Découvrez la signification du terme Al-ʿql (عقل) dans le vocabulaire islamique.
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Mis à jour le 11 avril 2026 à 01h05
📖 5 min de lectureC’est la suppression de la cinquième lettre mobile du pied mafa’ilun, qui est le lam, de sorte qu’il devient mafa’lun ; le pied est alors appelé ma’qul (prosodie).
Substance abstraite de la matière en elle-même, unie à elle dans son action ; c’est l’âme rationnelle que chacun désigne en disant : moi. On a dit : l’aql est une substance spirituelle créée par Dieu Très-Haut, attachée au corps humain. On a dit : l’aql est une lumière dans le cœur qui reconnaît le vrai et le faux. On a dit : l’aql est une substance abstraite de la matière, attachée au corps comme le gouvernement.
Ce par quoi on saisit les réalités des choses ; on a dit : son siège est la tête ; on a dit : son siège est le cœur.
Dérivé de l’’iqal de la bête de somme (la bride) : les détenteurs d’intellect sont par lui empêchés de dévier du droit chemin. La position correcte est que c’est une substance abstraite qui saisit les réalités périssables au moyen d’intermédiaires, et les sensibles par observation directe.
En prosodie : la suppression de la cinquième lettre mobile ; le pied où cette suppression a lieu est appelé ma’qul.
Les philologues ont dit : l’aql est l’empêchement, et on a nommé ainsi l’intellect de l’homme parce qu’il retient son détenteur de tomber dans les ruines, c’est-à-dire qu’il l’en empêche. Al-Azhari a dit qu’Ibn al-A’rabi tenait : l’aql est la consolidation dans les affaires. D’autres ont dit : l’aql est la faculté discriminante par laquelle l’homme se distingue des autres animaux. Al-ma’qul est l’intellect ; on dit « il n’a pas de ma’qul », c’est-à-dire pas d’intellect ; et al-ma’qul aussi : ce que ton cœur saisit. L’aql est ce par lequel on pense et se représente les choses selon leur réalité, ainsi que le dit Dieu Très-Haut : « après qu’ils l’auront compris (’aqaluhu) ».
L’homme « ’aqqala » : il a saisi les choses selon leur réalité. Le jeune garçon : il a compris et discerné. L’ombre : elle s’est resserrée et ramenée à midi. La bête de somme : il a joint le genou à l’épaule et les a liés ensemble avec la bride (’iqal) pour qu’elle reste agenouillée. Empêcher quelqu’un de son besoin : l’en priver. Le tué : payer son prix du sang. « Il a ’aqqala le sang de quelqu’un » : renoncer au talion contre la compensation. « ’Aqqala sur quelqu’un » : payer sa dette à sa place, quand le prix du sang lui incombe et qu’il le paie pour lui. Le remède par son ventre : le retenir après l’avoir sondé ; ce remède est ’uqul. La femme par ses cheveux : les peigner ; celle qui peigne est ’aqila. Quelqu’un vers la montagne : s’y réfugier et s’y fortifier.
C’est la faculté disposée à recevoir la science.
L’intellect matériel (hayulani) : la pure disposition à saisir les intelligibles ; c’est une faculté pure, dépourvue d’acte, comme chez les enfants ; il n’a été attribué à l’homme que par façon d’habitude (bil-malaka) ; la connaissance des évidences nécessaires, et la disposition de l’âme, par là, à acquérir les théories en acte : que les théories deviennent emmagasinées dans la faculté intelligente par la répétition de l’acquisition, si bien qu’il lui advienne une disposition de présentification quand elle veut, sans effort d’acquisition nouvelle. Ce que l’on entend : que les théories qu’il a saisies soient présentes à son esprit sans jamais lui échapper.
Avec dhamma : le prix du sang (diya), c’est-à-dire le bien qui tient lieu de la vie.