Le partage et la vente de la viande d'oudhiya

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Manger, conserver, distribuer : la répartition de la viande du sacrifice, la question de la vente de ses parties et les avis des écoles.

Manger de son oudhiya fait unanimité (al-Hajj 28, Muslim 1975), et conserver la viande autant qu'on veut est permis chez les 4 écoles, l'interdiction initiale de 3 jours ayant été levée (al-Bukhari 1719, Muslim 1972). Le partage recommandé : tiers en aumône, tiers en cadeaux, tiers pour soi chez hanafites, chafiites et hanbalites (al-Hajj 36) ; les chafiites dans l'avis ancien préfèrent moitié nourriture, moitié aumône, et les malikites ne fixent aucune part. Rien au boucher en salaire de la bête (Muslim 1317) ; la peau ne se vend pas selon la majorité, son prix partant en aumône si vendue.

Mis à jour le 07 octobre 2026

Manger de son oudhiya, en garder, en faire des cadeaux : l'encyclopédie traite l'usage de la viande point par point, sur un fond d'unanimité.

Manger et conserver la viande d’oudhiya

Nous avions été interdits de viande des sacrifices au-delà de 3 jours, puis il dit : mangez, faites provision et conservez.

al-Bukhari 1719 ; Muslim 1972

Que le sacrifiant mange de sa bête fait unanimité (al-Hajj 28 ; récit de Thawban, Muslim 1975). Conserver la viande au-delà de 3 jours a d'abord été interdit, puis la permission est venue : l'interdiction initiale visait une année de disette (récit d'Aisha, Muslim 1971). Les 4 écoles s'accordent sur la permission de garder la viande autant qu'on veut (Ibn Abd al-Barr, al-Mawardi, Ibn Qudama).

Le partage recommandé de la viande d’oudhiya

Hanafites, chafiites (dans le mazhab) et hanbalites recommandent le tiers en aumône, le tiers en cadeaux, le tiers pour soi, sur le verset « mangez-en et nourrissez le content et l'implorant » (al-Hajj 36), qui cite 3 sortes de gens.

Les chafiites dans l'avis ancien recommandent la moitié en nourriture et la moitié en aumône, sur al-Hajj 28 qui cite 2 catégories.

Les malikites ne fixent aucun partage : Malik écrit qu'il n'y a dans les sacrifices ni part décrite ni limite connue ; tout reste permis, et la totalité en aumône est la meilleure.

Rien au boucher de l’oudhiya en salaire

Le Messager d'Allah m'ordonna de veiller à ses chamelles, de distribuer leur viande et leur peau en aumône, et de ne rien donner au boucher. Il dit : nous lui donnons de chez nous.

Muslim 1317

Les 4 écoles s'accordent à interdire de rétribuer le boucher avec une part de la bête : ce serait la contrepartie d'un travail, et nul échange n'est permis sur l'offrande. Lui donner de sa propre initiative, par charité pour sa pauvreté, reste en revanche bienvenue, voire préférable (an-Nawawi).

Faut-il donner une part de la viande d’oudhiya en aumône ?

Hanafites, malikites et chafiites (dans un avis) enseignent que rien n'est obligatoire : manger la totalité est permis, le but du rite étant l'invocation du nom d'Allah et la piété, non le contenu de l'assiette (al-Hajj 37).

Les chafiites dans un autre avis exigent à la fois de manger et de donner, sur le verset qui réunit les 2 ordres (al-Hajj 28). La peau ne se vend pas selon la majorité ; si elle a été vendue, son prix doit partir en aumône ; les hanafites permettent d'en tirer un usage durable pour la maison.

Note pratique sur la viande d’oudhiya

Le droit de tout manger est ferme ; les partages décrits ici sont des recommandations dont chaque école mesure autrement le degré.

L'argumentaire chez les classiques

Al-Mughni · Ibn Qudama · école hanbalite

Question 1756 ; il a dit : «Sa condition d'obligation est qu'il dise : c'est une oudhiya».

En résumé, ce par quoi l'oudhiya devient obligatoire et déterminée est la parole, non l'intention. Et c'est un texte explicite d'al-Shafi'i. Et Malik et Abou Hanifa ont dit : s'il achète une brebis ou autre avec l'intention de l'oudhiya, elle devient une oudhiya, car il est ordonné d'acheter l'oudhiya ; lorsqu'il l'achète avec l'intention, elle tombe de lui, comme le mandataire.

Et pour nous (les hanbalites), c'est l'aliénation d'une propriété sous le mode de la proximité (qourba) : l'intention accompagnant l'achat n'y a donc pas d'effet, comme l'affranchissement et le waqf, et elle diffère de la vente, car il ne peut la consacrer à son mandataire après l'aliénation, tandis qu'ici, après l'achat, il peut la consacrer comme oudhiya.

Sources et références

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Certes, Allah et Ses Anges prient sur le Prophète ; ô vous qui croyez, priez sur lui et adressez [lui] vos salutations.

Sourate Al-Ahzab, verset 56

Prière sur le Prophète ﷺ