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Les premiers musulmans : Ali ibn Abi Talib premier des garçons, Abou Bakr premier des hommes libres, Khadija première des femmes, les sept à manifester l’islam, le quart et le tiers de l’islam, et le hadith du lait d’Ibn Mas’oud.
Mis à jour le 07 septembre 2026 à 23h07
Le chapitre du rappel des premiers qui embrassèrent l’islam parmi les anciens compagnons. Ibn Ishaq a dit : puis Ali ibn Abi Talib vint le lendemain, tandis que les deux priaient : Ali dit : ô Mohamed : qu’est-ce que cela ? Il dit : « c’est la religion d’Allah qu’Il a choisie pour Lui-même, et avec laquelle Il a envoyé Ses messagers : je t’appelle donc vers Allah, Unique sans associé : et vers Son adoration : et à mécroire en al-Lat et en al-Ouzza. » Ali dit : c’est une affaire que je n’ai jamais entendue auparavant : je ne déciderai donc pas, sans en parler à Abou Talib. Le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) répugna à lui répandre son secret avant que son affaire ne fût manifeste : et il lui dit : « ô Ali : si tu ne t’islames pas, garde donc le secret. » Ali demeura donc cette nuit-là : puis Allah fit descendre l’islam dans le cœur d’Ali :
et il vint au matin au messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : et lui dit : qu’as-tu donc proposé, ô Mohamed ? Le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) dit : « tu témoignes qu’il n’y a pas de divinité qu’Allah, Unique sans associé : et tu mécrois al-Lat et al-Ouzza : et tu désavoues les rivales. » Ali le fit : et s’islama : et il resta à venir à lui, par peur d’Abou Talib : et Ali cacha son islam : et ne le manifesta pas. Et le fils d’Haritha, c’est-à-dire Zayd, s’islama : et ils demeurèrent près d’un mois : Ali venant au messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui). Et il fut parmi les faveurs qu’Allah accorda à Ali qu’il était, avant l’islam, dans le giron du messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui).
Ibn Ishaq a dit, d’après Ibn Abi Najih, d’après Moujahid : il fut parmi les grâces d’Allah sur Ali que Quraysh eut une crise très dure : et Abou Talib avait une nombreuse famille : le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) dit à son oncle al-Abbas, qui était le plus aisé des Banu Hachim : « ô Abbas : ton frère Abou Talib a une nombreuse famille : et les gens ont subi ce que tu vois de cette crise : va donc, afin que nous l’allégions de ses enfants. » Le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) prit donc Ali, et le recueillit : et il ne cessa d’être avec le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) jusqu’à ce qu’Allah l’envoyât prophète : et Ali le suivit : et crut en lui : et le confirma.
Younous a rapporté, d’après Mohamed ibn Ishaq : Yahya ibn Abi al-Ach’ath al-Kindi, des gens de Koufa, m’a raconté que Isma’il ibn Abi Iyas ibn ’Ufayyif lui raconta, d’après son père, d’après son grand-père ’Ufayyif, qui était le frère de lait d’al-Ach’ath ibn Qays : j’étais un homme marchand : je vins à Mina aux jours du pèlerinage : et al-Abbas ibn Abd al-Mouttalib était un homme marchand : je venais donc à lui pour acheter de lui et lui vendre : sortit alors d’une tente un homme : qui se mit debout priant face à la Kaaba : puis sortit une femme : qui se mit debout priant : puis sortit un garçon : qui se mit debout priant avec lui : je dis : ô Abbas : quelle est donc cette religion ? Cette religion, nous ne savons pas ce qu’elle est ? Il dit : c’est Mohamed ibn Abdallah : qui prétend qu’Allah l’a envoyé : et que les trésors de Khosroès et de César lui seront ouverts : et cette femme est sa femme, Khadija bint Khuwaylid : qui a cru en lui : et ce garçon est le fils de son oncle, Ali ibn Abi Talib : qui a cru en lui. ’Ufayyif a dit : que n’avais-je cru ce jour-là : j’aurais alors été le deuxième. Et Ibrahim ibn Sa’d rapporta de même d’après Ibn Ishaq : et il dit dans le hadith : sortit d’une tente proche de lui un homme : qui regarda le ciel : et lorsqu’il le vit décliner : il se mit debout priant : puis il mentionna Khadija se tenant debout derrière lui.
