Fiqh islamique > Les successions et la wasiya > Régime matrimonial et biens propres : que contient la succession ?
La séparation des patrimoines en fiqh, la maison achetée en couple, le compte joint et l'harmonie avec les régimes civils.
La succession du défunt ne contient que ses biens propres : le fiqh ne connaît pas de communauté entre époux, chacun est propriétaire de ce qu'il gagne, achète et reçoit. La dot appartient à l'épouse seule (« Donnez aux femmes leur mahr de bon cœur », sourate an-Nisa 4) et la nafqa du mari ne crée aucun droit sur ses biens ; ce principe est écrit dans l'article 49 du Code de la famille marocain (loi n° 70-03). La maison au nom d'un seul est présumée la sienne, sauf preuve contraire d'apports documentés ; en indivision, seule la moitié du défunt passe à ses héritiers. La séparation de biens civile est le régime le plus proche du fiqh.
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Mis à jour le 07 octobre 2026
Le fiqh classique ne connaît pas de communauté de biens entre époux : chaque conjoint est propriétaire de ce qu'il gagne, achète et reçoit. La succession du défunt ne contient donc que ses biens propres.
Ce principe est la position des manuels classiques (Ibn Rushd, Bidayat al-Mujtahid ; Ibn Qudama, Al-Mughni), et les codifications contemporaines des pays sunnites l'ont écrite : l'article 49 du Code de la famille marocain (loi n° 70-03, 2004) dispose que « les 2 époux disposent chacun d'un patrimoine propre », avec possibilité d'un contrat devant les adoul pour les biens acquis en commun pendant le mariage.
À chaque achat important, la question à trancher par écrit : à quel patrimoine appartient ce bien ? Une réponse documentée (acte, compte, convention) vaut mieux qu'une intention.
Méthode éditoriale et corpus : voir notre page transparence éditoriale.