Accueil > Sira > La noble émigration du messager d'Allah lui-même, avec Abou Bakr le Véridique
L’Hégire du Prophète Mohamed avec Abou Bakr : la grotte de Thawr, la toile d’araignée et les pigeons, Souraqa et sa jument, Oumm Ma’bad et l’arrivée à Qouba.
Mis à jour le 07 septembre 2026 à 23h07
Voici le chapitre de la noble émigration du messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) lui-même : de La Mecque vers Médine : avec Abou Bakr le Véridique. Ce fut la première date de l’ère islamique : comme s’y accordèrent les Compagnons : sous le califat d’Oumar : comme nous l’avons exposé dans la sira d’Oumar : et ce : de tous.
Le Boukhari a dit : Matar ibn al-Fadl nous a rapportés : Rawh nous a rapportés : Hicham nous a rapportés : Ikrima nous a rapportés, d’après Ibn Abbas : le Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) fut envoyé à quarante ans : et demeura à La Mecque treize ans : tandis que la révélation lui venait : puis il reçut l’ordre de l’Hégire : et émigra dix ans : et mourut à soixante-trois ans. Son émigration : que la paix soit sur lui : eut lieu au mois de Rabi’ al-Awwal : la treizième année de sa mission : et cela un lundi : comme le rapporta l’imam Ahmad : d’après Ibn Abbas : ton prophète naquit un lundi : sortit de La Mecque un lundi : fut annonceur un lundi : entra à Médine un lundi : et mourut un lundi.
Mohamed ibn Ishaq a dit : Abou Bakr : lorsqu’il demanda l’autorisation d’émigrer au messager d’Allah : celui-ci lui dit : ne te hâte pas : peut-être Allah te fera-t-il un compagnon. Il espérait que le messager d’Allah : ne visât : que lui-même : alors il acheta deux montures : et les retint dans sa maison : en les engraissant : en préparation de cela. Le Waqidi a dit : il les acheta pour huit cents dirhams.
Ibn Ishaq a dit : et celui que je n’accuse pas m’a rapporté : d’après Urwa ibn az-Zoubayr : d’après Aïcha : mère des croyants : qu’elle dit : le messager d’Allah ne manquait pas : de venir à la maison d’Abou Bakr : à l’une des deux extrémités du jour : soit au matin : soit au soir : jusqu’au jour où Allah permit à Son messager l’Hégire : et la sortie de La Mecque : du milieu de son peuple : le messager d’Allah vint à nous à midi : à une heure où il ne venait pas. Elle dit : lorsqu’Abou Bakr le vit : il dit : le messager d’Allah ne vient pas à cette heure : sinon pour un événement. Elle dit : il entra : et Abou Bakr se leva de son siège pour lui : et le messager d’Allah s’assit : et il n’y avait chez Abou Bakr personne : hormis moi : et ma sœur Asma bint Abi Bakr. Le messager d’Allah dit : fais sortir de chez toi :
ceux qui sont là. Il dit : ô messager d’Allah : ce sont mes deux filles : qu’il n’y soit rien : que mon père et ma mère te rachètent. Il dit : Allah m’a permis : la sortie : et l’Hégire. Elle dit : Abou Bakr dit : la Compagnie : ô messager d’Allah ? Il dit : la Compagnie. Elle dit : par Allah : je n’avais jamais senti avant ce jour : qu’un homme pût pleurer de joie : jusqu’à voir ce jour Abou Bakr pleurer. Puis il dit : ô prophète d’Allah : voici deux montures : que j’avais préparées pour cela. Ils louèrent alors Abdallah ibn Arqat : et Ibn Hicham dit : on dit Abdallah ibn Urayqit : un homme des Banu ad-Dil ibn Bakr : dont la mère était des Banu Sahm ibn Amr : et il était polythéiste : pour les guider sur la route : et ils lui confièrent leurs deux montures : qui restèrent chez lui : à paître : pour leur rendez-vous.
Ibn Ishaq a dit : et quand sortit le messager d’Allah : selon ce qui m’est parvenu : il ne sut sa sortie personne : hormis Ali ibn Abi Talib : et Abou Bakr le Véridique : et la famille d’Abou Bakr. Quant à Ali : le messager d’Allah lui ordonna de demeurer en arrière : jusqu’à ce qu’il rendît : les dépôts : que les gens avaient placés auprès du messager d’Allah : et il n’y avait à La Mecque personne : qui eût quelque chose à craindre : sans le déposer chez lui : pour ce qu’il savait de sa véracité : et de sa loyauté. Ibn Ishaq a dit : lorsque le messager d’Allah arrêta la sortie : il vint à Abou Bakr ibn Abi Kouhafa : et ils sortirent : par la khokha d’Abou Bakr : à l’arrière de sa maison.
Et Abou Nou’aym rapporta : par la voie d’Ibrahim ibn Sa’d : d’après Mohamed ibn Ishaq : il m’est parvenu que le messager d’Allah : lorsqu’il sortit de La Mecque : émigrant vers Allah : désirant Médine : dit : « louange à Allah : qui m’a créé : alors que je n’étais rien : ô Allah : aide-moi contre les terreurs du monde : et les fulgurances du temps : et les malheurs des nuits et des jours : ô Allah : accompagne-moi dans mon voyage : et remplace-moi auprès de ma famille : et bénis pour moi ce dont Tu m’as gratifié : et c’est à Toi : à Toi donc j’humilie : et sur mon beau caractère : affermis-moi : et à Toi : mon Seigneur : attache-moi : et aux gens : ne me laisse pas : Seigneur des démunis : et Tu es mon Seigneur : je cherche refuge auprès de Ta face noble : à laquelle ont brillé les cieux : et la terre : par laquelle ont été dénouées les ténèbres : et par laquelle s’est bien passée l’affaire des premiers : et des derniers : que Tu ne fasses peser sur moi Ta colère : ni que Tu fasses descendre sur moi Ton mécontentement : je cherche refuge auprès de Toi : contre la cessation de Ta grâce : et la soudaineté de Ton châtiment : et le changement de Ta protection : et tout Ton mécontentement : à Toi seul je m’accuse : de mon mieux : point de force ni de puissance : qu’en Toi ».
Ibn Ishaq a dit : puis les deux firent route vers une grotte du Thawr : montagne au-dessous de La Mecque : et y entrèrent. Abou Bakr le Véridique ordonna à son fils Abdallah de prêter l’oreille pour eux : à ce que disaient les gens à leur sujet dans la journée : puis de leur venir au soir : avec ce que la journée avait porté comme nouvelles : et il ordonna à Amir ibn Fuhayra : son affranchi : de faire paître ses brebis dans la journée : puis de les ramener vers eux : au soir : dans la grotte. Ainsi Abdallah ibn Abi Bakr passait-il la journée à La Mecque : au milieu d’eux : écoutant ce qu’ils délibéraient : et ce qu’ils disaient du messager d’Allah : et d’Abou Bakr : puis leur venait au soir : et leur rapportait la nouvelle : et Amir ibn Fuhayra faisait paître au milieu des pâturages des gens de La Mecque : et au soir il leur ramenait les brebis d’Abou Bakr : et les deux en traitaient : et en abattaient : et lorsque Abdallah ibn Abi Bakr partait d’auprès d’eux : le matin : vers La Mecque : Amir ibn Fuhayra suivait ses traces : avec les brebis : en les égarant. Et viendra : dans le texte du Boukhari : ce qui témoigne de cela.
Et Ibn Jarir a rapporté : d’après certains : que le messager d’Allah devança le Véridique : dans la marche vers la grotte de Thawr : et ordonna à Ali de l’indiquer : sur sa route : pour le rejoindre : et il le rejoignit : en cours de chemin. Et cela est très étrange : et contre le célèbre : qui veut qu’ils soient sortis ensemble.
Ibn Ishaq a dit : et Asma bint Abi Bakr venait à eux : avec la nourriture : au soir : avec ce qui pouvait les nourrir. Asma a dit : lorsque le messager d’Allah et Abou Bakr furent sortis : un groupe de Quraysh vint à nous : parmi eux Abou Jahl ibn Hicham : et ils s’arrêtèrent à la porte d’Abou Bakr : je sortis vers eux : ils dirent : où est ton père : ô fille d’Abou Bakr ? Je dis : je ne sais pas : par Allah : où est mon père. Elle dit : Abou Jahl leva la main : et il était scabreux et méchant : et me gifla la joue : d’une gifle qui détacha ma boucle d’oreille : puis ils s’en allèrent.
Ibn Ishaq a dit : et Yahya ibn Abbad ibn Abdallah ibn az-Zoubayr m’a rapporté que son père lui avait rapporté : d’après sa grand-mère Asma : elle a dit : lorsque le messager d’Allah sortit : et qu’Abou Bakr sortit avec lui : Abou Bakr emporta tout son bien : cinq mille dirhams : ou six mille : et partit avec. Elle dit : mon grand-père Abou Kouhafa vint à nous : sa vue était déjà perdue : et dit : par Allah : je vois bien qu’il vous a affligés : par son bien : comme par sa personne. Je dis : non pas : ô mon père : il nous a laissé beaucoup de biens. Elle dit : je pris alors des cailloux : et les mis dans la niche où mon père mettait son bien : et couvris d’un tissu : puis je pris sa main : et dis : ô mon père : pose ta main sur ce bien. Elle dit : il posa sa main dessus : et dit : ce n’est rien : puisqu’il vous a laissé cela : il a bien fait : et là-dedans il y a annonce pour vous. Et non par Allah : il ne nous avait rien laissé : mais je voulus rassurer le vieillard par cela.