Ibn Jarir a dit : Mohamed ibn Obayd al-Mouharibi m’a raconté : Sa’id ibn Khouthaym nous a rapportés, d’après Asad ibn Abda al-Bajali, d’après Yahya ibn ’Ufayyif, d’après ’Ufayyif : je vins, au temps de la Jahiliya, à La Mecque : et je descendis chez al-Abbas ibn Abd al-Mouttalib : et lorsque le soleil se leva : et tournoya dans le ciel : moi regardant la Kaaba : un jeune homme s’avança : et jeta son regard vers le ciel : puis se fit face à la Kaaba : et se mit debout face à elle : il ne resta pas longtemps : sans qu’un garçon vînt : qui se tint à sa droite : il ne resta pas longtemps : sans qu’une femme vînt : qui se tint derrière eux deux : le jeune homme s’inclina : le garçon et la femme s’inclinent : il releva : le garçon et la femme relèvent : le jeune homme tomba prosterné : et ils se prosternèrent avec lui : je dis : ô Abbas : c’est une grande affaire : il dit : c’est une grande affaire : il dit : sais-tu qui est celui-ci ? Je dis : non : il dit : c’est Mohamed ibn Abdallah ibn Abd al-Mouttalib : le fils de mon frère : sais-tu qui est le garçon ? Je dis : non : il dit : c’est Ali ibn Abi Talib : sais-tu qui est cette femme derrière eux deux ? Je dis : non : il dit : c’est Khadija bint Khuwaylid : la femme du fils de mon frère : et il m’a informé que ton Seigneur : le Seigneur du ciel : lui a ordonné cela : que vous les voyez faire : et par Allah : je ne connais sur toute la surface de la terre : personne sur cette religion : hormis ces trois.
Ibn Jarir a dit : Ibn Houmayd m’a raconté : ’Issa ibn Sawada ibn al-Ja’d nous a rapportés : Mohamed ibn al-Mounkadir, Rabia ibn Abi Abd ar-Rahman, Abou Hazim et al-Kalbi nous ont rapportés : Ali est le premier qui s’islama : et al-Kalbi a dit : il s’islama alors qu’il avait neuf ans. Et Salama nous a rapportés, d’après Ibn Ishaq : le premier homme qui crut au messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : pria avec lui : et le confirma : fut Ali ibn Abi Talib : alors qu’il avait dix ans : et il était dans le giron du messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) avant l’islam. Al-Waqidi a dit : Ibrahim ibn Nafi’ nous informa, d’après Ibn Abi Najih, d’après Moujahid : Ali s’islama alors qu’il avait dix ans. Al-Waqidi a dit : et nos compagnons se sont accordés sur le fait qu’Ali s’islama une année après que le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) eût été prophète.
Et Mohamed ibn Ka’b a dit : la première qui s’islama de cette communauté fut Khadija : et les deux premiers hommes qui s’islamèrent : Abou Bakr et Ali : et Ali s’islama avant Abou Bakr : et Ali cachait sa foi, par crainte de son père : jusqu’à ce que son père le rencontrât et lui dit : as-tu embrassé l’islam ? Il dit : oui. Il dit : soutiens donc le fils de ton oncle : et aide-le. Et Abou Bakr as-Siddiq fut le premier qui manifesta l’islam. Et Ibn Jarir rapporta dans son Histoire, du hadith de Chou’ba, d’après Abou Balj, d’après Amr ibn Maymoun, d’après Ibn Abbas : le premier qui pria : Ali. Et Zakariyya ibn Yahya ad-Darir nous a rapportés : Abd al-Hamid ibn Bahr nous a rapportés : Charik nous a rapportés, d’après Abdallah ibn Mohamed ibn ’Aqil, d’après Jabir : le Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) fut envoyé le lundi : et Ali pria le mardi. Et il rapporta, du hadith de Chou’ba, d’après Amr ibn Mourra, d’après Abou Hamza, un homme des Ansar : j’ai entendu Zayd ibn Arqam dire : le premier qui s’islama avec le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) fut Ali ibn Abi Talib : je le rapportai donc à an-Nakha’i : qui le nia : et Abou Bakr est le premier qui s’islama.
Obaydallah ibn Moussa nous a rapportés : al-’Ala’ nous a rapportés, d’après al-Minhal ibn Amr, d’après Abbad ibn Abdallah : j’ai entendu Ali dire : je suis le serviteur d’Allah, et le frère de Son messager : et je suis le grand véridique : nul ne le dit après moi sans être un menteur calomniateur : j’ai prié avant les gens de sept années. Et ainsi le rapporta Ibn Madja, de Mohamed ibn Isma’il ar-Razi, d’après Obaydallah ibn Moussa al-’Absi, qui est un chiite parmi les hommes du Sahih : d’al-’Ala’ ibn Salih al-Asadi al-Koufi : ils le considérèrent digne de confiance : mais Abou Hatim a dit : il était des affranchis des chiites : et Ali ibn al-Madini a dit : il rapporta des hadiths à rejeter : et al-Minhal ibn Amr est digne de confiance : et quant à son cheikh, Abbad ibn Abdallah, qui est al-Asadi al-Koufi : Ali ibn al-Madini a dit de lui : il est faible en hadith : et al-Boukhari a dit : il y a à examiner : et Ibn Hibban l’a mentionné dans ath-Thiqat. Et ce hadith est étrange en tout état de cause : et Ali (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) ne le dirait pas : et comment lui serait-il possible d’avoir prié avant les gens de sept années ? Cela est impensable à l’origine : et Allah est le plus savant.
