L’arrivée du Prophète Mohamed à Médine : la chamelle guidée et la demeure d’Abou Ayyoub

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L’arrivée du Prophète Mohamed à Médine : la longue attente des Ansar, la course des tribus pour l’accueil, la chamelle guidée par Allah, les jeunes filles de Banu an-Najjar, les sept mois chez Abou Ayyoub et les vertus des Ansar.

Mis à jour le 07 septembre 2026 à 23h07

L’heure de l’arrivée et l’attente des Ansar

Le chapitre de son entrée (que la paix soit sur lui) à Médine : et de l’endroit où s’installa sa demeure chez elle : et de ce qui s’y rattache. Il est déjà venu, dans ce qu’a rapporté al-Boukhari, d’après az-Zouhri, d’après Urwa, que le Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) entra à Médine à l’heure de la sieste. Je dis : et peut-être cela fut-il après le déclin du soleil : à cause de ce qui est attesté dans les deux Sahihs, du hadith d’Isra’il, d’après Abou Ishaq, d’après al-Bara’ ibn ’Azib, d’après Abou Bakr, dans le hadith de l’Hégire : nous arrivâmes de nuit : et les gens se disputèrent qui hébergerait : et le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) dit : « descendez : chez Banu an-Najjar : les oncles maternels d’Abd al-Mouttalib : je les honore de cela. » Et cela, Allah le sait mieux, soit le jour de son arrivée à Qouba : de sorte que son arrivée proche de Médine se fit dans la chaleur de la sieste : et qu’il demeurât sous ce palmier : puis partit avec les musulmans : et descendit à Qouba : et cela de nuit : et qu’il ait appelé nuit ce qui était après le déclin du soleil : car l’après-midi est du déclin du soleil : soit que ce dont il s’agit fût lorsqu’il partit de Qouba, comme viendra le récit : et il marcha sans atteindre Banu an-Najjar qu’au soir : comme viendra son explication : et Allah est le plus savant.

Et al-Boukhari mentionna, d’après az-Zouhri, d’après Urwa : qu’il descendit chez Banu Amr ibn Awf, à Qouba : et y demeura une dizaine de nuits : et fonda la mosquée de Qouba en ces jours : puis il monta, et les gens avec lui : jusqu’à ce que sa monture s’agenouillât à l’emplacement de sa mosquée : qui était un séchoir pour deux garçons orphelins : nommés Sahl et Souhayl : il l’acheta donc d’eux deux : et en fit une mosquée : et cela dans la demeure de Banu an-Najjar.

Mohamed ibn Ishaq a dit : Mohamed ibn Ja’far ibn az-Zoubayr m’a raconté, d’après Urwa ibn az-Zoubayr, d’après Abd ar-Rahman ibn ’Owaym ibn Sa’ida : des hommes de mon peuple, parmi les Compagnons du Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui), m’ont raconté : lorsque nous apprîmes la sortie du Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) de La Mecque : et que nous attendîmes son arrivée : nous sortions, après la prière du matin, vers l’extérieur de notre terre volcanique : attendant le Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : et par Allah, nous ne bougions pas jusqu’à ce que le soleil fût plus fort que les ombres : et lorsque nous ne trouvions plus d’ombre : nous entrions : et cela en des jours brûlants : jusqu’au jour où le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) arriva : nous étions assis comme d’habitude : et lorsqu’il ne resta plus d’ombre :

nous entrâmes dans nos maisons : et le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) arriva pendant que nous entrions dans nos maisons : le premier qui le vit fut un homme des juifs : qui cria à pleine voix : ô Banu Qayla : votre grand-père est venu : nous sortîmes donc vers le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : et il était à l’ombre d’un palmier : et avec lui Abou Bakr, de son âge : et la plupart d’entre nous n’avaient jamais vu le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : et les gens le montaient du doigt : sans le distinguer d’Abou Bakr : jusqu’à ce que l’ombre se fût écartée du messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : et Abou Bakr se leva : et lui fit de l’ombre avec son manteau : et nous le reconnûmes alors. Et le semblable est déjà venu dans le récit d’al-Boukhari : et Moussa ibn ’Oqba l’a également mentionné dans ses Maghazi.

