibn Houneyf, Mahmoud ibn Sayhan, Ouzayz ibn Abi Ouzayz, Abdallah ibn Sayf, Souwayd ibn al-Harith, Rifa’a ibn Qays, Finhas, Achya’, Nou’man ibn Adha, Bahri ibn Amr, Chas ibn Adi, Chas ibn Qays, Zayd ibn al-Harith, Nou’man ibn Amr, Soukayn ibn Abi Soukayn, Adi ibn Zayd, Nou’man ibn Abi Awfa Abou Anas, Mahmoud ibn Dahya, Malik ibn Sayf, Ka’b ibn Rachid, Azar et Rafi ibn Abi Rafi et Khalid, Azar ibn Abi Azar : Ibn Hicham dit : on dit Azar ibn Azar :, Rafi ibn Haritha, Rafi ibn Houraymala, Rafi ibn Khardja, Malik ibn Awf, Rifa’a ibn Zayd ibn at-Tabout, et Abdallah ibn Salam : son Islam a déjà précédé (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui). Ibn Ishaq dit : il était leur rabbin et leur plus savant, et son nom était al-Houssayn : lorsqu’il embrassa l’Islam, le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) le nomma Abdallah.

Des Banu Qurayza : az-Zoubayr ibn Bata ibn Wahb, Azzal ibn Chamouil, Ka’b ibn Asad : celui de leur pacte qu’ils rompirent l’année des Coalisés :, Chamouil ibn Zayd, Jabal ibn Amr ibn Soukayna, an-Nahham ibn Zayd, Qardam ibn Ka’b, Wahb ibn Zayd, Nafi ibn Abi Nafi, Adi ibn Zayd, al-Harith ibn Awf, Kardam ibn Zayd, Oussama ibn Habib, Rafi ibn Roumayla, Jabal ibn Abi Qouchayr et Wahb ibn Yahouda. Des Banu Zourayq : Labid ibn al-A’sam, celui qui ensorcela le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui). Des Juifs des Banu Haritha : Kinana ibn Souriya. Des Juifs des Banu Amr ibn Awf : Qardam ibn Amr. Des Juifs des Banu an-Najjar : Silsila ibn Barhama.

Ibn Ishaq a dit : voilà les rabbins des Juifs, gens du mal et de l’hostilité envers le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) et ses Compagnons, gens des questions : qui multipliaient les questions au messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) avec obstination, entêtement et mécréance : et gens de l’hostilité à l’affaire de l’Islam, voulant l’éteindre, hormis Abdallah ibn Salam et Moukhayriq. Puis il mentionna l’Islam d’Abdallah ibn Salam et celui de sa tante Khalida, comme nous l’avons présenté, et l’Islam de Moukhayriq le jour d’Ouhoud, comme cela viendra. Il dit à son peuple : c’était le jour du sabbat : « Ô assemblée des Juifs, par Allah vous savez que la victoire de Mohamed sur vous est vérité. » Ils dirent : « Aujourd’hui est le jour du sabbat. » Il dit : « Point de sabbat pour vous. » Puis il prit son arme et sortit vers ceux de son peuple qui étaient derrière lui : « Si je suis tué aujourd’hui, mes biens sont à Mohamed : qu’il en voie ce qu’Allah verra. » Il était riche. Puis il rejoignit le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) et combattit jusqu’à être tué (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui). Il dit : le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) disait, selon ce qui m’est parvenu : « Moukhayriq est le meilleur des Juifs. »

Ali épouse Fatima : la dote du bouclier houtami

Le chapitre de l’entrée d’Ali ibn Abi Talib (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) auprès de son épouse Fatima, fille du messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : cela en la deuxième année, après Badr, pour ce qu’ont rapporté al-Boukhari et Mouslim, par la voie d’az-Zuhri, d’après Ali ibn al-Houssayn, d’après son père al-Houssayn, d’après Ali ibn Abi Talib : j’avais une chamelle de ma part du butin le jour de Badr, et le Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) m’avait donné une chamelle du cinquième qu’Allah lui avait accordé ce jour-là. Lorsque je voulus m’unir à Fatima, fille du Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui), j’avais promis à un homme, orfèvre parmi les Bani Qaynouqa, de voyager avec moi pour rapporter de l’idhkhir, que je vendrais aux orfèvres et m’aiderais de son prix pour le banquet de mes noces. Tandis que je rassemblais pour ma chamelle les harnais, les outres et les cordes : mes deux chamelles étaient attachées à côté de la chambre d’un Ansari : et que j’eus rassemblé ce que j’avais rassemblé, voici ma chamelle aux deux bosses fendues et aux flancs ouverts, et on avait pris de leurs foies. Je ne maîtrisai plus mes yeux à la vue de ce spectacle, et je dis : « Qui a fait cela ? » Ils dirent : « Hamza ibn Abd al-Mouttalib l’a fait, et il est dans cette maison, en beuverie avec des Ansar, et il a auprès de lui une chanteuse et ses compagnons. » Elle disait dans son chant : « Ah, ô Hamza, aux chameaux au dos bombé ! »