Et d’autres ont dit : le premier qui s’islama de cette communauté est Abou Bakr as-Siddiq. Et la conciliation entre tous ces avis est que Khadija est la première qui s’islama des femmes : et le texte des récits indique : avant les hommes également : et le premier qui s’islama des affranchis est Zayd ibn Haritha : et le premier qui s’islama des garçons est Ali ibn Abi Talib : car il était petit, avant la puberté, selon le célèbre : et ceux-là étaient à ce moment-là les gens de la maison : et le premier qui s’islama des hommes libres est Abou Bakr as-Siddiq : et son islam fut plus utile que l’islam de ceux dont le rappel a précédé : car il était un noble honoré : et un chef dans Quraysh, honoré : et un homme de richesse : et un appelant à l’islam : et il était aimé, conciliateur : dépensant ses richesses en obéissance à Allah et à Son messager : comme viendra son détail.
Younous rapporta, d’après Ibn Ishaq : puis Abou Bakr as-Siddiq rencontra le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : et lui dit : est-ce vrai ce que disent les Quraysh de toi, ô Mohamed : de ton abandon de nos divinités : de ta mise des nos sens en sottise : et de ta déclaration de mécréance à l’égard de nos pères ? Le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) dit : « mais oui : je suis le messager d’Allah : et Son prophète : envoyé pour transmettre Son message : et t’appeler vers Allah en vérité : et par Allah, c’est bien la vérité : je t’appelle donc, ô Abou Bakr, vers Allah, Unique sans associé : et de ne pas adorer autre que Lui : et à la fidélité à Son obéissance. » Et il lui lut le Coran : il n’accepta pas : et ne nia pas : et il s’islama : et mécru les idoles : et quitta les rivales : et reconnut le droit de l’islam : et Abou Bakr revint : croyant et confirmant.
Ibn Ishaq a dit : Mohamed ibn Abd ar-Rahman ibn Abdallah ibn al-Houssayn at-Tamimi m’a raconté que le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) a dit : « je n’ai jamais appelé quiconque à l’islam : sans qu’il eût une hésitation : et une réflexion : et un regard : sauf Abou Bakr : qui ne temporisa point lorsque je l’ai mentionné : et n’hésita pas là-dessus. » Et temporiser signifie : s’attarder. Et ce que Ibn Ishaq a mentionné dans sa parole : il n’accepta pas : et ne nia pas : est étrange : car Ibn Ishaq et d’autres ont mentionné qu’il était le compagnon du messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) avant l’envoi : et qu’il savait de sa véracité : de sa fidélité : de sa belle conduite : et de la générosité de ses mœurs : ce qui l’empêchait de mentir sur les créatures : comment donc mentirait-il sur Allah ? Voilà pourquoi : dès qu’il lui eut mentionné qu’Allah l’avait envoyé : il se précipita pour le confirmer : sans balbutier : ni temporiser : et nous avons mentionné la manière de son islam dans notre livre que nous avons consacré à sa sira : et nous y avons inséré ses vertus : et ses qualités louables : et suivi cela de la sira d’al-Farouq également : et nous y avons rapporté ce que chacun des deux a rapporté du Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) comme hadiths : et ce qui lui est parvenu comme athars : jugements : et fatwas : et cela a atteint trois volumes : et à Allah la louange et la grâce.
Il est attesté dans le Sahih d’al-Boukhari, d’après Abou ad-Darda, dans le hadith de ce qui eut lieu entre Abou Bakr et Oumar comme différend : le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) a dit : « Allah m’a envoyé vers vous : et vous dites : tu mens : et Abou Bakr a dit : il dit vrai : et il s’est fait de moi le garant de sa vie et de sa richesse : me laisserez-vous donc mon compagnon ? » deux fois : et il ne fut plus blessé après cela : et cela est comme un texte sur le fait qu’il fut le premier qui s’islama. Et at-Tirmidhi et Ibn Hibban ont rapporté, du hadith de Chou’ba, d’après Sa’id al-Jariri, d’après Abou Nadra, d’après Abou Sa’id : Abou Bakr as-Siddiq a dit : ne suis-je pas le plus digne des gens d’elle : ne suis-je pas le premier qui s’islama : ne suis-je pas le seigneur de cela ?