l’imam Ahmad a dit : Hachim nous a rapportés : Soulayman nous a rapportés, d’après Thabit, d’après Anas ibn Malik : je courais avec les garçons : qui disaient : Mohamed est venu : et je courais : sans rien voir : puis ils disaient : Mohamed est venu : et je courais : sans rien voir : jusqu’à ce que le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) vînt : et son compagnon Abou Bakr : et ils se mirent à couvert dans une partie de nos terres volcaniques : puis ils envoyèrent un homme du désert : pour annoncer leur venue aux Ansar : et environ cinq cents Ansar vinrent à leur rencontre : jusqu’à les atteindre : et les Ansar dirent : partez : en sécurité : et obéis : le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) s’avança donc : lui et son compagnon : au milieu d’eux : et les gens de Médine sortirent : au point que les femmes adultes étaient au-dessus des maisons : se le montrant du doigt : et disant : lequel est-il ? lequel est-il ? Et nous n’avions jamais vu ce jour-là de scène pareille : Anas a dit : je l’ai vu le jour où il arriva chez nous : et le jour où il mourut : et je n’ai jamais vu deux jours qui se ressemblissent. Et le Bayhaqi le rapporta, d’après al-Hakim, d’après al-Asamm, d’après Mohamed ibn Ishaq as-Saghani, d’après Abou an-Nadr Hachim ibn al-Qasim, d’après Soulayman ibn al-Moughira, d’après Thabit, d’après Anas : de manière semblable : ou proche.

Et dans les deux Sahihs, par la voie d’Isra’il, d’après Abou Ishaq, d’après al-Bara’, d’après Abou Bakr, dans le hadith de l’Hégire : les gens sortirent, lorsque nous arrivâmes à Médine, dans les routes : et sur les maisons : et les garçons : et les serviteurs disaient : Allah est le plus grand : le messager d’Allah est venu : Allah est le plus grand : Mohamed est venu : Allah est le plus grand : Mohamed est venu : Allah est le plus grand : le messager d’Allah est venu : et lorsque le matin vint : il partit : et alla où il fut ordonné.

« La lune s’est levée sur nous » et les premiers logements

Et le Bayhaqi a dit : Abou Amr al-Adib nous informa : Abou Bakr al-Isma’ili nous informa : j’ai entendu Abou Khalifa dire : j’ai entendu Ibn ’A’icha dire : lorsque le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) arriva à Médine : femmes : et enfants se mirent à dire :

La lune s’est levée sur nous : des vallées d’al-Wada’ :

Le devoir de gratitude nous incombe : tant qu’un appelant appelle à Allah.

Mohamed ibn Ishaq a dit : le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) descendit, selon ce qu’ils mentionnent : c’est-à-dire : lorsqu’il descendit à Qouba : chez Koulthoum ibn Hidm : frère de Banu Amr ibn Awf : et l’un des Banu Obayd : et il est dit : plutôt il descendit chez Sa’d ibn Khaythama. Et celui qui mentionne son logement chez Koulthoum ibn Hidm dit : le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui), lorsqu’il sortait de la demeure de Koulthoum ibn Hidm : s’asseyait pour les gens dans la maison de Sa’d ibn Khaythama : et cela parce qu’il était célibataire : sans famille : et sa maison s’appelait : la maison du célibataire : et Allah est le plus savant. Et Abou Bakr descendit chez Khoubayb ibn Isaf : l’un des Banu al-Harith ibn al-Khazradj : à as-Sounh : et il est dit : chez Kharidja ibn Zayd ibn Abi Zouhayr : frère de Banu al-Harith ibn al-Khazradj.

Ibn Ishaq a dit : et Ali ibn Abi Talib demeura à La Mecque trois nuits et leurs jours : jusqu’à avoir rendu les dépôts qui étaient auprès du messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : puis il rejoignit le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : et descendit avec lui chez Koulthoum ibn Hidm : et le séjour d’Ali à Qouba ne fut que d’une nuit ou deux : et Ali disait : il y avait à Qouba une femme sans mari : musulmane : et je voyais un homme venir à elle au plus profond de la nuit : frappant à sa porte : elle sortait vers lui : et il lui donnait quelque chose qu’il avait avec lui : et elle le prenait : je m’enquis donc de son affaire : et lui dis : ô servante d’Allah : qui est cet homme qui frappe à ta porte chaque nuit : et tu sors vers lui : et il te donne quelque chose dont je ne sais la nature : et tu es une femme musulmane : sans mari ? Elle dit : c’est Sahl ibn Hou’ayf : et il sait que je suis une femme qui n’ai personne : le soir : il va aux idoles de son peuple : et les brise : puis m’en apporte : et dit : chauffe-toi avec cela : et Ali rapportait cet acte de Sahl ibn Hou’ayf : lorsqu’il mourut en Irak.

La durée du séjour à Qouba et la première prière du vendredi

Ibn Ishaq a dit : le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) demeura à Qouba : chez Banu Amr ibn Awf : lundi : et mardi : et mercredi : et jeudi : et il fonda sa mosquée : puis Allah le fit sortir de leurs dos le vendredi : et Banu Amr ibn Awf prétendent qu’il demeura chez eux davantage. Et Abdallah ibn Idris rapporta, d’après Mohamed ibn Ishaq : et Banu Amr ibn Awf prétendent qu’il (que la paix soit sur lui) demeura chez eux dix-huit nuits. Je dis : il est déjà venu, dans ce qu’a rapporté al-Boukhari, par la voie d’az-Zouhri, d’après Urwa : qu’il demeura chez eux une dizaine de nuits. Et Moussa ibn ’Oqba rapporte, d’après Moudjamma’ ibn Yazid ibn Jariya : que le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) demeura chez nous : c’est-à-dire : chez Banu Amr ibn Awf : à Qouba : vingt-deux nuits. Et al-Waqidi a dit : et on dit : il demeura chez eux quatorze nuits.

