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L’écoute du Coran par les jinn après Taïf : les sept jinn de Nakhla et al-Ahqaf 29, la protection de Mou’tim ibn Adi à la Mecque, le récit d’al-Oumawi et les vers de Hassan ibn Thabit, d’après Ibn Ishaq et al-Oumawi.
Mis à jour le 07 septembre 2026 à 23h07
Mohamed ibn Ishaq a mentionné l’écoute des jinn de la récitation du messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui), laquelle eut lieu à son retour de Taïf, lorsqu’il passa la nuit à Nakhla et y pria l’aube avec ses Compagnons : les jinn qui furent dirigés vers lui y écoutèrent sa récitation. Ibn Ishaq a dit : ils étaient sept. Allah le Très-Haut fit descendre à leur sujet :
« (Rappelle-toi) lorsque Nous dirigeâmes vers toi une troupe de djinns pour qu’ils écoutent le Coran. Quand ils assistèrent [à sa lecture] ils dirent: “Ecoutez attentivement”... Puis, quand ce fut terminé, ils retournèrent à leur peuple en avertisseurs »
Sourate al-Ahqaf, 29
Ibn Kathir dit : nous en avons longuement traité dans notre livre de l’exégèse, et une part en a déjà été citée : Allah est le plus savant.
Le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) entra ensuite à la Mecque, revenant de Taïf, sous la protection de Mou’im ibn Adi, et son peuple redoubla de colère, d’acharnement, d’audace, de démenti et d’obstination contre lui. Allah est le secours, et en Lui est la confiance.
al-Oumawi mentionna dans ses Maghazi que le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) envoya Abdallah ibn Ourayqit vers al-Aknas ibn Chariq pour lui demander de le protéger à la Mecque. Il répondit : « L’allié de Quraysh ne protège pas contre son noyau. » Il l’envoya ensuite vers Souhayl ibn ’Amr pour obtenir sa protection, qui dit : « Les Bani Amir ibn Lou’ayy ne protègent pas contre les Bani Ka’b ibn Lou’ayy. » Il l’envoya enfin vers Mou’im ibn Adi, qui dit : « Oui, dis-lui de venir. » Le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) alla à lui,
passa la nuit chez lui, et au matin sortit avec lui et ses fils, six ou sept, tous revêtus de leurs sabres. Ils entrèrent dans la mosquée, et il dit au messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : « Accomplis le tawaf. » Ils se tenaient, ceints de leurs ceintures de sabres, dans le lieu de tawaf. Abu Soufyan s’approcha de Mou’im et demanda : « Es-tu protecteur ou suiveur ? » Il répondit : « Non : protecteur. » Abu Soufyan dit : « Alors il ne peut être lésé. » Il s’assit avec lui jusqu’à ce que le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) eût achevé son tawaf ; puis ils repartirent avec lui, et Abu Soufyan regagna son conseil. Il resta ainsi quelques jours, puis on lui permit d’émigrer. Après l’Hégire du messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) à Médine, Mou’im ibn Adi ne tarda pas à mourir, et Hassan ibn Thabit dit : « Par Allah, je lui ferai hériter », et il dit dans ses vers :
« Si la gloire pouvait se perpétuer un jour à un homme, … le gens auraient préservé la gloire de Mou’tim à jamais ; »
« Tu as protégé le messager d’Allah contre eux, et ils sont devenus … tes serviteurs : nul coupable n’y répond, nul en état de sacralisation ; »
« Si l’on t’interroge à son sujet, Ma’add et Qahtan … diront : il fut le garant du pacte de son voisin ; »
« Il a honoré son engagement envers son hôte … le jour où l’on s’est plaint. »