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La question suppose un choix entre deux rivaux. L'islam répond : il n'y a pas de choix, il y a une continuité. Issa et Mohamed (paix sur eux) sont deux frères de la même chaîne prophétique, porteurs d'un même message : adorer Allah seul.
Ni l'un ni l'autre : les deux, dans une même continuité. Le Coran ordonne de croire en tous les messagers « sans faire aucune distinction entre eux » (Coran 2:136), et la religion qu'ils portent est une seule et même : adorer Allah seul (Coran 42:13). Issa a annoncé Mohamed (Coran 61:6), Mohamed honore Issa, croire en lui fait partie de la foi musulmane (al-Bukhari 3435), et le Prophète (paix sur lui) a dit des prophètes qu'ils sont « des frères dont les mères diffèrent, mais dont la religion est une » (rapporté par al-Bukhari et Muslim).
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Mis à jour le 07 octobre 2026
📖 4 min de lectureLa question « Jésus ou Mohamed ? » se pose comme on choisit une équipe : il faut prendre le bon et laisser l'autre. L'islam refuse la question elle-même. Le Coran enjoint de croire en Allah et en tous les messagers, « et nous ne faisons aucune distinction entre l'un quelconque d'entre eux » (Coran 2:136) : Nuh, Ibrahim, Moussa, Issa, Mohamed, une même chaîne, un même appel. Et le Coran de préciser que la religion est une d'un bout à l'autre de l'histoire : « Il a prescrit pour vous la religion qu'Il avait enjointe à Noé, ce que Nous t'avons révélé, ainsi que ce que Nous avons enjoint à Abraham, à Moïse et à Jésus : établissez la religion, et n'en faites pas des sectes » (Coran 42:13). Issa et Mohamed ne sont pas deux camps : ils sont deux maillons d'une seule transmission, deux frères de la même maison. Le Prophète (paix sur lui) l'a dit en une formule devenue célèbre : « Les prophètes sont des frères dont les mères diffèrent, mais dont la religion est une » (rapporté par al-Bukhari et Muslim).
La continuité n'est pas une idée pieuse : elle est écrite dans les textes de part et d'autre. Issa, selon le Coran, a annoncé celui qui viendrait après lui : « annonçant la bonne nouvelle d'un messager à venir après moi, dont le nom sera Ahmad » (Coran 61:6). Mohamed, de son côté, a reçu l'ordre d'aimer et de croire en Issa : nul n'est musulman sans témoigner qu'Issa est « le serviteur d'Allah et Son messager » (al-Bukhari 3435), et lors du voyage nocturne, les deux hommes se sont rencontrés, frères face à face (rapporté par al-Bukhari). Le musulman qui prononce la shahada honore Issa chaque jour, puisqu'il accepte explicitement sa prophétie ; et il attend son retour, puisque son élévation vivante (Coran 4:158) annonce sa descente de la fin des temps. Suivre Mohamed, c'est littéralement suivre le chemin où Issa revient.
Des différences existent, et elles sont des complémentarités, pas des rivalités. La mission : Issa fut envoyé aux fils d'Israël (Coran 3:49), Mohamed à toute l'humanité (Coran 34:28). La loi : Issa confirma la Torah et reçut l'Évangile (Coran 5:46) ; Mohamed reçut la loi définitive qui couvre tous les aspects de la vie. Le rôle final : Issa revient, et son retour même se fait dans la continuité, puisqu'il descendra pour suivre la loi de Mohamed, prier derrière une communauté musulmane et vivre comme un serviteur d'Allah (rapporté par al-Bukhari et Muslim) : même au dernier acte de l'histoire, le frère cadet honore le sceau, et le sceau honore le frère. Rien de tout cela ne fait de l'un un rival de l'autre : c'est un récit unique, écrit d'une seule main divine, dont les deux hommes portent des chapitres différents.
Pour le musulman, la question est déjà résolue : il aime les deux, croit aux deux, les suit tous les deux, dans l'ordre de la continuité : il suit Mohamed qui a confirmé Issa, et il suit Issa dans ce qu'il a réellement enseigné, l'adoration d'Allah seul (Coran 3:51). Diviniser Issa, ce n'est pas l'aimer trop : c'est le méconnaître, lui qui dira au Jour du jugement qu'il n'a jamais ordonné l'adoration d'autre qu'Allah (Coran 5:116-117). L'honorer vraiment, c'est le suivre là où il veut mener : vers Allah seul. Et pour le lecteur chrétien qui se demande s'il doit choisir : le Coran propose une parole commune plutôt qu'un duel, « venez à une parole commune entre nous et vous : que nous n'adorions qu'Allah, sans rien Lui associer » (Coran 3:64). La continuité commence exactement là. Pour creuser : la page Jésus dans l'islam, la page Mohamed annoncé dans la Bible, et le silo devenir musulman pour franchir le pas.
L'islam n'établit pas de classement à honorer et à disputer : chaque prophète est grand par sa mission, et le musulman les aime tous sans faire de distinction (Coran 2:136). Mohamed est le dernier et le sceau, Issa est honoré entre tous et revient à la fin des temps : les deux titres coexistent sans rivalité.
Oui : suivre Issa, pour un musulman, c'est le suivre dans ce qu'il a réellement enseigné, l'adoration d'Allah seul (Coran 3:51). Le diviniser serait le trahir ; l'aimer comme serviteur et messager d'Allah, c'est l'honorer.
Parce que chaque message antérieur était destiné à un peuple et à un temps, et que des textes ont été altérés (Coran 2:79). Le dernier message, lui, est universel et préservé : il confirme les précédents et les juge (Coran 5:48), comme un testament final qui protège tous les héritages.