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L’année 6 de l’Hégire : la poursuite de Salama ibn al-Akwa’, la Ghazwa des Banu al-Moustaliq, l’affaire d’Ibn Obayy, Jouwayriya, l’ifk et l’affaire d’Okl et Ourayna.
Mis à jour le 05 octobre 2026
Partie de L’année 6 de l’Hégire : Dhi Qarad, Banu al-Moustaliq et Jouwayriya
L’imam Ahmad a dit Hashim ibn al-Qasim nous a rapportés Ikrima ibn Ammar nous a rapportés Iyas ibn Salama ibn al-Akwa’ m’a raconté d’après son père nous arrivâmes à Médine au temps de Houdaybiya avec le messager d’Allah et je sortis et Rabah le jeune du Prophète derrière le messager d’Allah et je sortis avec un cheval de Talha ibn Ubaydallah que je voulais mener avec les chameaux et quand ce fut au soir Abd ar-Rahman ibn Ou’yané fit un raid sur les chameaux du messager d’Allah et tua leur berger et sortit les poussant lui et des hommes avec lui à cheval. Je dis ô Rabah monte sur ce cheval et rejoins Talha et informe le messager d’Allah qu’il a été fait un raid sur son troupeau et je me tins sur une colline et tournai mon visage vers Médine puis criai trois fois ô compagnons du matin puis suivis le peuple avec mon sabre et mes flèches et me mis à les tirer et à les percer et cela quand les arbres se :
multipliaient et si un cavalier revenait vers moi je m’asseyais pour lui au pied d’un arbre puis tirais et aucun cavalier ne s’avançait vers moi sans que je le perce et me mis à les tirer en disant moi fils d’al-Akwa’ et aujourd’hui est le jour de la mamelle puis je rattrapai un homme d’eux et le tirai sur sa monture et ma flèche tomba sur l’homme jusqu’à embrocher son épaule. Je dis prends et moi fils d’al-Akwa’ et aujourd’hui est le jour de la mamelle et quand j’étais dans l’arbre je les brûlais avec les flèches et quand les passes se resserraient je gravissais la montagne et les repoussais avec les pierres et cela demeura mon affaire et la leur de les suivre et déclamer jusqu’à ne rien laisser de ce qui était derrière le messager d’Allah sans le mettre derrière mon dos et le récupérer de leurs mains puis ne cessai de les tirer jusqu’à ce qu’ils jetassent plus de trente lances et :
plus de trente manteaux dont ils se délestaient et ne jetaient rien de cela sans que je n’y misse une pierre et j’empilai sur le chemin du messager d’Allah et quand le matin s’étendit leur vint en renfort Ou’yané ibn Badr al-Fazari tandis qu’ils étaient dans une passe étroite et je gravissai la montagne et j’étais au-dessus d’eux et Ou’yané dit qu’est ceci que je vois. Ils dirent nous avons rencontré de ce lanceur ce qui ne nous a pas quittés depuis l’aube jusqu’à maintenant et il a pris tout ce qui est dans nos mains et l’a mis derrière son dos et Ou’yané dit si celui-ci ne voyait pas qu’il y a derrière lui une troupe il vous aurait laissés que se lève vers lui un groupe d’entre vous et se leva vers lui d’entre eux quatre qui gravirent la montagne et quand je leur eus fait entendre la voix je dis me reconnaissez-vous. Ils dirent et qui es-tu. Je dis je suis fils d’al-Akwa’ :
et par Celui qui a honoré le visage de Mohamed nul homme d’entre vous ne me cherchera sans me rattraper ni ne le chercherai sans lui échapper et un homme d’eux dit il me semble bien et je demeurai assis là jusqu’à voir les cavaliers du messager d’Allah se frayant chemin entre les arbres et voici leur premier al-Akhram al-Asadi et derrière lui Abou Qatada cavalier du messager d’Allah et derrière Abou Qatada al-Miqdad ibn al-Aswad al-Kindi et les polythéistes tournèrent le dos et je descendis de la montagne et pris la bride du cheval et dis ô Akhram avertis le peuple c’est-à-dire prends-en garde car je ne garantis pas qu’ils ne te coupent le chemin attend donc jusqu’à ce que rejoigne le messager d’Allah et ses compagnons. Il dit ô Salama si tu crois en Allah et au Jour dernier et sais que le Paradis est vrai et l’Enfer vrai alors ne te place pas entre moi et le martyre et je :
