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Le début de l’islam des Ansar : la rencontre des six et des douze à la première Aqaba, l’allégeance des femmes d{t}Obada ibn as-Samit, l’envoi de Mouss’ab ibn ’Oumayr, la conversion d’Ousayd et de Sa’d ibn Mou’adh, et les qasidas d’Abou Qays ibn al-Aslat.
Mis à jour le 07 septembre 2026 à 23h07
Le chapitre du début de l’islam des Ansar. Ibn Ishaq a dit : lorsque Allah voulut manifester Sa religion, mettre en honneur Son prophète, et accomplir envers lui Sa promesse, le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) sortit à la saison où il rencontra le groupe des Ansar : il se proposait aux tribus des Arabes, comme il le faisait à chaque saison. Tandis qu’il était à l’Aqaba, il rencontra un groupe du Khazradj, auxquels Allah voulait du bien. Asim ibn Omar ibn Qatada m’a raconté, d’après des anciens de son peuple : lorsque le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) les rencontra, il leur dit : « qui êtes-vous ? » Ils dirent : un groupe du Khazradj. Il dit : « des clients des juifs ? » Ils dirent : oui. Il dit : « ne voulez-vous pas vous asseoir, que je parle avec vous ? » Ils dirent : si. Ils s’assirent donc avec lui : il les appela vers Allah, leur proposa l’islam, et leur lut le Coran. Et il fut parmi ce qu’Allah fit en eux pour l’islam que les juifs étaient avec eux dans leur pays : et ils étaient gens du Livre et du savoir : tandis qu’ils étaient des polythéistes, adorateurs d’idoles : et les juifs avaient la suprématie sur eux dans leur pays : et lorsqu’un différend survenait entre eux, ils leur disaient : un prophète vient d’être envoyé, son temps arrive : nous le suivrons, et nous vous tuerons avec lui comme furent tués ’Ad et Iram.
Lorsque donc le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) parla à ce groupe et les appela vers Allah, certains dirent aux autres : ô peuple : vous savez, par Allah, que c’est bien le prophète que les juifs vous menacent : ne les devancez donc pas vers lui. Ils répondirent donc à son appel en le confirmant, et acceptèrent de lui ce qu’il leur proposa de l’islam, et lui dirent : nous avons quitté notre peuple : et il n’y a pas de peuple entre lesquels il y a plus d’hostilité et de mal que ce qui est entre eux : et peut-être qu’Allah les réunira par toi : nous irons donc les devancer, et les appeler à ton affaire : et leur proposer la religion à laquelle nous t’avons répondu : et si Allah les réunit sous toi, nul homme ne sera plus noble que toi. Puis ils se détournèrent, retournant à leur pays, croyants et confirmants.
Ibn Ishaq a dit : et ils étaient, selon ce qui m’a été mentionné, six hommes, tous du Khazradj : et ce sont : Abou Oumama, As’ad ibn Zourara ibn ’Odas ibn Obayd ibn Tha’laba ibn Ghanm ibn Malik ibn an-Najjar : et Abou Nou’aym a dit : et il est dit qu’il fut le premier des Ansar du Khazradj à s’islamer : et des Aus, Abou l-Haytham ibn at-Tayyihan : et il est dit : le premier qui s’islama fut Rafi’ ibn Malik, et Mou’adh, fils d’Afra’ : et Allah est le plus savant : et Awf ibn al-Harith ibn Rifa’a ibn Sawad ibn Malik ibn Ghanm ibn Malik ibn an-Najjar : et lui est le fils d’Afra’ an-Najjar, l’un des deux : et Rafi’ ibn Malik ibn al-’Ajlan ibn Amr ibn Zourayq az-Zouraqi : et Qoutba ibn Amir ibn Hadida ibn Amr ibn Sawad ibn Ghanm ibn Ka’b ibn Salama ibn Sa’d ibn Ali ibn Asad ibn Sareda ibn Tazid ibn Joucham ibn al-Khazradj, as-Salami, puis des Banu Sawad : et ’Oqba ibn Amir ibn Nabii ibn Zayd ibn Haram ibn Ka’b ibn Ghanm, as-Salami également : puis des Banu Haram : et Jabir ibn Abdallah ibn Ri’ab ibn an-Nou’man ibn Sinan ibn Obayd ibn Adi ibn Ghanm ibn Ka’b ibn Salama, as-Salami également : puis des Banu Obayd. Et ainsi le rapportèrent ach-Cha’bi, az-Zouhri et d’autres : ils étaient cette nuit-là six hommes du Khazradj.
