Accueil > Réfutations et réponses aux accusations contre l'islam > Mohamed est-il mort riche ?
L'état de l'héritage du Prophète (paix et salut sur lui) : une armure engagée pour 30 mesures d'orge, des terres données de son vivant en œuvre de bien, et aucun bien transmis.
Non : Mohamed (paix et salut sur lui) est décédé alors que son armure était engagée chez un Juif pour 30 mesures d'orge (rapporté par al-Bukhari), sans dinar ni dirham transmissible. Les revenus qui passaient par ses mains (butins, dons, terres de Khaybar et Fadak) étaient distribués de son vivant en dépenses publiques et œuvres de charité, et sa fille Fatima se vit refuser tout héritage selon sa propre parole : nous ne laissons pas d'héritage. L'homme qui mourut chef de toute l'Arabie mourut volontairement pauvre.
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Mis à jour le 07 octobre 2026
📖 3 min de lectureLe document le plus net sur la richesse du Prophète (paix et salut sur lui) est son bilan de fin de vie : « le Prophète (paix et salut sur lui) est décédé alors que son armure était engagée chez un Juif pour 30 mesures d'orge » (rapporté par al-Bukhari). Le chef d'un État unifié, le commandant de l'armée victorieuse, l'homme vers qui affluaient les dons de l'Arabie, meurt avec une dette d'orge sur sa pièce d'armure. Aucun conquérant de l'histoire comparable ne meurt sur un tel bilan : la réponse à l'accusation tient dans un objet engagé chez un prêteur.
Après la paix de Hudaybiyya puis la conquête, les flux devinrent considérables : butins réglementés (le cinquième de l'État, la page les captives de guerre détaille leur sort), dons des souverains (l'Égypte, la Perse), revenus des terres de Khaybar et Fadak affectées de son vivant aux voyages des délégations et aux familles des combattants. Tout fut distribué au fil de l'eau : l'administration prophétique fonctionnait comme un canal, pas comme un coffre. À sa mort, la trésorerie personnelle était vide, et sa famille vécut de l'aide des compagnons pendant les mois suivants.
Le dossier se ferme avec sa fille Fatima, venue réclamer sa part des terres : le Prophète (paix et salut sur lui) lui répondit que les prophètes ne laissent pas d'héritage, ce qui reste est aumône (rapporté par al-Bukhari), et elle accepta. Abu Bakr, son successeur, appliqua la même règle à la famille du défunt. La règle est cohérente avec le reste : un homme qui disait que le meilleur des hommes est celui qui sert les autres (rapporté dans les recueils) n'a pas fait exception pour les siens. Les tentatives de quelques-uns pour réintroduire l'héritage prophétique furent repoussées par les califes eux-mêmes.
L'austérité du Prophète (paix et salut sur lui) fut un choix constant, documenté par sa propre maison : Aïcha rapporte des mois consécutifs sans feu allumé, la famille vivant d'eau et de dattes (rapporté par Muslim), la natte qui marquait sa peau au réveil. Umar, le voyant prier sur des nattes qui marquaient le corps, lui demanda d'égaler les empereurs perses et byzantins qu'il avait vaincus ;
la réponse fut : ils ont choisi ce monde, nous avons choisi l'au-delà (rapporté dans les recueils). L'accusation de richesse s'effondre sur les faits : l'homme qui a unifié l'Arabie en 10 ans est mort avec une armure au mont-de-piété, et il l'a voulu ainsi. La page Mohamed a-t-il menti ? répond sur sa probité, celle-ci sur son compte en banque.
Si, et c'est l'argument inverse : les butins et les dons des rois passaient par ses mains, et il les distribuait au fur et à mesure (familles de martyrs, pauvres, délégations, affranchissements). Un administrateur qui rend les comptes vides à sa mort n'est pas un accumulateur : c'est le trésorier qui a tout versé dans le circuit.
Parce que les terres de Khaybar et Fadak avaient été affectées de son vivant aux dépenses publiques (voyages des délégations, familles des combattants), comme le précisa le Prophète (paix et salut sur lui) à sa fille venue demander sa part : nous ne laissons pas d'héritage, ce que nous laissons est aumône (rapporté par al-Bukhari). Fatima accepta : la règle valait pour tous les prophètes.
Au strict nécessaire, par choix : Aïcha rapporte des mois consécutifs sans feu allumé dans la maison (rapporté par Muslim), la natte qui marquait sa peau au sommeil, l'eau et les dattes comme nourriture habituelle. Le chef de l'Arabie unifiée vivait en dessous de beaucoup de ses compagnons.