Ibn Hicham a dit : certains gens de la science m’ont rapporté qu’al-Hassan ibn Abi l-Hasan al-Basri a dit : le messager d’Allah et Abou Bakr parvinrent à la grotte de nuit : et Abou Bakr y entra avant le messager d’Allah : et palpa la grotte : pour voir si une bête féroce ou un serpent s’y trouvait : afin de préserver le messager d’Allah par lui-même. Et cela : en ce récit : est une discontinuité : à ses deux bouts.
Abou l-Qasim al-Baghawi a dit : Dawoud ibn Amr ad-Dabbi nous a rapportés : Nafi’ ibn Omar al-Joumahi nous a rapportés : d’après Ibn Abi Mulayka : que le Prophète : lorsqu’il sortit avec Abou Bakr vers le Thawr : Abou Bakr se mit tantôt devant le Prophète : tantôt derrière lui : et le Prophète l’interrogea sur cela : et il dit : quand je suis derrière toi : je crains qu’on ne t’attaque de devant : et quand je suis devant toi : je crains qu’on ne t’attaque de derrière : jusqu’à ce qu’il parvînt à la grotte du Thawr : et Abou Bakr dit : reste où tu es : ô messager d’Allah : jusqu’à ce que j’y introduise la main : pour tâter : et écarter : et s’il s’y trouvait une bête : qu’elle m’atteigne avant toi. Nafi’ a dit : il m’est parvenu qu’il y avait dans la grotte un trou : et Abou Bakr y enfonça sa jambe : de peur qu’il n’en sortît une bête : ou quelque chose qui nuirait au messager d’Allah. Et cela est mursal : et nous en avons mentionné d’autres témoignages : dans la sira du Véridique.
Le Bayhaqi a dit : Abou Abdallah le hafiz nous a informés : Abou Bakr Ahmad ibn Ishaq nous a informés : Moussa ibn al-Hasan ibn Abbad nous a rapportés : Affan ibn Mouslim nous a rapportés : as-Sari ibn Yahya nous a rapportés : Mohamed ibn Sirin nous a rapportés : des hommes firent des mérites : du temps d’Oumar : comme s’ils avaient préféré Oumar à Abou Bakr : et cela parvint à Oumar : qui dit : par Allah : une nuit d’Abou Bakr : vaut mieux que la famille d’Oumar : et un jour d’Abou Bakr : vaut mieux que la famille d’Oumar : le messager d’Allah sortit la nuit : où il marcha vers la grotte : et Abou Bakr avec lui : qui se mit à marcher tantôt devant lui : tantôt derrière : jusqu’à ce que le messager d’Allah s’en aperçût : et dit : ô Abou Bakr : pourquoi marches-tu tantôt devant moi : et tantôt derrière moi ? Il dit :
ô messager d’Allah : je me souviens de la poursuite : et je marche derrière toi : puis je me souviens du guet : et je marche devant toi. Il dit : ô Abou Bakr : si quelque chose devait arriver : aimerais-tu que ce fût à toi : plutôt qu’à moi ? Il dit : oui : par Celui qui t’a envoyé avec la vérité. Lorsque nous parvînmes à la grotte : Abou Bakr dit : reste à ta place : ô messager d’Allah : jusqu’à ce que je t’inspecte la grotte. Il y entra et l’inspecta : et comme il en était à la partie supérieure : il se souvint qu’il n’avait pas inspecté la petite ouverture : et dit : reste à ta place : ô messager d’Allah : jusqu’à ce que j’inspecte : il y entra : et l’inspecta : puis dit : descends : ô messager d’Allah : et il descendit. Oumar dit alors : par Celui qui tient mon âme : cette nuit-là : vaut mieux que la famille d’Oumar.
Le Bayhaqi le rapporta : par une autre voie : d’après Oumar : et il y est dit qu’Abou Bakr se mit à marcher devant le messager d’Allah : une fois : et derrière lui une autre : et à sa droite : et à sa gauche. Il y est dit aussi : lorsque les deux pieds du messager d’Allah blessèrent : le Véridique le chargea sur son dos : et qu’il entra dans la grotte : il boucha toute cette petite ouverture : et resta d’elle un seul trou : où il enfonça son talon : et les serpents le mordaient : et ses larmes coulaient : et le messager d’Allah lui dit : ne chagrine pas : Allah est avec nous. Et dans ce récit : il y a étrangeté.
Le Bayhaqi a dit ensuite : Abou Abdallah le hafiz : et Abou Sa’id ibn Abi Amr nous ont informés : Abou l-Abbas al-Asamm nous a rapportés : Abbas ad-Douri nous a rapportés : Aswad ibn Amir Chadhan nous a rapportés : Isra’il nous a rapportés : d’après al-Aswad : d’après Jondoub ibn Abdallah : Abou Bakr était avec le messager d’Allah dans la grotte : et une pierre atteignit sa main : et il dit : « tu n’es qu’un doigt : que j’ai blessé : et dans le chemin d’Allah : voilà ce que tu rencontres ».
L’imam Ahmad a dit : Abd ar-Razzaq nous a rapportés : Ma’mar nous a informés : Outhman al-Jazari m’a informé : que Miqsam : affranchi d’Ibn Abbas : lui a informé d’après Ibn Abbas : au sujet de la parole du Très-Haut : « et lorsque ceux qui ont mécru complotèrent contre toi : pour te retenir : ou te tuer : ou t’expulser » [al-Anfal : 30] : il a dit : Quraysh tint conseil : une nuit : à La Mecque : et l’un d’eux dit : quand il se lèvera au matin : retenez-le par les liens : visant le Prophète : et un autre dit : non : tuez-le : et un autre dit : non : expulsez-le. Allah fit alors voir cela à Son prophète : et Ali dormit cette nuit-là : sur le lit du Prophète : et le Prophète sortit : jusqu’à rejoindre la grotte : et les polythéistes passèrent la nuit : à garder Ali : le croyant Prophète : et lorsqu’ils se levèrent au matin : ils se ruèrent sur lui : et quand ils virent Ali : Allah eut déjoué leur ruse : ils dirent : où est ton compagnon ? Il dit : je ne sais pas. Ils traquèrent alors leurs traces : et lorsqu’ils parvinrent à la montagne : les traces se confondirent : et ils gravirent la montagne : et passèrent devant la grotte : et virent sur sa porte une toile d’araignée : et dirent : si quelqu’un était entré ici : la toile d’araignée ne serait pas sur sa porte. Et il y demeura trois nuits. Et cela est une chaîne bonne : et c’est parmi ce qu’il y a de plus généreux : comme récit sur la toile d’araignée : à la gueule de la grotte : et cela fait partie : de la protection d’Allah : envers Son messager.
Le hafiz Abou Bakr Ahmad ibn Ali ibn Sa’id : le juge : a dit dans le Mousnad d’Abou Bakr : Bachchar le sarnitier nous a rapportés : Ja’far ibn Soulayman nous a rapportés : Abou Imran al-Jouni nous a rapportés : al-Mou’alla ibn Ziyad nous a rapportés : d’après al-Hassan al-Basri : le Prophète et Abou Bakr marchèrent vers la grotte : et Quraysh vint cherchant le Prophète : et lorsqu’ils voyaient sur la porte de la grotte une toile d’araignée : ils disaient : il n’y est pas entré. Et le Prophète était debout : en prière : et Abou Bakr aux aguets : et Abou Bakr dit au Prophète : voici ton peuple : qui te cherche : par Allah : je ne pleure pas sur ma personne : mais par la crainte : de voir sur toi : ce qui me répugne. Le Prophète lui dit : ô Abou Bakr : ne crains pas : Allah est avec nous. Et cela est mursal : d’après al-Hassan : et il est bon : en lui-même : avec le témoin. Il y est dit : une prière accrue du Prophète dans la grotte : et le Prophète : quand un souci l’accablait : priait. Et ce rapporteur : Abou Bakr Ahmad ibn Ali le juge : rapporta : d’après Amr le critique : d’après Khalaf ibn Tamim : d’après Moussa ibn Muteyr : d’après son père : d’après Abou Hurayra : qu’Abou Bakr dit à son fils : ô mon fils : lorsqu’un événement surviendra parmi les gens : viens à la grotte : où je me suis caché : moi : et le messager d’Allah : et demeure-y : car ta subsistance y viendra : matin et soir. Et certains ont mis en vers : « la toile de Dawoud : qui protégea le maître de la grotte : et la fierté revint à l’araignée ».