Et Moussa ibn ’Oqba mentionna, dans ce qu’il rapporta d’az-Zouhri et d’Urwa ibn az-Zoubayr, que leur première rencontre avec lui (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) fut de huit hommes : et ce sont : Mou’adh ibn Afra’, As’ad ibn Zourara, Rafi’ ibn Malik, Dhakouan, qui est le fils d’Abd Qays, ’Obada ibn as-Samit, Abou Abd ar-Rahman Yazid ibn Tha’laba, Abou l-Haytham ibn at-Tayyihan, et ’Owaym ibn Sa’ida. Ils s’islamèrent donc, et prirent rendez-vous avec lui pour l’année suivante : puis ils retournèrent à leur peuple et l’appelèrent à l’islam : et ils envoyèrent au messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) Mou’adh ibn Afra’ et Rafi’ ibn Malik : envoie-nous un homme qui nous enseigne la religion. Il leur envoya donc Mouss’ab ibn ’Oumayr : et il descendit chez As’ad ibn Zourara. Et il mentionne l’histoire complète : et Ibn Ishaq la rapportera plus complète que la version de Moussa ibn ’Oqba : et Allah est le plus savant.
Ibn Ishaq a dit : lorsqu’ils arrivèrent à Médine vers leur peuple, ils parlèrent du messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) et les appelèrent à l’islam : jusqu’à ce que cela se répandît parmi eux : et il ne resta pas une maison des maisons des Ansar sans qu’on y fît mémoire du messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui).
Et lorsqu’vint l’année suivante, douze hommes des Ansar assistèrent à la saison : et ce sont : Abou Oumama As’ad ibn Zourara, déjà cité : et Awf ibn al-Harith, déjà cité : et son frère Mou’adh, tous deux fils d’Afra’ : et Rafi’ ibn Malik, également déjà cité : et Dhakouan ibn Abd Qays ibn Khalda ibn Moukhallad ibn Amir ibn Zourayq az-Zouraqi : et Ibn Hicham a dit : il est Ansari et mohajir : et ’Obada ibn as-Samit ibn Qays ibn Asram ibn Fihr ibn Tha’laba ibn Ghanm ibn Awf ibn Amr ibn Awf ibn al-Khazradj : et leur allié Abou Abd ar-Rahman Yazid ibn Tha’laba ibn Khazma ibn Asram al-Balawi : et al-Abbas ibn ’Obada ibn Nadla ibn Malik ibn al-’Ajlan ibn Zayd ibn Ghanm ibn Salim ibn Awf ibn Amr ibn Awf ibn al-Khazradj, al-’Ajlani : et ’Oqba ibn Amir ibn Nabii, déjà cité : et Qoutba ibn Amir ibn Hadida, déjà cité : et voilà dix du Khazradj : et des Aus, deux hommes : ’Owaym ibn Sa’ida, et Abou l-Haytham Malik ibn at-Tayyihan. Ibn Hicham a dit : at-Tayyihan se prononce allégé ou alourdi, comme mayt et mayyit. as-Souhayli a dit : Abou l-Haytham ibn at-Tayyihan : son nom est Malik ibn Malik ibn Atik ibn Amr ibn Abd al-A’la ibn Amir ibn Za’war ibn Joucham ibn al-Harith ibn al-Khazradj ibn Amr ibn Malik ibn al-Aus. Il a dit : et il est dit : il est Irashi : et il est dit : Balawi : et voilà pourquoi ni Ibn Ishaq ni Ibn Hicham ne l’y rattachèrent. Et al-Haytham : c’est le petit de l’aigle : et une espèce de plante.
La conclusion est que ces douze hommes assistèrent à la saison à ce moment-là, résolurent de rencontrer le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui), le rencontrèrent à l’Aqaba, et lui prêtèrent allégeance là-bas, avec l’allégeance des femmes : et c’est la première Aqaba. Et Abou Nou’aym rapporta que le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) leur lut de Sa parole dans la sourate Ibrahim : « Et (rappelle-toi) quand Abraham dit : O mon Seigneur, fais de cette cité un lieu sûr, et préserve-moi ainsi que mes enfants de l’adoration des idoles », jusqu’à la fin de la sourate.
Ibn Ishaq a dit : Yazid ibn Abi Habib m’a raconté, d’après Marthad ibn Abdallah al-Yazani, d’après Abd ar-Rahman ibn ’Ossayla as-Sounabihi, d’après ’Obada ibn as-Samit : j’étais parmi ceux qui assistèrent à la première Aqaba : et nous étions douze hommes : nous prêtâmes donc allégeance au messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) avec l’allégeance des femmes : et cela avant que la guerre ne fût prescrite : à ne rien associer à Allah, à ne pas voler, à ne pas forniquer, à ne pas tuer nos enfants, à ne pas venir avec un mensonge que nous inventerions entre nos mains et nos pieds, et à ne pas lui désobéir dans le convenable : « si vous tenez, vous aurez le Paradis : et si vous en décevez en quoi que ce soit, votre affaire est à Allah : s’Il veut, Il châtie : et s’Il veut, Il pardonne. » Et al-Boukhari et Mouslim ont rapporté ce hadith, par la voie d’al-Layth ibn Sa’d, d’après Yazid ibn Abi Habib, de manière semblable.
