Fiqh islamique > Les funérailles > Les traditions du deuil à éviter : le « 40e jour » et ses dérivés
Le quarantième jour, les repas obligatoires, les corans rémunérés : ce que la Sounna établit pour le deuil et ce qu'elle ne connaît pas.
Le quarantième jour, l'anniversaire de la mort, les repas obligatoires et les Corans rémunérés à date fixe ne font pas partie de la Sounna : pour le Comité permanent pour la recherche et les fatwas, rien dans le Coran, la Sounna ni la pratique des compagnons n'établit de date fixe de rassemblement, et pour Ibn Baz tout cela fait partie des innovations (fatwa n° 10842). Ce qui est établi : le deuil de la veuve de 4 mois et 10 jours (sourate al-Baqara 234), le deuil de 3 jours pour toute autre femme (Muslim 1485), les condoléances, et nourrir la famille du mort et non l'inverse (at-Tirmidhi 998). L'aumône continue et l'invocation restent les voies recommandées (Muslim 1631).
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Mis à jour le 07 octobre 2026
De nombreuses cultures musulmanes ont développé des rituels de deuil que la Sounna ne connaît pas : le quarantième jour, l'anniversaire de la mort, les repas obligatoires, les Corans rémunérés. La méthode du fiqh : distinguer ce qui est rapporté de ce qui est ajouté, avec l'avis nommé des savants.
Se souvenir du mort un jour quelconque par une visite, une aumône ou une invocation n'est pas en cause : le blâme porte sur le rituel obligatoire et son commerce. Les familles honorent le mort par des actes établis : l'aumône continue (« quand l'homme meurt, ses œuvres s'interrompent sauf 3 : une aumône qui court, une science utile, un enfant vertueux qui invoque pour lui », Muslim 1631), l'invocation, la lecture personnelle gratuite.
Face à une famille attachée à ces coutumes : douceur et union d'abord. Le fiqh interdit d'exploiter le deuil, pas de consoler : que l'argent et l'énergie aillent au mort (aumône) et aux vivants (accompagnement), pas au rituel.
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