Accueil > Sira > L'enseignement de la prière par Jibril au Prophète Mohamed
Comment la prière fut prescrite au Prophète Mohamed : Jibril lui enseigna les cinq prières et leurs heures après l’Isra, la prière d’abord à deux rak’as puis la résidence augmentée, d’après al-Boukhari, Mouslim et Ibn Kathir.
Mis à jour le 07 septembre 2026 à 23h07
Lorsque le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) fut au matin de la nuit de l’Isra, Jibril vint à lui au moment du zénith et lui montra la manière d’accomplir la prière ainsi que ses heures. Le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) ordonna à ses Compagnons de se rassembler, et Jibril pria avec lui ce jour-là jusqu’au lendemain, les Musulmans priant derrière le Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui), lui-même dirigé par Jibril, comme cela est parvenu dans le hadith d’Ibn Abbas et de Jabir.
Ibn Abbas et Jabir rapportèrent : « Jibril pria avec le Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) auprès de la Maison à deux reprises : il lui montra les deux temps, qui sont le premier et le dernier, et tout ce qui se trouve entre les deux est le temps élargi. » Rien n’indique en revanche d’élargissement pour le temps du Maghrib. Cela est établi dans les hadiths d’Abou Moussa, de Burayda et d’Abdallah ibn Amr, tous rapportés dans le Sahih de Mouslim. Ibn Kathir renvoie le détail de ces textes à son livre des règles religieuses : à Allah revient la louange.
Ce qui est établi dans le Sahih d’al-Boukhari, par la voie de Soufyan, d’après az-Zuhri, d’après Urwa, d’après ’Aïcha :
« La prière, lorsqu’elle fut d’abord prescrite, était de deux rak’as : la prière du voyage fut maintenue ainsi, et celle de la résidence fut augmentée. »
Rapporté par al-Boukhari, d’après ’Aïcha
al-Awzaï rapporta de même, d’après az-Zuhri, ainsi qu’ach-Cha’bi, d’après Masruq, d’après elle. Ibn Kathir relève ici une difficulté : ’Aïcha elle-même complétait la prière en voyage, de même que Ousman ibn Affan. Nous en avons déjà traité à la parole d’Allah :
« Et quand vous parcourez la terre, ce n’est pas un péché pour vous de raccourcir la Salât, si vous craignez que les mécréants ne vous mettent à l’épreuve, car les mécréants demeurent pour vous un ennemi déclaré. »
Sourate an-Nisa, 101
al-Bayhaqi rapporte que al-Hasan al-Basri soutint que la prière de la résidence fut d’abord prescrite à quatre rak’as, comme il le mentionna de façon suspendue de la part du Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : au matin de l’Isra, le Dhuhr fut de quatre rak’as, l’Asr de quatre, le Maghrib de trois en récitant à voix haute les deux premières, l’Isha de quatre en récitant à voix haute les deux premières, et la prière de l’aube de deux rak’as en récitant à voix haute les deux.
Ibn Kathir conclut : il se peut que ’Aïcha ait voulu dire que la prière, avant l’Isra, était de deux rak’as à deux rak’as ; puis, lorsque les cinq prières furent prescrites, celle de la résidence fut prescrite telle qu’elle est aujourd’hui, et la permission fut donnée en voyage d’en prier deux, comme était l’ordre ancien. Sur cette base, la difficulté disparaît entièrement : Allah est le plus savant.