Ibn Ishaq a dit : et Ibn Chihab az-Zouhri a mentionné, d’après Outhman ibn Abdallah Abou Idris al-Khawlani, que ’Obada ibn as-Samit l’avait informé : nous avons prêté allégeance au messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) la nuit de la première Aqaba, à ne rien associer à Allah, à ne pas voler, à ne pas forniquer, à ne pas tuer nos enfants, à ne pas venir avec un mensonge que nous inventerions entre nos mains et nos pieds, et à ne pas lui désobéir dans le convenable : « si vous tenez, vous aurez le Paradis : et si vous en décevez en quoi que ce soit, et qu’on vous en prenne par le châtiment en ce bas-monde, ce sera expiation pour cela : et si vous le cachez jusqu’au Jour de la Résurrection, votre affaire est à Allah : s’Il veut, Il châtie : et s’Il veut, Il pardonne. » Et ce hadith est rapporté dans les deux Sahihs et ailleurs, par des voies d’az-Zouhri, de manière semblable. Et sa parole : avec l’allégeance des femmes : c’est-à-dire : selon ce que fit descendre ensuite l’allégeance des femmes, l’année d’al-Houdaybiya : et cela fait partie de ce que la parole d’Allah est venue en accord avec ce sur quoi ses compagnons avaient prêté allégeance la nuit de l’Aqaba : et rien de cela n’est étonnant : car le Coran est descendu en accord avec ’Oumar ibn al-Khattab en maint endroit : comme nous l’avons établi dans sa sira et dans le commentaire : et si cette allégeance eut lieu d’une révélation non récité, c’est ce qui est plus apparent. Et Allah est le plus savant.
Ibn Ishaq a dit : lorsque le peuple se détournat de lui, le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) envoya avec eux Mouss’ab ibn ’Oumayr ibn Hachim ibn Abd Manaf ibn Abd ad-Dar ibn Qoussay : et lui ordonna de leur enseigner le Coran, de leur apprendre l’islam, et de les instruire dans la religion. Et le Bayhaqi le rapporta, d’après Ibn Ishaq : Asim ibn Omar ibn Qatada m’a raconté que le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) n’envoya Mouss’ab que lorsqu’ils lui écrivirent de l’envoyer vers eux. Et c’est ce que mentionne Moussa ibn ’Oqba, comme il est venu précédemment : sauf qu’il fait de la seconde fois la première. Le Bayhaqi a dit : et le récit d’Ibn Ishaq est plus complet.
Et Ibn Ishaq a dit : et Abdallah ibn Abi Bakr disait : je ne sais pas ce qu’est la première Aqaba. Puis Ibn Ishaq dit : mais si : par ma vie, il y a bien eu une Aqaba et une Aqaba. Tous dirent : Mouss’ab descendit donc chez As’ad ibn Zourara : et il était appelé à Médine : le récitant. Ibn Ishaq a dit : Asim ibn Omar ibn Qatada m’a raconté qu’il priait avec eux : et cela parce que certains des Aus et des Khazradj répugnaient que quelqu’un fût imam pour eux, tous.
Ibn Ishaq a dit : Mohamed ibn Abi Oumama ibn Sahl ibn Hou’ayfa m’a raconté, d’après son père, d’après Abd ar-Rahman ibn Ka’b ibn Malik : je conduisais mon père, lorsque sa vue lui échappa : et lorsque je le sortais à l’assemblée du vendredi, dès qu’il entendait l’appel, il priait sur Abou Oumama As’ad ibn Zourara. Un temps passa ainsi, sans qu’il n’entendît l’appel du vendredi sans prier sur lui et implorer le pardon pour lui. Je dis en moi-même : par Allah, il y a de la faiblesse en moi de ne pas l’interroger. Je dis : ô mon père : pourquoi, lorsque tu entends l’appel du vendredi, pries-tu sur Abou Oumama ? Il dit : ô mon fils : c’est lui qui, le premier, nous a rassemblés à Médine, lors de la coupe des palmiers, de la terre volcanique de Banu Bayada, dans un bassin que l’on appelle : le bassin des sillages. Je dis : et combien étiez-vous ce jour-là ? Il dit : quarante hommes. Et Abou Dawoud et Ibn Madja ont rapporté ce hadith, par la voie de Mohamed ibn Ishaq. Et ad-Daraqoutni a rapporté, d’après Ibn Abbas, que le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) écrivit à Mouss’ab ibn ’Oumayr, lui ordonnant d’établir l’assemblée du vendredi : et il y a dans sa chaîne une étrangeté : et Allah est le plus savant.
