Accueil > Réfutations et réponses aux accusations contre l'islam > L'islam interdit-il l'école aux filles ?
Le devoir de science pour tout musulman, Aïcha première autorité de l'islam, les savantes de l'histoire, et ce que valent les interdictions contemporaines.
Non : « la recherche de la science est un devoir pour chaque musulman » (rapporté par Ibn Majah), et le mot musulman désigne l'homme et la femme. Aïcha, l'épouse du Prophète (paix et salut sur lui), est restée 47 ans la première autorité de l'islam en hadith et en fiqh, et l'histoire islamique compte des milliers de savantes dont les compagnons themselves suivaient l'enseignement. Les interdictions scolaires visant les filles sont des décisions politiques contemporaines, pas une règle de la religion.
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Mis à jour le 07 octobre 2026
📖 2 min de lectureLe hadith fondateur ne connaît pas de distinction : « la recherche de la science est un devoir pour chaque musulman » (rapporté par Ibn Majah). Le mot musulman couvre l'homme et la femme, et les compilations du fiqh l'ont entendu ainsi : l'éducation de la fille est un devoir de la famille, avec les mêmes matières que le garçon, et les sciences utiles à la vie sont licites pour les deux. Le corpus authentifie même la promesse parallèle : celui qui emprunte une voie pour chercher la science, Allah lui facilite la voie du paradis (rapporté par al-Hakim, conforme aux conditions des deux Sahih).
La preuve vivante est la maison même de la révélation : Aïcha, morte en 678, a transmis plus de 2000 hadiths, corrigé des compagnons, et enseigné 47 ans aux plus grands juristes de Médine (documentée dans la Sira d'Ibn Hisham et les recueils). Derrière elle, l'histoire islamique compte des milliers de savantes : Nafisa d'Égypte dont l'enseignement suivait l'imam Shafi'i, Karima al-Marwaziyya, transmettrice du Sahih de Bukhari à La Mecque, et des dizaines de milliers de femmes nommées dans les chaînes de transmission. La page l'islam considère-t-il les femmes comme inférieures ? traite l'égalité de dignité, et le verset qui la fonde : « les soumis et les soumises... Allah a préparé pour eux un pardon et une énorme récompense » (Coran 33:35).
Les interdictions scolaires frappant les filles dans certains pays sont des décisions de gouvernements contemporains, prises contre l'avis de la grande majorité des savants musulmans du monde et sans aucun fondement textuel : aucun verset ne ferme une école. Juger l'islam par ces décrets, c'est juger une religion par les palais qui la détiennent : le livre dit l'inverse, et les chiffres le confirment (les universités des pays musulmans sont majoritairement fréquentées par des étudiantes). La page l'islam est-il compatible avec la laïcité ? traite le rapport aux États, et la page le hijab est-il imposé ? le volet vestimentaire.
Ces interdictions sont des décisions politiques de gouvernements contemporains, condamnées par la majorité des savants musulmans du monde et contraires aux textes : aucun verset, aucun hadith n'interdit l'école d'une fille. Judgé une religion par un gouvernement, c'est juger le christianisme par tous les régimes qui l'ont détourné : la règle est dans les textes, pas dans les palais.
Oui : la médecine est une sunna (la page l'islam refuse-t-il la médecine moderne ? le détaille), et l'histoire islamique compte des femmes médecins, juristes et professeures dès les premiers siècles. Le devoir de science ne connaît pas de matière interdite : il connaît la moralité dans l'exercice, pour les deux sexes.
Oui, documenté : après la mort du Prophète (paix et salut sur lui), les plus grands compagnons venaient l'interroger, et elle a transmis plus de 2000 hadiths. La première autorité savante de l'islam pendant 47 ans a été une femme : l'argument historique ferme le débat.