Ibn Ishaq a dit : le vendredi rattrapa le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) chez Banu Salim ibn Awf : et il la pria dans la mosquée qui est au fond du vallon : le vallon de Ranouna’ : et elle fut la première prière du vendredi qu’il pria à Médine. ’Itban ibn Malik : et al-Abbas ibn ’Obada ibn Nadla : vinrent à lui avec des hommes de Banu Salim : et dirent : ô messager d’Allah : demeure chez nous : pour le nombre : les provisions : et la protection : il dit : « laissez sa voie : car elle est ordonnée » : parlant de sa chamelle : et ils laissèrent sa voie : et elle partit : jusqu’à passer devant la demeure de Banu Bayada : Ziyad ibn Labid : et Farwa ibn Amr : avec des hommes de Banu Bayada : la rencontrèrent : et dirent : ô messager d’Allah : viens vers nous : pour le nombre : les provisions : et la protection : il dit : « laissez sa voie : car elle est ordonnée » : et ils laissèrent sa voie : et elle partit : jusqu’à ce que passant devant la demeure de Banu Sa’ida : Sa’d ibn ’Obada : et al-Moundhir ibn Amr : avec des hommes de Banu Sa’ida : l’interceptèrent : et dirent : ô messager d’Allah : viens vers nous : pour le nombre : les provisions : et la protection : il dit : « laissez sa voie : car elle est ordonnée » : et ils laissèrent sa voie : et elle partit : jusqu’à ce que passant devant la demeure de Banu al-Harith ibn al-Khazradj :

Sa’d ibn ar-Rabi’ : et Kharidja ibn Zayd : et Abdallah ibn Rawaha : avec des hommes de Banu al-Harith ibn al-Khazradj : l’interceptèrent : et dirent : ô messager d’Allah : viens vers nous : pour le nombre : les provisions : et la protection : il dit : « laissez sa voie : car elle est ordonnée » : et ils laissèrent sa voie : et elle partit : jusqu’à ce que passant devant la demeure d’Adi ibn an-Najjar : qui sont ses oncles maternels : et proche : Oumm Abd al-Mouttalib : Salma bint Amr : était l’une de leurs femmes : Silit ibn Qays : et Abou Salit Ousayra ibn Abi Kharidja : avec des hommes de Banu Adi ibn an-Najjar : l’interceptèrent : et dirent : ô messager d’Allah : viens vers tes oncles maternels : pour le nombre : les provisions : et la protection : il dit : « laissez sa voie : car elle est ordonnée » : et ils laissèrent sa voie : et elle partit : jusqu’à ce qu’elle arrivât à la demeure de Banu Malik ibn an-Najjar : et elle s’agenouilla à la porte de sa mosquée : aujourd’hui : qui était ce jour-là un séchoir pour deux garçons orphelins : des Banu Malik ibn an-Najjar : nommés Sahl et Souhayl : fils d’Amr : et ils étaient sous la tutelle de Mou’adh ibn Afra’ : je dis : il est déjà venu, dans la version d’al-Boukhari : par la voie d’az-Zouhri : d’après Urwa : qu’ils étaient sous la tutelle d’As’ad ibn Zourara : et Allah est le plus savant.

Le refus d’Abdallah ibn Oubayy et la course à l’honneur de l’accueil

Et Moussa ibn ’Oqba a mentionné que le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) passa en chemin devant Abdallah ibn Oubayy ibn Saloul : qui était dans une maison : et le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) s’arrêta : attendant qu’il l’invitât à descendre : et il était ce jour-là le seigneur des Khazradj à leurs yeux : et Abdallah dit : regarde ceux qui t’ont appelé : et descends chez eux : et le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) mentionna cela à un groupe des Ansar : et Sa’d ibn ’Obada s’en excusa auprès de lui et dit : Allah nous a fait une grande faveur par toi, ô messager d’Allah : et nous voulions poser sur sa tête la couronne : et le faire régner sur nous.

