Découvrez la signification du terme Al-nfs (نفس) dans le vocabulaire islamique.
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Mis à jour le 11 avril 2026 à 01h05
📖 6 min de lectureElle est la substance subtile évaporable (bukhari), porteuse de la force de vie, de la sensation et du mouvement volontaire ; le Sage (le philosophe) l’a appelée « esprit animal » (ar-ruh al-hayawaniyya) ; elle est une substance lumineuse pour le corps.
Chez l’animal, elle est la substance subtile évaporable qui est l’origine de la vie, de la sensation et du mouvement volontaire. Elle est une substance lumineuse pour le corps ; à la mort, sa lumière se retire de la surface du corps.
C’est l’esprit (ar-ruh) qui, lorsqu’il quitte le corps, n’est suivi d’aucune vie. C’est ce que le Prophète (que la bénédiction et la paix soient sur lui) a voulu dire par : « l’âme (nafs) du croyant est suspendue à sa dette ».
La chose « nafasa, nafasan, nafsan » : elle était précieuse et désirable. « Allah ’an-hu karbatahu tanfisan » (Dieu a dissipé son angoisse de manière précieuse) : Il l’a dévoilée et dénouée. At-tanafus : nom d’action. Chez les savants : c’est la course vers une chose et le déplaisir qu’un autre l’obtienne ; c’est le premier degré de l’envie (an-Nawawi). An-nifas : la période qui suit l’accouchement, durant laquelle l’utérus et les organes génitaux reviennent à leur état normal d’avant la grossesse, environ six semaines. Dans la Loi : le sang qui sort de l’utérus après l’enfantement (at-Tamartashi). Dans la Loi : le sang que l’utérus expulse en raison de l’accouchement, durant des jours déterminés ; le sang en petite quantité n’a pas de règle (an-Najafi). An-nafs : l’esprit ; on dit « sa nafs est sortie », « il a donné son nafs (rendu l’âme) » : il est mort (pluriel : anfus, nufus). Le corps. Le sang. Leur propos « la-nafsa la-hu sa’ila » : il n’a pas de sang qui coule. L’essence de la chose, son entité même : « je l’ai vu en personne (nafsahu) ». L’œil (envoûtement) : « il fut atteint d’une nafs », c’est-à-dire d’un coup d’œil ; an-nafis : celui qui jette le mauvais œil. An-nafas : le souffle qui entre et sort de la bouche de l’animal lors de la respiration. L’ampleur. Le répit. La latitude dans une affaire. An-nafis : ce en quoi l’on rivalise et que l’on désire.
Un rafraîchissement des cœurs par les subtilités des invisibles ; ce qui est imputable aux attributs du serviteur, blâmable parmi ses caractères et ses actes.
La substance subtile évaporable, porteuse de la force de vie, de la sensation et du mouvement volontaire ; le Sage (c’est-à-dire Aristote) l’a appelée « esprit animal ». Elle est une substance lumineuse pour le corps : à la mort, sa lumière se retire de la surface et de l’intérieur du corps ; au temps du sommeil, sa lumière se retire de la surface sans l’intérieur ; il s’établit ainsi que sommeil et mort sont de même genre, puisque la mort est un retrait total et le sommeil un retrait partiel. Il s’établit aussi que le Puissant Sage a disposé qu’une substance soit attachée à la mise en mouvement : le souffle qui entre et sort du corps par la bouche et les narines. Il est comme la nourriture de l’âme ; par son interruption, l’âme s’annule par immobilité, en tant qu’imputable aux attributs du serviteur.
Le souffle : le vent qui entre et sort de la bouche de l’animal pourvu de poumons et de son nez pendant la respiration ; son pluriel est anfas.
Avec le sukun sur le fa’, on peut viser par lui l’esprit, et alors il est au féminin ; ou la personne même, et alors il est au masculin. « Nafs al-amr » est la chose même dans sa limite d’essence. « Nafs sa’ila » signifie le sang liquide ; d’où leur propos : « ce qui n’a pas de nafs sa’ila (de sang fluide), sa mort dans l’eau ne le corrompt pas ».
