Accueil > Réfutations et réponses aux accusations contre l'islam > Les versets sataniques existent-ils dans le Coran ?
L'origine des récits des « gharaniq », leur rejet par la science du hadith, la contradiction interne avec la sourate l'Étoile, et ce que Rushdie a popularisé.
Non : l'histoire des « versets sataniques » repose sur des récits à chaînes brisées ou inventées, rejetés par les spécialistes du hadith et absents des recueils authentiques. Les versets de la sourate l'Étoile n'ont jamais comporté d'autre texte que celui conservé : « Ce ne sont que des noms que vous avez inventés, vous et vos ancêtres » (Coran 53:23). Le roman de Salman Rushdie a popularisé le nom de l'affaire, jamais sa preuve.
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Mis à jour le 07 octobre 2026
📖 3 min de lectureLe récit prétend que Mohamed (paix et salut sur lui), soucieux de convaincre ses concitoyens, aurait reconnu un temps les déesses Lât, Uzza et Manât comme intercesseurs, avant de se rétracter. Les versets de la sourate l'Étoile mentionnent bien ces trois noms, mais pour les démolir : « Que vous en semble de Lât et Uzza, ainsi que Manât, cette troisième autre ? » suit immédiatement le verdict : « Ce ne sont que des noms que vous avez inventés, vous et vos ancêtres. Allah n'a fait descendre aucune preuve à leur sujet » (Coran 53:23). La suite du chapitre est le rejet le plus dur des idoles de tout le Coran : l'histoire suppose un compromis que le texte lui-même, dans ses versets voisins, interdit.
Les récits des « gharaniq » n'existent dans aucun des deux recueils authentiques, ni dans les Sunan qui fondent la loi : ils apparaissent dans des compilations tardives de commentaires, avec des chaînes brisées, des rapporteurs inconnus ou des transmetteurs célèbres pour l'insertion d'anecdotes sans source. La science du hadith, qui a classé des centaines de milliers de récits par l'examen des chaînes, a rejeté ces rapports : c'est le consensus des maîtres de la discipline, et les chercheurs d'aujourd'hui qui les cherchent dans le corpus authentique n'en trouvent pas la trace.
L'affaire suppose un changement de texte en pleine Mecque hostile : matériellement impossible. Chaque verset révélé était mémorisé sur-le-champ par des dizaines de compagnons et récité publiquement, dans une ville d'ennemis jurés qui auraient payé pour une preuve de fabrication. Les mémorisateurs de La Mecque récitaient la sourate l'Étoile telle quelle : la page le Coran a-t-il été modifié ? détaille le mécanisme de la mémoire de masse, et la promesse qui le fonde : « En vérité c'est Nous qui avons fait descendre le Coran, et c'est Nous qui en sommes gardien » (Coran 15:9).
L'affaire dormait dans les compilations quand les orientalistes du 19e siècle en firent une thèse, et quand le roman de Salman Rushdie (1988) lui donna son nom de scène. Le scandale fit passer la fiction pour l'histoire : aucun manuscrit coranique, aucune transmission mémorielle, aucune chaîne authentique n'appuie l'événement. C'est une légende fabriquée par des ennemis anciens, recyclée par des polémistes modernes, et rejetée par la méthode islamique comme par la critique historique sérieuse. La page Mohamed a-t-il menti ? traite l'accusation de fond contre sa véracité.
D'un récit isolé, absent des deux recueils authentiques et de toute chaîne continue, repris dans des compilations tardives de commentaires puis transformé en légende par les orientalistes du 19e siècle. La science du hadith, qui authentifie ou rejette chaque récit par ses chaînes, l'a classé sans fondement : aucun compagnon ne l'a transmis comme texte coranique.
Parce qu'il a donné un titre célèbre à une histoire que l'érudition avait déjà enterrée, et que le scandale médiatique a fait passer la fiction pour un fait. Le monde académique sérieux, y compris hostile à l'islam, ne traite pas les gharaniq comme un événement établi : la controverse était littéraire et politique, pas historique.
Non : le texte était mémorisé en public par des dizaines de compagnons pendant la révélation même, verset par verset, récité à la Mecque hostile qui l'aurait dénoncé immédiatement. Une modification en pleine révélation publique est matériellement impossible : la page la préservation du Coran détaille ce mécanisme.