Moussa ibn ’Oqba a dit : et les Ansar s’étaient rassemblés avant que le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) ne montât de chez Banu Amr ibn Awf : et ils marchaient autour de sa chamelle : chacun d’eux disputant à son compagnon la bride de la chamelle : par avidité de l’honneur du messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : et par vénération de lui : et chaque fois qu’il passait devant une demeure des demeures des Ansar : ils l’invitaient à descendre : et il disait : « laissez-la : car elle est ordonnée : je ne descends qu’où Allah m’a fait descendre » : et lorsqu’elle arriva à la demeure d’Abou Ayyoub : elle s’agenouilla devant la porte : et il descendit : et entra dans la maison d’Abou Ayyoub : jusqu’à ce qu’il bût son temple : et ses demeures.

Ibn Ishaq a dit : lorsque la chamelle s’agenouilla avec le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : il ne descendit point d’elle : jusqu’à ce qu’elle se relevât : et marchât non loin : et le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) tenait sa bride : sans la plier : puis elle se retourna : et revint à son premier agenouillement : et s’y agenouilla : puis se démêla : et se couvrit : et posa ses jarrets : et le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) en descendit : et Abou Ayyoub : Khalid ibn Zayd : porta son bagage : et le mit dans sa maison : et le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) descendit chez lui : et s’enquit du séchoir : à qui est-il ? Mou’adh ibn Afra’ lui dit : il est, ô messager d’Allah : à Sahl et Souhayl : fils d’Amr : et ils sont deux orphelins sous ma tutelle : et je les en dédommagerai : prends-le donc pour temple : et le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) ordonna qu’il fût bâti : et le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) descendit dans la demeure d’Abou Ayyoub : jusqu’à ce qu’il bût son temple : et ses demeures : et le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : et les musulmans des mohajir et des Ansar y travaillèrent : et le récit de la construction de la mosquée viendra bientôt si Allah le veut.

« Nous sommes des jeunes filles de Banu an-Najjar » et l’amour du Prophète

Et le Bayhaqi a dit dans ad-Dala’il : Abou Abdallah a dit : Abou l-Hassan Ali ibn Omar le hafiz nous informa : Abou Abdallah Mohamed ibn Makhlad ad-Douri nous a rapportés : Mohamed ibn Soulayman ibn Isma’il ibn Abi al-Ward nous a rapportés : Ibrahim ibn Sirmah nous a rapportés : Yahya ibn Sa’id nous a rapportés, d’après Ishaq ibn Abdallah ibn Abi Talha, d’après Anas : le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) arriva à Médine : et lorsque nous entrâmes : les Ansar vinrent : leurs hommes et leurs femmes : et dirent : vers nous, ô messager d’Allah : il dit : « laissez la chamelle : car elle est ordonnée » : et elle s’agenouilla devant la porte d’Abou Ayyoub : et des jeunes filles de Banu an-Najjar sortirent : frappant des tambourins : disant :

Nous sommes des jeunes filles de Banu an-Najjar : quel bonheur d’avoir Mohamed pour voisin !

Et le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) sortit vers elles : et dit : m’aimez-vous ? Elles dirent : oui : par Allah : ô messager d’Allah : il dit : « et moi, par Allah : je vous aime : et moi, par Allah : je vous aime : et moi, par Allah : je vous aime. » Et ce hadith est étrange de cette façon : aucun des auteurs des Sunan ne l’a rapporté : et al-Hakim l’a rapporté dans son Moustadrak : comme tu vois. Puis le Bayhaqi a dit : Abou Abd ar-Rahman as-Soulami nous informa : Abou l-Qasim Abdallah ibn Soulayman an-Nahhas, récitateur à Bagdad : nous informa : Omar ibn al-Hassan al-Halabi nous a rapportés : Abou Khaythama al-Massissi nous a rapportés : ’Issa ibn Younous nous a rapportés, d’après Awf al-A’rabi, d’après Thoumama, d’après Anas : le Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) passa devant un groupe de Banu an-Najjar :

et voici des jeunes filles : frappant des tambourins : disant : nous sommes des jeunes filles de Banu an-Najjar : quel bonheur d’avoir Mohamed pour voisin : le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) dit : « Allah sait : que mon cœur vous aime » : et Ibn Madja le rapporta, de Hicham ibn Ammar, d’après ’Issa ibn Younous. Et dans le Sahih d’al-Boukhari, d’après Abou Ma’mar, d’après Abd al-Warith, d’après Abd al-’Aziz, d’après Anas : le Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) vit des femmes : et des enfants s’avançant : je pense qu’il dit : venant d’un mariage : et le Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) se leva d’une façon : et dit : « ô Allah : vous êtes des gens des plus aimés pour moi » : et il le dit trois fois.

