La mort d’Abu Talib, oncle du Prophète Mohamed

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La mort d’Abu Talib : la délégation ultime de Quraysh et la parole unique, « sur la religion d’Abd al-Muttalib », le bas-fond du Feu, l’enterrement par Ali, son savoir sans foi et la réfutation de ceux qui le déclarent musulman, d’après al-Boukhari, Mouslim, Ahmad et Ibn Ishaq.

Mis à jour le 07 septembre 2026 à 23h07

L’année des deux douleurs : Abu Talib puis Khadija

Le chapitre de la mort d’Abu Talib, oncle du messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui), puis, après lui, de Khadija bint Khuwaylid, épouse du messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui), qu’Allah l’a agréée. Il est dit : plutôt, elle mourut avant lui ; et le premier récit est le célèbre. Les deux furent affligés : celui-ci en apparence, celle-ci intérieurement : celui-là mécréant, celle-ci croyante véridique (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui), et Il l’a agréée.

Ibn Ishaq a dit : Khadija et Abu Talib moururent la même année : les épreuves se succédèrent sur le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : la mort de Khadija, qui était pour lui le ministre véridique de l’Islam, auprès de qui il trouvait le réconfort ; et la mort de son oncle Abu Talib, qui était pour lui le bras et le bouclier dans son affaire, la protection et le défenseur contre son peuple. Cela fut trois ans avant son émigration vers Médine. Lorsque Abu Talib mourut, Quraysh infligea au messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) des torts auxquels elle n’aurait pas pensé du vivant d’Abu Talib, au point qu’un sot de Qurayz l’aborda et jeta de la poussière sur sa tête. Hicham ibn Urwa me rapporta,

d’après son père : le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) entra dans sa maison, la poussière sur la tête ; une de ses filles se leva vers lui, le lavant et pleurant, tandis que le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) disait : « Ne pleure pas, ô ma petite fille : Allah protège ton père. » Et il disait entre-temps : « Quraysh ne m’a rien infligé que je déteste, jusqu’à la mort d’Abu Talib. » Ibn Ishaq mentionna avant cela que l’un d’eux jettait parfois l’ordure dans sa marmite (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) lorsqu’elle était dressée devant lui ; lorsqu’ils faisaient cela : comme me raconta Oumar ibn Abdallah, d’après Urwa : il sortait avec cette chose sur un bâton, se tenait à sa porte et disait : « Ô fils d’Abd Manaf, quel voisinage est-ce-là ? », puis le jetait dans la rue.

La délégation ultime et la « parole unique »

Ibn Ishaq a dit : lorsqu’Abu Talib tomba malade et que sa lourdeur parvint à Quraysh, ceux-ci se dirent : Hamza et Omar ont embrassé l’Islam, et l’affaire de Mohamed s’est répandue dans tous les clans de Quraysh : allons trouver Abu Talib pour qu’il nous prenne de son neveu un engagement et lui donne de nous, car par Allah nous ne tenons pas pour sûr qu’ils ne nous arrachent pas notre ordre. Ibn Ishaq a dit : me rapporta al-Abbas ibn Abdallah ibn Ma’bad, d’après certains des siens, d’après Ibn Abbas : lorsqu’ils marchèrent vers Abu Talib et lui parlèrent : ses nobles : Outba ibn Rabia, Shayba ibn Rabia, Abou Jahl ibn Hicham, Omayya ibn Khalaf, Abou Soufyan ibn Harb, parmi des hommes de leurs notables : ils dirent : « Ô Abu Talib, tu es des nôtres comme tu sais ; t’est venue ce que tu vois, et nous avons craint pour toi ; tu sais ce qui existe entre nous et ton neveu : appelle-le, prends de lui pour nous et prends de nous pour lui : qu’il nous cesse, et que nous le cessions,

qu’il nous laisse et notre religion, et que nous le laissions et sa religion. » Abu Talib l’envoya chercher : il vint, et il dit : « Ô fils de mon frère, voici les notables de ton peuple réunis pour toi : qu’ils te donnent et qu’ils reçoivent de toi. » Le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) dit : « Oui : une parole unique qu’ils vous donneront : par elle les Arabes vous serviront, et les Perses vous paieront tribut. » Abu Jahl dit : « Oui, par ton père, et dix paroles avec elle. » Il dit : « Vous direz : il n’y a pas de divinité qu’Allah, et vous délaisserez ce que vous adorez en dehors de Lui. » Ils frappèrent des mains, puis dirent : « Ô Mohamed, veux-tu faire des divinités un seul dieu ? Ton affaire est étonnante ! » Puis les uns dirent aux autres : « Par Allah, cet homme ne vous donnera rien de ce que vous voulez : partez, et marchez sur la religion de vos pères, jusqu’à ce qu’Allah juge entre vous et lui. » Et ils se dispersèrent.

