Découvrez la signification du terme Al-ḥadath (حَدَث) dans le vocabulaire islamique.
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Mis à jour le 11 avril 2026 à 01h05
📖 4 min de lectureAl-hadith (le nouveau) ; d’où : « garde-toi de l’innovation (al-hadath) dans l’islam » : ne produis rien qui n’ait été connu auparavant. Ainsi dans (l’ouvrage) « al-Maghrib », et dans le « Sahah » : al-huduth : le fait pour une chose de n’avoir pas été ; on dit : « l’affaire survint » (hadatha haduthan). Al-hadith : le contraire de l’ancien ; « l’affaire eut lieu » : elle advint. Al-hadath, al-hudtha, al-haditha et al-hadathan : un seul sens ; « cet homme est ahdatha min al-hadith » (plus neuf que le neuf). « Un homme hadith mathal fasq » (de la forme fa’il au sens de maf’ul) : bavard, c’est-à-dire aux discours abondants. Al-hadith : le récit, employé au peu et au beaucoup, son pluriel ahadith ne suivant pas la règle.
Un sens subsistant par autre chose, à condition d’advenir et de se renouveler. Le sens de la subsistance du sens par autre chose : son affection par ce sens, que cet autre en soit l’origine ou non, comme le coup et le meurtre (qui en procèdent), ou la longueur et la brièveté (qui n’en procèdent pas) ; on ne vise pas ici la spécialisation du déterminant ni la dépendance dans l’attribution, comme il est d’usage dans la terminologie des intelligibles. Le maître ’Abd ar-Rahman al-Jami, que son secret soit sanctifié, a dit : le hadath désigne un sens subsistant par autre chose, que celui-ci en procède, comme le coup et la marche, ou non, comme la longueur et la brièveté, fin de citation. L’approfondissement de ce propos se trouve, sans autre ajout, dans (l’ouvrage) « Jami’ al-Ghumuz », dans l’examen du nom d’action (masdar).
C’est l’impureté légale (najs hukmi) qui interdit la prière et autre.
Ce qui est précédé d’une matière et d’une durée ; on a dit : ce dont l’existence a un commencement.
La chose « huduthan » : elle advint. Elle exista ; de là leur propos : « un défaut lui survint » (hadatha bi-hi) quand il se manifesta après avoir été inexistant ; il est alors hadath (nouveau) et hadith (récent).
Une qualification morale (spirituelle) qui atteint tout le corps, ou les membres des ablutions, et empêche la validité de la prière.
Chez les juristes : une qualification légale qui impose, à ce qu’elle qualifie, l’exclusion de la validité de la prière par lui, en lui, ou avec lui. Le sens de leur dire « le hadath rompt la pureté » est que le hadath, s’il rencontre la pureté, la rompt ; et s’il ne rencontre pas de pureté, il est de nature à en être ainsi, si bien que plusieurs hadaths peuvent s’accumuler sur l’homme.
L’impureté légale exigeant les ablutions mineures ou majeures : c’est la souillure juridique qui interdit la prière et autre ; le majeur est ce qui exige la grande ablution, et le mineur ce qui exige la petite. On l’emploie aussi pour la chose nouvelle blâmable, non habituelle et non connue dans la Sunna.