Fiqh islamique > Les transactions financières > Le dropshipping et la vente en ligne
Vendre sans stock, faire expédier par un tiers : ce que le fiqh exige du dropshipping pour être licite, et les structures conformes.
Vendre un produit que l'on ne possède pas et que l'on n'a pas encore acheté est interdit : « ne vends pas ce que tu n'as pas » (Abou Dawoud 3503). Le dropshipping devient licite dans 3 structures : la wakala, le vendeur agissant comme mandataire du fournisseur contre commission ; l'achat préalable avec possession juridique, la prise de possession par délégation étant reconnue pour la qabd ; le salam, produit décrit précisément et prix payé d'avance. La Dar al-Ifta jordanienne (fatwa n° 3754) interdit la forme sans mandat ni garantie et admet la forme mandatée ou le prix ferme convenu puis revendu avec augmentation. Description honnête, prix fixé, droit de retour (khiyar) et produit licite complètent la conformité.
Sommaire :
Mis à jour le 07 octobre 2026
Le dropshipping (vendre un produit que le fournisseur expédie directement au client) est licite dans une structure précise : le fiqh interdit de vendre ce que l'on ne possède pas.
Ne vends pas ce que tu n'as pas.
Abu Dawud 3503
Le stockage chez un tiers (fulfilment) : l'achat réel puis l'expédition par un logisticien : conforme (le vendeur possède). L'affiliation (recommander contre commission) : c'est la samsara (voir sa page). La revente de services (agences) : wakala et juala selon la structure.
Le dropshippingeur musulman sécurise son modèle en 3 points : contrat de fournisseur avec transfert de propriété documenté, description honnête et délai réaliste, politique de retour écrite. C'est exactement ce que les plateformes sérieuses exigent déjà : la conformité fiqh est ici une bonne gestion.