Découvrez la signification du terme Al-shadh (شاذ) dans le vocabulaire islamique.
Sommaire :
Mis à jour le 11 avril 2026 à 01h05
📖 3 min de lectureCe qui est contraire à l’analogie (qiyas), sans égard à la rareté ou l’abondance de son existence.
Il est de deux sortes : le shadh accepté et le shadh rejeté. Le shadh accepté est celui qui advient contre l’analogie mais est admis des élites de la langue et de l’éloquence ; le shadh rejeté est celui qui advient contre l’analogie et n’est pas admis des élites de la langue et de l’éloquence. La différence entre le shadh, le nadir (rare) et le da’if (faible) : le shadh est abondant dans la parole des Arabes mais contre l’analogie ; le nadir est d’existence rare mais conforme à l’analogie ; le da’if est celui dont la règle n’a pas atteint l’établissement.
C’est celui dont l’existence est rare, mais qui ne se conforme pas à l’analogie.
C’est ce qui est contraire à l’analogie, sans égard à la rareté ou l’abondance de son existence. Le nadir est ce dont l’existence est rare, fût-il conforme à l’analogie.
Participe actif de shadhdha, shadhudhan : se singulariser d’autrui. Le shadh aussi : ce qui contrevient à la règle ou à l’analogie ; le shadh : celui qui contrevient au groupe ou s’en sépare. Al-Jurjani l’a défini : ce qui est contraire à l’analogie, sans égard à la rareté ou l’abondance de son existence. Le shadh du hadith : celui qui n’a qu’une seule chaîne, qu’elle vienne d’un maître fiable ou non ; ce qui vient d’un non fiable est abandonné, non reçu ; ce qui vient d’un fiable est douteux, non argumenté. Ibn Hajar l’a défini : ce que transmet le récepteur approuvé contrairement à celui qui est plus autorisé que lui ; il a dit : c’est là la position retenue. Utilité (la différence entre shadh, nadir et da’if) : le shadh est abondant dans la parole des Arabes, mais contre l’analogie.
Ce que transmet un narrateur fiable en contradiction avec ce que transmettent les gens.