Que veut dire Askn ?

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Découvrez la signification du terme Askn (أسكن) dans le vocabulaire islamique.

Mis à jour le 11 avril 2026 à 01h05

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Définition Askn

Askn selon Al-Qamus al-Fiqhi

Un tel : il a habité. Le mobile : a arrêté son mouvement. Un tel le lieu, et en lui : l'a fait y habiter. Le lieu a fait habiter un tel : le lui a donné pour y habiter. Il a habité avec lui : il a habité avec lui dans une seule maison. Le couteau : le poignard, qui est un instrument avec lequel on égorge ou on coupe. Il est masculin et féminin, et le genre masculin y prédomine. Abou Zayd al-Ansari, al-Asma'i et d'autres ont nié le féminin. La serpe : le couteau. L'habitat : la demeure. Tout ce auprès de quoi l'on trouve le repos et la quiétude. L'épouse. La miséricorde. La bénédiction. La subsistance. Pluriel : iskan. La cohabitation : le fait de loger. Le fait de loger un être humain dans une maison sans loyer. La demeure. La quiétude : la paix de l'esprit et la stabilité. Dans le Noble Coran : Puis Allah fit descendre Sa quiétude sur Son Messager et sur les croyants et fit descendre des armées que vous n'avez point vues, et Il châtia ceux qui ont mécru, et telle est la rétribution des mécréants (Sourate al-Tawba, verset 26). Ibn Khalouwayh a dit : Il n'a pas d'équivalent dans sa mesure si ce n'est dans leur dicton : un tel a un impôt, c'est-à-dire un tribut connu. La pondération et la dignité. La demeure : lieu d'habitation. Pluriel : masakin. L'habitat : la demeure. Le miséreux : celui qui n'a pas de quoi suffire aux besoins de sa famille. Dans le noble hadith : Le miséreux n'est pas celui que repoussent une bouchée ou deux, mais le miséreux est celui qui n'a pas de richesse, qui a honte ou qui ne mendie pas avec instance. C'est une femme miséreuse et un homme miséreux. Pluriel : masakine. Le pauvre. Ibn al-Sikit et Younis ont dit : Le miséreux est celui qui ne possède rien. Et le pauvre est celui qui possède le strict nécessaire pour vivre. Al-Asma'i a dit : Le miséreux est dans une meilleure situation que le pauvre. Tha'lab, al-Farra' et Ibn Qoutayba ont dit : Le miséreux est dans un besoin plus grand que le pauvre. Ibn al-A'rabi a dit : Le miséreux est le pauvre, et c'est celui qui ne possède rien. Ibn Rochd a dit : Ce qui est le plus vraisemblable après l'étude de la langue, c'est que ce soient deux noms désignant un même sens qui diffère par le peu et le beaucoup dans chacun d'eux, car l'un d'eux est établi sur une mesure autre que celle sur laquelle l'autre est établi. Chez les malikites : celui qui ne possède rien. Et le pauvre : celui qui possède quelque chose qui ne suffit pas pour sa subsistance annuelle. Le miséreux est donc dans une situation pire que le pauvre. Et : Le miséreux est le pauvre, c'est celui qui ne possède pas la subsistance de son année. Et dès que l'un des deux est mentionné seul, il englobe l'autre. Chez les hanafites : celui qui ne possède rien. Et le pauvre : celui qui possède quelque chose en deçà du seuil du nisab de la zakat, ou qui possède l'équivalent d'un nisab non productif et absorbé par le besoin ; le miséreux est donc dans une situation pire que le pauvre, et c'est l'avis le plus authentique, sur lequel repose l'école. Et : l'inverse du premier avis. Et : ils sont tous deux pareils. Quant à la distribution du butin, le miséreux englobe le pauvre. Chez les chaféites, les zahirites et les imamites : c'est celui qui possède des biens ou un gain, mais qui ne lui suffit pas. Et le pauvre : cest celui qui ne possède rien. Le miséreux est donc dans une meilleure situation que le pauvre. Selon un avis des chaféites : ce sont deux noms désignant un même sens. An-Nawawi a dit : La divergence entre les chaféites et les hanafites concernant le pauvre et le miséreux n'apparait pas d'une utilité manifeste en matière de zakat, car il est permis chez les hanafites de verser la zakat à une seule catégorie, voire à une seule personne d'une catégorie. Mais elle apparait dans le legs testamentaire fait aux pauvres à l'exclusion des miséreux, ou aux miséreux à l'exclusion des pauvres, et dans le cas de celui qui lègue mille aux pauvres et cent aux miséreux, ou de celui qui fait un vœu ou jure de faire l'aumône à l'une des deux catégories à l'exclusion de l'autre. Quant au cas où l'une des deux catégories est mentionnée de manière absolue dans le legs, le waqf, le vœu et tous les domaines autres que la zakat, sans exclure l'autre, il est permis chez les chaféites de donner à l'autre catégorie sans divergence, ce que les chaféites ont explicitement affirmé et sur quoi ils se sont mis d'accord. La règle générale est la suivante : dès que les pauvres ou les miséreux sont mentionnés de manière absolue, cela englobe les deux catégories ; mais s'ils sont réunis, ou que l'un est mentionné et l'autre exclu, la distinction devient alors obligatoire, et il faut dans ce cas préciser laquelle des deux catégories est dans la situation la pire. Chez les hanbalites : c'est celui qui a un métier, mais qui ne possède pas cinq dirhams, ni leur valeur en or. Et le pauvre : c'est celui qui n'est pas capable d'un gain quelconque qui suffise à ses besoins, qui n'a ni salaire ni bien permanent qui lui suffise, et qui ne possède ni cinquante dirhams ni leur valeur. Le pauvre est donc dans un besoin plus grand que le miséreux. Par ailleurs, les pauvres et les miséreux forment deux catégories distinctes dans la zakat, et une seule catégorie dans les autres domaines, et chacun d'eux englobe l'autre. Chez les ibadites : il est l'égal du pauvre, mais le pauvre est celui qui ne mendie pas, et le miséreux est celui qui s'adonne à la mendicité. Et : le miséreux est dans une meilleure situation.

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