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Découvrez la signification du terme Al-astthnaʾ (استثناء) dans le vocabulaire islamique.
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Mis à jour le 11 avril 2026 à 01h05
📖 4 min de lectureL'extraction d'une chose d'une chose : sans l'extraction, son inclusion serait obligatoire ; cela couvre l'exception conjointe, littéralement et juridiquement, et l'exception disjointe, juridiquement seulement.
Chez les grammairiens : l'extraction d'une chose de ce dans quoi d'autres sont entrés, parce qu'elle comporte la suffisance et la réfraction de l'inclusion ; dans le serment, que le jurant dise : « si Allah le Très-Haut le veut », parce qu'il s'y trouve le renvoi de son propos à la volonté d'Allah le Très-Haut (fin de citation interrompue dans la source).
Dérivé de athna au sens de détourner et d'empêcher : on dit « il a détourné sa monture (thana 'anan farasihi) » quand il l'a empêchée et détournée de continuer dans la direction qu'elle visait ; l'istithna' (l'exception) a été ainsi nommée parce que le nom excepté est détourné du jugement de ce dont on excepte. Chez les grammairiens : l'extraction d'une chose d'un jugement dans lequel un autre est entré, par illa et ses sœurs, que la chose extraite soit incluse dans le propos initial ou non. Si elle est incluse, comme Zayd dans « les gens sont venus à moi, excepté Zayd », l'exception est conjointe ; si elle n'est pas incluse, parce que l'excepté n'est pas du genre du propos initial, comme l'âne dans « les gens sont venus à moi, excepté un âne », ou qu'il en est du genre mais que le visé par le propos initial est ce dans quoi l'excepté ne peut entrer, comme si l'on entend par « les gens » ceux dans lesquels Zayd n'entre pas, et qu'on dit « les gens sont venus à moi, excepté Zayd », l'exception, dans les deux cas, est disjointe ; et le mot illa, dans le cas disjoint, sert de coordination au sens de « mais ».
L'empêchement de faire entrer une partie de ce qu'envisage le propos initial dans son jugement, par illa ou l'une de ses sœurs ; de là, l'exception est la mesure de la généralité. Ou c'est un discours revêtu de formules déterminées, limitées, indiquant que ce qui est mentionné après l'outil de l'exception n'est pas visé par le premier propos ; en ce sens, il s'oppose à l'idrab (la rétraction), car l'idrab est une confirmation du premier selon une opinion, et une substitution à lui.
L'extraction d'une partie de la phrase par illa, autre que l'attribut et semblables.
L'extraction d'une partie de ce qu'envisage le terme.
L'extraction d'une partie de ce qu'envisage le terme ; ses outils sont illa et ses sœurs. Abu Ishaq al-Zajjaj a dit : l'exception n'est venue que pour le peu à partir du beaucoup ; si quelqu'un disait : « cent, excepté quatre-vingt-dix-neuf », il ne parlerait pas arabe, et ce serait fuir l'élocution. La mise en condition (ta'liq), dont relève la mise en suspension à la volonté : comme si l'on dit : « je ferai assurément telle chose, si Allah le Très-Haut le veut » ; dans le hadith noble : « Quiconque a juré une chose puis a dit : si Allah le veut, a fait exception ». On l'applique aussi à la restriction par condition, dans la langue et l'usage, comme l'a établi al-Sirafi.