Hamza bondit vers son sabre, fendit les bosses des deux chamelles et leur ouvrit les flancs, et prit de leurs foies. Ali dit : je partis alors jusqu’à entrer auprès du Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui), qui avait auprès de lui Zayd ibn Haritha. Le Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) reconnut ce que j’avais rencontré et dit : « Qu’as-tu ? » Je dis : « Ô messager d’Allah, jamais je n’ai vu tel qu’aujourd’hui : Hamza a fondu sur mes deux chamelles, leur a fendu les bosses et ouvert les flancs, et le voici dans une maison en beuverie. » Le Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) appela son vêtement, l’enveloppa, puis partit à pied, et le suivirent Zayd ibn Haritha et moi, jusqu’à la maison où était Hamza : il demanda la permission,

qui lui fut accordée. Le Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) se mit à blâmer Hamza pour ce qu’il avait fait, et Hamza était enivrée, les yeux rougeoyants. Hamza regarda le Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui), leva le regard vers ses genoux, puis leva le regard vers son visage, et Hamza dit : « Vous n’êtes que des esclaves de mon père ! » Le Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) reconnut qu’il était enivré : le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) se retourna sur ses talons et sortit, et nous sortîmes avec lui. Tel est le texte d’al-Boukhari dans le livre des campagnes, et il le rapporta en d’autres endroits de son Sahih avec de nombreuses formulations.

Cela prouve ce que nous avons précédé : que les butins de Badr furent soumis au cinquième, non comme l’a prétendu Abou Oubayd al-Qasim ibn Sallam dans le livre des richesses, où le cinquième n’aurait été prescrit qu’après son partage : une majorité l’a contredit en cela, dont al-Boukhari et Ibn Jarir, et nous avons montré son erreur dans notre Tafsir et ce qui a précédé. Allah est le plus savant. Et cet acte de Hamza et de ses compagnons (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) eut lieu avant que le vin ne fût interdit ; Hamza même fut tué le jour d’Ouhoud, comme cela viendra, avant l’interdiction du vin. Allah est le plus savant. On peut s’appuyer sur ce hadith pour qui considère que la parole de l’ivrogne est suspendue, sans effet : ni divorce, ni aveu, ni autre, selon l’avis de certains savants, comme cela est établi dans le livre des règles religieuses.

La version d’Ahmad : « où est ton armure houtamiyya ? »

L’imam Ahmad rapporta, d’après Soufyan, d’après Ibn Abi Najih, d’après son père, d’après un homme ayant entendu Ali : « Je voulus demander au messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) sa fille et me dis : je n’ai rien : comment ? Puis je rappelai son lien de parenté et le demandai à lui. Il dit : As-tu quelque chose ? Je dis : non. Il dit : Où est ton armure houtamiyya que je t’ai donnée tel et tel jour ? Je dis : elle est chez moi. Il dit : donne-la-moi. Et je la lui donnai. » Ainsi Ahmad le rapporta dans son Mousnad, et il y contient un homme non nommé.

Abou Dawoud rapporta, d’après Ishaq ibn Ismail at-Talaqani, d’après Abda, d’après Said, d’après Ayyoub, d’après Ikrima, d’après Ibn Abbas : lorsque Ali épousa Fatima (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui), le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) lui dit : « Donne-lui quelque chose. » Il dit : je n’ai rien. Il dit : « Où est ton armure houtamiyya ? » Et an-Nasaï le rapporta, d’après Haroun ibn Ishaq, d’après Abda ibn Soulayman, d’après Said ibn Abi Arouba, d’après Ayyoub as-Sakhtiyani.

Abou Dawoud rapporta aussi, d’après Kathir ibn Ubayd al-Himsi, d’après Abou Haywa, d’après Chou’ayb ibn Abi Hamza, que Ghaylan ibn Anas des gens de Hims lui raconta, que Mohamed ibn Abd ar-Rahman ibn Thawban lui raconta, d’après un Compagnon du Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : lorsque Ali épousa Fatima, fille du messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui), il voulut entrer auprès d’elle, mais le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) l’en empêcha jusqu’à ce qu’il lui donnât quelque chose. Il dit : « Ô messager d’Allah, je n’ai rien. » Le Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) lui dit : « Donne-lui ton armure. » Il lui donna son armure, puis entra auprès d’elle.

