Découvrez la signification du terme Al-idrak (إدراك) dans le vocabulaire islamique.
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Mis à jour le 11 avril 2026 à 01h05
📖 3 min de lectureL'appréhension d'une chose dans sa totalité.
C'est l'avènement de l'image auprès de l'âme rationnelle.
La représentation de la réalité de la chose seule, sans jugement sur elle par négation ou affirmation ; on l'appelle « tasawwur » (conceptualisation) ; et avec le jugement par l'une des deux, on l'appelle « tasdiq » (assentiment).
On peut l'expliquer par l'impression de l'âme par l'image issue de la chose (avec un waw et un ha), ce qui est une passion ; ou par l'image formée dans l'âme (avec un waw et un ha), ce qui est une disposition. L'idrak est ensuite de quatre sortes : la sensation, qui est l'appréhension par l'âme au moyen de l'un des cinq sens extérieurs ; la représentation (takhayyul), qui est l'appréhension
Dans la langue : nom verbal de « adraka » : le garçon et la fille lorsqu'ils atteignent la maturité. On emploie aussi l'idrak dans la langue au sens de rattraper : on dit « j'ai marché jusqu'à ce que je l'aie rattrapé » ; et au sens d'atteinte de la maturité chez l'animal et le fruit ; de même qu'il s'emploie pour la vision : on dit « je l'ai saisi par ma vue », c'est-à-dire que je l'ai vu. L'idrak, à l'origine de la langue, est l'atteinte par une chose de son temps ; c'est la représentation de la réalité de ce qui est perçu, qu'il contemple par ce moyen : il perçoit. L'idrak désigne l'arrivée et le rattrapage ; on dit : « j'ai saisi »
La représentation de la réalité de la chose auprès de celui qui perçoit, de sorte qu'il la contemple par ce moyen de perception.
Sans jugement : la conceptualisation (tasawwur) ; avec jugement : l'assentiment (tasdiq) ; et son catégorique affirmatif est celui qui n'admet pas le changement (al-Ta'rifat, p. 13).