Abu Talib dit : « Par Allah, ô fils de mon frère, je ne t’ai pas vu leur demander l’excès. » Le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) en eut l’espérance, et ne cessa de lui dire : « Ô mon oncle, toi donc, dis-la : je l’invoquerai pour toi comme intercession au Jour de la Résurrection. » Voyant l’empressement du messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui), Abu Talib dit : « Ô fils de mon frère, par Allah, sans la crainte qu’on te blâme, toi et les fils de ton père après moi, et que Quraysh pense que je ne l’ai dite que par agonie de mort, je l’aurais dite : je ne la dis que pour t’en réjouir. » Lorsque la mort se rapprocha d’Abu Talib, al-Abbas le regarda remuer ses deux lèvres et pencha son oreille vers lui. Il dit : « Ô fils de mon frère, par Allah, mon frère a dit la parole que tu lui as ordonnée de dire. » Le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) dit : « Je n’ai pas entendu. » Allah fit alors descendre au sujet de ce groupe : « Sad. Par le Coran porteur du rappel. Ceux qui ont mécru sont dans la superbe et la dissension » : les versets : et nous en avons traité dans notre Tafsir. À Allah la louange et la grâce.

La réfutation de ceux qui affirment qu’Abu Talib mourut Musulman

Certaines personnes, parmi les chiites et les exagérateurs, se sont appuyées sur la parole d’al-Abbas dans ce hadith : « Ô fils de mon frère, il a dit la parole que tu lui as ordonnée de dire », c’est-à-dire : il n’y a pas de divinité qu’Allah : pour affirmer qu’Abu Talib mourut Musulman. La réponse tient en plusieurs points : d’abord, la chaîne contient un rapporteur non nommé dont l’état est inconnu : « de certains des siens » : : incertitude dans le nom et l’état, et ce genre de rapport est suspensif même s’il était unique. Ensuite, l’imam Ahmad, an-Nasaï et Ibn Jarir rapportèrent un texte semblable par la voie d’Abou Ousama, d’après al-A’mach, d’après Ibbad, d’après Said ibn Jubayr, d’après Ibn Abbas, sans la parole d’al-Abbas ; ath-Thawri le rapporta aussi, d’après al-A’mach, d’après Yahya ibn Oumara al-Koufi, d’après Said ibn Jubayr, d’après Ibn Abbas, sans l’addition de la parole d’al-Abbas. Et at-Tirmidhi le rapporta et le jugea bon, an-Nasaï et Ibn Jarir également.

La version d’al-Boukhari : « sur la religion d’Abd al-Mouttalib »

Ce qui est plus authentique que le texte d’Ibn Ishaq contredit ce dernier : ce qu’a rapporté al-Boukhari (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui), d’après Mahmoud, d’après Abd ar-Razzak, d’après Ma’mar, d’après az-Zuhri, d’après Ibn al-Moussayyab, d’après son père : lorsque la mort approcha d’Abu Talib, le Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) entra auprès de lui, et il y avait là Abou Jahl, qui dit : « Ô mon oncle, dis : il n’y a pas de divinité qu’Allah : une parole par laquelle je plaiderai pour toi auprès d’Allah. » Abou Jahl et Abdallah ibn Abi Oumayya dirent : « Ô Abu Talib, délaisses-tu la religion d’Abd al-Mouttalib ? » Ils ne cessèrent de lui parler jusqu’à ce qu’il eût dit en dernier : « Sur la religion d’Abd al-Mouttalib. » Le Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) dit : « Je demanderai pardon pour toi tant qu’on ne m’en aura pas interdit. » Descendit alors : « Il n’appartient pas au Prophète ni à ceux qui ont cru d’implorer le pardon pour les polythéistes,

fussent-ils des parents, après qu’il leur est apparu clairement qu’ils sont les gens du Brasier » ; et descendit : « Tu ne guides pas celui que tu aimes : mais Allah guide qui Il veut, et Il connaît mieux les bien-guidés. » Mouslim le rapporta, d’après Ishaq ibn Ibrahim et Abd, d’après Abd ar-Razzak. Les deux le rapportèrent aussi d’après az-Zuhri, d’après Said ibn al-Moussayyab, d’après son père, de manière semblable, et il y dit : le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) ne cessa de la lui présenter, et les deux lui rétorquaient cette parole, jusqu’à ce qu’il eût dit en dernier : « Sur la religion d’Abd al-Mouttalib », et qu’il refusât de dire : « Il n’y a pas de divinité qu’Allah. » Le Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) dit : « Ma foi, je demanderai pardon pour toi tant qu’on ne m’en aura pas interdit. » Allah fit alors descendre, après cela : « Il n’appartient pas au Prophète... », et descendit au sujet d’Abu Talib : « Tu ne guides pas celui que tu aimes. »