Il a aussi été rapporté que deux pigeons nidifièrent sur sa porte : et as-Sarsari le mit en vers : « l’araignée l’a couvert de sa toile : et le pigeon blanc : ombragea la porte ». Et le hadith là-dessus fut rapporté : par le hafiz Ibn Asakir : par la voie de Yahya ibn Mohamed ibn Sa’id : Amr ibn Ali nous a rapportés : Awn ibn Amr Abou Amr al-Qaysi nous a rapportés : surnommé Ouwayna : Abou Mus’ab al-Makki m’a dit : j’ai côtoyé Zayd ibn Arqam : et al-Moughira ibn Chou’ba : et Anas ibn Malik : qui mentionnaient que le Prophète : la nuit de la grotte : Allah ordonna à un arbre de sortir : devant le Prophète : pour le couvrir : et qu’Allah envoya l’araignée : qui tissa entre les deux : et couvrit la face du messager d’Allah : et qu’Allah ordonna à deux pigeons : sauvages : qui vinrent couvrir : jusqu’à tomber entre l’araignée : et l’arbre : et les jeunes gens de Quraysh vinrent : un homme de chaque clan : avec leurs bâtons : leurs arcs : et leurs massues : jusqu’à être à deux cents coudées du messager d’Allah : et le guide : qui est Souraqa ibn Malik ibn Jou’choum al-Moudlij : dit : voici la pierre : puis je ne sais : où il posa le pied. Les jeunes gens dirent :
tu n’as pas erré : depuis la nuit. Au matin il dit : regardez dans la grotte : et il s’avance vers les gens : jusqu’à être à cinquante coudées du Prophète : et voici les deux pigeons : il revint : et ils dirent : qu’est-ce qui t’a détourné : de regarder dans la grotte ? Il dit : j’ai vu deux pigeons sauvages : à la gueule de la grotte : et j’ai su qu’il n’y avait personne. Le Prophète l’entendit : et sut qu’Allah les en avait détourés par eux : et il invoqua sur eux : c’est-à-dire : les bénit : et Allah les guida jusqu’au sanctuaire : où ils s’égaillèrent. Et ce hadith : est très étrange : en cette voie. Et le hafiz Abou Nou’aym le rapporta : d’après Mouslim ibn Ibrahim : et d’autres : d’après Awn ibn Amr : surnommé Ouwayna : par son isnad : pareil : et il y est dit : que tous les pigeons de La Mecque : descendent de ces deux pigeons. Et dans ce hadith : le traceur de traces : pour eux : était Souraqa ibn Malik al-Moudlij. Le Waqidi a rapporté : d’après Moussa ibn Mohamed ibn Ibrahim : d’après son père : que celui qui traqua les traces : pour eux : fut Kurz ibn Alqama. Je dis : il est possible : que tous les deux : aient traqué les traces : et Allah est le plus savant.
Allah le Très-Haut a dit : « si vous ne le soutenez pas : Allah l’a certes soutenu : lorsque ceux qui ont mécru l’ont fait sortir : second de deux : alors qu’ils étaient tous deux dans la grotte : quand il disait à son compagnon : ne chagrine pas : Allah est avec nous : Allah fit alors descendre sur lui Sa quiétude : et le renforça d’armées : que vous ne voyez pas : et fit que la parole de ceux qui ont mécru fût la plus basse : et la parole d’Allah : elle est la plus haute : et Allah est Puissant : Sage » [at-Tawba : 40]. Le Très-Haut dit : en admonestant : celui qui s’est abstenu : du jihad : avec le Messager : si vous ne le soutenez pas : vous : Allah l’a certes soutenu : et épaulé : et fait triompher : comme Il l’a soutenu : lorsque ceux qui ont mécru : les gens de La Mecque : l’ont fait sortir : fuyant : et n’était avec lui : que son compagnon : son véridique : Abou Bakr : et n’était avec lui : que lui : et c’est pourquoi Il a dit : second de deux : alors qu’ils étaient tous deux dans la grotte : c’est-à-dire : ayant pris refuge dans la grotte : où ils demeurèrent trois jours : pour que la poursuite s’apaisât : à leur sujet : et cela parce que les polythéistes : lorsqu’ils les eurent perdus : comme dit précédemment : ils allèrent : en tous sens : les chercher : et firent de la récompense : de cent chamelles : pour qui les ramènerait : ou l’un des deux :
et traquèrent leurs traces : jusqu’à ce qu’elles se confondissent : et le traceur de traces pour Quraysh : était Souraqa ibn Malik ibn Jou’choum : comme dit : ils gravirent la montagne : où les deux étaient : et passèrent devant la porte de la grotte : et leurs pieds faisaient face à la porte : sans les voir : protection d’Allah : pour les deux : comme dit l’imam Ahmad : Affan nous a rapportés : Hammam nous a rapportés : Thabit m’a informé : d’après Anas ibn Malik : qu’Abou Bakr lui raconta : et dit : je dis au Prophète : tandis que nous étions dans la grotte : si l’un d’eux regardait ses pieds : il nous verrait : sous ses pieds. Il dit : ô Abou Bakr : que penses-tu de deux : dont Allah est le troisième ? Et le Boukhari et Mouslim l’ont rapporté : dans leurs deux Sahihs : par la voie d’Hammam. Certains gens de la sira ont mentionné : qu’Abou Bakr : ayant dit cela : le Prophète dit : s’ils venaient vers nous : par ici : nous sortirions : par là. Et le Véridique regarda la grotte : s’être ouverte : de l’autre côté : et voici la mer : qui s’y était attachée : et un navire : amarré : à son côté. Et cela n’est pas impossible : vu l’immense capacité : mais cela n’est pas parvenu : par une chaîne : forte : ni faible : et nous ne fondons rien : de nous-mêmes : mais ce qui est authentique : ou dont la chaîne est belle : nous le disons : et Allah est le plus savant.
Le hafiz Abou Bakr al-Bazzar a dit : al-Fadl ibn Sahl nous a rapportés : Khalaf ibn Tamim nous a rapportés : Moussa ibn Muteyr al-Qurachi nous a rapportés : d’après son père : d’après Abou Hurayra : qu’Abou Bakr dit à son fils : ô mon fils : lorsqu’un événement surviendra parmi les gens : viens à la grotte : où tu m’as vu me cacher : moi : et le messager d’Allah : et demeure-y : car ta subsistance y viendra : matin et soir. Puis le Bazzar a dit : nous ne savons : que Khalaf ibn Tamim seul : le rapporte. Je dis : et Moussa ibn Muteyr : est faible : délaissé : Yahya ibn Ma’in l’a traité de menteur : et son hadith n’est donc pas accepté : et Allah est le plus savant. Younous ibn Boukayr a mentionné : d’après Mohamed ibn Ishaq : que le Véridique dit : à propos de leur entrée dans la grotte : et de leur marche ensuite : et de l’affaire de Souraqa : comme viendra : des vers : parmi lesquels : « le Prophète dit : et je n’avais point d’appréhension : il me vénérait : tandis que nous étions : dans les profondeurs : de la ténèbre de la grotte : ne crains rien : Allah est notre troisième : et à mon sujet : Il a manifesté Sa confiance ». Et Abou Nou’aym rapporta cette qasida : par la voie de Ziyad : d’après Mohamed ibn Ishaq : et la mentionne très longue : et mentionne avec elle : une autre qasida : et Allah est le plus savant.
Ibn Lahi’a rapporta : d’après Abou l-Aswad : d’après Urwa ibn az-Zoubayr : le messager d’Allah demeura : après le pèlerinage : c’est-à-dire : celui où allégeaient les Ansar : le reste de Dhou l-Hijja : et al-Mouharram : et Safar : puis les polythéistes de Quraysh : tous : s’accordèrent : à tuer le messager d’Allah : ou l’emprisonner : ou l’expulser : et Allah le leur fit voir : et fit descendre sur lui : « et lorsque ceux qui ont mécru complotèrent contre toi » : le verset. Il ordonna à Ali : qui dormit sur son lit : et partirent : lui : et Abou Bakr : et au matin : ils allèrent : en tous sens : les chercher : et Moussa ibn Oqba l’a mentionné : ainsi : dans ses expéditions : et que leur sortie : lui : et Abou Bakr : vers la grotte : fut de nuit : et al-Hassan al-Basri : dans ce qu’Ibn Hicham a mentionné : l’a affirmé aussi.
Le Boukhari a dit : Yahya ibn Boukayr nous a rapportés : al-Layth nous a rapportés : d’après Ouqayl : Ibn Chihab a dit : Urwa ibn az-Zoubayr m’a informé : d’après Aïcha : épouse du Prophète : je n’ai jamais connu mes deux parents : autrement que sur la religion : et il ne passait pas un jour sur nous : sans que le messager d’Allah ne vînt : aux deux bouts du jour : matin et soir : puis lorsque les musulmans furent éprouvés : Abou Bakr sortit : émigrant : vers le pays d’Abyssinie : jusqu’à ce qu’il parvînt à Bark al-Ghimad : et le rencontra Ibn ad-Daghina : qui était le seigneur de la caravane : elle a mentionné : ce qui fut : de son retour d’Abou Bakr : à La Mecque : et son voisinage pour lui : comme nous l’avons exposé : à l’émigration d’Abyssinie : jusqu’à sa parole : et Abou Bakr dit : je préfère : le voisinage d’Allah :
et le Prophète était alors : à La Mecque : et le Prophète dit aux musulmans : il m’a été montré : la demeure de votre émigration : une terre de palmiers : entre deux terrains pierreux : et ce sont les deux Harra : et émigra vers Médine : qui émigra : et revint vers Médine : une partie : de ceux qui avaient émigré : vers l’Abyssinie : et Abou Bakr prépara : son émigration : vers Médine : et le messager d’Allah lui dit : retarde ton départ : car j’espère : qu’on me permettra : et Abou Bakr dit : et espères-tu cela : que mon père et ma mère te rachètent ? Il dit : oui : et Abou Bakr retint sa personne : pour le messager d’Allah : pour l’accompagner : et engraissa deux montures : qu’il avait : de la farine de summr : qui est le khabat : pendant quatre mois : et certains ont mentionné : qu’il les engraissa six mois.
