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La Omra : statut selon les écoles, ses piliers et sunnas, sa répétition dans l'année, et le tawaf al-wada.
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Mis à jour le 07 septembre 2026 à 15h44
Abdullah ibn Mas'ud rapporte : « Suivez le Hadj et la Omra l'un de l'autre, car ils éloignent la pauvreté et les péchés comme le feu éloigne l'impureté du fer, de l'or et de l'argent ; et le Hadj accepté n'a de récompense que le Paradis » (rapporté par at-Tirmidhi, jugé hassan-sahih). Et Abu Hurayra : « Une Omra vers une autre expie ce qui les sépare, et le Hadj accepté n'a d'autre récompense que le Paradis » (al-Bukhari 1773). Le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) fit plusieurs 'umras, la dernière avec son pèlerinage d'adieu.
Aisha dit au retour du pèlerinage : « Les gens rentrent avec deux pèlerinages, moi avec un » ; on lui répondit d'attendre la pureté, de sortir à Tan'im et d'entrer en ihram, et le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) dit à son frère de la conduire : « Sa récompense est à la mesure de sa dépense et de sa peine » (al-Bukhari 1695, Muslim 1211) ; une version d'al-Hakim (jugée sahih) : « Ta récompense dans ta Omra est à la mesure de ta dépense ». Ibn Hajar en tire que l'ihram pris de la zone profane proche vaut moins que celui de la zone lointaine ; al-Shafi'i classe : la meilleure sortie pour la Omra est al-Ji'rana, où le Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) s'est mis en ihram, puis Tan'im, d'où il ordonna la Omra d'Aisha.
L'étranger s'y prépare dès le miqat, l'homme du miqat depuis son village, le Mekkois et l'homme du Haram sortent du Haram vers la zone profane, ne serait-ce d'un pas, pour réunifier profane et sacré dans ses actes. L'ihram se prépare : grand lavage avec l'intention, nettoyage, parfum sans trace, deux vêtements propres non teints de parfum ; la femme couvre son corps sauf le visage et les mains, sans niqab ni gants. On prie deux rak'a (celles de l'ihram), puis on forme l'intention et l'on récite la talbiya, récitée par l'accord des savants dans sa forme transmise : « Me voici, ô Allah, me voici... » ; Qadi Iyad rapporte que la plupart des savants, dont Malik et al-Shafi'i, recommandent de se limiter à la talbiya du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui). On continue la talbiya jusqu'au début du tawaf. Entré à La Mecque, on avance le pied droit à la mosquée sacrée avec l'invocation transmise, on commence au coin de la Pierre noire : on l'embrasse, sinon on la touche, sinon on la désigne en disant Allah akbar ; la Ka'ba reste à gauche, sept tours (pilier de la Omra), la main sur le Rukn yamani si possible, entre ce coin et la Pierre : « Seigneur, donne-nous belle part ici-bas... » (al-Baqara 201). L'homme a deux sunnas : l'épaule découverte (idtiba') et la marche rapide aux trois premiers tours. Puis le sa'i : sept parcours entre Safa et Marwa, multipliant l'invocation, finissant à Marwa. Enfin : raser (préférable) ou raccourcir, et la consécration est levée tout entière ; et le tawaf d'adieu si l'on quitte La Mecque, sauf pour le Mekkois et l'homme du Haram.
Sur le rang des actes : la tonte ou le raccourcissement est pilier pour les shafi'ites, devoir pour les hanafites, malikites et hanbalites ; qui laisse un devoir de la Omra (le sa'i selon une opinion, la tonte chez la majorité) pèche et doit une bête selon les hanafites.
Deux avis : les malikites (avis fameux), Sa'id ibn Jubayr, al-Hasan, Ibrahim al-Nakha'i et al-Muzani déconseillent plus d'une Omra par année civile (l'année commençant à Muharram ; de Dhu al-Hijja à Muharram, pas de déconseillé), demandant plutôt la multiplication des tawafs. La majorité (hanafites, shafi'ites, hanbalites, zahirites, Ibn Abd al-Barr et des malikites) recommande la répétition, sur le hadith « une Omra vers une autre expie... » et la pratique d'Umar, Ali, Ibn Umar, Ibn Abbas, Aisha, Anas et des successeurs. Dans le même voyage : la majorité la permet : Aisha demanda au Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) une autre Omra après son pèlerinage, et il l'ordonna à son frère (al-Bukhari 1693, Muslim 1213) ; al-Shafi'i note qu'elle fit deux 'umras dans Dhul-Hijja.
Une Omra se prépare au miqat comme un Hadj en miniature : intention, talbiya, sept tours, sept parcours, tonte. Pour l'habitante de La Mecque, sortir à al-Ji'rana ou Tan'im, même de quelques pas, reste la forme recommandée.
Une fois dans la vie selon les shafi'ites et hanbalites ; sounna forte selon les hanafites et malikites.
Toute l'année ; la Omra de Ramadan vaut un Hadj en récompense (rapporté du Prophète, al-Bukhari 1782).
Oui : l'ihram se prend au miqat comme pour le Hadj, avec la talbiya de la Omra.