Accueil > Réfutations et réponses aux accusations contre l'islam > Pourquoi Mohamed a-t-il épousé la femme de son fils adoptif ?
Zayd n'était pas son fils : affranchi et adopté. Le Coran a réformé l'adoption et ordonné ce mariage pour briser un tabou tribal, avec le texte de 33:37.
Zayd n'était pas le fils de Mohamed (paix et salut sur lui) : c'était un affranchi qu'il avait adopté avant l'islam. Le Coran a réformé l'adoption (les fils adoptifs gardent le nom de leur père, Coran 33:5) et a ordonné ce mariage après le divorce de Zaynab pour briser, par l'exemple du Prophète (paix et salut sur lui), le tabou qui interdisait d'épouser l'ex-épouse d'un fils adoptif : « Nous te la fîmes épouser, afin qu'il n'y ait aucun empêchement pour les croyants d'épouser les femmes de leurs fils adoptifs » (Coran 33:37).
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Mis à jour le 07 octobre 2026
📖 3 min de lectureZayd ibn Haritha était un enfant capturé lors d'une razzia avant l'islam, vendu puis offert à Khadija qui le donna à Mohamed (paix et salut sur lui) : celui-ci l'affranchit publiquement et l'adopta à l'époque où l'Arabie préislamique connaissait l'adoption complet (l'enfant prend le nom de l'adoptant, hérite, et ses interdits matrimoniaux se confondent avec ceux du vrai fils). Zayd fut le premier affranchi de l'histoire islamique (documenté dans la Sira d'Ibn Hisham), choisi par le Coran comme personnage de la réforme généalogique. Le principe posé plus tard est net : « Muhammad n'a jamais été le père de l'un de vos hommes, mais le messager d'Allah et le dernier des prophètes » (Coran 33:40), et « Appelez-les du nom de leurs pères : c'est plus équitable devant Allah » (Coran 33:5).
Dans l'Arabie tribale, l'ex-épouse d'un fils, même adoptif, était interdite pour toujours au père : l'épouser passait pour l'inceste. Cette coutume enfermait des milliers de divorcées d'enfants adoptifs dans un statut de déchue à jamais. Le mariage de Mohamed (paix et salut sur lui) avec Zaynab, divorcée de Zayd, fut ordonné par révélation pour casser ce tabou par l'exemple le plus coûteux possible : le Prophète (paix et salut sur lui) lui-même prit le blâme des gens pour libérer les croyants qui viendraient. Le verset narre l'ensemble : « Puis quand Zayd eut cessé toute relation avec elle, Nous te la fîmes épouser, afin qu'il n'y ait aucun empêchement pour les croyants d'épouser les femmes de leurs fils adoptifs, quand ceux-ci cessent toute relation avec elles » (Coran 33:37).
L'accusation de désir caché se heurte au texte même qui rapporte l'affaire : le Coran expose les hésitations, la crainte du blâme (« Tu craignais les gens, et c'est Allah qui est plus digne de ta crainte », Coran 33:37) et l'ordonnance explicite qui suit le divorce accompli. Un rédacteur d'apologie aurait élagué le passage : le Coran le garde entier, parce que la force du récit est la loi qui en sort, pas l'image du héros. Zaynab, noble qurayshite mariée d'abord à l'affranchi Zayd sur conseil du Prophète (paix et salut sur lui), devint ensuite l'une des grandes narratrices de hadiths : sa place dans l'islam n'est pas celle d'un scandale, c'est celle d'un précédent juridique. La page les épouses du Prophète présente chacune, et la page l'islam autorise-t-il le mariage forcé ? traite le consentement.
Le verset lui-même expose la chronologie : Mohamed (paix et salut sur lui) conseille à Zayd de garder son épouse, craignant le blâme des gens pour un éventuel divorce, et Allah annonce la suite : « Tu craignais les gens, et c'est Allah qui est plus digne de ta crainte » (Coran 33:37). Le texte place le mariage après le divorce accompli par Zayd, sur une ordonnance divine explicite, contre le tabou social : le Coran narre l'affaire pour briser la coutume, pas pour cacher un désir.
L'adoption arabe créait une fausse parenté : l'enfant adoptif prenait le nom de l'adoptant et héritait de ses interdits matrimoniaux, ce qui effaçait ses droits réels et rendait légalement impossible d'épouser sa divorcée. Le Coran rétablit la vérité généalogique : « Appelez-les du nom de leurs pères : c'est plus équitable devant Allah » (Coran 33:5), avec la protection et la famille d'accueil préservées.
Cousine du Prophète (paix et salut sur lui), issue de la noblesse qurayshite, elle fut mariée à Zayd, ancien esclave affranchi, sur son conseil : un mariage symbolique contre les castes. Après leur divorce, elle devient l'épouse du Prophète (paix et salut sur lui) par ordonnance coranique, et l'une des grandes narratrices de hadiths de l'islam.