Et Ibn ’Asakir a rapporté, par la voie de Bouhloul ibn Obayd : Abou Ishaq as-Sabi’i nous a racontés, d’après al-Harith : j’ai entendu Ali dire : le premier qui s’islama des hommes est Abou Bakr as-Siddiq : et le premier qui pria avec le Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) des hommes est Ali ibn Abi Talib. Et Chou’ba a dit : d’après Amr ibn Mourra, d’après Abou Hamza, d’après Zayd ibn Arqam : le premier qui pria avec le Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) est Abou Bakr as-Siddiq. Et la version d’Ibn Jarir de ce hadith est déjà venue : de la voie de Chou’ba, d’après Amr ibn Mourra, d’après Abou Hamza, d’après Zayd ibn Arqam : le premier qui s’islama : Ali ibn Abi Talib : et Amr ibn Mourra dit : je le rapportai à Ibrahim an-Nakha’i : qui le nia : et il dit : le premier qui s’islama est Abou Bakr as-Siddiq. Et al-Waqidi rapporta, par ses chaînes, d’après Abou Arwa ad-Doussi, et Abou Salama ibn Abd ar-Rahman, et un groupe des anciens : le premier qui s’islama : Abou Bakr as-Siddiq. Et Ya’qoub ibn Soufyan a dit : Abou Bakr al-Houmaydi nous a rapportés : Soufyan ibn ’Ouyayna nous a rapportés, d’après Malik ibn Mighoul, d’après un homme : on interrogea Ibn Abbas : qui est le premier qui crut : et il dit : Abou Bakr as-Siddiq : n’as-tu pas entendu la parole de Hassan :
Si tu te rappelles une tristesse, d’un frère de confiance : rappelle ton frère Abou Bakr, par ce qu’il a fait :
Le meilleur des gens, le plus fidèle, le plus équitable : après le Prophète : et le plus digne de ce qu’il portait :
Le suivant, le deuxième, loué en son rendez-vous : et le premier des gens à confirmer les envoyés :
Il vécut, louant l’ordre d’Allah : suivant l’ordre de son compagnon : passé : et transféré.
Et Abou Bakr ibn Abi Chayba le rapporta : un de nos anciens nous a raconté, d’après Moujalid, d’après Amir : j’ai interrogé Ibn Abbas, ou Ibn Abbas fut interrogé : qui des gens est le premier en islam ? Il dit : n’as-tu pas entendu la parole de Hassan ibn Thabit : et il la mentionna. Et ainsi le rapporta al-Haytham ibn Adi, de Moujalid, d’après Amir ach-Cha’bi : j’ai interrogé Ibn Abbas : et il le mentionna. Et Abou l-Qasim al-Baghawi a dit : Souraydj ibn Younous m’a raconté : Younous ibn al-Majichoun nous a rapportés : j’ai vécu nos anciens : parmi eux Mohamed ibn al-Mounkadir : et Rabia ibn Abi Abd ar-Rahman : et Salih ibn Kaysan : et Outhman ibn Mohamed : et ils ne doutaient pas que le premier du peuple en islam fut Abou Bakr as-Siddiq. Je dis : et ainsi dirent Ibrahim an-Nakha’i : et Mohamed ibn Ka’b : et Mohamed ibn Sirine : et Sa’d ibn Ibrahim : et c’est le célèbre : selon la majorité des gens de la Sunna. Et Ibn ’Asakir rapporta, de Sa’d ibn Abi Waqqas et Mohamed ibn al-Hanafiyya, qu’ils dirent : il n’était pas le premier d’entre eux en islam : mais il était le meilleur d’entre eux en islam : et Sa’d a dit : cinq ont cru avant lui.
Et il est attesté dans le Sahih d’al-Boukhari, du hadith de Hammam ibn al-Harith, d’après Ammar ibn Yasir : j’ai vu le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : et avec lui ne se trouvaient que cinq esclaves : et deux femmes : et Abou Bakr. Et l’imam Ahmad et Ibn Madja rapportèrent, du hadith d’Asim ibn Abi an-Najoud, d’après Zirr, d’après Ibn Mas’oud : les premiers qui manifestèrent l’islam furent sept : le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : et Abou Bakr : et Ammar : et sa mère Soumayya : et Souhayb : et Bilal : et al-Miqdad : quant au messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : Allah le protégea par son oncle : et quant à Abou Bakr : Allah le protégea par son peuple : et quant aux autres : les polythéistes les saisirent : leur revêtirent des cottes de mailles de fer : et les exposèrent au soleil : et il n’y en eut aucun sans qu’il cédât à ce qu’ils voulaient : sauf Bilal : car il livra sa vie à Allah : et devint vil aux yeux de son peuple : et ils le saisirent : et donnèrent aux enfants : qui le faisaient circuler dans les vallées de La Mecque : tandis qu’il disait : Un : Un. Et ainsi le rapporta ath-Thawri, de Mansour, de Moujahid, sans mention du Compagnon.
Quant à ce que rapporta Ibn Jarir : Ibn Houmayd nous informa : Kinana ibn Jabala nous a rapportés, d’après Ibrahim ibn Tahman, d’après Hajjaj, d’après Qatada, d’après Salim ibn Abi al-Ja’d, d’après Mohamed ibn Sa’d ibn Abi Waqqas : je dis à mon père : Abou Bakr était-il le premier d’entre vous en islam ? Il dit : non : et plus de cinquante s’islamèrent avant lui : mais il fut le meilleur de nous en islam : et ce hadith est étrange : par sa chaîne : et par son texte.