La version d’Ibn Ishaq : la majesté du messager

al-Bayhaqi rapporta dans les Dala’il, d’après Abou Abdillah le hafiz, d’après Abou al-Abbas Mohamed ibn Ya’qoub al-Asamm, d’après Ahmad ibn Abd al-Jabbar, d’après Younous ibn Boukayr, d’après Ibn Ishaq : Abdallah ibn Abi Najih m’a rapporté, d’après Moujahid, d’après Ali : je demandai Fatima au messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui). Un affranchi à moi dit : sais-tu que Fatima a été demandée au messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) ? Je dis : non. Il dit : elle a été demandée : qu’est-ce qui t’empêche d’aller au messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) pour qu’il te marie ? Je dis : et qu’ai-je pour me marier ? Il dit : si tu vas au messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui), il te mariera. Par Allah,

elle ne cessa de m’encourager jusqu’à ce que j’entrasse auprès du messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui). Lorsque je m’assis devant lui, je fus couvert de confusion : par Allah, je ne pus parler, tant étaient sa majesté et sa crainte. Le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) dit : « Qu’est-ce qui t’amène, as-tu un besoin ? » Je me tus. Il dit : « Peut-être viens-tu demander Fatima. » Je dis : « Oui. » Il dit : « As-tu quelque chose pour la rendre licite ? » Je dis : « Non, par Allah, ô messager d’Allah. » Il dit : « Qu’est devenue l’armure houtamiyya que je t’ai donnée ? » : par Celui qui détient l’âme d’Ali, elle était houtamiyya valant quatre dirhams : je dis : « Je l’ai. » Il dit : « Je t’ai marié : envoie-la-lui et rends-la licite par elle. » Telle fut la dot de Fatima, fille du messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui).

Ibn Ishaq a dit : Fatima enfanta à Ali Hassan, Houssayn, Mouhsin : mort en bas âge :, Oumm Koulthoum et Zaynab. al-Bayhaqi rapporta ensuite, par la voie d’Ata ibn as-Sa’ib, d’après son père, d’après Ali : le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) équipa Fatima d’un coussin de laine et d’une outre, et un oreiller de cuir dont le rembourrage était de l’idhkhir. Et al-Bayhaqi transmit du livre al-Ma’rifa d’Abou Abdillah Ibn Mandah qu’Ali épousa Fatima un an après l’Hégire, et entra auprès d’elle une autre année après cela.

Ibn Kathir dit : l’entrée auprès d’elle serait donc au début de la troisième année de l’Hégire ; mais le contexte apparent du hadith des deux nobles requiert que cela fût peu après Badr : ce serait comme nous l’avons mentionné, à la fin de la deuxième année. Allah est le plus savant.

Les événements de l’année deuxième : Badr, la qibla et les obligations

A déjà précédé notre mention de son mariage (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) avec ’Aïcha, mère des croyants (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui), et nous avons mentionné les campagnes célèbres passées, qui comprennent la mort de personnages célèbres parmi les croyants et les polythéistes. Moururent cette année : des martyrs du jour de Badr, quatorze hommes, entre émigrés et Ansar, leurs noms déjà cités ; et les chefs des polythéistes de Quraysh, soixante-dix hommes selon le célèbre. Mourut peu après la bataille Abou Lahab, Abd al-Ouzza ibn Abd al-Mouttalib, que Allah le maudisse, comme cela a précédé. Lorsque la bonne nouvelle parvint aux croyants de Médine avec Zayd ibn Haritha et Abdallah ibn Rawaha : de ce qu’Allah accorda aux polythéistes et de la victoire sur les croyants :,

ils trouvèrent que Rouqayya, fille du messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui), était morte et qu’on avait recouvert son corps de terre ; son époux Outhman ibn Affan était resté auprès d’elle pour la soigner, sur l’ordre du Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui), et c’est pour cela qu’il lui marqua sa part des butins de Badr, sa récompense étant auprès d’Allah au Jour de la Résurrection. Puis il le maria à sa sœur, Oumm Koulthoum, fille du messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : c’est pourquoi on appelait Outhman ibn Affan « Dhou al-Nourayn », l’homme aux deux lumières. Et on dit que nul n’a épousé deux filles de prophète, l’une après l’autre, hormis lui (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui), et Il les a agréées.

En cette année fut déplacée la qibla, comme cela a précédé ; et fut ajoutée à la prière de résidence ce qui a précédé. En elle fut prescrit le jeûne de Ramadan, comme cela a précédé ; et furent prescrites la zakat aux bornes fixées et la zakat de la rupture. En elle les polythéistes des gens de Médine et les Juifs qui y étaient se soumirent : Banu Qaynouqa, Banu Nadir, Banu Qurayza et les Juifs des Banu Haritha firent paix avec les Musulmans ; une grande troupe de polythéistes et de Juifs manifesta l’Islam, tout en étant hypocrites intérieurement : des uns étaient restés sur leur état, et d’autres s’étaient dégagés entièrement, demeurant hésitants, ni vers ceux-ci ni vers ceux-là, comme Allah les a décrits dans Son Livre.

Ibn Jarir a dit : en cette année, le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) écrivit les pactes, qui étaient suspendus à son sabre. Ibn Jarir dit : il est dit qu’al-Hassan ibn Ali naquit en cette année. Quant à al-Waqidi, il a prétendu qu’ibn Abi Sabra lui rapporta, d’après Ishaq ibn Abdallah, d’après Abou Ja’far, qu’Ali ibn Abi Talib entra auprès de Fatima en Dhu al-Hijja de cette année : ce premier avis est faux.

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