Accueil > Réfutations et réponses aux accusations contre l'islam > Le halala est-il islamique ?
Le halala : un remariage fabriqué avec un tiers pour rouvrir le mariage après 3 divorces. Le Coran ferme cette porte, et le Prophète (paix et salut sur lui) a maudit nommément ceux qui la forcent.
Non : le halala est condamné par le Prophète (paix et salut sur lui) lui-même, qui a maudit « celui qui épouse une femme dans l'intention de la rendre licite à son premier mari et celle qui accepte ce rôle » (rapporté par at-Tirmidhi 1120, jugé bon et authentique, appliqué par Omar et Othman). Le Coran ferme la porte : « S'il divorce avec elle (la troisième fois) alors elle ne lui sera plus licite tant qu'elle n'aura pas épousé un autre. Et si ce (dernier) la répudie alors les deux ne commettent aucun péché en reprenant la vie commune » (Coran 2:230), avec un mariage réel, jamais un contrat de façade.
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Mis à jour le 07 octobre 2026
📖 3 min de lectureAprès trois divorces effectifs, le texte ferme la porte de retour avec une condition étroite : « S'il divorce avec elle (la troisième fois) alors elle ne lui sera plus licite tant qu'elle n'aura pas épousé un autre. Et si ce (dernier) la répudie alors les deux ne commettent aucun péché en reprenant la vie commune, pourvu qu'ils pensent pouvoir tous deux se conformer aux ordres d'Allah. » (Coran 2:230). La fermeture est pédagogique : elle rend le triple divorce si coûteux que personne ne joue avec, et elle protège la femme d'un cycle de reprises et d'abandons. Toute pratique qui contourne cette fermeture par un mariage-instrument combat le verset à la lettre.
Le Prophète (paix et salut sur lui) a maudit « le muhallil et le muhallal lahu » : celui qui épouse pour rendre la femme licite à son premier mari, et celui pour qui on le fait (rapporté par at-Tirmidhi 1120, jugé bon et authentique). At-Tirmidhi précise que les compagnons pratiquaient cette règle, nommant Omar, Othman et Abdullah ibn Omar. Il n'existe aucune tradition sunnite qui autorise le halala : la pratique relève de la fraude religieuse, parfois organisée contre de l'argent, et les savants la déclarent invalide quand l'intention de divorce est posée dès le contrat.
Le halala fait porter à la femme tout le prix d'un divorce d'impulsion masculin : c'est elle qu'on envoie « se remarier une nuit » pour réparer une phrase prononcée en colère. La règle coranique est l'inverse : celui qui prononce 3 divorces assume leur poids définitif, et personne n'a le droit de faire de son épouse une pièce de rechange. La combinaison des deux textes (triple compté une seule fois chez Rukana, malédiction du halala) ferme les deux côtés du circuit : l'impulsion au départ, la fraude au retour. La page le triple talaq détaille le premier côté.
Les scandales de « mariages halala » rapportés par la presse (des intermédiaires payés, des femmes mises sous pression) se règlent tous par la même réponse : la pratique est maudite par les textes mêmes, les savants qui la facilitent portent la malédiction citée plus haut, et le remède premier est de ne jamais accepter le triple d'un coup comme valable. Le dossier islamique sur cette question est l'un des plus unanimes qui soient : règle coranique claire, malédiction prophétique explicite, pratique des compagnons documentée, consensus des institutions actuelles.
Non selon la grande majorité des savants sunnites : quand le second mariage est conclu avec l'intention déclarée de divorcer ensuite pour rouvrir le premier, il est invalide ou au minimum mauvais et maudit, et il n'ouvre rien. La condition coranique est un mariage construit sérieusement, avec la vie qui s'y déploie : le verset parle d'un époux réel, pas d'un instrument.
Alors la porte s'ouvre réellement : si le second mariage est contracté avec de bonnes intentions et se termine de lui-même (par divorce réel ou décès), la femme peut revenir au premier mari sans péché (Coran 2:230). C'est la nuance que le halala détruit : la validité vient de l'intention sincère du second mariage, pas de sa durée calendaire.
Non : les grandes instances sunnites déclarent le halala invalide et maudit, condamnent les intermédiaires qui l'organisent, et rappellent la règle première : la plupart de ces drames viennent d'un triple divorce prononcé d'un coup, qui lui-même devrait compter pour une seule répudiation. La page <a href="/refutations/triple-talaq.html">le triple talaq</a> traite cette racine du problème.