Ibn Ishaq a dit : Obaydallah ibn al-Moughira ibn Mou’qib, et Abdallah ibn Abi Bakr ibn Mohamed ibn Amr ibn Hazm, m’ont raconté que As’ad ibn Zourara sortit avec Mouss’ab ibn ’Oumayr, se rendant avec lui à la demeure de Banu Abd al-Achhal et à la demeure de Banu Dhafr : et Sa’d ibn Mou’adh était le cousin maternel d’As’ad ibn Zourara : et il entra avec lui dans un verger parmi les vergers de Banu Dhafr, près d’un puits appelé : le puits de Maraq. Ils s’assirent donc dans le verger : et se rassemblèrent auprès d’eux des hommes parmi ceux qui avaient embrassé l’islam : et Sa’d ibn Mou’adh et Ousayd ibn Houdayr : qui était ce jour-là le seigneur de leur peuple, des Banu Abd al-Achhal : et tous deux étaient polythéistes, sur la religion de leur peuple. Lorsqu’ils l’aprirent, Sa’d dit à Ousayd : va vers ces deux hommes qui sont venus à nos demeures pour traiter nos faibles de sots : chasse-les donc, et interdis-leur de venir à nos demeures : car sans As’ad ibn Zourara, qui m’est lié comme tu le sais, je t’aurais épargné cette peine : il est le fils de ma tante maternelle : et je ne trouve rien à lui reprocher.
Ousayd ibn Houdayr saisit donc sa lance, puis s’avança vers eux deux : et lorsque As’ad ibn Zourara le vit, il dit à Mouss’ab : voici le seigneur de son peuple : il t’est venu : sois donc sincère envers Allah à son égard. Mouss’ab dit : s’il s’assied, je lui parlerai. Il s’arrêta donc face à eux deux, fronçant les sourcils, et dit : qu’est-ce qui vous a amenés à nous, pour traiter nos faibles de sots ? Éloignez-vous de nous, si vous avez un besoin à satisfaire. Moussa ibn ’Oqba a dit : et il lui dit : pourquoi es-tu venu chez nous, dans nos demeures, avec ce solitaire, cet étranger chassé, qui traite nos faibles de sots avec le faux, et qui les appelle vers lui ?
Ibn Ishaq a dit : Mouss’ab lui dit : veux-tu t’asseoir et écouter : si tu agrées une affaire, tu l’accepteras : et si tu la désapprouves, j’arrêterai ce que tu réprouves. Il dit : tu es équitable. Il planta donc sa lance, et s’assit auprès d’eux : et Mouss’ab lui parla de l’islam, et lui lut le Coran. Ils dirent, selon ce qui est rapporté d’eux deux : par Allah, nous avons reconnu l’islam sur son visage, avant qu’il ne parlât : par son éclat et sa facilité : puis il dit : comme cela est beau et joli ! Comment ferez-vous, si vous voulez entrer dans cette religion ? Ils lui dirent : tu te laves et te purifies : et tu purifies tes deux vêtements : puis tu témoignes la vérité : puis tu pries. Il se leva donc, se lava, purifia ses deux vêtements, témoigna la vérité : puis se leva et pria deux rak’a. Puis il leur dit : derrière moi se trouve un homme : s’il vous suit, il ne restera personne de son peuple en arrière : et je vais l’envoyer vers vous à l’instant : Sa’d ibn Mou’adh. Il prit donc sa lance et se dirigea vers Sa’d et son peuple, qui étaient assis dans leur club. Lorsque Sa’d ibn Mou’adh vit Ousayd revenir, il dit : je jure par Allah qu’Ousayd vous revient avec autre chose que celle pour laquelle il est parti de chez vous. Et lorsqu’il s’arrêta au club, Sa’d lui dit : qu’as-tu fait ? Il dit : j’ai parlé aux deux hommes : et par Allah, je n’ai vu en eux aucun mal : et je les ai interdits : et ils ont dit : nous ferons ce que tu voudras.