Ainsi rapportèrent l’imam Ahmad, Mouslim et at-Tirmidhi, d’après Yazid ibn Kaysan, d’après Abou Hazim, d’après Abu Hurayra : lorsque la mort d’Abu Talib approcha, le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) vint à lui et dit : « Ô mon oncle, dis : il n’y a pas de divinité qu’Allah : je témoignerai pour toi d’elle au Jour de la Résurrection. » Il dit : « Si Quraysh ne devait me le reprocher : disant : rien ne l’y a porté que l’agonie de la mort :, je l’aurais attesté devant ton œil. » Allah fit alors descendre : « Tu ne guides pas celui que tu aimes, mais Allah guide qui Il veut, et Il connaît mieux les bien-guidés. » Et ainsi dirent Abdallah ibn Abbas, Ibn Omar, Moujahid, ach-Cha’bi et Qatada : elle descendit au sujet d’Abu Talib lorsque le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) lui proposa de dire : il n’y a pas de divinité qu’Allah, et il refusa, disant : « Sur la religion des anciens. » Et sa dernière parole fut : « Sur la religion d’Abd al-Mouttalib. »

« Il est dans un bas-fond du Feu » : les hadiths du châtiment

Ce tout est confirmé par ce qu’a rapporté al-Boukhari, d’après Mousaddad, d’après Yahya, d’après Soufyan, d’après Abd al-Malik ibn Oumayr, que Abdallah ibn al-Harith lui raconta, d’après al-Abbas ibn Abd al-Mouttalib : je dis au Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : « Tu n’as rien apporté à ton oncle : il te protégeait et se fâchait pour toi. » Il dit : « Il est dans un bas-fond du Feu ; et sans moi, il aurait été dans l’étage le plus bas du Feu. » Mouslim le rapporta dans son Sahih, par des voies, d’après Abd al-Malik ibn Oumayr. Les deux le rapportèrent aussi dans les deux Sahihs, d’après al-Layth, d’après Ibn al-Hadi, d’après Abdallah ibn Khabbab, d’après Abou Sa’id, qu’il entendit le Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : son oncle fut évoqué devant lui, et il dit : « Peut-être mon intercession lui profitera-t-elle au Jour de la Résurrection : il sera placé dans un bas-fond du Feu atteignant ses chevilles,

faisant bouillir sa matière cérébrale. » Texte d’al-Boukhari ; dans une version : « faisant bouillir la matière de son cerveau. » Et Mouslim rapporta, d’après Abou Bakr ibn Abi Shayba, d’après Affan, d’après Hammad ibn Salama, d’après Thabit, d’après Abou Outhman, d’après Ibn Abbas : le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) a dit : « Le plus légèrement châtié des gens du Feu est Abu Talib : chaussé de deux sandales de Feu dont la chaleur fait bouillir son cerveau. » Et dans les Maghazi de Younous ibn Boukayr : « ... faisant couler son cerveau jusqu’à ses deux pieds », cité par as-Souhayli. Le hafiz Abou Bakr al-Bazzar rapporta dans son Mousnad, d’après Moujalid, d’après ach-Cha’bi, d’après Jabir : il fut demandé au messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : ou il fut dit : as-tu profité à Abu Talib ? Il dit : « Je l’ai tiré du Feu vers un bas-fond du Feu. » al-Bazzar seul le rapporte.

Pourquoi le Prophète n’accepta pas le témoignage d’al-Abbas

as-Souhayli dit : si le Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) n’a pas accepté le témoignage d’al-Abbas en faveur de son frère : qu’il avait dit la parole : et a dit : « Je n’ai pas entendu », c’est qu’al-Abbas était alors mécréant, son témoignage non accepté. Ibn Kathir dit : ce récit ne s’est pas avéré authentique, à cause de la faiblesse de sa chaîne, comme cela a précédé ; et ce qui l’indique est qu’il interrogea ensuite le Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) au sujet d’Abu Talib, qui lui mentionna ce qui a précédé. Et si l’on admettait son authenticité, peut-être l’a-t-il dit à la vue de l’ange après le râle de l’agonie, au moment où la foi d’une âme ne profite plus. Allah est le plus savant.

