Les divergences sur les aliments : le sang, la gellala, les insectes

Fiqh islamique > Les aliments et les boissons > Les divergences sur les aliments : le sang, la gellala, les insectes

Les questions divergentes entre les écoles : le sang cuit dans le viande, la gellala (animaux nourris d'impuretés), les insectes et les poisons.

Mis à jour le 07 octobre 2026

Trois questions divisent ou subdivisent les écoles : le sang, la jallala (bête nourrie d'impuretés) et le poisson mort de sa propre mort. L'encyclopédie les traite avec les textes de chaque camp.

Le sang

Le sang répandu (masfuh) est interdit et impur par unanimité des savants, sur al-Ma'ida 3 et al-An'am 145 ; al-Qurtubi et Ibn Hazm consignent l'accord, aussi bien pour l'alimentation que pour tout autre usage. Cette interdiction vise le sang qui jaillit ; ce qui demeure dans la viande après égorgement n'entre pas dans la catégorie, et c'est pour cela que l'abattage vise à le vider.

La jallala

Le Prophète a interdit la viande de la jallala et son lait.

Abu Dawud 3785 ; at-Tirmidhi 1824 ; Ibn Majah 3189

La jallala est la bête dont la plus grande part de nourriture est impure. Si elle a été mise à l'écart et nourrie de sain, sa viande redevient licite pour toutes les écoles ; Ibn Umar la confinait 3 jours, 40 jours pour la chamelle et la vache dans un autre rapport. Sans confinement, les hanbalites (et une partie des chafiites) l'interdisent, viande, lait et oeufs ; hanafites, chafiites (dans le mazhab), hanbalites dans une transmission et certains malikites la tiennent pour détestée sans l'interdire, la cause étant le dégoût et la protection du goût de la viande ; l'encyclopédie note que la matière qui reste dans le ventre ne traverse pas la chair, comme le végétal poussé sur un terrain impur reste licite.

La divergence sur le poisson mort de sa propre mort

Le poisson qui flotte mort dans l'eau sans cause visible (tafi) divise : les hanafites l'interdisent, sur le hadith « ce que la mer rejette sur le rivage, mangez-le ; ce qui meurt dans l'eau et flotte, n'en mangez pas » (Abu Dawud 3815, jugé faible) et sur le verset de la bête morte. La majorité (malikites, chafiites, hanbalites) le permet, sur al-Ma'ida 96 et les paroles d'Abu Bakr (« le tafi est licite »), d'Umar (« sa nourriture est sa bête morte ») et d'Ibn Abbas consignées par al-Bukhari. Le poisson rejeté par la mer sur le rivage est licite pour tous.

Note pratique sur les divergences sur les aliments

Aucune de ces questions ne touche le quotidien de la plupart des gens : le sang répandu, la jallala d'étable et le poisson flottant sont des cas circonscrits ; les écoles y ont tracé leurs limites sans dissiper la règle de base.

L'argumentaire chez les classiques

Al-Hawi al-Kabir · al-Mawardi · école chafi'ite

Le cinquième : qu'ils soient en une époque d'abondance et de prospérité. Lorsque ces conditions sont réunies chez un peuple, la consommation d'une chose licite leur est bonne tant qu'aucun texte ne l'interdit, et la consommation d'une chose leur est illicite tant qu'aucun texte ne l'autorise.

(Chapitre :) Ce principe établi pour le permis et l'interdit, leur situation comporte alors trois catégories. La première : qu'ils s'accordent sur le fait qu'elle est bonne : elle est alors licite. La deuxième : qu'ils s'accordent sur le fait qu'elle est.

Sources et références

Les autres pages du pilier

À explorer aussi sur le site

بسم الله الرحمن الرحيم jeu. 10 Joumada 1
الخميس 10 جمادى الأولى
أحدب متزايد Gibbeuse Croissante Jour 11.5 / 29.5
Illumination 88%
Pleine lune dans 3 jours
الله أكبر Allah est le plus grand

إِنَّ ٱللَّهَ وَمَلَٰٓئِكَتَهُۥ يُصَلُّونَ عَلَى ٱلنَّبِىِّ ۚ يَٰٓأَيُّهَا ٱلَّذِينَ ءَامَنُوا۟ صَلُّوا۟ عَلَيْهِ وَسَلِّمُوا۟ تَسْلِيمًا

Certes, Allah et Ses Anges prient sur le Prophète ; ô vous qui croyez, priez sur lui et adressez [lui] vos salutations.

Sourate Al-Ahzab, verset 56

Prière sur le Prophète ﷺ