Et il m’a été rapporté que les Banu Haritha étaient sortis pour tuer As’ad ibn Zourara : parce qu’ils savaient qu’il était son cousin maternel : pensant que tu le protèges. Sa’d ibn Mou’adh se leva donc, en colère, se précipitant, craignant ce qui avait été rapporté de Banu Haritha : et il prit la lance dans sa main et dit : par Allah, tu n’as rien accompli. Puis il sortit vers eux deux : et lorsqu’il les vit rassurés, il sut qu’Ousayd n’avait voulu de lui que qu’il écoutât d’eux deux : et il s’arrêta face à eux, fronçant les sourcils : puis dit à As’ad ibn Zourara : ô Abou Oumama : par Allah, sans la parenté qui est entre toi et moi, je ne t’aurais pas permis cela : nous caches-tu, dans nos demeures, ce que nous réprouvons ? As’ad avait dit à Mouss’ab : il t’est venu, par Allah, un seigneur derrière qui est son peuple : s’il te suit, il ne restera pas de son peuple deux hommes en arrière. Mouss’ab lui dit : veux-tu t’asseoir et écouter : si tu agrées une affaire et la désires, tu l’accepteras : et si tu la désapprouves, nous t’épargnerons ce que tu réprouves. Sa’d dit : tu es équitable.
Il planta donc la lance et s’assit : l’islam lui fut proposé, et le Coran lui fut lu : et Moussa ibn ’Oqba a mentionné qu’il lui lut le début d’az-Zoukhruf. Il dit : nous avons reconnu, par Allah, l’islam sur son visage avant qu’il ne parlât : par son éclat et sa facilité : puis il leur dit : comment ferez-vous, lorsque vous s’islamiserez et entrerez dans cette religion ? Ils dirent : tu te laves et te purifies : et tu purifies tes deux vêtements : puis tu témoignes la vérité : puis tu pries deux rak’a. Il se leva donc, se lava, purifia ses deux vêtements, témoigna la vérité : puis pria deux rak’a : puis prit sa lance, et s’avança droit vers le club de son peuple, et avec lui Ousayd ibn al-Houdayr.
Lorsque son peuple le vit revenir, ils dirent : nous jurons par Allah que Sa’d revient vers vous avec autre chose que celle pour laquelle il est parti de chez vous. Et lorsqu’il s’arrêta face à eux, il dit : ô fils d’Abd al-Achhal : que savez-vous de moi parmi vous ? Ils dirent : notre seigneur : le plus avisé de nous : et le plus juge parmi nous. Il dit : votre parole, et celle de vos femmes, m’est interdite : jusqu’à ce que vous croyiez en Allah et en Son messager. Et par Allah, il ne resta pas, le soir, dans la demeure de Banu Abd al-Achhal, un homme ni une femme, sans être musulman ou musulmane. Et As’ad et Mouss’ab retournèrent au logis d’As’ad ibn Zourara : et il y demeura, tous deux appelant les gens à l’islam : jusqu’à ce qu’il ne restât pas une maison des maisons des Ansar sans qu’il y fût des hommes et des femmes musulmans : sauf ce qu’il y avait de la demeure de Banu Oumayya ibn Zayd, et Khath’am, et Wa’il, et Waqif : et ceux-là sont Aus : et ils étaient des Aus ibn Haritha : et cela parce qu’ils avaient parmi eux Abou Qays ibn al-Aslat : dont le nom est Sayfiyy : et az-Zoubayr ibn Bakkar a dit : son nom est al-Harith : et il est dit : Abdallah. Et le nom de son père al-Aslat est : Amir ibn Joucham ibn Wa’il ibn Zayd ibn Qays ibn Amir ibn Mourra ibn Malik ibn al-Aus : et Ibn al-Kalbi l’y rattache également. Il était leur poète et leur chef : ils l’écoutaient et lui obéissaient : et il les retint de l’islam, jusqu’à ce que fût passé le Fossé.
Je dis : et ce Abou Qays ibn al-Aslat : Ibn Ishaq a mentionné de lui des poèmes dévots et beaux, proches des poèmes d’Omayya ibn as-Salt ath-Thaqafi. Ibn Ishaq a dit, dans ce qui précède : lorsque l’affaire du messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) se répandit parmi les Arabes et atteignit les pays, elle fut mentionnée à Médine : et il n’y avait pas de groupe des Arabes qui connût mieux l’affaire du messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui), lorsqu’elle fut mentionnée et avant qu’elle ne le fût, que ce groupe des Aus et des Khazradj : et cela par ce qu’ils entendaient des rabbins juifs.
