Accueil > Réfutations et réponses aux accusations contre l'islam > La femme est-elle une courbure de côte ?
Le hadith compare la femme à une côte incurvée que le mari doit aimer telle quelle, sans la « redresser » de force : c'est une instruction de tolérance conjugale, rapportée par un Prophète (paix et salut sur lui) qui n'a jamais frappé une femme de sa vie.
Le hadith dit l'inverse de l'accusation : « la femme a été créée d'une côte : si tu veux la redresser, tu la briseras » (rapporté par Muslim et al-Hakim 7333, authentifié sur les conditions des deux Sahihs). L'image enseigne au mari d'accepter la nature de son épouse avec ses écarts, comme on chérit une côte courbée : pas de forcer, pas de casser. Et le même corpus rapporte du Prophète (paix et salut sur lui) qu'il n'a jamais frappé une femme ni un serviteur de sa vie (Sahih Muslim 2328).
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Mis à jour le 07 octobre 2026
📖 3 min de lectureLe hadith, rapporté par Muslim et al-Hakim (7333, authentifié sur les conditions des deux Sahihs), dit : la femme a été créée d'une côte, et si tu veux la redresser, tu la briseras ; si tu veux en jouir, jouis-en avec son incurvation. L'image est exactement l'inverse d'un dénigrement : elle ordonne au mari d'accepter l'épouse telle qu'elle est, avec ses humeurs et ses écarts, comme on protège une côte incurvée vers le cœur, et elle met en garde celui qui voudrait la « corriger » par la force : il la perdra. Toute la leçon est là : la tolérance conjugale comme condition de la vie commune.
Le même Prophète (paix et salut sur lui) a dit publiquement, dans son discours d'adieu, de bien traiter les femmes, en précisant qu'elles sont fragiles auprès de leurs maris et qu'aucun droit de propriété ne pèse sur elles (rapporté par at-Tirmidhi 1163). Le cadre est clair : la différence de nature est une invitation à la douceur, jamais un titre de domination. Et le Coran décrit le mariage par son objectif : « Et parmi Ses signes Il a créé de vous, pour vous, des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles et Il a mis entre vous de l'affection et de la bonté. » (Coran 30:21).
Aïcha rapporte de sa propre maison : « le Prophète (paix et salut sur lui) n'a jamais frappé quoi que ce soit de sa main, ni une femme, ni un serviteur, sinon qu'il combat dans la voie d'Allah » (rapporté par Muslim 2328). Le même dossier rapporte qu'il réparait ses sandales, cousait ses vêtements et servait dans sa maison. Quand on compare le hadith de la côte avec cette vie-là, le sens se verrouille : aucune autorisation de la violence, l'instruction exacte du contraire. La page le verset 4:34 traite le seul verset parfois cité pour autoriser une correction, et ses conditions très encadrées.
Accuser le hadith de la côte de dénigrer la femme suppose de l'isoler du corpus qui l'entoure : le même livre qui déclare l'égalité spirituelle verset par verset (Coran 33:35), qui ordonne le convenable envers elles (Coran 4:19), qui fait d'Aïcha la plus grande source juridique de l'islam, et dont le Prophète n'a jamais levé la main sur une femme. L'image de la côte est une leçon de patience conjugale adressée aux hommes : c'est le mari qui doit s'adapter, pas la femme qui doit se soumettre à un redressement. La page l'islam considère-t-il les femmes comme inférieures ? traite la question générale, et la page le hadith des déficiences le texte le plus discuté du même dossier.
Le hadith ne dit pas d'où vient la première femme : il utilise l'image de la côte pour sa courbure, dans une culture qui la connaissait, et l'explique lui-même : si tu essaies de la redresser, tu la brises, si tu vis avec elle telle quelle, tu vivras bien avec elle. La création d'Ève appartient aux récits biblico-coraniques d'Adam ; la leçon du hadith est conjugale, pas embryonnaire.
Le discours d'adieu dit que les femmes sont « 'awan » auprès de leurs maris : un mot qui suggère la fragilité et le fait qu'elles ne possèdent rien qui appartienne en propre à l'homme, suivi de l'ordre de les traiter avec bonté et de la crainte d'Allah à leur sujet. Le sens du passage est une mise en garde contre l'abus de pouvoir, pas une justification : la suite du texte ordonne exactement le contraire.
Le corpus rapporte de sa propre maison qu'il n'a jamais frappé une femme, ni un serviteur, ni quoi que ce soit de sa main, sauf le combat dans la voie d'Allah (rapporté par Muslim 2328) : il servait chez lui, réparait ses sandales, et son testament public fut de bien traiter les femmes. C'est la mesure concrète du hadith de la côte : la douceur pratiquée, pas seulement enseignée.