Ibn Chihab a dit : Urwa a dit : Aïcha a dit : comme nous étions : un jour : assis : dans la maison d’Abou Bakr : à la chaleur de midi : quelqu’un dit à Abou Bakr : voici le messager d’Allah : voilé : à une heure : où il ne nous venait pas : et Abou Bakr dit : qu’il n’y ait rien : que mon père : et ma mère le rachètent : par Allah : il ne vient pas : à cette heure : sans événement : elle a dit : le messager d’Allah vint : et demanda l’autorisation : et elle lui fut accordée : et entra : et le Prophète dit : fais sortir : ceux qui sont chez toi : et Abou Bakr dit : ce sont ma famille : que mon père te rachète : ô messager d’Allah : et il dit : on m’a permis : la sortie : et Abou Bakr dit : la Compagnie : que mon père : et ma mère te rachètent : et le Prophète dit : oui : et Abou Bakr dit : prends donc : que mon père te rachète : ô messager d’Allah : l’une de mes deux montures : et le messager d’Allah dit : contre le prix : elle a dit : et nous les équipâmes : avec empressement : et leur fîmes une provision : dans une besace : et Asma bint Abi Bakr coupa un morceau de sa ceinture : et l’attacha à la gueule de la besace : et c’est pour cela : qu’elle fut nommée : Dhat an-Nitaqayn : celle aux deux ceintures. Elle a dit : puis le messager d’Allah et Abou Bakr parvinrent à une grotte : de la montagne du Thawr :
et y demeurèrent trois nuits : passant la nuit chez eux Abdallah ibn Abi Bakr : qui était un jeune homme : intelligent : sagace : qui sortait : d’auprès d’eux : au point du jour : et passait la journée : à La Mecque : comme un dormeur : n’entendait une affaire : qu’ils mémorisaient : sans la garder : jusqu’à leur apporter : la nouvelle : quand les ténèbres se confondaient : et faisait paître sur eux : Amir ibn Fuhayra : affranchi d’Abou Bakr : une brebis de la traite : et la leur ramenait : quand une heure du soir s’en allait : pour qu’ils passassent la nuit dans le lait : qui est le lait : de leur traite : et de leurs suiviants : jusqu’à ce qu’Amir ibn Fuhayra les fît bêler : au soir : et il faisait cela : chaque nuit : des trois nuits : et le messager d’Allah et Abou Bakr louèrent un homme : des Banu ad-Dil : qui est des Banu Abd ibn Adi : guide expert : et le khirrit : est le maître en guidage : qui s’était allié : par serment : à la famille d’al-As ibn Wa’il as-Sahmi : et il était : sur la religion des mécréants de Quraysh : et nous nous fiâmes à lui : et lui confiâmes nos deux montures : et nous donnâmes rendez-vous : à la grotte de Thawr : après trois nuits : avec leurs deux montures : au matin : de la troisième nuit : et partirent avec eux : Amir ibn Fuhayra : et le guide : qui prit pour eux la route des côtes.
Ibn Chihab a dit : Abd ar-Rahman ibn Malik al-Moudlij m’a informé : qui est le neveu de Souraqa : que son père lui a informé : qu’il avait entendu Souraqa ibn Malik ibn Jou’choum dire : les émissaires des mécréants de Quraysh vinrent à nous : mettant sur le messager d’Allah : et Abou Bakr : la diya : de chacun des deux : pour qui le tuerait : ou le capturerait. Et comme j’étais assis : dans une assemblée de mon peuple : les Banu Mudlij : un homme d’eux vint : se tenant debout devant nous : et dit : ô Souraqa : je viens de voir : des silhouettes noires : au rivage : il me semble : que c’est Mohamed : et ses compagnons. Souraqa dit : je sus que c’étaient eux : et je lui dis : ce ne sont pas eux : tu as vu untel : et untel : partis sous nos yeux : et je demeurai dans l’assemblée une heure : puis me levai : et entrai : et ordonnai à ma servante de sortir : avec mon cheval : derrière la butte : pour me le retenir : et je pris ma lance : et sortis : par l’arrière de la maison : et raclai le sol : avec la pointe : en baissant le haut : jusqu’à venir à mon cheval : et le monter : qui m’approcha d’eux : et lorsque je fus près : mon cheval buta : et je tombai de lui : et je me levai : et tendis la main : vers mon carquois : et en tirai les azlâm : et tirai mes sorts :
vais-je les nuire : ou non : et sortit le sort : que je réprouve : et je montai mon cheval : désobéissant aux azlâm : qui m’approcha d’eux : jusqu’à ce que j’entendisse : la récitation du messager d’Allah : lui : qui ne se retournait pas : et Abou Bakr : qui se retournait beaucoup : et les deux jambes du cheval s’enfoncèrent dans le sol : jusqu’aux genoux : et j’en tombai : puis je le jetai : qui se releva : et à peine ses jambes sortirent-elles : et lorsqu’il fut debout : voici : aux traces de ses jambes : une poussière brillante dans le ciel : comme la fumée : et je tirai les azlâm : et sortit ce que je réprouvais : et je leur criai : vous êtes saufs : et ils s’arrêtèrent : et je montai : jusqu’à venir à eux : et l’idée me vint : lors de ce qui m’avait atteint : d’enlisement : à leur sujet : que l’affaire du messager d’Allah triompherait : et je lui dis : ton peuple a mis ta diya : et je leur rapportai les nouvelles : de ce que les gens voulaient d’eux : et je leur offris nourriture : et équipement : et ils ne me respondirent : et ne me demandèrent rien : sinon qu’il dit : éloigne-toi de nous : et je demandai à lui : qu’il m’écrivît : un sauf-conduit : et il ordonna à Amir ibn Fuhayra : qui écrivit : sur une pièce de peau : puis le messager d’Allah partit.
Mohamed ibn Ishaq rapporta : d’après az-Zouhri : d’après Abd ar-Rahman ibn Malik ibn Jou’choum : d’après son père : d’après son oncle Souraqa : et mentionne cette histoire : sinon qu’il mentionne qu’il tira les azlâm : dès sa sortie : de chez lui : et sortit la flèche : qu’il réprouve : ils ne peuvent me nuire : et mentionne que son cheval buta avec lui : quatre fois : et chaque fois : il tirait les azlâm : et sortait ce qu’il réprouvait : jusqu’à leur crier : vous êtes saufs : et demander : qu’on lui écrivît : un document : qui fût signe : entre lui : et le messager d’Allah : et il dit : il m’écrivit : un document : sur un os : ou une pièce : ou un chiffon : et mentionne qu’il le porta au messager d’Allah : qui était à al-Ji’rana : à son retour de Ta’if : qui lui dit : jour de remplissage : et de bonté : approche : et je m’approchai de lui : et j’embrassai l’islam. Ibn Hicham a dit : c’est Abd ar-Rahman ibn al-Harith ibn Malik ibn Jou’choum : et ce qu’il a dit : est bon.
Et lorsque Souraqa revint : il ne rencontra aucun groupe de poursuite : sans le repousser : et dire : vous en êtes préservés : par cette voie. Et lorsqu’il parut : que le messager d’Allah était arrivé à Médine : Souraqa se mit à raconter aux gens : ce qu’il avait vu : et témoin : de l’affaire du Prophète : et l’affaire de sa jument : et cela se répandit de lui : et les chefs de Quraysh craignirent : qu’il ne fût exposé : et appréhendèrent : que cela fût cause : de l’islam : de beaucoup d’entre eux : et Souraqa était : le prince des Banu Mudlij : et leur chef : et Abou Jahl : que Allah le maudisse : leur écrivit : Banu Mudlij : je crains : votre insensé : Souraqa : cherchant : le secours de Mohamed : prenez-y garde : qu’il ne divise votre troupe : et que vous ne vous leviez : divisés : après gloire :
et puissance. Il dit : et Souraqa ibn Malik répondit à Abou Jahl : Aba l-Hakam : par Allah : si tu avais assisté : aux jambes de ma jument : quand elles se dissolvaient : tu aurais été surpris : sans douter : que Mohamed : est un messager : avec une preuve : qui donc peut le contrer : prends-y garde : que le peuple : t’en détourne : car j’estime : qu’il viendra un jour pour nous : où ses signes apparaîtront : par une affaire : où tu souhaiterais le secours : car les gens : tous : sont conciliants envers lui. Et al-Oumawi a mentionné ces vers : dans ses expéditions : par sa chaîne : d’après Ibn Ishaq : et Abou Nou’aym les rapporta : par sa chaîne : par la voie de Ziyad : d’après Ibn Ishaq : et ajouta : aux vers d’Abou Jahl : que Allah le maudisse : des vers : contenant : une mécréance : flagrante.