Lorsque donc son affaire s’installa à Médine, et qu’ils se mirent à colporter ce que Quraysh avait de désaccords à son sujet, Abou Qays ibn al-Aslat, frère de Banu Waqif, dit une qasida : et as-Souhayli a dit : c’est Abou Qays Sirmah ibn Abi Anas : et le nom d’Abi Anas est : Qays ibn Sirmah ibn Malik ibn Adi ibn Amr ibn Ghanm ibn Adi ibn an-Najjar : et c’est lui au sujet duquel et d’Oumar fut révélée : « On vous a permis, la nuit d’as-Siyam, d’avoir des rapports avec vos femmes », le verset d’al-Baqara. Il aimait Quraysh, et il avait avec eux une parenté par mariage : Arna bint Asad ibn Abd al-Ouzza ibn Qoussay était sous son toit : et il séjournait des années chez eux, avec sa femme. Il dit une qasida dans laquelle il glorifie le sacré, interdit à Quraysh la guerre, mentionne leur mérite et leur bon sens, et leur rappelle le châtiment qu’Allah infligea à ceux qui les attaquèrent, et Sa défense d’eux, l’affaire de l’Éléphant et Sa ruse : et leur ordonne de s’abstenir du messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) :
Ô cavalier : si tu passes par là, transmets, une parole enchaînée, de ma part, à Lou’ay ibn Ghalib,
le messager d’un homme que le différend entre vous a rendu, de l’éloignement, triste et accablé,
J’ai eu une couche pour les soucis : sans en avoir rempli les besoins ni les desseins,
Je vous annonce des maux : chaque tribu a sa lanière et son fouet,
Je vous mets sous la protection d’Allah contre le mal de vos actes : et le mal de vos inimitiés, et la ruse des scorpions,
Et l’étalage des mœurs, et le secret malade : comme la piqûre de l’aiguillon dont la chute frappe à coup sûr,
Rappelle-leur donc Allah, au premier effroi : et la sanctification des gazelles sacrées aux cornes fendues,
Et dis-leur, Allah juge par Son jugement : laissez la guerre : elle s’éloignera de vous, honorée,
Chaque fois que vous la levez, vous la levez blâmable : elle est le goule, pour les éloignés ou pour les proches,
Elle coupe les liens de parenté, détruit une communauté : et tranche les deux faces de la bosse du chameau,
Et vous échangez, après elle, l’odeur du musc : contre des lambeaux et des guenilles de combattants,
Et contre la poussière abondante, vous qui étiez au musc et au camphre : comme si ses deux suies étaient des yeux de sauterelles,
Gardez-vous donc de la guerre, qu’elle ne vous atteigne : ni au puits, ni à la tente aux eaux amères des abreuvoirs,
Elle se pare aux peuples : puis ils en voient la fin, lorsque sa vraie nature se dévoile,
Elle brûle, sans rôtir le faible : et elle arrache vos puissants, par des jets de flèches pleines,
Ne savez-vous pas ce qu’il en fut de la guerre de Dahis ? Prenez-en exemple : ou de la guerre de Hatib,
Et combien elle a frappé de nobles aux tentes dressées : dont l’hôte ne fut jamais déçu,
À la grande cendre du feu, aux actes loués : et de générosité pure, aux campements nobles,
Et d’eau répandue dans l’égarement : comme si le vent du Saba et des vents l’avait déversée,
Un homme véritablement savant des jours de la guerre vous en informera : et le savoir est le savoir de l’expérience,
Vendez donc les lances du combattant : et rappelez votre compte : Allah est le meilleur des comptables,
Le protecteur de l’homme, qu’il choisisse une religion : nul censeur sur vous, autre que le Seigneur des astres,
Établissez pour nous une religion droite : vous êtes notre terme, vers quoi les sources guident,
Et vous êtes pour ce peuple lumière et protection : espoir solide, et les sens non chancelants,
Et vous êtes, lorsque les hommes sont passés au crible du pur : le centre de la plaine, le bon grain de la récolte,
Vous protégez des corps nobles, libéraux : aux lignées soignées, sans taches,
Tu vois le demandeur de besoins, vers vos maisons : comme des guides de pèlerins se guidant par eux,
Les peuples ont su que votre constance, en toute circonstance, est la meilleure des gens des demeures :
Et la plus avisée de vue, et la plus haute en conduite : et la plus équitable envers la vérité, au milieu des caravanes,
Levez-vous donc, priez votre Seigneur, et essuyez les membres : aux angles de ce Temple, parmi les sanctuaires,
Chez vous est de lui le châtiment qui frappe : le matin où Abou Yakssoum, guide des troupes, eut
Son armée acculée au sol tendre : son pied s’attardant sur les lanceurs, aux sommets des collines,
Et lorsque le secours du Maître du Trône vint à vous : les armées du Roi, entre terrain uni et pierre, Il les repoussa,
Ils fuirent rapides, sans revenir vers leurs gens : des Abyssins déroutés, sans guides,
Si vous périssez, périssez : et périssent des saisons où l’on vit la parole d’un homme qui n’est point menteur.