Le cavalier de Fars et le témoignage d’Abdallah ibn Salam

Et l’imam Ahmad a dit : Abd as-Samad ibn Abd al-Warith nous a rapportés : mon père m’a raconté : Abd al-’Aziz ibn Souhayb m’a raconté : Anas ibn Malik nous a rapportés : le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) s’avança vers Médine : Abou Bakr derrière lui : et Abou Bakr était un vieillard reconnaissable : et le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) un jeune homme inconnu : un homme rencontrait Abou Bakr : et lui disait : ô Abou Bakr : qui est cet homme devant toi : et Abou Bakr disait : cet homme me guide le chemin : et le questionneur pensait qu’il voulait dire qu’il lui indiquait le chemin : mais il entendait le chemin du bien : et Abou Bakr se retourna : et voici un cavalier de Fars : qui les avait rejoints : et il dit : ô prophète d’Allah : voici un cavalier de Fars : qui nous a rejoints :

et le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) se retourna : et dit : « ô Allah : renverse-le » : et son cheval le renversa : puis il se releva : frénétique : et dit : ô prophète d’Allah : commande-moi ce que tu veux : il dit : « reste où tu es : et ne laisse personne nous rejoindre » : et il fut au début du jour un combattant contre le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : et à la fin du jour une protection pour lui. Et le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) descendit au bord de la terre volcanique : puis il envoya vers les Ansar : et ils vinrent : et les saluèrent : et dirent : montez : en sécurité : et rassurés : et le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) monta : et Abou Bakr : et ils les entourèrent d’armes :

et il fut dit dans Médine : le prophète d’Allah est venu : et ils se mirent à guetter le prophète d’Allah : le regardant : et disant : le prophète d’Allah est venu : et il s’avança : jusqu’à descendre auprès de la demeure d’Abou Ayyoub : et il informait sa famille : lorsqu’Abdallah ibn Salam l’apprit : qui était dans un palmier de sa famille : y récoltant pour eux : et il se hâta de déposer ce qu’il récoltait : et vint : la palme dans la main : et entendit du prophète d’Allah : et retourna vers sa famille : et le prophète d’Allah dit : quelle maison de nos gens est la plus proche : Abou Ayyoub dit : moi, ô prophète d’Allah : voici ma demeure : et voici ma porte : il dit : va donc : et prépare-nous un repos de midi : et il partit : et leur prépara un repos de midi : puis vint : et dit : ô messager d’Allah : j’ai préparé pour vous deux un repos de midi : montez :

avec la bénédiction d’Allah : et lorsque le prophète d’Allah vint : Abdallah ibn Salam vint : et dit : je témoigne que tu es prophète d’Allah en vérité : et que tu es venu avec la vérité : et les juifs savent que je suis leur seigneur : et le fils de leur seigneur : et le plus savant d’entre eux : et le fils de leur plus savant : appelle-les donc : et interroge-les : et ils entrèrent auprès de lui : et le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) leur dit : ô gens des juifs : malheur à vous : craignez Allah : et par Celui qui n’est point d’autre divinité que Lui : vous savez certes que je suis prophète d’Allah en vérité : et que je suis venu avec la vérité : embrassez donc l’islam : ils dirent : nous ne le savons pas : trois fois : et ainsi le rapporta al-Boukhari seul, d’après Mohamed : sans qu’on le lui rattachât : d’après Abd as-Samad.

Chez Abou Ayyoub : l’étage et le bas, l’eau brisée et l’oignon

Ibn Ishaq a dit : Yazid ibn Abi Habib m’a raconté : Marthad ibn Abdallah al-Yazani m’a raconté : Abou Roum as-Sama’i m’a raconté : Abou Ayyoub m’a raconté : lorsque le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) descendit chez moi : dans ma maison : il descendit en bas : et moi : et Oumm Ayyoub : en haut : et je lui dis : que mon père et ma mère soient ta rançon, ô messager d’Allah : je réprouve : et considère grave : d’être au-dessus de toi : et que tu sois au-dessous de moi : monte donc : et sois en haut : et nous descendrons : et serons en bas : et il dit : « ô Abou Ayyoub : il est plus doux pour nous : et pour qui nous côtoie : que je sois au bas de la maison » : et le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) fut en bas de la maison : et nous au-dessus de lui dans la demeure : et une jarre d’eau se brisa chez nous : et moi : et Oumm Ayyoub : prîmes une étoffe de qatifah que nous avions : et nous n’avions d’autre couverture qu’elle : et nous séchâmes l’eau avec : de crainte qu’il ne tombât du messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) quelque chose :

et ne le blessât : et nous lui préparions le dîner : puis nous l’envoyions : et lorsqu’il nous renvoyait le reste : moi : et Oumm Ayyoub : cherchions l’emplacement de sa main : et nous en mangions : cherchant par cela la bénédiction : jusqu’à ce que nous lui envoyâmes une nuit son dîner : et nous avions mis dedans de l’oignon : ou de l’ail : et le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) le renvoya : et je ne vis aucune trace de sa main dedans : et je vins à lui effrayé : et dis : ô messager d’Allah : que mon père et ma mère soient ta rançon : tu as renvoyé ton dîner : et je n’y ai vu aucune trace de ta main : et il dit : « j’y ai trouvé l’odeur de cet arbre : et je suis un homme qui reçoit la communication : mais vous : mangez-le » : et nous le mangeâmes : et ne fabriquâmes plus cet arbre. Et ainsi le rapporta le Bayhaqi, par la voie d’al-Layth ibn Sa’d, d’après Yazid ibn Abi Habib, d’après Abou l-Hassan, ou Abou al-Khayr, Marthad ibn Abdallah al-Yazani, d’après Abou Roum, d’après Abou Ayyoub : et il le mentionna : et Abou Bakr ibn Abi Chayba le rapporta, de Younous ibn Mohamed al-Mou’addib, d’après al-Layth.

