Découvrez la signification du terme Al-ḥrf (حرف) dans le vocabulaire islamique.
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Mis à jour le 11 avril 2026 à 01h05
📖 3 min de lectureCe qui indique un sens se trouvant dans autre chose que lui.
La chamelle dont la gestation est dissimulée (la damira) ; elle a été ainsi appelée par comparaison avec la lettre de l'alphabet, en raison de sa subtilité.
Dans la langue : l'extrémité. Chez les grammairiens : un mot qui indique un sens n'ayant pas de concevabilité par lui-même, parce que sa concevabilité exige qu'une autre chose s'y joigne ; la lettre, en ce sens, s'oppose au nom et au verbe. Sache que l'on peut opposer les lettres (huruf) aux expressions (alfaz) : on dit alors « ce sont des expressions » ou « ce sont des lettres » ; on entend par expression ce qui est composé de lettres de l'alphabet, et par lettre ce qui n'est pas composé d'elles, que ce soit un composé d'une lettre parmi les lettres de sens (huruf al-ma'ani) et d'un nom simple, par exemple, ou un non-composé, c'est-à-dire simple, comme le ya seul ou le kaf seul ; dans bik, il est composé d'un outil et d'un nom, non de lettres de l'alphabet : il est donc lettre, et chacun de ses éléments est aussi lettre, parce qu'il n'est pas composé de ces lettres. La lettre, en ce sens, englobe donc aussi le nom et le verbe, comme le kaf d'allocution et le q de l'impératif : elle ne s'oppose pas à eux, mais s'oppose à l'expression (lafz) au sens de ce qui se compose des lettres de l'alphabet.
Ce dont l'indication du sens unitaire qu'il porte dépend d'un terme de relation, du point de vue de la convention linguistique.
L'original (al-asli) : ce qui demeure dans les déclinaisons du mot, de façon exprimée ou estimée. Le superflu (al-za'id) : ce qui tombe dans certaines déclinaisons du mot.
J'entends par là la lettre des structures (mabani), c'est-à-dire les lettres de l'alphabet. Al-Qari a dit : « Ils ont dit, dans la définition de la lettre : c'est un son appuyé sur une syllabe réelle, c'est-à-dire que son appui se fait sur une partie déterminée des parties de la gorge, de la langue et des lèvres, ou sur une syllabe estimée, qui est le souffle de la bouche. »