Découvrez la signification du terme Al-ʿdal-a (عدالة) dans le vocabulaire islamique.
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Mis à jour le 11 avril 2026 à 01h05
📖 5 min de lectureEn langue : la droiture ; dans la Loi : la droiture sur le chemin du vrai, par l'évitement de ce qui est interdit dans la religion.
En langue : l'équité, contraire de l'injustice. Dans la Loi : la droiture sur le chemin du vrai par l'évitement de ce qui est interdit et proscrit dans la religion. Dans mes gloses sur la Hidayat al-Hikma d'al-Maybudi : l'homme a une puissance de colère, dont l'excès est la témérité, la voie moyenne le courage, et le défaut la lâcheté ; et une puissance concupiscible, dont l'excès est la débauche, la voie moyenne la chasteté, et le défaut l'engourdissement ; et une puissance intellectuelle, dont l'excès est la fourberie, la voie moyenne la sagesse, et le défaut la stupidité. Chacune de ces trois puissances a trois versants : le premier et le dernier sont blâmables, et le versant moyen est louable ; et tout versant moyen des médiétés est un versant de l'équité, et l'ensemble des versants est les versants de l'équité ; notre Prophète (que la prière et la paix soient sur lui) est le délimiteur de tous les versants de l'équité, c'est-à-dire ce qui les cerne et les rassemble. Le détail de ce résumé est ce qui figure dans les livres de morale : l'équité est la mesure moyenne entre l'excès et le défaut, et elle est trois choses : la sagesse, la chasteté et le courage, qui sont des fondements des vertus morales acquises ; et le détail de cela est que toutes les vertus acquises se réduisent à la médiété.
En langue : masdar de 'adala, avec damma du dal : contraire de l'injustice ; al-Jawhari a dit : et un homme 'adl : c'est-à-dire satisfaisant et convaincu dans le témoignage ; c'est la droiture, la médiété et l'équité ; et le ta'adul : l'égalité. Dans la Loi : la droiture sur le chemin du vrai, par l'évitement de ce qui est interdit dans la religion ; elle est de deux sortes : la première, apparente : celle qui s'établit par l'évidence de la raison et de la religion, car elles portent à la droiture et en détournent de façon apparente. La deuxième, intérieure : celle dont on ne saisit pas l'étendue, car elle varie ; aussi n'en est-on retenu que ce qui n'entraîne ni gêne ni peine, ni la perte des bornes de la Loi ; c'est ce que l'expérience a montré l'emporter du côté de la religion et de la raison sur la voie du penchant et de la passion, par l'évitement des grands péchés et l'abandon de l'insistance sur les petits. Ibn 'Arfa a dit, après avoir signalé la parole des usulistes et des juristes et leur mise en garde à son sujet, parce qu'elle est une condition du témoignage et du rapport : voilà pourquoi Ibn al-Hajib l'a définie dans ses deux livres : une qualité présumée qui interdit à celui qui la possède l'hérésie, ce qu'il s'en rend indigne aux yeux des gens, et une désobéissance qui ne soit pas peu nombreuse en petits péchés. Al-Manawi a dit : l'équité est la droiture sur le chemin du vrai par l'évitement de ce qui est interdit dans la religion ; on a dit aussi : une qualité qui impose de s'en garder, à l'égard de ce qui, habituellement et de façon apparente, porte atteinte à l'honneur ; ainsi la seule faute des petites négligences et la déformation du propos ne portent pas atteinte à l'honneur de façon apparente, en raison de la possibilité d'erreur, d'oubli et d'interprétation, à la différence de si l'on en sait cela de lui et que cela se répète, de sorte que l'apparent devient le manquement ; et on considère la coutume de chaque personne et ce qui lui est habituel dans son vêtement, ainsi dans al-Mufradat. Dans Jami' al-Jawami' et son commentaire : l'équité est une disposition ferme dans l'âme qui interdit de commettre chaque grand péché et chaque petit péché de bassesse.
Une disposition dans l'âme qui interdit de commettre les grands péchés et les vices tolérés.
Un nom qui rassemble toutes les vertus.
En langue : la droiture.