Et le Bayhaqi a dit : le hafiz Abou Abdallah nous informa : Abou Amr al-Hiri nous informa : Abdallah ibn Mohamed nous a rapportés : Ahmed ibn Sa’id ad-Darimi nous a rapportés : Abou an-Nou’man nous a rapportés : Thabit ibn Yazid nous a rapportés : Asim al-Ahwal nous a rapportés, d’après Abdallah ibn al-Harith, d’après Aflah, l’affranchi d’Abou Ayyoub, d’après Abou Ayyoub : le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) descendit chez lui : et descendit en bas : et Abou Ayyoub en haut : et Abou Ayyoub fut prévenu la nuit : et dit : nous marchons au-dessus de la tête du messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : et ils se déplacèrent dans un côté : puis il dit au Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : je monterai à toute terrasse au-dessus de laquelle tu es : et le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) passa en haut : et Abou Ayyoub en bas :

et il préparait au messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) des mets : et lorsqu’on les apportait : il s’enquérait de l’emplacement de ses doigts : et suivait les emplacements des doigts du messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : et il lui prépara un mets contenant de l’ail : et lorsque celui-ci lui fut renvoyé : il s’enquit de l’emplacement des doigts du messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : et on lui dit : il n’a pas mangé : et il s’en affola : et monta vers lui : et dit : est-ce illicite ? Le Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) dit : « non : mais je le réprouve » : il dit : je réprouve donc ce que tu réprouves : ou : ce que tu as réprouvé : et le Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soit sur lui) recevait la visite : il voulait dire : l’ange lui venait : et Mouslim le rapporta d’après Ahmad ibn Sa’id.

Et il est attesté dans les deux Sahihs, d’après Anas ibn Malik : on apporta au messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) un récipient : et dans une version : un chaudron : contenant des légumes verts : il s’enquit : et on l’informa de ce qu’il contenait de légumes : et lorsqu’il le vit : il réprouva d’en manger : et dit : « mangez : car je reçois la communication de qui vous ne recevez pas ».

Sept mois chez Abou Ayyoub : les cadeaux et le retour de la famille

Et al-Waqidi rapporta qu’As’ad ibn Zourara : lorsque le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) descendit dans la demeure d’Abou Ayyoub : prit la bride de la chamelle du messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : et elle resta auprès de lui. Et il est rapporté de Zayd ibn Thabit : le premier cadeau qui fut offert au messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : lorsqu’il descendit dans la demeure d’Abou Ayyoub : c’est moi qui l’apportai : une écuelle contenant du pain émietté : au lait : et au beurre fondu : et je dis : ma mère m’a envoyé cette écuelle : il dit : « qu’Allah te bénisse » : et il appela ses compagnons : et ils mangèrent : puis vint l’écuelle de Sa’d ibn ’Obada : du pain émietté : et de la viande : et il n’y eut pas une nuit : sans que devant la porte du messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) fussent trois :

ou quatre : portant la nourriture : se relayant : et son séjour dans la demeure d’Abou Ayyoub fut de sept mois : et le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) envoya : tandis qu’il descendait dans la demeure d’Abou Ayyoub : son affranchi Zayd ibn Haritha : et Abou Rafi’ : et avec eux deux chameaux : et cinq cents dirhams : afin qu’ils ramenassent Fatima : et Oumm Koulthoum : filles du messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : et Sawda bint Zam’a : son épouse : et Oussama ibn Zayd : et Rouqayya avait émigré avec son époux Outhman : et Zaynab était chez son époux à La Mecque : Abou l-’As ibn ar-Rabi’ : et Oumm Ayman : la femme de Zayd ibn Haritha : vint avec eux : et Abdallah ibn Abi Bakr sortit : avec les enfants d’Abou Bakr : parmi eux Aïcha : la mère des croyants : et le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) n’était pas entré chez elle.

