Comment la révélation parvenait au Prophète Mohamed

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Comment la révélation parvenait au Prophète Mohamed : le tintement de la cloche, la sueur au jour froid, le bourdonnement des abeilles, le visage rougeoyant à al-Ji’rana, la sourate al-Ma’ida sur la chamelle, d’après les deux Sahihs et Ahmad.

Mis à jour le 07 septembre 2026 à 23h07

« Tantôt comme le tintement d’une cloche »

al-Harith ibn Hicham interrogea le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : « Ô messager d’Allah, comment la révélation te parvient-elle ? » Il répondit : « Tantôt elle me vient comme le tintement d’une cloche : c’est le plus dur pour moi ; elle se rompt quand j’ai retenu ce qui fut dit. Tantôt l’ange me paraît sous forme d’un homme qui me parle, et je retiens ce qu’il dit. » ’Aïcha a dit : « Je l’ai vu, lui recevoir la révélation par un jour très froid : quand elle se rompit, son front ruisselait de sueur. » Rapporté par les deux Sahihs, d’après Malik. L’imam Ahmad le rapporta, d’après Amir ibn Salih, d’après Hicham ibn Urwa, de manière semblable ; de même Abda ibn Soulayman et Anas ibn Iyad, d’après Hicham ibn Urwa. Ayyoub as-Sakhtiyani le rapporta, d’après Hicham, d’après son père, d’après al-Harith ibn Hicham, qui dit : « J’ai interrogé le messager d’Allah : comment la révélation te parvient-elle ? », et il le mentionna sans mentionner ’Aïcha.

La sueur comme perles et le bourdonnement des abeilles

Dans le hadith de l’accusation (al-ifk), ’Aïcha a dit : « Par Allah, le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) ne se rendait pas à son conseil, et personne des gens de la maison ne sortait, avant que ne descendît sur lui [la révélation] : le saisissait alors ce que saisissait le frisson, jusqu’à ce que de lui perla, semblable aux perles, la sueur, par un jour glacial, à cause du poids de la révélation qui descendait sur lui. » L’imam Ahmad rapporta, d’après Abd ar-Razzak, la dictée de Younous ibn Sulaym, d’après Ibn Shihab, d’après Urwa, d’après Abd ar-Rahman ibn Abd al-Qari, qu’il entendit ’Oumar ibn al-Khattab dire : lorsque la révélation descendait sur le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui), on entendait près de son visage comme le bourdonnement des abeilles. Le hadith complet se trouve à la descente de « Les croyants ont certes réussi ». at-Tirmidhi et an-Nasaï le rapportèrent aussi, d’après Abd ar-Razzak ; an-Nasaï dit : rapport rejeté, nous ne connaissons personne l’ayant rapporté hormis Younous ibn Sulaym, et nous ne le connaissons pas.

Le visage rougeoyant à al-Ji’rana et la transpiration de Sawda

Dans le Sahih de Mouslim et ailleurs, d’après al-Hasan, d’après Hittan ibn Abdallah ar-Raqachi, d’après ’Ubada ibn as-Samit : lorsque la révélation descendait sur le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui), cela l’accablait, son visage changeait, et dans une version il fermait les yeux, et nous le reconnaissions à cela. Dans les deux Sahihs se trouve le hadith de Zayd ibn Thabit, lorsque descendit « Ne sont pas égaux les croyants qui restent assis » : Ibn Oumm Maktoum se plaignit de son infirmité, et descendit « hormis ceux atteints d’un désavantage évident ». Zayd dit : « La cuisse du messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) était sur ma cuisse, et j’écrivais : lorsque la révélation descendit, sa cuisse faillit écraser la mienne. »

Dans le Sahih de Mouslim, d’après Hammam ibn Yahya, d’après Ata, d’après Safwan ibn Ya’la ibn Oumayya, d’après Ya’la ibn Oumayya : ’Oumar me dit : « Te plairait-il de voir le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) pendant que la révélation lui est faite ? » Il releva le bord de son vêtement de son visage, alors qu’on lui faisait la révélation à al-Ji’rana : son visage était rougeoyant, et il ronflait comme ronfle le chameau jeune. Et il est établi dans les deux Sahihs, d’après ’Aïcha, que lorsque le voile descendit et que Sawda sortit ensuite de nuit aux champs, ’Oumar dit : « Nous t’avons reconnue, ô Sawda. » Elle rentra auprès du messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) et l’interrogea, tandis qu’il était assis prenant son repas, la sueur dans la main ; Allah lui fit la révélation, la sueur dans la main ; puis il leva la tête et dit : « Il vous est permis de sortir pour vos besoins. » Cela prouve que la révélation ne lui ôtait pas totalement ses sensations : il était assis sans tomber, et la sueur ne tomba pas non plus de sa main : que les prières d’Allah et Sa paix soient perpétuelles sur lui.

Corps alourdi, cliquetis et chevelure de henné

Abou Dawoud at-Tayalisi rapporta, d’après Ibbad ibn Mansour, d’après Ikrima, d’après Ibn Abbas : lorsque la révélation descendait sur le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui), son corps et son visage s’alourdissaient, il se retirait de ses Compagnons et nul d’eux ne lui parlait. Dans le recueil d’Ahmad et ailleurs, d’après Ibn Lahi’a, la chaîne de Yazid ibn Abi Habib, d’après Amr ibn al-Walid, d’après Abdallah ibn Amr, qui dit : « Ô messager d’Allah, sens-tu la révélation ? » Il dit : « Oui : j’entends des cliquetis, puis je me tiens ferme ; et chaque fois que la révélation me vient, je crois que mon âme va s’échapper. » Abou Ya’la al-Mawsili rapporta, par une chaîne remontant à al-Faltan ibn Asim : nous étions auprès du messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) quand on lui fit descendre [la révélation] : ses yeux restaient ouverts, et il vouait son ouïe et son cœur à ce qui lui venait d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui). Abou Nou’aym rapporta, d’après Qoutayba, une chaîne remontant à Abu Hurayra : lorsque la révélation descendait sur le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui), il était saisi et se couvrait la tête de henné. Ce hadith est très rare dans sa chaîne.

La sourate al-Ma’ida sur la chamelle et al-Fath à al-Hudaybiyya

L’imam Ahmad rapporta aussi, d’après Asma bint Yazid : « Je tenais la bride de la chamelle du messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) quand lui fut descendue la sourate al-Ma’ida entière : à cause de son poids, elle faillit briser l’épaule de la chamelle. » Abou Nou’aym le rapporta, d’après ath-Thawri, d’après Layth ibn Abi Sulaym, de même. Ahmad rapporta encore, d’après Hassan, d’après Ibn Lahi’a, la chaîne d’al-Houbeuli, d’après Abdallah ibn Amr : la sourate al-Ma’ida fut descendue sur le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) alors qu’il était monté sur sa bête : elle ne put le porter, et il en descendit. Ibn Mardawayh rapporta, d’après Sabbah ibn Sahl, d’après Asim al-Ahwal : Oumm Amr me raconta, d’après son oncle : nous étions en route avec le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) quand lui descendit la sourate al-Ma’ida, et le cou de la monture se brisa de son poids. Et cela est très rare sous cet angle.

Il est toutefois établi dans les deux Sahihs que la sourate al-Fath descendit sur le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) à son retour d’al-Hudaybiyya, alors qu’il était sur sa monture : il y a donc des fois et des fois, selon la situation. Allah est le plus savant. Nous avons mentionné les types de révélation vers lui (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) au début de notre commentaire du Sahih d’al-Boukhari, et ce qu’en ont dit al-Halimi et d’autres imams (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui).

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