Ibn Jarir a dit : et d’autres ont dit : le premier qui s’islama fut Zayd ibn Haritha. Puis il rapporta, par la voie d’al-Waqidi, d’après Ibn Abi Dhi’b : j’ai interrogé az-Zouhri : qui est la première qui s’islama des femmes ? Il dit : Khadija : je dis : et des hommes ? Il dit : Zayd ibn Haritha : et ainsi dirent Urwa : et Soulayman ibn Yasir : et plus d’un autre : le premier qui s’islama des hommes est Zayd ibn Haritha. Et Abou Hanifa, qu’Allah lui fasse miséricorde, répondit en conciliant ces avis : le premier qui s’islama des hommes libres est Abou Bakr : et des femmes : Khadija : et des affranchis : Zayd ibn Haritha : et des garçons : Ali ibn Abi Talib : tous.
Mohamed ibn Ishaq a dit : lorsque Abou Bakr s’islama : et manifesta son islam : il appela vers Allah : et Abou Bakr était un homme conciliateur avec son peuple : aimé : doux : et il était le plus apparenté de Quraysh à Quraysh : et le plus savant de Quraysh de ce qu’elle comportait de bien et de mal : et il était un homme marchand : de bon caractère : et de générosité : et les hommes de son peuple venaient à lui : et s’y accommodaient : pour plus d’une raison : à cause de son savoir : et son commerce : et sa belle compagnie : il se mit donc à appeler à l’islam ceux de son peuple en qui il avait confiance : parmi ceux qui le côtoyassaient et s’asseyaient auprès de lui : et s’islamèrent de sa main, selon ce qui m’est parvenu : az-Zoubayr ibn al-’Awwam : et Outhman ibn ’Affan : et Talha ibn Obaydallah : et Sa’d ibn Abi Waqqas : et Abd ar-Rahman ibn ’Awf : et ils partirent vers le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : et Abou Bakr avec eux : et il leur proposa l’islam : et leur lut le Coran : et les informa de la vérité de l’islam : et ils crurent : et ce sont ces huit qui précédèrent en l’islam : et confirmèrent le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : et crurent en ce qui venait de la part d’Allah.
Et Mohamed ibn Omar al-Waqidi a dit : adh-Dhahhak ibn Outhman m’a raconté, d’après Mak’hrama ibn Soulayman al-Walibi, d’après Ibrahim ibn Mohamed ibn Talha : Talha ibn Obaydallah a dit : j’ai assisté au marché de Bosra : et voici un moine dans sa cellule : il dit : interrogez les gens de la saison : y a-t-il parmi eux un homme du Sanctuaire ? Talha dit : je dis : oui : moi : et il dit : Ahmed est-il donc apparu ? Je dis : et qui est Ahmed ? Il dit : le fils d’Abdallah ibn Abd al-Mouttalib : voici son mois : durant lequel il sortira : et il est le dernier des prophètes : son lieu de sortie est le Sanctuaire : et son lieu d’émigration vers des palmiers : une terre volcanique : et des salines : garde-toi donc de le devancer. Talha dit : cela tomba donc dans mon cœur : et je partis rapidement : jusqu’à arriver à La Mecque : je dis : y a-t-il eu un événement ? Ils dirent : oui : Mohamed ibn Abdallah l’Amine s’est déclaré prophète : et l’a suivi Abou Bakr ibn Abi Kouhafa. Il dit : je sortis donc :
jusqu’à entrer chez Abou Bakr : et je dis : as-tu suivi cet homme ? Il dit : oui : va donc vers lui : et entre auprès de lui : et suis-le : car il appelle vers la vérité : et Talha informa Abou Bakr de ce qu’avait dit le moine : et Abou Bakr sortit avec Talha : et entra avec lui auprès du messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : et Talha s’islama : et informa le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) de ce qu’avait dit le moine : et il s’en réjouit : et lorsque Abou Bakr et Talha eurent embrassé l’islam : Nawfal ibn Khuwaylid ibn al-’Adawiyya les saisit tous deux : qui était appelé le lion de Quraysh : et les serra dans une seule corde : et les Banu Taym ne les protégèrent pas : et voilà pourquoi Abou Bakr et Talha furent appelés : les deux compagnons de corde. Et le Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) dit : ô Allah : protège-nous du mal du fils d’al-’Adawiyya : le Bayhaqi le rapporta.
Et le hafiz Abou l-Hassan Khaythama ibn Soulayman al-Atraboulsi a dit : Abdallah ibn Mohamed ibn Abd al-’Aziz al-’Omari, juge d’al-Massissa, nous a rapportés : Abou Bakr Abdallah ibn Obaydallah ibn Ishaq ibn Mohamed ibn ’Imran ibn Moussa ibn Talha ibn ’Obadallah nous a rapportés : mon père Obaydallah m’a raconté : Abdallah ibn Mohamed ibn ’Imran ibn Ibrahim ibn Mohamed ibn Talha m’a raconté : mon père Mohamed ibn ’Imran m’a raconté, d’après al-Qasim ibn Mohamed ibn Abi Bakr, d’après Aicha : Abou Bakr sortit voulant rejoindre le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : et il avait un ami en la Jahiliya : et il le rencontra : qui dit : ô Abou l-Qasim : on déplore ton absence des conseils de ton peuple : et ils t’accusent de nuire à leurs pères et à leurs mères. Le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) dit : je suis le messager d’Allah : je t’appelle vers Allah : et lorsqu’il eut achevé son discours : Abou Bakr s’islama : et le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) partit : et entre les deux collines de santés : personne ne se réjouissait plus de l’islam d’Abou Bakr que lui : et Abou Bakr partit se réjouir auprès d’Outhman ibn ’Affan : et Talha ibn Obaydallah : et az-Zoubayr ibn al-’Awwam : et Sa’d ibn Abi Waqqas : et ils s’islamèrent : puis il vint, le lendemain, avec Outhman ibn Maz’oun : et Abou Obayda ibn al-Jarrah : et Abd ar-Rahman ibn ’Awf : et Abou Salama ibn Abd al-Asad : et al-Arqam ibn Abi l-Arqam : et ils s’islamèrent.