Et le Bayhaqi a dit : Ali ibn Ahmed ibn Abdan nous informa : Ahmed ibn Obayd as-Saffar nous informa : Khalaf ibn Amr al-’Ukbari nous a rapportés : Sa’id ibn Mansour nous a rapportés : ’Attaf ibn Khalid nous a rapportés : Siddiq ibn Moussa nous a rapportés, d’après Abdallah ibn az-Zoubayr : le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) arriva à Médine : et sa monture s’agenouilla entre la demeure de Ja’far ibn Mohamed ibn Ali : et la demeure d’al-Hassan ibn Zayd : et les gens vinrent à lui : et dirent : ô messager d’Allah : le logis : et sa monture se releva : et il dit : « laissez-la : car elle est ordonnée » : puis elle l’emmena : jusqu’à arriver à l’emplacement du pupitre : et elle s’y agenouilla : puis il se faufila parmi les gens : et là se trouvait une tonnelle : qu’on arrosait :

et entretenait : et où l’on se rafraîchissait : et le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) descendit de sa monture dedans : et se mit à l’ombre : et Abou Ayyoub vint à lui : et dit : ô messager d’Allah : ma demeure est la plus proche de toutes les demeures de toi : transfère donc ton bagage chez moi : il dit : oui : et il porta son bagage au logis : puis un homme vint à lui : et dit : ô messager d’Allah : où résides-tu ? Il dit : « l’homme est avec son bagage : où qu’il soit » : et le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) demeura dans la tonnelle douze nuits : jusqu’à ce qu’il bût le temple : et voilà une grande vertu pour Abou Ayyoub : Khalid ibn Zayd : dont le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) descendit dans la demeure.

Et nous avons été informés, par la voie de Yazid ibn Abi Habib, d’après Mohamed ibn Ali ibn Abdallah ibn Abbas : que lorsqu’Abou Ayyoub vint à Bassora : et qu’Ibn Abbas était gouverneur sur elle de la part d’Ali ibn Abi Talib : Ibn Abbas sortit de sa demeure : jusqu’à l’installer chez lui : comme il avait installé le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) dans sa demeure : et lui céda tout ce que sa porte couvrait : et lorsqu’il voulut repartir : Ibn Abbas lui donna vingt mille : et quarante esclaves : et la demeure d’Abou Ayyoub passa après lui à son affranchi Aflah : et al-Moughira ibn Abd ar-Rahman ibn al-Harith ibn Hicham l’acheta de lui : pour mille dinars : et répara ce qui s’était affaibli de son bâtiment : et l’offrit à des gens pauvres d’une maison : des gens de Médine.

« Les meilleures demeures des Ansar » et l’élection de Banu an-Najjar

Et pareillement sa descente dans la demeure de Banu an-Najjar : et le choix qu’Allah fit pour lui de cela : est une grande vertu pour eux : et il y avait à Médine de nombreuses demeures : atteignant neuf : chaque demeure était un quartier indépendant : par ses habitations : ses palmiers : ses cultures : ses habitants : chaque tribu s’était réunie dans son quartier : et elles étaient comme des villages accolés : et Allah choisit pour le messager d’Allah : la demeure de Banu Malik ibn an-Najjar. Et il est attesté dans les deux Sahihs, du hadith de Chou’ba : j’ai entendu Qatada : d’après Anas ibn Malik, d’après Abou Ousayd : le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) a dit : « les meilleures demeures des Ansar : Banu an-Najjar : puis Banu Abd al-Achhal : puis Banu al-Harith ibn al-Khazradj : puis Banu Sa’ida : et dans toutes les demeures des Ansar il y a du bien » : Sa’d ibn ’Obada dit :

il me semble que le Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) nous a accordé la préférence : on dit : il vous a préférés à beaucoup : tel est le texte d’al-Boukhari : et ainsi le rapportèrent al-Boukhari : et Mouslim : du hadith d’Anas : et Abou Salama : d’après Abou Ousayd Malik ibn Rabia : et du hadith d’Abbas ibn Sahl : d’après Abou Houmayd : du Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : de manière semblable : et il ajouta dans le hadith d’Abou Houmayd : Abou Ousayd dit à Sa’d ibn ’Obada : ne vois-tu pas que le Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) a laissé le choix aux Ansar : et nous a mis derniers : et Sa’d rattrapa le Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : et dit : ô messager d’Allah : tu as mis les demeures des Ansar au choix : et nous as mis derniers : il dit : « n’est-ce pas suffisant pour vous d’être parmi les élus ? »

