Accueil > Réfutations et réponses aux accusations contre l'islam > Des versets du Coran ont-ils été perdus ?
Un récit faible sur une feuille mangée par une bête, un discours d'Umar sur la lapidation : le dossier « versets perdus » repose sur 2 textes que la méthode islamique lit elle-même avec précision. Le mushaf, lui, n'a jamais varié.
Non pour le texte du Coran : tous les manuscrits du monde et des millions de mémoires récitent exactement les mêmes versets, sous la promesse : « En vérité c'est Nous qui avons fait descendre le Coran, et c'est Nous qui en sommes gardien. » (Coran 15:9). Le récit de la « feuille mangée » est rapporté par Ibn Majah avec une chaîne que les critiques du hadith jugent faible. Et le discours d'Umar sur la lapidation (Sahih Muslim 1691) décrit une abrogation du texte qui garde la règle : une catégorie documentée de la science coranique, pas une perte.
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Mis à jour le 07 octobre 2026
📖 3 min de lectureLa promesse de préservation est explicite : « En vérité c'est Nous qui avons fait descendre le Coran, et c'est Nous qui en sommes gardien. » (Coran 15:9), et la récitation en fait partie : « Nous te ferons réciter (le Coran), de sorte que tu n'oublieras que ce qu'Allah veut. » (Coran 87:6-7). Le mécanisme est matériel : chaque verset mémorisé en public dès sa révélation, des centaines de mémoires par génération, une récitation intégrale vérifiée chaque nuit de Ramadan depuis 14 siècles. Un verset perdu devrait manquer quelque part : aucun manuscrit ancien n'en manque, aucune mémoire ne l'a oublié. La page le Coran a-t-il été modifié ? détaille ce mécanisme.
Le texte le plus cité par les polémistes est un rapport d'Aïcha : la « lapidation et l'allaitement du grand dix fois » figuraient sur une feuille sous son lit, et une bête domestique l'aurait mangée le jour de la mort du Prophète (paix et salut sur lui), pendant que la maison était occupée par le deuil (rapporté par Ibn Majah 1944). Ce récit circule avec une chaîne que les critiques du hadith jugent faible : un transmetteur isolé, non corroboré par les recueils authentiques. Aucun maître de la discipline n'en a tiré une doctrine de perte du Coran : la transparence des compilations (garder même ce qui est faible, avec son degré) n'est pas une preuve du contenu faible, c'est l'inverse : c'est la preuve que le système documente tout.
Muslim rapporte le discours d'Umar sur le minbar : Allah a envoyé Mohamed (paix et salut sur lui) avec la vérité, la lapidation faisait partie de ce qui fut révélé, « nous l'avons lue, retenue et comprise », le Prophète (paix et salut sur lui) a lapidé et nous avons lapidé après lui, et Umar craint qu'avec le temps quelqu'un dise ne pas trouver la lapidation dans le Livre d'Allah (Sahih Muslim 1691). Les savants ont lu ce texte dans le cadre connu de l'abrogation du texte sans la règle : la lecture ne figure plus dans le mushaf, la décision est maintenue par la pratique massivement transmise du Prophète (paix et salut sur lui) et des califes. C'est une catégorie de la science coranique, discutée par les masters eux-mêmes : un dossier ouvert dans l'érudition, pas une preuve de perte. La page la lapidation en islam traite la règle elle-même.
Un corpus qui consigne ses récits faibles, publie les débats de ses savants sur les catégories d'abrogation, et expose la question du mushaf depuis 12 siècles n'est pas un corpus qui cache : c'est l'inverse de la fraude. La fraude aurait brûlé les récits gênants et uniformisé le discours. Le test décisif reste matériel : alignez les manuscrits du 1er siècle avec le mushaf récit aujourd'hui du Caire à Jakarta, les versets sont les mêmes, dans le même ordre, aux mêmes places. La page pourquoi le Coran contient-il des abrogations ? traite le principe général de l'abrogation.
Par l'abrogation dite du texte sans la règle (naskh al-tilawa duna al-hukm) : Allah retire la lecture du mushaf mais maintient la décision, qui continue de s'appliquer par la pratique du Prophète (paix et salut sur lui) et des compagnons. C'est une catégorie connue et débattue de la science coranique, et dans le cas de la lapidation, la pratique est massivement transmise : le Prophète l'a appliquée, les califes après lui aussi.
Parce que les compilateurs ont enregistré tout ce qui circulait, avec les degrés de fiabilité de chaque chaîne : c'est une marque de transparence, pas de crédulité. Le lecteur sait depuis 12 siècles que ce récit est faible : il n'est jamais entré dans la doctrine ni dans le tafsir sérieux comme preuve d'une perte du Coran.
Oui : les manuscrits du 1er siècle (Birmingham, Sanaa, Topkapi, Samarcande) présentent le même texte, et les différences connues sont des orthographes et des lectures canoniques transmises, pas des versets en plus ou en moins. Un verset perdu serait absent d'une seule copie au moins : aucune n'en manque, et des millions de mémorisateurs récitaient le texte en public pendant que le récit prétendu d'une bête mangeait une feuille.