Abdallah ibn Mohamed a dit : mon père Mohamed ibn ’Imran m’a raconté, d’après al-Qasim ibn Mohamed, d’après Aicha : lorsque les compagnons du Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) se furent réunis : et qu’ils étaient trente-huit hommes : Abou Bakr insista auprès du messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) pour la manifestation : et il dit : ô Abou Bakr : nous sommes peu nombreux : et Abou Bakr ne cessa d’insister : jusqu’à ce que le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) manifestât : et les musulmans se dispersèrent aux abords du temple : chacun dans son clan : et Abou Bakr se leva parmi les gens en orateur : tandis que le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) était assis : et il fut le premier orateur qui appela vers Allah : et vers Son messager : et les polythéistes s’en prirent à Abou Bakr : et aux musulmans : et ils furent battus dans les abords du temple : d’une manière sévère : et Abou Bakr fut piétiné : et frappé sévèrement : et le pervers Outba ibn Rabia s’approcha de lui : et il se mit à le frapper avec deux sandales à pointes : les lui retournant vers le visage : et il tomba sur le ventre d’Abou Bakr : jusqu’à ce que son visage ne fût plus reconnaissable depuis son nez : et les Banu Taym vinrent en courant : et ils écartèrent les polythéistes d’Abou Bakr : et les Banu Taym portèrent Abou Bakr dans un vêtement : jusqu’à l’introduire dans sa demeure : et ils ne doutaient pas de sa mort :
puis les Banu Taym retournèrent : et entrèrent au temple : et dirent : par Allah : si Abou Bakr meurt : nous tuerons Outba ibn Rabia : puis ils retournèrent à Abou Bakr : et Abou Kouhafa : et les Banu Taym se mirent à parler à Abou Bakr : jusqu’à ce qu’il répondît : et il parla à la fin de la journée : et il dit : qu’a fait le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) ? Et ils lui firent du mal avec leurs langues : et le blâmèrent : puis ils se levèrent : et dirent à sa mère : ô Umm al-Khayr : donne-lui donc à manger quelque chose : ou à boire : et lorsqu’elle fut seule avec lui : elle insista auprès de lui : et il disait : qu’a fait le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) ? Elle dit : par Allah : je n’ai aucune connaissance de ton compagnon : il dit : va vers Oumm Jamil bint al-Khattab : et interroge-la à son sujet : elle sortit donc : jusqu’à arriver à Oumm Jamil : et elle dit : Abou Bakr t’interroge au sujet de Mohamed ibn Abdallah : elle dit : je ne connais ni Abou Bakr : ni Mohamed ibn Abdallah : mais si tu veux que j’aille avec toi chez ton fils ? Elle dit : oui : et elle partit avec elle : jusqu’à trouver Abou Bakr renversé : et épuisé : et Oumm Jamil s’approcha : et s’écria : et dit : par Allah : des gens qui t’ont fait cela sont assurément des gens de perversité : et de mécréance : et j’espère qu’Allah te vengera d’eux : il dit : qu’a fait le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) ? Elle dit : voici ta mère :
qui écoute : il dit : il n’y a rien sur toi de sa part : elle dit : Salim : le serviteur pieux : il dit : où est-il ? Elle dit : dans la demeure d’Ibn al-Arqam : il dit : j’ai une obligation envers Allah : de ne pas goûter de nourriture : ni de boire de boisson : ou de me rendre au messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : et elles attendirent : jusqu’à ce que la foule se fût calmée : et les gens se fussent assagis : et elles le sortirent : s’appuyant sur elles deux : jusqu’à ce qu’elles l’eussent introduit auprès du messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : il se jeta donc sur lui : le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : et l’embrassa : et les musulmans se jetèrent sur lui : et le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) eut pour lui une grande compassion : Abou Bakr dit : que mon père et ma mère soient ta rançon, ô messager d’Allah : je n’ai aucun mal : hormis ce que le pervers a atteint de mon visage : et voici ma mère : bienfaisante envers son fils : et tu es béni : appelle-la donc vers Allah : et invoque Allah pour elle : peut-être qu’Allah la sauvera par toi du Feu : et le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) invoqua pour elle : et l’appela vers Allah : et elle s’islama : et ils demeurèrent auprès du messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) dans la demeure : un mois : et ils étaient trente-neuf hommes.
