Que veut dire Dar ?

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Découvrez la signification du terme Dar (ضار) dans le vocabulaire islamique.

Mis à jour le 11 avril 2026 à 01h05

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Définition Dar

Dar selon Al-Qamus al-Fiqhi

« Darra » un tel (« midarratan » et « diraran ») : il lui a causé du tort. Dans le Coran généreux : (Les mères allaitent leurs enfants deux années complètes, pour celui qui veut parfaire l’allaitement ; et à celui dont l’enfant est né, il incombe de les nourrir et de les vêtir de manière convenable ; nulle âme n’est chargée au-delà de sa capacité : qu’aucune mère ne subisse de tort à cause de son enfant, ni aucun père à cause de son enfant, et il en va de même pour l’héritier) (Al-Baqara : 233), c’est-à-dire : la mère n’est pas contrainte de reprendre son enfant après l’avoir mis au monde pour l’allaiter du lait sans lequel, en général, il ne saurait vivre ; puis, après cela, le père peut le lui reprendre s’il le veut ; mais si cela lui cause du tort à elle, cela ne lui est pas licite, de même qu’il ne lui est pas licite de lui arracher l’enfant pour la seule raison de lui nuire. Ce qui lui nuit ou la contraint. Dans le Coran : (Logez-les où vous logez, selon vos moyens ; ne leur faites pas de tort pour les presser ; si elles sont enceintes, pourvoyez à leurs besoins jusqu’à ce qu’elles déposent leur fardeau ; puis, si elles allaitent pour vous, donnez-leur leur salaire et délibérez entre vous de manière convenable ; et si vous vous opposez, une autre allaitera pour lui) (At-Talaq : 6), c’est-à-dire : Allah le Très-Haut ordonne à Ses serviteurs que, lorsqu’un époux a répudié sa femme, il la loge dans un domicile jusqu’à la fin de sa période d’attente, et ne lui fait pas subir de contrainte pour qu’elle s’en rachète avec son bien ou quitte son domicile. « Al-idtirar » : le fait de pousser l’homme vers ce qui lui nuit. La contrainte par le besoin absolu. Dans l’usage courant : pousser l’homme à une chose qu’il déteste, et cela est de deux sortes : la première est la contrainte par une cause extérieure, comme celui qui est frappé ou menacé de mort jusqu’à ce qu’il se sauve ou soit pris en otage : il se trouve ainsi contraint ; Allah le Très-Haut a dit : (Quant à celui qui ne croit pas, je le laisserai jouir quelque peu, puis je le contraindrai au châtiment du Feu, et quelle mauvaise destination) (Al-Baqara : 126), c’est-à-dire qu’Il le laissera jouir du bas-monde et étendra sur lui son ombre, puis le poussera vers le châtiment du Feu, et quelle mauvaise destination. La seconde est la contrainte par une cause intérieure, comme celui que la faim presse au point de devoir manger une charogne ; ainsi la parole du Coran : (Dis : je ne trouve pas dans ce qui m’a été révélé d’aliment interdit à qui veut en manger, si ce n’est une charogne, ou un sang répandu, ou de la viande de porc, car c’est une souillure, ou ce qui a été immolé en invoquant un autre qu’Allah ; puis, quiconque est contraint, sans abuser ni transgresser, ton Seigneur est pardonneur et miséricordieux) (Al-An’am : 145). Quant à la parole du Très-Haut : (Qui donc répond à l’angoissé quand il L’invoque, et dissipe le mal, et vous établit successeurs sur la terre ? Y a-t-il donc une divinité avec Allah ? Peu vous méditez) (An-Naml : 62), elle est générale pour tous ces cas. « Ad-dirar » : la rétribution du tort ; dans le hadith noble : (pas de tort ni de réciprocité du tort en islam), c’est-à-dire qu’on ne le récompense pas pour son tort en lui infligeant un tort pareil ; ainsi « ad-darar » est l’acte initial et « ad-dirar » en est la rétribution. « Ad-durr » : ce qui relève du mauvais état, de la pauvreté ou de la dureté du corps ; dans le Coran : (Et quand le malheur touche l’homme, il Nous appelle, couché sur le côté, assis ou debout ; puis quand Nous le délivrons de son malheur, il passe comme s’il ne Nous avait jamais invoqué pour un malheur qui l’a touché ; ainsi fut enjolivé aux prodigues ce qu’ils font) (Yunus : 12). « Ad-dirr » : le malheur. « Ad-darar » : la gêne ; l’empêchement qui tient quelqu’un du jihad ou de ce qui lui ressemble ; dans le Coran : (Ceux qui restent à l’arrière parmi les croyants, autres que ceux qui ont une infirmité, ne sont pas égaux à ceux qui luttent dans le chemin d’Allah par leurs biens et leurs personnes ; Allah a privilégié les combattants, par leurs biens et leurs personnes, sur ceux qui restent à l’arrière, d’un degré ; et à chacun, Allah a promis la meilleure récompense ; et Allah a privilégié les combattants sur ceux qui restent à l’arrière, par une immense récompense : des degrés venant de Lui, un pardon et une miséricorde ; et Allah est pardonneur et miséricordieux) (An-Nisa : 95-96).

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