Le Boukhari a dit : par sa chaîne : à Ibn Chihab : Urwa ibn az-Zoubayr m’a informé : que le messager d’Allah rencontra az-Zubayr : dans une caravane de musulmans : marchands : revenant de Syrie : et az-Zubayr habilla le messager d’Allah : et Abou Bakr : de vêtements blancs : et les musulmans de Médine apprirent : la sortie du messager d’Allah : de La Mecque : et sortaient chaque matin : à la Harra : l’attendant : jusqu’à ce que la chaleur de midi les renvoyât : et un jour ils revinrent : après les avoir longtemps attendus : et lorsqu’ils furent rentrés : dans leurs maisons : un juif monta sur une terrasse : de leurs terrasses : pour une affaire qu’il regardait : et aperçut le messager d’Allah : et ses compagnons : en blancs : que le mirage fit osciller : et le juif ne put retenir : de crier : à haute voix : ô assemblée des Arabes : voici votre aïeul : que vous attendez. Et les musulmans se ruèrent : vers les armes : et accueillirent le messager d’Allah : au sommet de la Harra : et il les tourna : vers la droite : jusqu’à descendre : chez les Banu Amr ibn Awf : et cela : le lundi : du mois de Rabi’ al-Awwal : et Abou Bakr se leva : pour les gens : et le messager d’Allah s’assit : silencieux : et ceux des Ansar qui vinrent : et n’avaient pas vu le messager d’Allah : saluèrent Abou Bakr : jusqu’à ce que le soleil atteignît : le messager d’Allah : et Abou Bakr avança : et l’ombragea : de son ridâ : et les gens reconnurent : le messager d’Allah : à cela : et le messager d’Allah demeura : chez les Banu Amr ibn Awf : dix nuits :
et quelques-unes : et fonda : la mosquée : fondée sur la piété : et y pria le messager d’Allah : puis monta sa monture : et les gens marchaient avec lui : jusqu’à ce qu’elle s’arrêtât : près de la mosquée du messager d’Allah : à Médine : où priaient ce jour-là : des hommes : des musulmans : et c’était un mirbad : une aire à dattes : pour Suhayl : et Sahl : deux orphelins : sous la tutelle d’As’ad ibn Zurara : et le messager d’Allah dit : quand sa monture s’arrêta : ce sera : si Allah veut : la demeure : puis le messager d’Allah appela les deux orphelins : et leur discuta le mirbad : pour en faire une mosquée : et ils dirent : non : nous te la donnons : ô messager d’Allah : et il refusa : de l’accepter : d’eux : en don : jusqu’à l’acheter d’eux : puis y bâtit une mosquée : et le messager d’Allah se mit à porter : avec eux : les briques : dans sa construction : en disant : en les portant : « ce chargement : n’est pas le chargement de Khaybar : celui-ci est plus juste : et plus pur » : et disait : « ô Allah : la vraie récompense : est celle de l’au-delà : fais donc miséricorde : aux Ansar : et aux Muhajirin » : et il se représentait : les vers : d’un homme : des musulmans : qui ne m’a pas été nommé. Ibn Chihab a dit : et nous ne connaissons pas : dans les hadiths : que le messager d’Allah se fût représenté : un vers entier : hormis ces vers. Ce sont les mots du Boukhari : et il est seul : à sa version : sans Mouslim : et il en a des témoins : par d’autres voies : et n’y figure pas : l’histoire d’Oumm Ma’bad al-Khouza’iya.
L’imam Ahmad a dit : Amr ibn Mohamed Abou Sa’id al-Anqazi nous a rapportés : Isra’il nous a rapportés : d’après Abou Ishaq : d’après al-Bara ibn Azib : Abou Bakr acheta à Azib : une selle : pour treize dirhams : et Abou Bakr dit à Azib : envoie al-Bara : le porter : chez moi : et il dit : non : jusqu’à ce que tu nous racontes : comment vous avez fait : lorsque le messager d’Allah est sorti : et toi avec lui : et Abou Bakr dit : nous sommes sortis : et nous voyagions de nuit : et au jour : jusqu’au midi : et je levai les yeux : pour voir si je verrais : une ombre : vers laquelle me réfugier : et voici un rocher : et je m’y rendis : et voici : il en restait une ombre : et je l’égalisai pour le messager d’Allah : et lui étendis une fourrure : et dis : dors : ô messager d’Allah : et il dormit : puis je sortis : voir si je verrais quelqu’un : des chercheurs : et voici un berger de brebis : et je dis : à qui es-tu : ô jeune ? Il dit : à un homme : de Quraysh : et il le nomma : et je le reconnus : et je dis : y a-t-il :
dans tes brebis : du lait ? Il dit : oui : je dis : peux-tu me traire ? Il dit : oui : et je lui ordonnai : d’attraper une brebis : puis de secouer : son pis : de la poussière : puis de secouer : ses deux paumes : de la poussière : et avec moi était une gourde : dont la gueule : était fermée : d’un chiffon : et il me traita : une pleine traite : de lait : et je versai de l’eau : sur le bol : jusqu’à ce que son fond refroidît : puis vins au messager d’Allah : qui s’était réveillé : et je dis : bois : ô messager d’Allah : et il but : jusqu’à ma satisfaction : puis je dis : est-il l’heure de partir ? Et nous partîmes : et les gens : nous cherchaient : et ne nous rattrapa : aucun d’eux : hormis Souraqa ibn Malik ibn Jou’choum : sur son cheval : et je dis : ô messager d’Allah : voici : la poursuite : qui nous a rejoints : il dit : ne chagrine pas : Allah est avec nous : et lorsqu’il fut proche : et qu’il y avait : entre nous : et lui : la distance : d’une lance : ou deux : ou il dit : deux : ou trois : je dis : ô messager d’Allah :
la poursuite : nous a rejoints : et je pleurai : et il dit : pourquoi pleures-tu ? Je dis : par Allah : je ne pleure pas : sur ma personne : mais je pleure : sur toi : et le messager d’Allah invoqua : contre lui : et dit : ô Allah : empêche-le : comme Tu veux : et les jambes de son cheval s’enfoncèrent : jusqu’à son ventre : en une terre plate : et il bondit : et dit : ô Mohamed : je sais : que cela est ton œuvre : invoque donc Allah : qu’Il me sauve : de ce que je suis : et par Allah : je repousserai : la poursuite : derrière moi : et voici mon carquois : prends-en une flèche : car tu passeras : par mes chameaux : et mes brebis : à tel et tel endroit : et prends : ton besoin : et le messager d’Allah dit : je n’en ai pas besoin : et il invoqua pour lui : le messager d’Allah : et il fut libéré : et revint à ses compagnons : et le messager d’Allah partit : et moi avec lui : jusqu’à ce que nous arrivassions : à Médine : où les gens l’accueillirent : sortant : dans les rues : et sur les terrasses : et les serviteurs :
et les enfants : se bousculèrent : sur la route : disant : Allah est grand : voici le messager d’Allah : voici Mohamed : et les gens se disputèrent : qui le recevrait : en hôte : et le messager d’Allah dit : qu’il repose cette nuit : chez les Banu an-Najjar : oncles d’Abd al-Muttalib : afin que je leur honore : cela : et au matin : il alla : où il avait été ordonné. Al-Bara a dit : le premier qui arriva à nous : des Muhajirin : fut Mouss’ab ibn Oumayr : frère des Banu Abd ad-Dar : puis vint à nous : Ibn Oumm Maktoum : l’aveugle : des Banu Fihr : puis vint à nous : Oumar ibn al-Khattab : avec vingt cavaliers : et nous dîmes : qu’a fait : le messager d’Allah ? Il dit : il me suit : puis vint le messager d’Allah : et Abou Bakr avec lui. Al-Bara a dit : et le messager d’Allah ne vint pas : sans qu’il eût récité : des sourates : du mufassal : que les deux Sahihs ont rapporté : par la voie d’Isra’il : sans la parole d’al-Bara : le premier qui arriva à nous : et cetera : et Mouslim seul : l’a rapporté : par la voie d’Isra’il.
Ibn Ishaq a dit : le messager d’Allah demeura dans la grotte : trois jours : avec Abou Bakr : et Quraysh mit : à sa perte : cent chamelles : pour qui le ramènerait : et quand les trois passèrent : et les gens s’apaisèrent : leur guide : qu’ils avaient loué : vint à eux : avec leurs deux chameaux : et un chameau : à lui : et Asma bint Abi Bakr : leur apporta leur provision : et oublia : d’y mettre : une ficelle : et lorsqu’ils voulurent partir : elle alla attacher la besace : et n’y avait pas de ficelle : et elle détacha sa ceinture : et en fit : une ficelle : puis l’y attacha : et c’est pour cela : qu’on l’appela : Dhat an-Nitaqayn : celle aux deux ceintures : pour cela.
