Fiqh islamique > Le jeûne > Ramadan > Les sunnas du jeûne de Ramadan
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Mis à jour le 27 septembre 2026
Les feuilles de cette page rassemblent les sunnas qui accompagnent le jeûne du mois de Ramadan telles que les expose la mawsu'a des quatre écoles : l'invocation prononcée par le jeûneur, en tout temps et au moment de la rupture, la promesse d'exaucement qui l'accompagne, puis la générosité et la multiplication du bien durant ce mois.
Chaque point est restitué tel que la feuille l'attribue, avec ses hadiths, les degrés que la feuille leur reconnaît et leurs références exactes.
Il est recommandé que le jeûneur dise, au moment où il rompt son jeûne : dhahaba az-zama'u wa-btallat al-'uruqu wa-thabata al-ajru in sha'a Allah, la soif s'en est allée, les veines sont humectées et la récompense est acquise si Allah le veut. L'origine en est le hadith d'Ibn Umar :
Le Messager d'Allah, quand il rompait son jeûne, disait : la soif s'en est allée, les veines sont humectées, et la récompense est acquise si Allah le veut.
hadith sahih, rapporté par Abu Dawoud (2357)
Il est aussi recommandé que le jeûneur invoque Allah en tout temps, et spécialement au moment de rompre son jeûne. Abu Hurayra rapporte que le Messager d'Allah a dit :
Trois invocations sont exaucées : l'invocation du jeûneur, l'invocation de l'opprimé et l'invocation du voyageur.
hadith sahih, rapporté par at-Tabarani dans ad-Du'a (1313) et al-Bayhaqi dans Shu'ab al-Iman (3594, 7463)
Ainsi, la porte de l'invocation reste ouverte au jeûneur du matin au soir : sa prière vocale est comptée parmi celles qu'Allah ne repousse pas, et elle atteint son plus haut degré au moment où le jeûne s'achève, quand le cœur du serviteur est tourné vers son Seigneur.
La feuille mentionne ensuite la recommandation de la générosité (al-jud), de l'effort et de la multiplication des bonnes œuvres en Ramadan. La générosité est recommandée en tout temps ; elle l'est davantage en Ramadan, et plus encore pendant les dix dernières nuits, en suivant l'exemple du Messager d'Allah et des prédécesseurs pieux (as-salaf as-salih). Al-Nawawi en donne la raison dans al-Majmu' (7/630) : c'est un mois noble, si bien que la bonne action y vaut mieux qu'ailleurs ; et les gens y sont occupés par leur jeûne et par l'augmentation de leurs actes d'obéissance, au point de délaisser leurs gains, si bien qu'ils ont besoin d'être réconfortés et secourus.
Le fondement en est le hadith d'Ibn Abbas dans les deux Sahih :
Le Messager d'Allah était le plus généreux des hommes, et il était au plus généreux en Ramadan, quand le rencontrait Jibril ; il le rencontrait chaque nuit de Ramadan et ils révisaient ensemble le Coran ; aussi le Messager d'Allah était-il plus prompt à répandre le bien que le vent envoyé.
rapporté par al-Boukhari (1902, 322, 3554) et Mouslim (2308)
Sa promptitude à répandre le bien, explique la feuille, s'entend de l'empressement et de l'universalité : donner à tous.
Le jeûneur tient en main une invocation exaucée du début du jeûne à sa fin : qu'il la formule au moment de rompre avec les paroles transmises d'Ibn Umar, qu'il multiplie ses demandes tout au long de la journée, et qu'il imite le Prophète en ouvrant sa main pendant le mois, plus largement encore pendant les dix dernières nuits.