laissai la bride du cheval et il rejoignit Abd ar-Rahman ibn Ou’yané et Abd ar-Rahman se replia sur lui et ils échangèrent deux coups de lance et al-Akhram perça Abd ar-Rahman et Abd ar-Rahman le frappa et le tua et Abd ar-Rahman se porta sur le cheval d’al-Akhram et Abou Qatada rejoignit Abd ar-Rahman et ils échangèrent deux coups de lance et il perça Abou Qatada et Abou Qatada le tua et Abou Qatada se porta sur le cheval d’al-Akhram puis je sortis à toutes jambes sur leurs traces jusqu’à ne plus rien voir de la poussière des compagnons du Prophète et ils se dirigèrent avant le coucher du soleil vers une vallée contenant de l’eau appelée Dhi Qarad et voulurent boire d’elle et ils m’aperçurent à leur poursuite et s’en détournèrent et s’acharnèrent dans la passe de Dhi Bi’r et le soleil se coucha et je rattrapai un homme et le tirai et dis prends et moi fils d’al-Akwa’ et aujourd’hui :
est le jour de la mamelle. Il dit hélas pour la mère d’Akwa’ c’est le matin. Je dis oui ô ennemi de soi-même et celui que j’avais tiré était Bukra et je le suivis d’une flèche de plus et deux flèches s’y pendirent et ils laissèrent deux chevaux et je vins avec eux les menant vers le messager d’Allah qui était à l’eau que je leur avais refusée Dhi Qarad et voici le Prophète d’Allah avec cinq cents et voici Bilal qui venait d’abattre une bête de celles que j’avais laissées et rôtissait pour le messager d’Allah de son foie et de sa bosse et je vins au messager d’Allah et dis ô messager d’Allah laisse-moi choisir cent de tes compagnons et je fondrai sur les mécréants à la nuit tombée et il ne restera d’eux aucun informateur sans que je ne le tue. Il dit en vérité tu aurais fait cela ô Salama. Je dis oui par Celui qui t’a honoré et le messager d’Allah rit jusqu’à ce :
que je visse ses crocs à la lumière du feu puis dit ils sont à présent en train de brouter dans la terre de Ghatafan puis vint un homme de Ghatafan qui dit passez chez un tel le Ghatafani qui abattra pour eux une bête et quand ils commencèrent à dépouiller sa peau ils virent une poussière et la quittèrent et sortirent en déroute et au matin le messager d’Allah dit le meilleur de nos cavaliers aujourd’hui est Abou Qatada et le meilleur de nos piétons Salama et le messager d’Allah me donna la part du cavalier et du piéton ensemble puis il me fit monter derrière lui sur l’adba la chamelle de course retournant vers Médine et quand il y eut entre nous et elle une distance de matinée et parmi le peuple un homme des Ansar que nul ne dépassait se mit à crier y a-t-il un rival un homme pour courir vers Médine et il répéta cela plusieurs fois et j’étais derrière le messager :
d’Allah en croupe et je lui dis n’honores-tu pas un noble et ne crains-tu pas un honorable. Il dit non sauf le messager d’Allah. Je dis ô messager d’Allah que mon père et ma mère soient ta rançon laisse-moi rivaliser avec l’homme. Il dit si tu veux. Je dis pars à toi et il sauta de sa monture et je bandai mes deux jambes et sautai de la chamelle puis je m’envolai d’une foulée ou deux c’est-à-dire je gagnai de mon souffle puis je courus jusqu’à le rattraper et le frappai entre ses deux épaules de ma main et dis je t’ai devancé par Allah ou des mots pareils et il rit et dit il me semble bien jusqu’à ce que nous arrivassions à Médine et ainsi le rapporta Mouslim par des voies d’après Ikrima ibn Ammar pareillement et il a chez lui je t’ai devancé vers Médine et nous ne demeurâmes que trois jours jusqu’à ce que nous sortions vers Khaybar et Ahmad a ce récit.