Ibn Ishaq a dit : lorsque Abou Bakr eut approché : les deux montures : du messager d’Allah : il lui offrit : la meilleure : et dit : monte : que mon père : et ma mère te rachètent : et le messager d’Allah dit : je ne monte pas : un chameau : qui n’est pas à moi : il dit : il est à toi : ô messager d’Allah : que mon père : et ma mère te rachètent : et il dit : non : mais quel prix : l’as-tu acheté : il dit : tel : et tel : et il dit : je le prends : pour cela : il dit : il est à toi : ô messager d’Allah. Et le Waqidi rapporta : par ses chaînes : qu’il prit al-Qaswa’ : et que Abou Bakr les avait achetées : pour huit cents dirhams : et Ibn Asakir rapporta : par la voie d’Abou Ousama : d’après Hicham : d’après son père : d’après Aïcha : et c’était al-Jad’a : et as-Souhayli rapporta : d’après Ibn Ishaq : qu’elle était al-Jad’a : et Allah est le plus savant.
Ibn Ishaq a dit : ils montèrent : et partirent : et Amir ibn Fuhayra : affranchi d’Abou Bakr : suivit : derrière eux : pour les servir : en chemin. Et il m’a été rapporté : d’après Asma : qu’elle a dit : lorsque le messager d’Allah et Abou Bakr furent sortis : nous demeurâmes : trois nuits : ne sachant pas : où allait le messager d’Allah : jusqu’à ce qu’un homme : des djinns : vînt : des bas quartiers de La Mecque : chantant : des vers : comme chantent les Arabes : et les gens le suivaient : entendant sa voix : sans le voir : jusqu’à sortir : du haut de La Mecque : disant : « qu’Allah récompense : le Seigneur des gens : de Sa meilleure récompense : deux compagnons : qui logèrent : aux tentes d’Oumm Ma’bad : ils descendirent au bien : puis se reposèrent : et heureux : celui qui passe la nuit : compagnon de Mohamed : soit prospères : Banu Ka’b : le lieu de vos jeunes gens : et son séjour : sera aux croyants : aux aguets ». Asma a dit : lorsque nous entendîmes sa parole : nous sûmes : où allait le messager d’Allah : et que sa direction : était Médine.
Ibn Ishaq a dit : ils étaient quatre : le messager d’Allah : et Abou Bakr : et Amir ibn Fuhayra : affranchi d’Abou Bakr : et Abdallah ibn Arqat : ainsi dit Ibn Ishaq : et le célèbre : est Abdallah ibn Urayqit ad-Douali : et il était alors : polythéiste : et quand leur guide sortit avec eux deux : il les prit : par les bas quartiers de La Mecque : puis les emmena : le long de la côte : jusqu’à longer la route : au-dessous d’Ousfan : puis les emmena : au-dessous d’Amaj : puis les fit passer : jusqu’à longer la route : après avoir passé Qoudayd : puis les fit passer : de là : vers al-Kharrar : puis les fit passer : par Thaniyyat al-Murra : puis les emmena à Laqf : puis passa : par Mudlijat Laqf : puis descendit : par Mudlijat Mijaj : puis s’engagea : dans Marjih Mijaj : puis descendit : par Marjih : de Dhi l-Ghadawayn : puis : le ventre de Dhi Kashr : puis les prit : sur al-Judajid :
puis sur al-Ajrad : puis les emmena : à Dhu Salam : du ventre d’Adba’ : Mudlijat Ti’hana : puis sur al-Ababid : puis passa : par al-Qahira : puis les descendit : à l’Arj : et une partie : de leur route : leur sembla lente : et un homme : des Aslam : chargea le messager d’Allah : appelé Aws ibn Houjr : sur un chameau : appelé : Ibn ar-Rida’ : vers Médine : et envoya avec lui : un serviteur : appelé : Mas’oud ibn Hunayda : puis leur guide sortit : de l’Arj : et les emmena : à Thaniyyat al-A’ir : à droite de Roubata : puis les descendit : au ventre de Rim : puis arriva : à Qouba : chez les Banu Amr ibn Awf : douze nuits : écoulées : du mois de Rabi’ al-Awwal : un lundi : quand la chaleur du jour s’était renforcée : et le soleil : allait s’égaliser. Et Abou Nou’aym rapporta : par la voie du Waqidi : une mention semblable : de ces étapes : et divergea de lui : en une partie : et Allah est le plus savant.
Abou Nou’aym a dit : Abou Hamid ibn Jabala nous a rapportés : Mohamed ibn Ishaq : le surnommé as-Sirraj : nous a rapportés : Mohamed ibn Abbad ibn Moussa al-Ijli nous a rapportés : mon frère Moussa ibn Abbad m’a raconté : Abdallah ibn Sayyar m’a raconté : Iyas ibn Malik ibn Aws al-Aslami m’a raconté : d’après son père : lorsque le messager d’Allah et Abou Bakr émigrèrent : ils passèrent : par des chameaux : qui étaient à nous : à al-Jouhfa : et le messager d’Allah dit : à qui sont ces chameaux ? Ils dirent : à un homme : des Aslam : et il se tourna : vers Abou Bakr : et dit : tu es sauf : si Allah veut : et il dit : quel est ton nom : il dit : Mas’oud : et il se tourna : vers Abou Bakr : et dit : tu es heureux : si Allah veut : et mon père vint à lui : et le chargea : sur un chameau : appelé : Ibn ar-Rida’.
Je dis : Ibn Abbas a déjà dit : que le messager d’Allah sortit de La Mecque : un lundi : et entra à Médine : un lundi : et l’apparent est : qu’il y eut : entre sa sortie de La Mecque : et son entrée à Médine : quinze jours : car il demeura : dans la grotte de Thawr : trois jours : puis prit la route des côtes : qui est plus longue : que la grande route : et passa : en passant : par Oumm Ma’bad : bint Ka’b : des Banu Ka’b ibn Khouza’a : ainsi dit Ibn Hicham : et Younus dit : d’après Ibn Ishaq : son nom : A’tika bint Khalid ibn Mounguidh ibn Rabi’a ibn Asram : et al-Oumawi dit : elle est A’tika bint Tabi’ : alliée des Banu Mounguidh : et cette femme a eu des enfants : Ma’bad : et Nadra : et Hunayda : fils d’Abou Ma’bad : dont le nom : est Aktham ibn Abd al-Ouzza ibn Mounguidh : et son histoire est célèbre : rapportée : par des voies : qui s’appuient : les unes les autres.
Voici l’histoire d’Oumm Ma’bad al-Khouza’iya : Younus a dit : d’après Ibn Ishaq : le messager d’Allah descendit : à la tente d’Oumm Ma’bad : dont le nom : est A’tika bint Khalid ibn Mounguidh : et ils voulurent boire : et elle dit : par Allah : nous n’avons pas de nourriture : et n’avons pas de brebis : en lactation : et n’avons pas de brebis : hormis une : esseulée : et le messager d’Allah appela : une de ses brebis : et passa sa main : sur sa mamelle : et invoqua Allah : et trait : dans une gourde : jusqu’à la remplir : et monta : l’écume : et il l’abreuva : et abreuva : ses compagnons : et disait : bois : ô Oumm Ma’bad : et elle dit : bois : tu es plus digne : et il la lui rendit : et elle but : puis il appela : une autre : esseulée : et fit avec elle : pareillement : et but : puis il appela : une autre : et fit pareillement : et abreuva : son guide : puis il appela : une autre : et fit pareillement : et abreuva : Amir : puis ils se reposèrent : et Quraysh chercha le messager d’Allah : jusqu’à parvenir : à Oumm Ma’bad : et lui demandèrent : l’avez-vous vu : Mohamed : et ils la décrivirent : et elle dit : je ne sais pas : ce que vous dites : le traiteur : de la brebis : esseulée : m’a hébergée : et Quraysh dit : c’est lui : que nous cherchons.
Le hafiz Abou Bakr al-Bazzar a dit : Mohamed ibn Ma’mar nous a rapportés : Ya’qoub ibn Mohamed nous a rapportés : Abd ar-Rahman ibn Ouqba ibn Abd ar-Rahman ibn Jabir ibn Abdallah nous a rapportés : mon père m’a rapporté : d’après son père : d’après Jabir : lorsque le messager d’Allah et Abou Bakr furent sortis : émigrants : et entrèrent dans la grotte : voici : dans la grotte : un trou : et Abou Bakr y enfonça : son talon : jusqu’au matin : de peur : qu’il n’en sortît : sur le messager d’Allah : quelque chose : et ils demeurèrent : dans la grotte : trois nuits : puis sortirent : et descendirent : aux tentes d’Oumm Ma’bad : et Oumm Ma’bad envoya dire : je vois des visages : beaux : et le clan : est plus fort : pour votre honneur : que moi : et au soir : elle envoya : avec un petit fils : un couteau : et une brebis : et le messager d’Allah dit : rends le couteau : et apporte-moi : un récipient : et elle envoya : qu’il n’y a pas de lait : ni de petit : et il dit : apporte-moi un récipient : et elle apporta : un récipient : et il frappa : son dos : qui se mit à couler : et donner : et il trait : et remplit le récipient : et but : et abreuva : Abou Bakr : puis traita : et envoya : à Oumm Ma’bad : puis le Bazzar a dit : nous ne connaissons pas : qu’il soit rapporté : que par cet isnad : et Abd ar-Rahman ibn Ouqba : nous ne connaissons personne : qui ait rapporté de lui : hormis Ya’qoub ibn Mohamed : bien qu’il soit connu : en généalogie.