Et la guerre de Dahis, que Abou Qays a mentionnée dans son poème, fut célèbre en la Jahiliya : et sa cause fut, selon ce qu’en ont rapporté Abou Obayda, Ma’mar ibn al-Mouthanna et d’autres : qu’une jument nommée Dahis appartenait à Qays ibn Zouhayr ibn Jadhima ibn Rawaha al-Ghatafani : et il la fit courir contre une jument de Hou’bayfa ibn Badr ibn Amr ibn Jou’ayya al-Ghatafani, nommée al-Ghabra’. Dahis arriva donc première : et Hou’bayfa ordonna qu’on frappât son visage : Malik ibn Zouhayr bondit alors, et gifla le visage d’al-Ghabra’ : et Hamal ibn Badr se leva et gifla Malik : puis Abou Jou’aydib al-’Absi rencontra Awf ibn Hou’bayfa et le tua : puis un homme de Banu Fazarah rencontra Malik et le tua : et la guerre s’embrasa entre Banu ’Abs et Fazarah : furent donc tués Hou’bayfa ibn Badr, et son frère Hamal ibn Badr : et d’autres en groupes : et ils composèrent là-dessus beaucoup de poèmes, dont le détail serait long. Et Ibn Hicham a dit : et il est dit : Qays aligna Dahis et al-Ghabra’, et Hou’bayfa aligna al-Khattar et al-Hanfa’ : et la première version est plus correcte.
Quant à la guerre de Hatib : il veut dire Hatib ibn al-Harith ibn Qays ibn Haycha ibn al-Harith ibn Oumayya ibn Mou’awiya ibn Malik ibn Awf ibn Amr ibn Awf ibn Malik ibn al-Aus : il avait tué un juif, client des Khazradj : et Yazid ibn al-Harith ibn Qays ibn Malik ibn Ahmar ibn Haritha ibn Tha’laba ibn Ka’b ibn Malik ibn Ka’b ibn al-Khazradj, que l’on appelle Ibn Foushouma, sortit contre lui avec un groupe de Banu al-Harith ibn al-Khazradj : et ils le tuèrent : et la guerre s’embrasa entre Aus et Khazradj : et ils se combattirent violemment : et la victoire fut aux Khazradj : et fut tué ce jour-là al-Aswad ibn as-Samit al-Awsi : tué par al-Moujadhdhar ibn Dhiyad, allié de Banu Awf ibn al-Khazradj : puis il y eut entre eux des guerres, dont le récit également serait long.
La conclusion est qu’Abou Qays ibn al-Aslat, malgré son savoir et sa compréhension, n’en tira aucun profit : lorsque Mouss’ab ibn ’Oumayr vint à Médine et appela ses habitants à l’islam : et beaucoup d’entre eux s’islamèrent : et il ne resta pas une demeure, c’est-à-dire un quartier, des quartiers de Médine sans qu’il y fût des musulmans et des musulmanes : hormis la demeure de Banu Waqif, la tribu d’Abou Qays : qui les retint de l’islam : et il est également l’auteur de :
Les gens ont des affaires qui tournent : le rude s’enroule au doux,
Les gens : si donc nous nous égarons : facilite-nous le chemin du bien,
N’eût été notre Seigneur, nous aurions été juifs : et la religion des juifs n’a point de chaînes,
Et n’eût été notre Seigneur, nous aurions été chrétiens : avec les moines du mont du Galilée,
Mais nous avons été créés, à notre création : hanifs : notre religion de chaque aïeul,
Nous menons l’offrande : chamelles patientes, épaules nues dans les gués.
Le résumé de sa parole est qu’il est perplexe devant ce qui est advenu de l’affaire qu’il a entendue de l’envoi du messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : et les Waqif demeurèrent donc dans l’expectative là-dessus, malgré son savoir et sa connaissance. Et celui qui les retint d’abord de l’islam fut Abdallah ibn Oubayy ibn Saloul : après qu’Abou Qays lui eut informé que c’est celui que les juifs leur avaient annoncé : il l’empêcha donc de l’islam.
Ibn Ishaq a dit : il ne s’islama pas jusqu’au jour de la conquête : lui et son frère Wahwah. Et az-Zoubayr ibn Bakkar a nié qu’Abou Qays eût embrassé l’islam : et pareillement al-Waqidi : il a dit : il avait résolu de s’islamer, au premier appel du messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : mais Abdallah ibn Oubayy le blâma : et il jura de ne pas s’islamer avant un an : et il mourut à Dhoul-Qi’da. Et d’autres ont mentionné, comme le rapporte Ibn al-Athir dans son livre Ousd al-Ghaba : que lorsque la mort se présenta à lui, le Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) l’appela à l’islam : et il fut entendu disant : il n’y a pas de divinité qu’Allah.
