Découvrez la signification du terme Al-skr (سكر) dans le vocabulaire islamique.
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Mis à jour le 11 avril 2026 à 01h05
📖 4 min de lectureC'est celui qui provient de l'eau des dattes, c'est-à-dire des dattes fraîches, lorsqu'on la fait bouillir, qu'elle s'épaissit et qu'on en jette l'écume ; ses règles sont celles du badhiq (vin cuit).
Une absence d'attention qui survient par la domination de la joie sur l'intellect, par la consommation de ce qui l'entraîne, en mangeant et en buvant ; aux yeux des gens du Vrai : le sukr est une absence par un arrivage puissant ; il procure l'extase et la délectation ; il est plus fort que l'absence (ghayba) et plus parfait qu'elle. Le sukr issu du vin : selon Abu Hanifa, c'est de ne plus distinguer la terre du ciel ; selon Abu Yusuf, Muhammad et al-Shafi'i : c'est lorsque sa parole se confond ; et selon certains : lorsque sa démarche se trouble lorsqu'il bouge.
Avec damma : une disposition psychique entraînant l'expansion de l'esprit, qui suit la montée des vapeurs chaudes et humides vers le cerveau, dans son creux, en raison de l'usage de ce qui l'occasionne ; il arrive aussi que, par son intensité, la sensation et le mouvement volontaire se suspendent également. Le sukr qui entraîne la peine légale, selon Abu Hanifa, qu'Allah le Très-Haut lui fasse miséricorde, est de ne plus distinguer la terre et le ciel, ni les hommes et les femmes. Selon Abu Yusuf, Muhammad et al-Shafi'i, qu'Allah le Très-Haut leur fasse miséricorde : c'est lorsque sa démarche se confond avec son mouvement. Le sukr en absolu est une absence d'attention qui survient par la domination de la joie sur l'intellect, par la consommation de ce qui l'entraîne, en mangeant et en buvant ; aux yeux des amis d'Allah, le Très-Haut : c'est la stupéfaction et la majesté à la contemplation de la beauté de l'aimé : l'intellect est alors vaincu, le discernement disparaît, et du plus haut degré de la stupefaction on ne sait plus ce que l'on dit ; c'est ainsi que al-Mansur a dit « je suis le Vrai », et Abu Yazid al-Bistami, qu'Allah le Très-Haut leur fasse miséricorde à tous deux : « Gloire à Moi ! Comme ma dignité est grande ! », en cette seule condition qui est le sukr. Le sukr avec deux fathas : le macérât de raisins secs ou de dattes fraîches, lorsqu'il a bouilli et s'est épaissi.
« Sakara-hu sakuran wa sukaranan » : il l'a hébété et immobilisé. : De son œil : son regard s'est arrêté. : Du fleuve ou semblable : il l'a obstrué et bloqué ; on dit : « sakara basara-hu » : il a retenu son regard. : Du bassin ou semblable : « sakira sakran » : il s'est rempli. : Untel, du breuvage, « sakira sakran, wa sakira, wa sakira, wa sakira, wa sukarana » : son intellect et son discernement se sont absents ; il est alors « sakir » et « sakran » ; et elle est « sakrana » et « sakra ».
L'absence du discernement des choses, par un arrivage où domine l'autorité de l'état spirituel.