Le hafiz le Bayhaqi rapporta : d’après Yahya ibn Zakariyya ibn Abi Za’ida : Mohamed ibn Abd ar-Rahman ibn Abi Layla nous a rapportés : Abd ar-Rahman ibn al-Asbahani nous a rapportés : j’ai entendu Abd ar-Rahman ibn Abi Layla : rapporter : d’après Abou Bakr le Véridique : je suis sorti : avec le messager d’Allah : de La Mecque : et nous parvînmes : à un clan : des clans des Arabes : et le messager d’Allah regarda : une maison : à l’écart : et s’y dirigea : et nous descendîmes : et il n’y avait : qu’une femme : qui dit : ô serviteur d’Allah : je ne suis qu’une femme : et il n’y a personne avec moi : allez donc : au grand : du clan : si vous voulez boire : et il ne lui répondit pas : et cela : au soir : et un fils : à elle : vint : avec une chèvre : qu’il menait : et elle dit : ô mon fils : va avec cette chèvre : et le couteau : vers ces deux hommes : et dis-leur : ma mère dit : abattez-la : et mangez : et nourrissez-nous : et quand il vint : le Prophète lui dit : va : avec le couteau : et apporte-moi : le bol : et il dit : elle a cessé : de donner : et il n’y a pas de lait : et il dit : va : et il apporta : le bol : et le Prophète passa : sur sa mamelle : puis traita : jusqu’à remplir : le bol : puis dit : porte-le : à ta mère : et elle but : jusqu’à satiété :
puis il l’apporta : et il dit : va : avec celui-ci : et apporte-moi : une autre : et il fit : pareillement : puis abreuva : Abou Bakr : puis vint : avec une autre : et fit pareillement : puis but : le Prophète : et nous passâmes : deux nuits : puis partîmes : et elle le nommait : al-Moubarak : le béni : et ses brebis : proliférèrent : jusqu’à faire une grande arrivée : vers Médine : et Abou Bakr passa : et son fils le vit : et le reconnut : et dit : ô mère : voici l’homme : qui était : avec al-Moubarak : et elle se leva : vers lui : et dit : ô serviteur d’Allah : qui est l’homme : qui était : avec toi ? Il dit : ne sais-tu pas : qui il est : elle dit : non : il dit : c’est le prophète : d’Allah : et elle dit : fais-moi : entrer : auprès de lui : et il la fit entrer : et le messager d’Allah la nourrit : et lui donna : ajouta : Ibn Abdan : dans sa version : elle dit : indique-moi : vers lui : et elle partit : avec moi : et offrit : au messager d’Allah : quelque chose : de fromage sec : et d’équipement : des Bédouins : et il l’habilla : et lui donna : et je ne connais : qu’il ait dit : et elle embrassa l’islam. Et la chaîne : est bonne. Le Bayhaqi a dit : cette histoire : ressemble : à celle d’Oumm Ma’bad : et l’apparent : est que c’est elle : et Allah est le plus savant.
Le Bayhaqi a dit : Abou Abdallah le hafiz : et Abou Bakr Ahmad ibn al-Hasan : le juge : nous ont informés : Abou l-Abbas al-Asamm nous a rapportés : al-Hasan ibn Moukram nous a rapportés : Abou Ahmad Bachchar ibn Mohamed as-Soukkari m’a informé : Abd al-Malik ibn Wahb al-Madhaji nous a rapportés : al-Hourr ibn as-Sayyah nous a rapportés : d’après Abou Ma’bad al-Khouza’i : que le messager d’Allah sortit : la nuit où il émigra : de La Mecque : vers Médine : lui : et Abou Bakr : et Amir ibn Fuhayra : affranchi d’Abou Bakr : et leur guide : Abdallah ibn Urayqit al-Laythi : et ils passèrent : par les tentes d’Oumm Ma’bad : al-Khouza’iya : et Oumm Ma’bad : était une femme : dressée : robuste : qui s’asseyait : devant la tente : et nourrissait : et abreuvait : et ils lui demandèrent : avait-elle de la viande : ou du lait : à acheter : et ils ne trouvèrent : chez elle : rien de cela : et elle dit : si nous avions quelque chose : ne serait-il pas pénible : pour vous : de repartir :
et voici : les gens : avaient déposé leurs lances : et s’étaient endormis : et le messager d’Allah regarda : et voici : une brebis : dans un coin : de sa tente : et il dit : qu’est cette brebis : ô Oumm Ma’bad : elle dit : une brebis : que la faiblesse : a laissée derrière : le troupeau : il dit : y a-t-il en elle : du lait : elle dit : elle est plus faible : que cela : il dit : m’autorises-tu : à la traire : elle dit : s’il y a en elle : de la traite : trais-la : et le messager d’Allah appela : la brebis : et la caressa : et mentionna : le nom d’Allah : et passa : sur sa mamelle : et mentionna : le nom d’Allah : et appela : un récipient : qui contenait : le groupe : et elle jaillit : et coula : et il y traita : un lait abondant : jusqu’à ce que l’écume l’eût montée : et il abreuva : elle : et ses compagnons : et ils burent : à leur soif : après la soif : jusqu’à ce qu’ils fussent rassasiés : et qu’il but : le dernier : et dit : le puisatier du peuple : est son dernier :
puis il traita : une seconde fois : en retour : sur le début : et la lui laissa : puis ils partirent : et il dit : à peine : s’était-il écoulé : peu de temps : que vint son mari : Abou Ma’bad : menant des chèvres : maigres : qui se frottaient : faibles : sans graisse : à leur traire : et leur cervelle : était légère : et voyant le lait : il s’étonna : et dit : d’où ce lait : ô Oumm Ma’bad : alors qu’il n’y a : pas de traite : à la maison : et la brebis : a cessé : elle dit : par Allah : un homme béni : est passé chez nous : et de sa parole : fut ceci : et ceci : il dit : décris-le-moi : et par Allah : je le vois : le maître de Quraysh : que tu cherches : elle dit : j’ai vu un homme : à la blancheur apparente : au beau caractère : au visage gracieux : que ne lasse : la maigreur : et que n’atteint : la petitesse : pourvoyeur : et souriant : dans ses yeux : une teinte : et dans ses cils : une douceur : et dans sa voix : une sonorité : le cou : long : aux yeux : noircis : à la voix :
éclatante : à la barbe : épaisse : quand il se tait : la dignité est sur lui : et quand il parle : il s’éleve : et l’éclat le surmonte : au parler : le plus doux : et le plus réglé : ni négligé : ni bavard : comme si sa parole : était des perles : enfilées : qui descendent : le plus brillant des gens : et le plus beau : de loin : et le plus doux : et le plus beau : de près : de taille moyenne : qu’aucune vue ne réprouve : par la longueur : ni n’insulte : par la petitesse : branche : entre deux branches : et il est le plus éclatant : des trois : en vue : et le meilleur : en taille : il a des compagnons : qui l’entourent : quand il parle : ils écoutent sa parole : et quand il ordonne : ils s’élancent : à son ordre : appliqué : et au fait : ni boudeur : ni dédaigneux : et il dit : c’est-à-dire : son mari : c’est par Allah : le maître : de Quraysh : que tu cherches : et si je le rencontrais : j’aurais voulu : l’accompagner : et je tâcherais : si je trouvais : vers cela : un chemin.
Il dit : et un cri s’éleva : à La Mecque : haut : entre le ciel : et la terre : qu’ils entendaient : sans voir : qui parlait : et disait : « qu’Allah récompense : le Seigneur des gens : de Sa meilleure récompense : deux compagnons : qui logèrent : aux tentes d’Oumm Ma’bad : ils descendirent : au bien : et partirent avec : et heureux : celui qui passe : la nuit : compagnon de Mohamed : soit prospère : Qousayy : ce qu’Allah vous a préservé : par lui : d’un acte : sans égal : et de puissance : interrogez votre sœur : sur sa brebis : et son bol : car vous : si vous interrogez : la brebis : elle témoignera : il l’appela : par une brebis : esseulée : et elle se laissa traire : pour lui : dans une coupe : claire : la lèvre : de la brebis : mousseuse : et il lui laissa : un gage : chez elle : pour le traiteur : qui coulera pour elle : à la source : puis à l’abreuvoir » : et il dit : les gens : à La Mecque : se levèrent : ayant perdu : leur prophète : et ils s’arrêtèrent : aux tentes d’Oumm Ma’bad : jusqu’à rattraper : le messager d’Allah : et il dit : Hassan ibn Thabit : leur répondit : « a perdu : un peuple : dont le prophète : s’est éloigné :
et béni : celui qui chemine : vers eux : et part au matin : il a quitté : un peuple : dont les esprits : se sont perdus : et est descendu : sur un peuple : d’une lumière : renouvelée : et s’égalent-ils : les égarés : d’un peuple : qui s’est moqué : aveugles : et des guides : qui s’orientent : par l’orienté : un prophète : qui voit : ce que les gens : ne voient pas : autour de lui : et qui récite : le livre d’Allah : à chaque assemblée : et s’il dit : un jour : une parole : sur un absent : sa vérification : vient : aujourd’hui : ou à la lumière : de demain : soit prospère : Aba Bakr : le bonheur : de son aïeul : par sa compagnie : qui Allah fait prospérer : prospérera : et soit prospères : Banu Ka’b : le lieu : de vos jeunes gens : et son séjour : sera aux musulmans : aux aguets » : et Abd al-Malik ibn Wahb dit : il m’est parvenu : qu’Abou Ma’bad : embrassa l’islam : et émigra : vers le Prophète : et Abou Nou’aym le rapporta : ainsi : par la voie d’Abd al-Malik ibn Wahb al-Madhaji : pareillement : et ajouta : à la fin : Abd al-Malik dit : il m’est parvenu : qu’Oumm Ma’bad émigra : et embrassa l’islam : et rejoignit : le messager d’Allah.
