Accueil > Réfutations et réponses aux accusations contre l'islam > Qu'est-ce qu'un infidèle selon l'islam ?
L'étymologie, qui mérite le mot et qui n'a pas le droit de le prononcer, le sort de l'infidèle selon le Coran, et le vivre-ensemble fixé par les versets.
Le mot kafir (« infidèle ») vient du verbe arabe kafara, « couvrir » : il désigne celui qui couvre une vérité qu'il a reconnue, pas automatiquement tout non-musulman. Le Coran place le jugement final entre les mains d'Allah seul, interdit l'excommunication par les hommes (le takfir) et fixe le vivre-ensemble : « Nulle contrainte en religion » (Coran 2:256), « A vous votre religion, et à moi ma religion » (Coran 109:6). Celui qui n'a jamais reçu le message clair n'est pas jugé comme celui qui l'a rejeté en connaissance de cause.
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Mis à jour le 07 octobre 2026
📖 3 min de lectureEn arabe, kafara signifie couvrir : le paysan qui enfouit sa semence est appelé kafir dans le vocabulaire agraire du Coran. Le kafir religieux est celui qui couvre une vérité connue, comme un couvercle recouvre un puits : la définition suppose la connaissance et le refus. C'est pourquoi les savants distinguent le rejet en connaissance de cause de la simple non-croyance par manque d'accès : celui qui n'a jamais rencontré le message clair, né dans une forêt ou élevé dans une doctrine fermée, n'est pas traité comme celui qui a vu et délibérément détourné. Le sort exact de ces cas appartient au Seigneur du jour du jugement, pas au vocabulaire des hommes.
Le Coran condamne l'usage jetable du mot entre croyants : le Prophète (paix et salut sur lui) a dit que celui qui appelle son frère « mécréant » fait retomber l'accusation sur l'un des deux (rapporté par al-Bukhari). Les groupes extrémistes modernes ont fait du takfir, l'excommunication de masse, leur arme de guerre : ils excommunient des sociétés entières pour mieux les tuer, pratique condamnée par les savants de l'islam et contraire à la méthode du Prophète (paix et salut sur lui), qui priait derrière des hommes imparfaits et vivait aux côtés d'hypocrites qu'Allah seul savait nommer.
Le Coran annonce le châtiment de celui qui rejette obstinément la vérité venue jusqu'à lui, et il en réserve le jugement au dernier jour : nul homme n'ouvre les registres. Sur terre, la règle est le contrat et la paix : « Si ton Seigneur l'avait voulu, tous ceux qui sont sur la terre auraient cru. Est-ce à toi de contraindre les gens à devenir croyants ? » (Coran 10:99). La page l'islam hait-il les non-musulmans ? détaille la bienfaisance ordonnée envers les voisins pacifiques, et la page la jizya et le dhimmi le statut civique des non-musulmans dans l'État classique.
Les polémistes contemporains utilisent « infidèle » pour prouver que l'islam divise le monde en ennemis : ils citent le mot et cachent son cadre. Le même Livre qui emploie kafir ordonne : « A vous votre religion, et à moi ma religion » (Coran 109:6), permet la table et le mariage avec les gens du Livre, protège leurs lieux de culte par contrat. Un vocabulaire de distinction n'est pas un vocabulaire de guerre : chaque civilisation a ses mots pour classer les croyances, et l'islam y ajoute une limite que d'autres n'ont pas toujours eue : le jugement final n'appartient à personne d'autre qu'Allah.
Le mot désigne théoriquement celui qui rejette la croyance unique après l'avoir reconnue, et la loi islamique classique a des catégories distinctes : les gens du Livre, les citoyens protégés, ceux qui n'ont jamais reçu le message. Le jugement intime de chaque cœur appartient à Allah seul : un voisin chrétien sincère n'est pas l'équivalent du propagandiste hostile, et le musulman n'a ni le droit ni le pouvoir de trancher des destins individuels.
C'est interdit et dangereux : le Prophète (paix et salut sur lui) a dit que celui qui appelle son frère « mécréant » fait porter l'accusation à l'un des deux (rapporté par al-Bukhari). L'excommunication (takfir) par les hommes est la dérive des groupes extrémistes, condamnée par les savants : elle appartient aux seuls cas fixés par la révélation, jamais à la colère personnelle.
Les passages sévères visent des groupes précis en guerre contre la communauté du temps de la révélation, avec leurs actes décrits dans le texte même. Le Coran répond aussi à tout le monde par l'invitation : « A vous votre religion, et à moi ma religion » (Coran 109:6). La sévérité du texte suit la conduite, jamais le sang ni l'origine.