Fiqh islamique > Les successions et la wasiya > La division des parts : le qasm et l'aoul
La méthode de division des parts : la base commune, les cas d'aoul (augmentation du dénominateur) et les exemples types.
La division des parts ramène chaque part fixée à une fraction d’une base commune de parts égales, les siham : une mère et 4 oncles paternels donnent une base de 3, multipliée pour attribuer à chacun une part entière. Quand les parts fixées dépassent cette base, l’aoul augmente le dénominateur proportionnellement : un époux, les 2 parents et 6 filles donnent une base de 12 pour un total de 15, chaque héritier gardant son rang avec une fraction réduite. Dans le résidu, l’homme compte double de la femme, au garçon la part de 2 filles (sourate an-Nisa 11).
Sommaire :
Mis à jour le 07 octobre 2026
La succession se calcule en parts égales que les jurisconsultes appellent « flèches » (siham) : chaque part fixée est ramenée à une fraction de la masse. Exemple des ouvrages : une mère et 4 oncles paternels : la mère prend le tiers, les oncles se partagent les 2 tiers en agnats : la base est de 3 parts, une pour la mère, 2 pour les oncles ; comme les 2 parts ne se répartissent pas en parts entières pour 4 têtes, on multiplie : 2 fois 3 égale 6. La mère prend alors 2 parts sur 6, et chaque oncle une part.
Quand les parts fixées dépassent la base, on augmente le dénominateur de tous les héritiers proportionnellement. Exemple des ouvrages : un époux, les 2 parents et 6 filles : la base est de 12 : au mari 3 parts (le quart), au père 2 (le sixième), à la mère 2 (le sixième), aux 6 filles 8 (les 2 tiers) : total 15. La masse passe de 12 à 15 : le mari 3 parts, le père 2, la mère 2, les filles 8 sur 15 ; la fraction des filles ne tombe plus exactement sur les 2 tiers, mais la répartition demeure valide ; pour obtenir des parts entières par tête, on multiplie la masse par le dénominateur de la part du groupe : 3 fois 15 égale 45 parts.
Le principe « au garçon la part de 2 filles » gouverne le résidu : les agnats se partagent en parts égales où l'homme compte double de la femme (accord ; sourate an-Nisa 11).
Quand la masse ne convient plus à aucun groupe, les jurisconsultes confrontent les parts de chaque classe à son nombre de têtes et ajustent par multiplication, avec ou sans aoul ; les livres de faraid détaillent ces procédés (Al-Ikhtiyar, la Jawhara an-Nayyira, le Sharh al-Kabir avec ses gloses).
Tout calcul de succession suit 3 étapes : poser les parts fixées, trouver la base commune, puis ajuster par aoul ou par multiplication. Les exemples des écoles donnent des matrices prêtes à l'emploi pour les familles les plus courantes.
Méthode éditoriale et corpus : voir notre page transparence éditoriale.