Puis Abou Nou’aym le rapporta : par des voies : d’après Moukarram ibn Mouhriz al-Ka’bi al-Khouza’i : d’après son père Mouhriz ibn Mahdi : d’après Hizam ibn Hicham ibn Houbaïch ibn Khalid : d’après son père : d’après son grand-père : Houbaïch ibn Khalid : compagnon du messager d’Allah : que le messager d’Allah : lorsqu’il fut expulsé : de La Mecque : en sortit : émigrant : lui : et Abou Bakr : et Amir ibn Fuhayra : et leur guide : Abdallah ibn Urayqit al-Laythi : et passèrent : par la tente d’Oumm Ma’bad : qui était une femme : dressée : robuste : s’asseyant : devant la tente : et mentionne : pareillement : ce qui précède. Il dit : et Mohamed ibn Ahmad ibn Ali ibn Makhlad : nous l’a rapporté : selon ce que je pense : Mohamed ibn Younous ibn Moussa : le Koudaymi : nous a rapportés : Abd al-Aziz ibn Yahya ibn Abd al-Aziz : affranchi d’Abbas ibn Abd al-Muttalib : nous a rapportés : Mohamed ibn Soulayman ibn Salit al-Ansari nous a rapportés : mon père m’a raconté : d’après son père : Salit : de Badr : lorsque le messager d’Allah sortit : pour l’Hégire : avec Abou Bakr : et Amir ibn Fuhayra : et Ibn Urayqit : qui les guidait : sur la route : il passa : par Oumm Ma’bad : al-Khouza’iya : qui ne le connaissait pas : et il lui dit : ô Oumm Ma’bad : as-tu du lait : elle dit : non : par Allah : les brebis : ont cessé : de donner : il dit : et cette brebis : elle dit : la faiblesse : l’a laissée : derrière : le troupeau : puis mentionne : le reste : du hadith : pareillement : à ce qui précède : puis le Bayhaqi a dit : il est possible : que ces histoires : soient toutes : une seule.
Puis il mentionne une histoire : semblable : à celle : de la brebis d’Oumm Ma’bad : et dit : Abou Abdallah le hafiz nous a dicté : Abou Bakr Ahmad ibn Ishaq ibn Ayyoub nous a rapportés : Mohamed ibn Ghalib nous a informés : Abou l-Walid nous a rapportés : Ubaydallah ibn Iyad ibn Laqit nous a rapportés : Iyad ibn Laqit nous a rapportés : d’après Qays ibn Nou’man : lorsque le Prophète et Abou Bakr partirent : se cachant : ils passèrent : par un serviteur : qui faisait paître : des brebis : et lui demandèrent : du lait : et il dit : je n’ai pas : de brebis : à traire : sinon que voici : ici : une chèvre : qui a porté : au début de l’hiver : et a déjabé : et il ne lui reste : pas de lait : et il dit : amène-la : et on l’apporta : et le Prophète l’attrapa : et passa : sur sa mamelle : et invoqua : jusqu’à ce qu’elle descendît : et Abou Bakr vint :
avec une écuelle : et il traita : et abreuva : Abou Bakr : puis traita : et abreuva : le berger : puis traita : et but : et le berger dit : par Allah : qui es-tu : et par Allah : je n’ai jamais vu : pareil : et il dit : te cacherai-je : jusqu’à ce que je te l’annonce : il dit : oui : il dit : je suis Mohamed : messager d’Allah : et il dit : es-tu celui : que Quraysh prétend : être sabéen : il dit : ils disent : certes : cela : et il dit : j’atteste : que tu es prophète : et j’atteste : que ce que tu as apporté : est vrai : et que ne fait : ce que tu as fait : qu’un prophète : et je te suis : et il dit : tu ne peux pas : cela : aujourd’hui : quand donc : tu apprendras : que j’ai triomphé : viens : à nous : et Abou Ya’la al-Mawsili le rapporta : d’après Ja’far ibn Houmayd al-Koufi : d’après Ubaydallah ibn Iyad ibn Laqit : pareillement.
Abou Nou’aym mentionna : ici : l’histoire : d’Abdallah ibn Mas’oud : et dit : Abdallah ibn Ja’far nous a rapportés : Younous ibn Habib nous a rapportés : Abou Dawoud nous a rapportés : Hammad ibn Salama nous a rapportés : d’après Asim : d’après Zirr : d’après Abdallah ibn Mas’oud : j’étais : un jeune garçon : faisant paître : des brebis : pour Ouqba ibn Abi Mou’ayt : à La Mecque : et le messager d’Allah : et Abou Bakr vinrent : ayant fui : les polythéistes : et dit : ô jeune : as-tu du lait : à nous abreuver : et je dis : je suis un dépôt confié : et je ne suis pas : votre puisatier : et ils dirent : as-tu : une brebis : jamais montée : par le mâle : encore : je dis : oui : et je leur apportai : une brebis : et Abou Bakr l’attrapa : et le messager d’Allah saisit : la mamelle : et il invoqua : et la mamelle : se gonfla : et Abou Bakr vint :
avec une pierre creuse : et il y traita : puis but : lui : et Abou Bakr : et m’abreuvèrent : puis il dit : à la mamelle : écoule-toi : et elle s’écoula : et plus tard : je vins : au messager d’Allah : et dis : apprends-moi : de cette belle parole : c’est-à-dire : le Coran : et le messager d’Allah dit : tu es : un jeune : instruit : et je pris : de sa bouche : soixante-dix sourates : que n’importe : qui : ne peut me contester : et sa parole : dans ce texte : ayant fui : les polythéistes : ne vise pas : le moment : de l’Hégire : mais cela : dans certains cas : fut avant l’Hégire : car Ibn Mas’oud : est de ceux : qui ont embrassé l’islam : tôt : et émigré : vers l’Abyssinie : et revenu : à La Mecque : comme dit précédemment : et cette histoire : est authentique : établie : dans les Sahihs : et autres : et Allah est le plus savant.
L’imam Ahmad a dit : Abdallah ibn Mouss’ab ibn Abdallah : le Zoubayri : nous a rapportés : mon père m’a raconté : d’après Fa’id : affranchi : des Abadila : je suis sorti : avec Ibrahim ibn Abd ar-Rahman ibn Sa’d : jusqu’à ce que nous fûssions : à l’Arj : et vint : Ibn Sa’d : et Sa’d : est celui : qui guida le messager d’Allah : vers la route : de Roubata : et Ibrahim dit : rapporte-moi : ce que ton père t’a raconté : et Ibn Sa’d dit : mon père m’a raconté : que le messager d’Allah vint : à eux : avec Abou Bakr : et qu’il y avait : chez nous : une fille : en nourrice : d’Abou Bakr : et que le messager d’Allah voulait : abréger : la route : vers Médine : et Sa’d lui dit : voici : le Ghayr : de Roubata : et il a : deux guides : des Aslam : appelés : al-Mouhanan : et si tu veux : nous passerons : par eux : et le Prophète dit : prends : pour nous : par eux : et Sa’d dit : nous sortîmes : jusqu’à ce que nous fussions : au sommet : et voici :
l’un des deux : disant : à son compagnon : voici : le Yéménite : et le messager d’Allah les appela : et leur présenta : l’islam : et ils embrassèrent : l’islam : puis il leur demanda : leurs noms : et ils dirent : nous sommes : les deux avilis : et il dit : vous êtes plutôt : les deux honorés : et leur ordonna : de devancer : à Médine : et nous sortîmes : jusqu’à ce que nous fussions : à la périphérie : de Qouba : et les Banu Amr ibn Awf : l’accueillirent : et le messager d’Allah dit : où est : Abou Oumama : As’ad ibn Zurara : et Sa’d ibn Khaythama dit : il a rencontré : son Seigneur : ô messager d’Allah : ne vais-je pas : le lui annoncer : puis le messager d’Allah alla : jusqu’à ce qu’il dominât : les palmiers : et voici : le bassin : plein : et le messager d’Allah se tourna : vers Abou Bakr : et dit : ô Abou Bakr : voici : la demeure : je me suis vu : descendre : vers des bassins : comme ceux : des Banu Mudlij : et Ahmad seul : l’a rapporté.