﴿وَٱتَّقُوا۟ يَوْمًۭا لَّا تَجْزِى نَفْسٌ عَن نَّفْسٍۢ شَيْـًۭٔا وَلَا يُقْبَلُ مِنْهَا شَفَـٰعَةٌۭ وَلَا يُؤْخَذُ مِنْهَا عَدْلٌۭ وَلَا هُمْ يُنصَرُونَ﴾
« Et redoutez le jour où nulle âme ne suffira en quoi que ce soit à une autre; où l'on n'acceptera d'elle aucune intercession; et où on ne recevra d'elle aucune compensation. Et ils ne seront point secourus. »
Sourate البقرة : 48
﴿وَإِذْ قَتَلْتُمْ نَفْسًۭا فَٱدَّٰرَْٰٔتُمْ فِيهَا ۖ وَٱللَّهُ مُخْرِجٌۭ مَّا كُنتُمْ تَكْتُمُونَ﴾
« Et quand vous aviez tué un homme et que chacun de vous cherchait à se disculper!... Mais Allah démasque ce que vous dissimuliez. »
Sourate البقرة : 72
﴿وَٱتَّقُوا۟ يَوْمًۭا لَّا تَجْزِى نَفْسٌ عَن نَّفْسٍۢ شَيْـًۭٔا وَلَا يُقْبَلُ مِنْهَا عَدْلٌۭ وَلَا تَنفَعُهَا شَفَـٰعَةٌۭ وَلَا هُمْ يُنصَرُونَ﴾
« Et redoutez le jour où nulle âme ne bénéficiera à une autre, où l'on n'acceptera d'elle aucune compensation, et où aucune intercession ne lui sera utile. Et ils ne seront point secourus. »
Sourate البقرة : 123
﴿وَمَن يَرْغَبُ عَن مِّلَّةِ إِبْرَٰهِـۧمَ إِلَّا مَن سَفِهَ نَفْسَهُۥ ۚ وَلَقَدِ ٱصْطَفَيْنَـٰهُ فِى ٱلدُّنْيَا ۖ وَإِنَّهُۥ فِى ٱلْـَٔاخِرَةِ لَمِنَ ٱلصَّـٰلِحِينَ﴾
« Qui donc aura en aversion la religion d'Abraham, sinon celui qui sème son âme dans la sottise? Car très certainement Nous l'avons choisi en ce monde; et, dans l'au-delà, il est certes du nombre des gens de bien. »
Sourate البقرة : 130
﴿وَمِنَ ٱلنَّاسِ مَن يَشْرِى نَفْسَهُ ٱبْتِغَآءَ مَرْضَاتِ ٱللَّهِ ۗ وَٱللَّهُ رَءُوفٌۢ بِٱلْعِبَادِ﴾
« Et il y a parmi les gens celui qui se sacrifie pour la recherche de l'agrément d'Allah. Et Allah est Compatissant envers Ses serviteurs. »
Sourate البقرة : 207
﴿وَإِذَا طَلَّقْتُمُ ٱلنِّسَآءَ فَبَلَغْنَ أَجَلَهُنَّ فَأَمْسِكُوهُنَّ بِمَعْرُوفٍ أَوْ سَرِّحُوهُنَّ بِمَعْرُوفٍۢ ۚ وَلَا تُمْسِكُوهُنَّ ضِرَارًۭا لِّتَعْتَدُوا۟ ۚ وَمَن يَفْعَلْ ذَٰلِكَ فَقَدْ ظَلَمَ نَفْسَهُۥ ۚ وَلَا تَتَّخِذُوٓا۟ ءَايَـٰتِ ٱللَّهِ هُزُوًۭا ۚ وَٱذْكُرُوا۟ نِعْمَتَ ٱللَّهِ عَلَيْكُمْ وَمَآ أَنزَلَ عَلَيْكُم مِّنَ ٱلْكِتَـٰبِ وَٱلْحِكْمَةِ يَعِظُكُم بِهِۦ ۚ وَٱتَّقُوا۟ ٱللَّهَ وَٱعْلَمُوٓا۟ أَنَّ ٱللَّهَ بِكُلِّ شَىْءٍ عَلِيمٌۭ﴾
« Et quand vous divorcez d'avec vos épouses, et que leur délai expire, alors, reprenez-les conformément à la bienséance ou libérez-les conformément à la bienséance. Mais ne les retenez pas pour leur faire du tort: vous transgresseriez alors et quiconque agit ainsi se fait du tort à lui-même. Ne prenez pas en moquerie les versets d'Allah. Et rappelez-vous le bienfait d'Allah envers vous, ainsi que le Livre et la Sagesse qu'Il vous a fait descendre; par lesquels Il vous exhorte. Et craignez Allah, et sachez qu'Allah est Omniscient. »
Sourate البقرة : 231
Ce terme apparaît dans 123 versets du Coran.