Fiqh islamique > Les waqfs et la propriété > L'égalité entre les enfants dans les dons et la hiba
Donner plus à l'un de ses enfants : la règle de l'égalité entre filles et garçons dans la donation, sa sagesse, et les exceptions admises.
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Mis à jour le 07 octobre 2026
Le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) désapprouva le don isolé à un seul enfant. An-Nu'man ibn Bashir rapporte que son père l'amena et dit : « J'ai fait un don à cet enfant. » Le Prophète demanda : « As-tu donné à chacun de tes enfants autant ? » Devant sa négation : « Que d'autres te servent alors de témoins », puis : « Craignez Allah et soyez équitables entre vos enfants » (Muslim 1623, al-Bukhari 2447).
Il refusa aussi d'être témoin d'un don non égalé, demandant : « Cela ne t'agrée-t-il pas qu'ils te soient tous égaux en piété ? » (Muslim 1623), et à Abu ad-Douha : « N'as-tu pas d'autres enfants ? Ne les a-t-il pas fallu égaliser ? » (rapporté par an-Nasa'i dans al-Kubra 6212).
Deux lectures de l'égalité recommandée : Muhammad ibn al-Hasan, quelques malikites, une voie shafi'ite et les hanbalites la calquent sur la part successorale, le garçon comme 2 filles, le don du vivant anticipant l'héritage ; le qadi Abu Ya'la chez les hanbalites et l'école shafi'ite donnent au garçon comme à la fille, le don de la vie relevant de l'entretien et de l'honneur où les sexes se valent. Ibn Qudama réconcilie les 2 par le sens du hadith de Bashir.
Ahmad admet la spécialisation pour un besoin : cécité, maladie, famille nombreuse, étude de la science, ou détourner le don de l'enfant pécheur et innovateur jusqu'à son retour : « Il n'y a pas de mal si c'est pour un besoin, et je désapprouve la surenchère. » Ibn Taymiyya règle l'équité selon les parts d'héritage, ne l'impose pas entre enfants non héritiers ni entre autres parents ; le besoin extraordinaire (dot, dette) se traite à la convenance, la surcharge relevant du don libre. Le pécheur qui refuse le repentir peut être privé, le repentant doit être rétabli.
Le retour dans le don n'appartient qu'au père ; malikites l'admettent à la mère si le père vit, shafi'ites d'école et une voie hanbalite l'égalent au père, hanbalites du texte et une voie shafi'ite la l'en excluent. Sur le grand-père : quelques malikites et l'école shafi'ite célèbre l'assimilent au père ; malikites dominants, shafi'ites contraires et hanbalites réservent le retour au seul père.
Hors les enfants, aucune égalité n'est imposée : Ibn Taymiyya précise que l'équité mesurée sur l'héritage ne s'étend ni aux enfants des protégés ni aux parents non héritiers comme oncles et frères quand le père vit ; le don aux proches demeure recommandé selon les besoins.
Al-Mughni · Ibn Qudama · école hanbalite
Question 934 ; il a dit : «S'il privilégie l'un de ses enfants dans le don, il est ordonné de le rendre, selon l'ordre du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui)».