Que veut dire Al-aṣl ?

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Découvrez la signification du terme Al-aṣl (أصل) dans le vocabulaire islamique.

Mis à jour le 11 avril 2026 à 01h05

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Définition Al-aṣl

Al-aṣl selon Kitab at-Ta'rifat (Al-Jurjani)

C’est ce sur quoi autre chose est fondée.

Al-aṣl selon Dustur al-'Ulama (Al-Ahmadnagari)

Dans la langue : ce sur quoi autre chose est fondée, en ce sens qu’autre chose s’y appuie, que ce soit par la réflexion et la mise en relation avec autre chose comme branche. Ne vois-tu pas que les preuves du fiqh, sur lesquelles s’appuient les questions du fiqh, sont des usul (fondements), et que ces questions s’appuient sur la science du tawhid comme des branches ; et elles ne s’appuient sur la science du tawhid que parce que l’argumentation par ces preuves dépend de la connaissance de leur validité, laquelle dépend de la connaissance du Créateur, de Ses attributs et de la prophétie, et cela est la science du tawhid. Quiconque définit l’asl sans mentionner cette condition ne doit pas être compris comme ayant voulu l’exclure : elle est visée d’une manière catégorique (qat’an), d’une manière ou d’une autre ; et l’asl relève des choses relationnelles (al-umur al-idafiyya). La mention de cette condition est indispensable dans la définition des choses relationnelles, mais on l’omet souvent vu leur notoriété. Le fait de fonder englobe le sensible et l’intellectuel : le mur comme la preuve sont un asl, le plafond s’appuyant sur le mur comme fondation sensible, et la règle sur sa preuve comme fondation intellectuelle. On objecte toutefois que fonder une chose sur une autre est une relation entre elles, et que les relations sont toutes des réalités intellectuelles et non sensibles, comme il est établi en sagesse (al-hikma) ; la division en (fondation) sensible n’est donc pas correcte.

Al-aṣl selon Mu'jam al-Mustalahat al-Fiqhiyya

Dans la langue : la partie inférieure de la chose. En terminologie, il s’applique à ce sur quoi autre chose est fondée, et s’oppose alors à la branche (al-far’), ou à ce sur quoi le prépondérant (ar-rajih) s’appuie, ou à la preuve, ou à la règle constante, ou à ce qui en dérive, comme le père dont dérivent ses enfants. L’asl fait au pluriel asul, et son usage s’est multiplié au point d’être employé pour tout ce sur quoi quelque chose s’appuie et se fonde, en ce sens qu’elle s’y fonde et en dérive : le père est l’asl de l’enfant, la fondation l’asl du mur, le fleuve l’asl du ruisseau, que la fondation soit sensible comme dans l’exemple, ou intellectuelle comme le fondement du signifié sur la preuve. L’asl s’emploie aussi en terminologie dans des sens qui reviennent tous à l’appui de la branche sur sa racine et à son établissement et fondation sur elle ; parmi ces sens terminologiques : 1. la preuve par opposition au signifié ; 2. la règle générale. Chez les jurisconsultes : ce sur quoi la branche est mesurée au moyen d’une cause (illa) extraite de lui. C’est ce sur quoi autre chose est fondée. Et l’asl de toute chose : sa règle, telle que si on l’imagine levée, tout ce qui en dépend se lève avec elle. Ar-Raghib l’a mentionné. Al-Fayyumi a dit : l’asl de la chose est sa partie basse ; le soubassement du mur en est sa partie basse ; « ista’asala la-ash-shay’ » signifie que sa racine s’est fixée et aiguisée ; puis l’usage s’est multiplié au point qu’on a dit : l’asl de toute chose est ce dont l’existence de cette chose dépend : le père est l’asl de l’enfant ; « asaltuhu ta’silan » : tu lui as donné une racine établie sur quoi autre chose se fonde. Quant à leur dire : « ils n’ont ni asl ni fasl », cela signifie : ils n’ont ni lignage maternel ni éloquence, ou : ni raison ni éloquence.

Al-aṣl selon An-Nihaya (Ibn al-Athir)

« Awhama », avec ouverture du waw ; ensuite la hamza prend le kasra, car un groupe d’Arabes fléchit l’accompli du futur (mustaqbal fa’ila) avec le kasra et dit : a’lamu, ni’lamu, ti’lamu. Lorsque la hamza de « awhamu » prend le kasra, le waw se change en ya’.

