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L’invocation du Prophète Mohamed contre Quraysh : « aide-moi par sept années comme les sept de Yousouf », la famine et la fumée, l’intercession d’Abou Soufyan, la pluie « autour de nous » et l’accomplissement à Badr, d’après al-Boukhari, Mouslim et al-Bayhaqi.
Mis à jour le 07 septembre 2026 à 23h07
al-Bayhaqi mentionna ici l’invocation du Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) contre Quraysh lorsqu’elle lui fut insoluble, avec sept années comme les sept années de Youssouf. Il cita ce que les deux Sahihs contiennent, par la voie d’al-A’mach, d’après Moulim ibn Soubayh, d’après Masrouq, d’après Ibn Mas’oud, qui dit : « Cinq choses sont passées : al-Lizam, les Romains, la Fumée, al-Batsha et la Lune. » Dans une autre version d’Ibn Mas’oud : lorsque Quraysh se montra récalcitrante envers le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) et tarda à entrer en Islam, il dit : « Ô Allah, aide-moi contre eux par sept années comme les sept années de Youssouf. » Une famine les frappa alors, qui dépouilla toute chose, au point qu’ils mangèrent les charognes et les bêtes mortes, et que l’un d’eux voyait, entre lui et le ciel, comme un voile de fumée, de faim. Puis il invoqua, et Allah leva cela d’eux.
Abdallah (Ibn Mas’oud) récita ensuite ce verset :
« Nous dissiperons le châtiment pour peu de temps; car vous récidiverez. »
Sourate ad-Doukhan, 15
Il dit : ils retournèrent à la mécréance, et furent renvoyés au Jour de la Résurrection, ou bien dit-il : renvoyés au jour de Badr. Abu Abdillah (al-Boukhari) dit : si cela avait été le Jour de la Résurrection, le châtiment ne leur aurait pas été levé. Allah a dit : « Le jour où Nous frapperons de la plus grande Frappe. Nous sommes assurément le Vengeur », c’est-à-dire : le jour de Badr. Dans une autre version d’Ibn Mas’oud : lorsque le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) vit le peuple lui tourner le dos, il dit : « Ô Allah, sept années comme les sept années de Youssouf. » Une famine les saisit qui les réduisit à manger les bêtes mortes, les peaux et les os. Abou Soufyan vint alors à lui avec des gens de la Mecque et dirent : « Ô Mohamed, tu prétends avoir été envoyé en miséricorde, et ton peuple est en train de périr : invoque Allah pour eux. » Le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) invoqua, la pluie leur fut accordée et sept [nuages] se déployèrent sur eux. Les gens se plaignirent de l’abondance de la pluie, et il dit : « Ô Allah, autour de nous et non sur nous. » Les nuages dérivèrent depuis sa tête, et le peuple fut arrosé tout autour d’eux.
Il dit : le verset de la Fumée est passé, c’est-à-dire la famine qui les frappa, et c’est Sa parole déjà citée ; de même le verset des Romains, al-Batsha al-Koubra et la fente de la Lune, tout cela le jour de Badr. al-Bayhaqi dit : cela vise, et Allah est le plus savant, al-Batsha al-Koubra, la Fumée et le verset d’al-Lizam, tout s’accomplit à Badr. Il dit : al-Boukhari a fait allusion à ce récit, puis il cita, par la voie d’Abd ar-Razzak, d’après Ma’mar, d’après Ayyoub, d’après Ikrima, d’après Ibn Abbas.