Abou Dawoud at-Tayalisi rapporta, d’après Chou’ba, d’après Abou Ishaq : j’ai entendu Najiya ibn Ka’b dire : j’ai entendu Ali dire : lorsque mon père mourut : c’est-à-dire son oncle :, je vins au messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) et dis : ton oncle est mort. Il dit : « Va donc l’ensevelir. » Je dis : il est mort polythéiste. Il dit : « Va donc l’ensevelir, et ne raconte rien jusqu’à ce que tu reviennes à moi. » Je fis cela, puis je vins à lui, et il m’ordonna de me laver. Et an-Nasaï le rapporta, d’après Mohamed ibn al-Mouthanna, d’après Ghoundar, d’après Chou’ba. Abou Dawoud et an-Nasaï le rapportèrent aussi, d’après Soufyan, d’après Abou Ishaq, d’après Najiya, d’après Ali : lorsque Abu Talib mourut, je dis : « Ô messager d’Allah, ton oncle le vieux égaré est mort : qui l’ensevelira ? » Il dit : « Va donc ensevelir ton père, et ne raconte rien jusqu’à ce que tu reviennes à moi. » Je vins à lui, et il m’ordonna : je me lavai ; puis il invoqua pour moi des invocations telles que je ne souhaiterais rien posséder sur terre en échange d’elles.

Le hafiz al-Bayhaqi rapporta, d’après Abou Sa’d al-Malini, une chaîne remontant à Ibn Jourayj, d’après Ata, d’après Ibn Abbas : le Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) pria la prière funéraire d’Abu Talib et dit : « Et ta prière est parenté, et tu as été récompensé en bien, ô mon oncle. » Il dit : il fut rapporté d’Abou al-Yaman al-Hawzani, du Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui), de façon suspendue, avec l’addition : « et il ne se tint pas sur sa tombe. » Il dit : cet Ibrahim ibn Abd ar-Rahman est le Khwarizmien, au sujet duquel on a critiqué. Ibn Kathir dit : plus d’un a rapporté de lui : parmi eux al-Fadl ibn Moussa as-Sinani et Mohamed ibn Sallam al-Bikandi ; et Ibn Adi a dit : il n’est pas connu, et ses hadiths de tout rapporteur ne sont pas droits.

Sa défense du Prophète : savoir sans foi

Ce qui a déjà précédé montre ce qu’Abu Talib pratiquait de la protection, de la plaidoirie et de la dissuasion en faveur du messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) et de la défense de lui et de ses Compagnons ; et ce qu’il en disait d’éloges et de louanges, et la sympathie, l’affection et la sollicitude qu’il manifesta pour lui et ses Compagnons dans ses poèmes déjà cités, avec le blâme et le dénigrement de quiconque le contredit et le traita de menteur, dans cette expression éloquente, harmonic, hachimite et muttalibite, qui ne peut être approchée ni égalée par un Arabe. Et dans tout cela il savait que le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) est véridique, pieux, bien-guidé ; mais son cœur n’a pas cru : différence entre la connaissance du cœur et sa confirmation, comme nous l’avons établi dans le commentaire du livre de la foi du Sahih d’al-Boukhari. Témoin la parole du Très-Haut : « Ceux à qui Nous avons donné le Livre le reconnaissent comme ils reconnaissent leurs propres enfants ;

or un parti d’eux cache la vérité alors qu’ils la savent » ; et Il a dit au sujet du peuple de Pharaon : « Et ils les nièrent par injustice et orgueil, alors que leurs âmes les avaient acquis » ; et Moussa dit à Pharaon : « Tu sais bien que seul le Seigneur des cieux et de la terre a fait descendre ces signes » ; et la parole de certains anciens à propos de Sa parole : « et ils l’interdisent et s’en éloignent » : elle descendit au sujet d’Abu Talib, qui interdisait aux gens de faire du tort au messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui), tandis que lui-même s’éloignait de ce que le Messager apportait de guidée et de religion de vérité. Cela fut rapporté d’Ibn Abbas, d’al-Qasim ibn Moukhaymira, d’Habib ibn Abi Thabit, d’Ata ibn Dinar, de Mohamed ibn Ka’b et d’autres : la question mérite réflexion. Allah est le plus savant. Et ce qui est plus apparent : et Allah est le plus savant : est l’autre relation d’Ibn Abbas : « et ils l’interdisent ».

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