Al-aṣl selon Al-Qamus al-Fiqhi

La chose « aslan » : l’examiner en profondeur jusqu’à connaître son origine. Al-asl : le fondement de la chose sur lequel elle se dresse (pluriel : usul) : l’origine de la chose dont elle provient. La noblesse de la lignée. Leur propos « il n’a pas d’asl ni de fasl » : al-Kisa’i a dit : l’asl est le lignage maternel (hasab) et le fasl la descendance (nasab). La raison : le dit Ibn al-A’rabi. Dans leur propos « je ne l’ai pas fait aslan » et « je ne le ferai pas aslan » : au sens de « je ne l’ai jamais fait et ne le ferai jamais » ; il est à l’accusatif comme circonstanciel (zarfiyya), c’est-à-dire : je ne l’ai fait à aucun moment ni en aucune occasion. Dans la Loi : expression pour ce sur quoi autre chose est fondée, lui-même ne se fondant pas sur autre chose ; et : ce dont la règle s’établit par lui-même et sur quoi une autre se fonde (al-Jurjani). Al-usul (pluriel de asl). En terminologie : le prépondérant (ar-rajih), le présomptif (al-mustasahab), l’apparent (az-zahir), la preuve, l’élément rituel (at-ta’abbud), le prédominant (al-ghalib), et le facteur d’atténuation (al-mukhrij) (Atfaysh). Chez les Hanafites : « ainsi, dans la récitation des Usul » désigne les livres de Muhammad b. al-Hasan ash-Shaybani : al-Jami’ as-Saghir, al-Jami’ al-Kabir, al-Mabsut, az-Ziyadat, as-Sir al-Kabir et as-Sir as-Saghir. Al-usul dans la vente des racines et des fruits chez les Shafi’ites : les arbres et tout ce qui fructifie à répétition ; ou : les racines ; ou : la plante verte elle-même ; ou : l’arbre et la terre ; ou : la construction et l’arbre ; as-Subki a dit : c’est une opinion lointaine (peu probable). Ou : la terre et l’arbre ensemble avec les fruits ; as-Subki a dit : c’est une opinion lointaine. Chez les Hanbalites : semblable au quatrième avis des Shafi’ites.

Al-aṣl selon At-Tawqif (Al-Munawi)

Ce sur quoi autre chose est fondée. L’asl de toute chose est sa règle, telle que si on l’imagine levée, tout ce qui en dépend se lève avec elle ; ar-Raghib l’a mentionné (al-Mufradat, racine 19). Al-Fayyumi a dit (c’est Ahmad b. Muhammad b. ’Ali al-Fayyumi, mort en 770 H ; al-Fayyumi renvoie à Fayyum d’Irak, lieu proche de Hayth en Irak ; voir al-Misbah al-Munir, article asl, p. 6) : l’asl de la chose est sa partie inférieure ; le soubassement du mur en est son asl ; « ista’asl la-ash-shay’ » : sa racine s’est fixée et aiguisée ; puis l’usage s’est répandu au point qu’on a admis que l’asl de toute chose est ce dont l’existence de cette chose dépend : le père est l’asl de l’enfant, le fleuve l’asl du canal. « Asaltuhu ta’silan » : tu lui as constitué une racine établie sur quoi autre chose se fonde. Leur dire « il n’a pas d’asl ni de fasl » signifie : pas de lignage maternel ni d’éloquence, ou pas de raison ni d’éloquence. Al-’asil est le temps après l’asr jusqu’au coucher du soleil. « Ista’aslahu » : il l’a déraciné avec ses racines. Leur dire « je ne l’ai jamais fait » (ma fa’altuhu aslan) signifie : je ne l’ai jamais fait et je ne le ferai jamais ; il est à l’accusatif comme circonstanciel, c’est-à-dire : je ne l’ai fait à aucun moment ni en aucune occasion.

Al-aṣl dans le Coran

﴿أَلَمْ تَرَ كَيْفَ ضَرَبَ ٱللَّهُ مَثَلًۭا كَلِمَةًۭ طَيِّبَةًۭ كَشَجَرَةٍۢ طَيِّبَةٍ أَصْلُهَا ثَابِتٌۭ وَفَرْعُهَا فِى ٱلسَّمَآءِ

« N'as-tu pas vu comment Allah propose en parabole une bonne parole pareille à un bel arbre dont la racine est ferme et la ramure s'élançant dans le ciel? »

Sourate ابراهيم : 24

﴿ٱصْلَوْهَا ٱلْيَوْمَ بِمَا كُنتُمْ تَكْفُرُونَ

« Brûlez-y aujourd'hui, pour avoir mécru». »

Sourate يس : 64

﴿إِنَّهَا شَجَرَةٌۭ تَخْرُجُ فِىٓ أَصْلِ ٱلْجَحِيمِ

« C'est un arbre qui sort du fond de la Fournaise. »

Sourate الصافات : 64

﴿ٱصْلَوْهَا فَٱصْبِرُوٓا۟ أَوْ لَا تَصْبِرُوا۟ سَوَآءٌ عَلَيْكُمْ ۖ إِنَّمَا تُجْزَوْنَ مَا كُنتُمْ تَعْمَلُونَ

« Brûlez dedans! Supportez ou ne supportez pas, ce sera égal pour vous: vous n'êtes rétribués que selon ce que vous faisiez. »

Sourate الطور : 16

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