Mais il est attesté pour tous ceux qui embrassèrent l’islam des gens de Médine : et ils sont les Ansar : l’honneur : et l’élévation : en ce bas-monde : et dans l’au-delà : Allah le Très-Haut a dit : « Les tout premiers [croyants] parmi les Emigrés et les Auxiliaires et ceux qui les ont suivis dans un beau comportement, Allah les agrée, et ils L’agréent. Il a préparé pour eux des Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, et ils y demeureront éternellement. Voilà l’énorme succès ! », le centième verset d’at-Tawba : et Il a dit : « Il [appartient également] à ceux qui, avant eux, se sont installés dans le pays et dans la foi, qui aiment ceux qui émigrent vers eux, et ne ressentent dans leurs cœurs aucune envie pour ce que [ces immigrés] ont reçu, et qui [les] préfèrent à eux-mêmes, même s’il y a pénurie chez eux. Quiconque se prémunit contre sa propre avarice, ceux-là sont ceux qui réussissent », le neuvième verset d’al-Hachr : et le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) a dit : « sans l’Hégire : je serais un homme des Ansar : et si les gens empruntaient un vallon : ou un défilé : j’emprunterais le vallon des Ansar : et leur défilé : les Ansar sont l’étoile : et les gens l’épaisseur des cheveux » : et il a dit : « les Ansar sont mon foie : et mes entrailles » : et il a dit : « je suis paix : à qui leur fait paix : et guerre : à qui leur fait guerre ».

Et al-Boukhari a dit : Hajjaj ibn Minhhal nous a rapportés : Chou’ba nous a rapportés : Adi ibn Thabit m’a raconté : j’ai entendu al-Bara’ ibn ’Azib dire : j’ai entendu le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : ou il a dit : le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) a dit : « les Ansar : ne les aime qu’un croyant : et ne les hait qu’un hypocrite : quiconque les aime : Allah l’aime : et quiconque les hait : Allah le hait » : et Baqiyyat al-Jama’a l’ont rapporté : hormis Abou Dawoud : du hadith de Chou’ba. Et al-Boukhari a dit également : Mouslim ibn Ibrahim nous a rapportés : Chou’ba nous a rapportés, d’après Abdallah ibn Abdallah ibn Jabr, d’après Anas ibn Malik, du Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : « le signe de la foi : est l’amour des Ansar : et le signe de l’hypocrisie : est la haine des Ansar » : et al-Boukhari le rapporta également, d’après Abou l-Walid at-Tayalisi : et Mouslim, du hadith de Khalid ibn al-Harith : et Abd ar-Rahman ibn Mahdi : les quatre : de Chou’ba : de manière semblable : et les versets : et les hadiths : sur les vertus des Ansar : sont très nombreux : et que d’admirable : ce qu’a dit Abou Qays Sirmah ibn Abi Anas : déjà mentionné : l’un des poètes des Ansar : sur l’arrivée du messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) chez eux : leur soutien envers lui : et leur assistance : à lui : et à tous ses compagnons.

Le poème d’Abou Qays Sirmah : « il trouva un ami »

Ibn Ishaq a dit : et Abou Qays Sirmah ibn Abi Anas dit également : mentionnant l’honneur qu’Allah leur accorda par l’islam : et ce dont Il les privilégia par Son messager (que la paix soit sur lui) :

Il demeura chez Quraysh treize années : se rappelant, s’il rencontrait un ami compatissant,

Et il se proposait aux gens des saisons : sans voir qui lui donne asile : ni d’appelant,

Quand il vint à nous : Allah manifesta Sa religion : et il devint joyeux : à Tayba : content,

Il trouva un ami : et ses vœux se rassurèrent : et il eut de la part d’Allah un secours évident,

Il nous récite ce que Nouh dit à son peuple : et ce que dit Moussa quand il répondit à l’appelateur,

Il ne craind plus personne des hommes proche : bientôt : ni des hommes lointain,

Nous lui avons dépensé des richesses de nos biens licites : et nos personnes : au combat : et à l’abandon,

Nous faisons la guerre à qui de tous les hommes se fait ennemi : tous : même s’il est le cher héritier,

Et nous savons qu’Allah : rien n’est autre que Lui : et que le Livre d’Allah est devenu guide,

Je dis quand je prie dans chaque temple : ta tendresse : que les ennemis ne nous dominent pas,

Je dis quand je traverse une terre effrayante : béni soit le nom d’Allah : Toi le Protecteur,

Piétine en te détournant : les lances sont nombreuses : et tu ne laisses pour toi de durable,

Par Allah le garçon ne connaît sa course : s’il ne met pour lui Allah protecteur,

Et les palmiers irrigués ne méprisent pas leur maître : quand ils se rassasient le matin : et lui reste affamé.

Ibn Ishaq et d’autres l’ont mentionné : et ’Abdallah ibn az-Zoubayr al-Houmaydi et d’autres l’ont rapporté, de Soufyan ibn ’Ouyayna, d’après Yahya ibn Sa’id al-Ansari, d’après une vieille femme des Ansar.

بسم الله الرحمن الرحيم mar. 25 Rabi' 1
الثلاثاء 25 ربيع الأول
هلال متناقص Dernier Croissant Jour 25.9 / 29.5
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Nouvelle lune dans 4 jours
الله أكبر Allah est le plus grand