Et l’imam Ahmad a dit : Hassan ibn Moussa nous a rapportés, d’après Hammad ibn Salama, d’après Thabit, d’après Anas ibn Malik : le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) rendit visite à un homme des Ansar et dit : « ô oncle maternel : dis : il n’y a pas de divinité qu’Allah. » Il dit : oncle maternel, ou oncle paternel ? Il dit : « plutôt oncle maternel. » Il dit : est-il meilleur pour moi de dire : il n’y a pas de divinité qu’Allah ? Le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) dit : « oui. » Ahmad seul l’a rapporté. Et Ikrima et d’autres ont mentionné que lorsqu’il mourut, son fils voulut épouser sa femme, Koubaycha bint Ma’n ibn Asim : et elle en demanda au messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : et Allah fit descendre : « Et n’épousez pas les femmes que vos pères ont épousées, exception faite pour le passé. C’est une turpitude, une abomination, et quelle mauvaise conduite ! », le verset d’an-Nissa.
Et Ibn Ishaq a dit, et Sa’id ibn Yahya al-Oumawi dans ses Maghazi : ce Abou Qays s’était fait moine en la Jahiliya : il portait le manteau, avait abandonné les idoles, se lavait de l’impureté majeure, se purifiait de la menstruation des femmes : et il pensa au christianisme : puis s’en abstint : et il entra dans une maison qui était à lui, et en fit un lieu de prière : n’y entrait, en état, ni femme menstruée ni homme en impureté majeure : et il disait : j’adore le dieu d’Ibrahim : lorsqu’il avait quitté les idoles et les avait réprouvées : jusqu’à ce que le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) arrivât à Médine : et il s’islama, et son islam fut beau : et il était un vieillard très âgé : et il était véridique dans sa parole, glorifiait Allah dès sa Jahiliya, et disait là-dessus de beaux vers : et il est celui qui dit :
Dit Abou Qays, au matin levé : appliquez donc ce que vous pourrez de mon testament,
Je vous recommande Allah, la bonté et la piété : et vos honneurs : et la bonté auprès d’Allah d’abord,
Si vos gens dominent, ne les envie pas : et si vous êtes gens de chefferie, soyez équitables,
Et si l’un des grands malheurs s’abat sur votre peuple : mettez vos personnes devant la parenté,
Et si survient un danger redoutable, soyez doux envers eux : et portez ce qu’ils vous chargent dans les épreuves,
Et si vous mangez ensemble, soyez sobres : et si le bien est en vous, soyez généreux.
Et Abou Qays a dit également :
Glorifiez Allah à l’orient de chaque matin : quand son soleil se lève, et à chaque nouvelle lune,
Connaisseur du secret et de la parole tout ensemble : ce que notre Seigneur a dit n’est point égaré,
À Lui les oiseaux : ils se cherchent et se posent, aux premières heures, dans les vallées sûres des montagnes,
À Lui la bête sauvage de la steppe : tu la vois, aux pattes fermes, aux ombres des sables,
À Lui se sont humbles les juifs, et se sont soumis : chaque religion, de crainte des châtiments,
À Lui ont jeûné les chrétiens, et se sont levés : chaque fête, pour leur Seigneur, en réjouissance,
À Lui le moine enchaîné que tu vois : otage du malheur, lui qui fut bienheureux, nuque haute,
Ô mes fils, les liens de parenté, ne les coupez pas : joignez-les, courts qu’ils soient, ou longs,
Et craignez Allah pour les faibles orphelins : et pour ce qui se permet, autre que le licite,
Et sachez que l’orphelin a un protecteur : savant, qui guide sans questionnement,
Et le bien de l’orphelin, n’en mangez pas : le bien de l’orphelin, un protecteur en prend soin,
Ô mes fils, les limites, ne les franchissez pas : franchir les limites est l’affaire des sots,
Ô mes fils, les jours, ne vous y fiez pas : et craignez leur ruse, et le passage des nuits,
Et sachez que leur passage emporte la création : rien ne reste de neuf ni de durable,
Et réunissez votre affaire sur la bonté et la piété : et l’abandon du vice, et la prise du licite.
Ibn Ishaq a dit : et Abou Qays Sirmah a dit également, mentionnant l’honneur qu’Allah leur accorda par l’islam, et ce dont Il les privilégia par la venue du messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) auprès d’eux :
Il demeure chez Quraysh treize années : se rappelant, s’il rencontrait un ami compatissant,
Et son récit viendra en entier par la suite, si Allah le veut : et c’est Lui en qui l’on a confiance.