Découvrez la signification du terme Al-aʿtkaf (اعتكاف) dans le vocabulaire islamique.
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Mis à jour le 11 avril 2026 à 01h05
📖 5 min de lectureIl est, dans la langue, la station et la clôture (al-ihtibas). Dans la Loi : le séjour d’un jeûneur dans une mosquée de prière en commun, avec intention.
Vider le cœur des occupations de ce bas-monde et remettre l’âme au Maître. On a dit : al-i’tikaf et al-’ukuf signifient se tenir durablement, au sens : « je ne quitterai pas ta porte jusqu’à ce que Tu me pardonnes ».
Dans la langue, la clôture ; dans la Loi, le séjour dans la mosquée avec le jeûne et l’intention.
Il vient de ’ukuf, qui est la clôture et la station. Dans la Loi : le séjour dans une mosquée avec le jeûne et l’intention. Le sens linguistique s’y retrouve, avec un ajout. Dans le « Kunz ad-Daqa’iq », il a été prescrit de séjourner dans une mosquée de prière en commun avec jeûne et intention. D’après Abu Hanifa, que Dieu lui fasse miséricorde, l’i’tikaf n’est valable que dans une mosquée où l’on accomplit les cinq prières. D’après lui aussi, l’i’tikaf obligatoire n’est pas permis hors de la mosquée de prière en commun, tandis que le surérogatoire y est permis. D’après lui encore : toute mosquée dotée d’un imam et d’un muezzin connus et où l’on accomplit les cinq prières en commun est une mosquée où l’on peut faire la retraite. La meilleure retraite se fait dans la Mosquée sacrée, puis dans la mosquée du Prophète (que la bénédiction et la paix soient sur lui), puis à Bayt al-Maqdis (Jérusalem), puis dans la mosquée-cathédrale, puis dans toute mosquée fréquentée par beaucoup de monde. Le Cheikh a dit : c’est une sunna. Al-Quduri a dit : c’est recommandé (mustahabb). L’auteur de la « Hidaya » et l’opinion authentique disent que c’est une sunna confirmée. La position correcte est la distinction : s’il est voué par condition (ta’liq) ou par spécification (tanhiz), il est obligatoire. Dans les dix derniers jours de Ramadan, c’est une sunna ; en dehors de ces temps, c’est recommandé ; et le minimum de l’i’tikaf est le surérogatoire d’une heure : il relève donc de trois catégories.
Dans la langue : il vient de i’takafu, ya’takifu, i’tikafan, la racine étant ’akafa. Ibn Faris a dit : ’ayn, kaf et fa’ forment une racine saine qui désigne le fait de demeurer en un lieu et la clôture ; on dit ’akafa, ya’kufu, et ’akafa avec ’ukufan, et cela signifie ton application à une chose dont tu ne te détournes pas. Al-’Ajaj a dit (en vers) : « elles demeurent auprès de lui quand elles pèlerinent... ». Ibn al-A’rabi a dit : « ’akafa an-nabit » signifie qu’ils jouent au fanzanj (jeu de jetons). Un autre a dit : « l’oiseau s’est arrêté (’akafa) sur le gibier tué ». Al-’akif : le mu’takif (celui qui fait la retraite) ; al-ma’kuf : le détenu. Ibn al-A’rabi a dit : on dit « ma ’akafaka ’ala kadha », c’est-à-dire « qu’est-ce qui t’a retenu auprès de cela », comme le dit Dieu : « et une offrande (hady) retenue (ma’kufan) qui n’atteint pas son lieu (d’immolation) ».
Le séjour d’un musulman doué de raison dans la mosquée, au-delà de ce qui est nécessaire à la tranquillité (de ses besoins naturels), avec intention.
Dans la langue : l’assiduité et la présence constante ; ainsi le verset « ils demeurent (ya’kufuna) auprès de leurs idoles » (al-A’raf, 138) ; c’est aussi la station et la clôture, d’où l’i’tikaf légal, qui est la détention de soi dans la mosquée, à l’écart des occupations ordinaires, avec intention.