Et Hamza ibn Abd al-Mouttalib avait embrassé l’islam le jour où Abou Bakr fut frappé : et le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) invoqua pour ’Oumar ibn al-Khattab : et pour Abou Jahl ibn Hicham : et ’Oumar se leva : et l’invocation fut le mercredi : et ’Oumar s’islama le jeudi : et le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : et les gens de la maison : magnifièrent d’un takbir : qui fut entendu au sommet de La Mecque : et Abou l-Arqam sortit : aveugle : mécréant : disant : ô Allah : pardonne à mes fils : hormis al-Arqam : car il a mécru. Et ’Oumar se leva et dit : ô messager d’Allah : sur quoi cacherions-nous notre religion : tandis que nous sommes sur la vérité : et leur religion se manifesterait : tandis qu’ils sont sur le faux ? Il dit : ô ’Oumar : nous sommes peu nombreux : tu as vu ce que nous avons rencontré : ’Oumar dit : par Celui qui t’a envoyé avec la vérité : aucun conseil dans lequel je me serais assis en mécréance ne restera : sans que j’y manifeste la foi : puis il sortit : et fit le tour autour de la Kaaba : puis passa devant Quraysh : qui l’attendaient : et Abou Jahl ibn Hicham dit : untel prétend que tu t’es laissé séduire : ’Oumar dit : je témoigne qu’il n’y a pas de divinité qu’Allah : Unique sans associé : et que Mohamed est Son serviteur : et Son messager : et les polythéistes bondirent sur lui : et il bondit sur Outba : et tomba sur lui : et se mit à le frapper : et introduisit son doigt dans ses deux yeux :
et Outba se mit à crier : et les gens s’écartèrent : et ’Oumar se leva : et nul ne cessait de s’approcher de lui : sans qu’il saisît le noble de qui s’approchait : jusqu’à les avoir mis en échec : et il suivit les conseils dans lesquels il avait coutume de siéger : et y manifesta la foi : puis se détournat vers le Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : et il était triomphant d’eux : il dit : que mon père et ma mère soient ta rançon : par Allah : il ne resta aucun conseil dans lequel j’avais coutume de siéger en mécréance : sans que j’y aie manifesté la foi : sans crainte : ni appréhension : et le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) sortit : et ’Oumar sortit devant lui : et Hamza ibn Abd al-Mouttalib : jusqu’à ce qu’il fit le tour autour de la Kaaba : et pria le midi publiquement : puis il se détournat vers la demeure d’al-Arqam : et ’Oumar avec lui : puis ’Oumar partit seul : puis le Prophète (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) partit. Et le correct est que ’Oumar n’a embrassé l’islam qu’après l’émigration des Mohajiroun vers le pays d’Abyssinie : et cela dans la sixième année de l’envoi : comme viendra en son lieu si Allah le veut : et nous avons recherché en détail la manière de l’islam d’Abou Bakr : et d’Oumar (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) dans notre livre : leur sira consacrée à chacun d’eux : et nous y avons exposé la parole en détail : et à Allah la louange.
Il est attesté dans le Sahih de Mouslim, du hadith d’Abou Oumama, d’après Amr ibn ’Abasa as-Soulami : je vins au messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) au début de son envoi : tandis qu’il était à La Mecque : et il était alors caché : je dis : qu’es-tu ? Il dit : « je suis un prophète. » Je dis : et qu’est-ce qu’un prophète ? Il dit : « le messager d’Allah. » Je dis : Allah t’a-t-Il envoyé ? Il dit : « oui. » Je dis : avec quoi t’a-t-Il envoyé ? Il dit : « pour que tu adores Allah, Unique sans associé : et que tu brises les idoles : et que tu joignes les liens de parenté. » Je dis : quelle bonne chose avec quoi Il t’a envoyé : et qui est avec toi sur cela ? Il dit : « un libre : et un esclave. » Il voulait dire : Abou Bakr : et Bilal : il dit : Amr disait :
j’étais alors le quart de l’islam : il dit : je m’islamai donc : je dis : je te suivrai donc, ô messager d’Allah : il dit : « non : mais va vers ton peuple : et lorsque l’on t’informera que je suis sorti : suis-moi. » Et il est dit : le sens de sa parole : un libre et un esclave : est un nom de genre : et son explication par Abou Bakr : et Bilal seulement : demande examen : car un groupe avait déjà embrassé l’islam avant Amr ibn ’Abasa : et Zayd ibn Haritha s’était islamé avant Bilal également : et peut-être a-t-il informé qu’il était le quart de l’islam : selon son propre savoir : car les musulmans se cachaient alors de leur islam : et peu nombreux étaient ceux qui connaissassent leur affaire : de leurs propres parents : sans parler des étrangers : des gens du désert parmi les Bédouins : et Allah est le plus savant.
