Fiqh islamique > Les funérailles > Le talqin du mourant
Le mourant : la suggération de la formule d unicité, l orientation vers la qibla, le rappel d Allah et les premiers gestes après le décès.
La sunna auprès du mourant : lui suggérer doucement la ilaha illa Allah, « suggérez à vos mourants la ilaha illa Allah » (Muslim), l orienter vers la qibla sur le côté droit selon la possibilité, faire du dhikr et invoquer pour lui. S il prononce des paroles graves en agonie, il n est pas jugé mécréant, son étant abolissant sa responsabilité. Après le décès : fermer les yeux, lier le menton, hâter la préparation et s occuper de la dette.
Sommaire :
Mis à jour le 07 octobre 2026
La présence auprès du mourant, pour le rappeler, le réconforter, fermer ses yeux et prendre en charge ses droits, fait l'objet d'un accord des savants. An-Nawawi rapporte que le talqin (suggérer au mourant la formule de l'unicité, la ilaha illa Allah) est recommandé, sur le hadith : « suggérez à vos mourants la ilaha illa Allah » (Muslim).
Le mourant est exhorté à dire la formule, sans insistance lourde, et on préfère que celui qui talqin ne soit pas suspect, pour ne pas gêner le mourant ni être accusé ; les savants disent que si le mourant laisse échapper des paroles mécréantes, il n'est pas jugé mécréant : on le traite comme un mort musulman, car il est dans un état d'abolition de sa raison.
Il est recommandé d'orienter le mourant vers la qibla quand son regard se fixe vers le ciel, pas avant, pour ne pas l'effrayer : couché sur le côté droit face à la qibla, comme dans la tombe puisqu'il y tend ; si c'est impossible, place étroite ou autre, sur le côté gauche face à la qibla ; sinon sur le dos, ce qui peut faciliter la sortie de l'âme et la fermeture des yeux. C'est l'avis d'an-Nawawi et des compagnons de l'école ; Malik tient le talqin et l'orientation permis et non détestés ; Abu Hanifa et ses compagnons ne voient pas le talqin comme sunna de la même façon, le recommandant seulement selon certaines narrations.
Les savants recommandent de faire du dhikr et de réciter le Coran auprès du mourant, la sourate Ya-Sin selon certains, et d'éviter les paroles vaines ; ce qui fait l'objet de l'accord : la présence, le talqin doux, l'orientation vers la qibla selon la possibilité, et l'invocation pour lui, car les anges disent amine à l'invocation auprès du mourant.
Après le décès confirmé : fermer les yeux, lier le menton, couvrir le corps, annoncer la mort sans cri, hâter la préparation, et s'acquitter de ses dettes : Abu Hurayra rapporte que le messager d'Allah (paix et salut sur lui) demandait si le défunt endetté avait laissé de quoi payer, montrant l'importance de la dette dans les premiers actes.
An-Nawawi a dit : la présence auprès du mourant pour le rappeler, le réconforter, fermer ses yeux et prendre en charge ses droits fait l accord des savants ; on recommande que celui qui talqin ne soit pas suspect, pour ne pas gêner le mourant ; et si le mourant laisse échapper des paroles mécréantes, il n est pas jugé mécréant, on le traite comme un mort musulman.
On lui suggère doucement la ilaha illa Allah, sans insister : « suggérez à vos mourants la ilaha illa Allah » (Muslim). On recommande qu'il soit orienté vers la qibla, sur le côté droit si possible, et on invoque pour lui, les anges disant amine à l'invocation auprès du mourant.
Recommandé selon an-Nawawi et les compagnons de l'école, quand son regard se fixe vers le ciel, sur le côté droit face à la qibla, comme la position de la tombe ; sinon sur le côté gauche ; sinon sur le dos. Malik le tient permis sans karaha, et Abu Hanifa le recommande selon certaines narrations seulement.
Il n'est pas jugé mécréant : les savants le traitent comme un mort musulman, portant ses paroles sur l'abolition de sa raison en l'agonie ; le talqin a précisément pour but de l'aider à sceller sa vie sur la bonne parole.
Fermer les yeux, lier le menton, couvrir le corps, annoncer la mort sans cri, hâter la préparation du convoi, et s'occuper de la dette du défunt : le Prophète (paix et salut sur lui) demandait si le défunt endetté avait laissé de quoi payer (al-Bukhari).
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