Et dans le Sahih d’al-Boukhari, par la voie d’Abou Ousama, d’après Hachim ibn Hachim, d’après Sa’id ibn al-Moussayyab : j’ai entendu Sa’d ibn Abi Waqqas dire : nul ne s’islama au jour où je m’islamai : et je suis resté sept jours : et je suis le tiers de l’islam. Quant à sa parole : nul ne s’islama au jour où je m’islamai : elle est facile : et il est rapporté : sauf au jour où je m’islamai : et elle est problématique : car elle exige que personne ne l’ait précédé dans l’islam : et on sait que le Siddiq : et Ali : et Khadija : et Zayd ibn Haritha : ont embrassé l’islam avant lui : comme l’a rapporté l’unanimité sur la priorité de l’islam de ceux-là : chacun d’entre eux : Ibn al-Athir : et Abou Hanifa, qu’Allah lui fasse miséricorde, a affirmé : que chacun de ceux-là a embrassé l’islam avant les fils de son genre : et Allah est le plus savant : et quant à sa parole : et je suis resté sept jours : et je suis le tiers de l’islam : elle est problématique : et je ne sais sur quoi elle peut être posée : sinon qu’il aurait été informé selon ce qu’il savait : et Allah est le plus savant.
Et Abou Dawoud at-Tayalisi a dit : Hammad ibn Salama nous a rapportés, d’après Asim, d’après Zirr, d’après Abdallah : qui est Ibn Mas’oud : j’étais un jeune garçon : faisant paître des brebis pour ’Oqba ibn Abi Mou’ayt à La Mecque : le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) vint à moi : et Abou Bakr : alors qu’ils fuyaient les polythéistes : et il dit : ou ils dirent : as-tu, ô garçon : du lait à nous donner à boire ? Je dis : je suis dépositaire : et je ne vous donne pas à boire : il dit : y a-t-il chez toi une brebis : sur laquelle le mâle n’ait pas encore monté ? Je dis : oui : je les y amenai donc : et Abou Bakr la saisit : et le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) saisit la mamelle : et invoqua : et la mamelle afflua : et Abou Bakr apporta une pierre creuse : et il traire dedans : puis il but : lui et Abou Bakr : puis ils me firent boire : puis il dit à la mamelle : reprends : et elle reprit : et par la suite je vins au messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : et je dis : enseigne-moi de cette belle parole : il voulait dire : le Coran : et il dit : « tu es un garçon instruit » : et je pris de sa bouche soixante-dix sourates : que nul ne me conteste : et ainsi le rapporta l’imam Ahmad, d’après Affan, d’après Hammad ibn Salama : et al-Hassan ibn Arafa le rapporta, d’après Abou Bakr ibn ’Ayyach, d’après Asim ibn Abi an-Najoud.
Et le Bayhaqi a dit : Abou Abdallah le hafiz nous informa : Abou Abdallah Ibn Batta al-Isbahani nous a rapportés, d’après al-Hassan ibn al-Jahm, d’après al-Houssayn ibn al-Faradj, d’après Mohamed ibn Omar : Ja’far ibn Mohamed ibn Khalid ibn az-Zoubayr m’a raconté, d’après son père : ou de Mohamed ibn Abdallah ibn Amr ibn Outhman : l’islam de Khalid ibn Sa’id ibn al-’As fut ancien : et il fut le premier de ses frères à embrasser l’islam : et le début de son islam fut qu’il vit en songe qu’il était mis au bord du Feu : et il mentionna de son immensité ce qu’Allah sait mieux : et il voyait en songe comme si un homme venait à lui : et le repoussait dedans : et il voyait le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) le tenant par les deux flancs : pour qu’il ne tombât pas : et il se réveilla de son sommeil effrayé : et il dit : je jure par Allah : que ce songe est véritable : et il rencontra Abou Bakr ibn Abi Kouhafa : et lui raconta cela : et il dit : tu es visé en bien : voici le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : suis-le donc : car tu le suivras : et tu entreras avec lui dans l’islam : et l’islam te retiendra d’y entrer :
et ton père y est déjà tombé : et il rencontra le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : tandis qu’il était à Ajyad : et il dit : ô Mohamed : vers quoi appelles-tu ? Il dit : « j’appelle vers Allah, Unique sans associé : et que Mohamed est Son serviteur : et Son messager : et tu abandonneras ce sur quoi tu es, d’adoration d’une pierre : qui n’entend : ni ne voit : ni ne nuit : ni ne profite : et qui ne sait pas qui l’adore : parmi ceux qui ne l’adorent pas » : Khalid dit : je témoigne donc qu’il n’y a pas de divinité qu’Allah : et je témoigne que tu es le messager d’Allah : et le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) se réjouit de son islam : et Khalid se cacha : et son père sut son islam : et envoya à sa recherche : et il fut amené : et il le réprimanda : et le frappa avec une massue qu’il avait dans sa main : jusqu’à la briser sur sa tête : et il dit : par Allah : je t’interdirai assurément la subsistance : Khalid dit : même si tu m’interdis : Allah me pourvoira assurément de quoi vivre : et il se détournat vers le messager d’Allah (que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui) : et il l’honorait : et il était avec lui.