Fiqh islamique > La prière > Ce qui invalide la prière et le sujud de l'oubli
Les causes d'invalidation de la prière, les erreurs pardonnées, et les deux ou trois cas de sujud as-sahw.
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Mis à jour le 07 septembre 2026 à 15h44
Deux situations distinctes : invalider la prière par un acte deliberate, ou la corriger après un oubli. La première casse la prière, la seconde se répare par les deux prosternations de l'oubli.
Les fuqaha s'accordent : celui qui ajoute délibèrement à sa prière un debout, un assis, une inclinaison ou une prosternation, ou qui en retire un pilier, invalide sa prière. Le Prophète a dit : « si l'un de vous oublie, qu'il fasse deux prosternations » (Muslim 572) : la facilité de la Sounna vise l'oubli, pas le jeu avec le rite.
Abu Sa'id al-Khudri rapporte :
Si l'un de vous doute dans sa prière et ne sait pas s'il a prié une ou deux rak'as, qu'il prenne pour base une rak'a ; s'il doute entre deux et trois, qu'il prenne pour base deux ; s'il doute entre trois et quatre, qu'il prenne pour base trois, et qu'il fasse deux prosternations avant de saluer.al-Bukhari 392, Muslim 572
La règle : toujours prendre le chiffre certain le plus bas, puis réparer par les deux prosternations.
Les savants s'accordent : le sujud de l'oubli est valable avant le salam comme après. Les hanafites le placent après le salam dans tous les cas, s'appuyant sur la parole du Prophète rapportée par Thawban : « à chaque oubli deux prosternations, après avoir salue » (rapporte par Abu Dawud). Les autres écoles repartissent : prosternation après le salam pour une diminution, avant le salam pour un ajout selon le detail rapporte des compagnons.
L'imam porte l'oubli de ceux qui prient derrière lui : le sujud qu'il fait couvre la congrégation. Un hadith d'Ibn 'Umar l'exprime : « il n'y a pas de sujud sur celui qui prie derrière l'imam ; si l'imam oublie, c'est sur lui et sur ceux qui le suivent » (rapporte par ad-Darqutni, dont la chaîne a été discutée par les savants du hadith).
Si tu doutes après avoir salue, penche vers le chiffre le plus probable et complets par les deux prosternations. Ne recommence pas la prière entière pour un simple doute : la Sounna a prévu une réparation simple et suffisante.
Non : une réponse brève du salam est admise (geste ou mot bref) ; toute conversation prolongée invalide.
Pardonné : le Prophète portait Umama pendant la prière et la posait quand elle se prosternait (al-Bukhari 516).
Si c'est un oubli comblé avant de passer à autre chose : rien ; sinon les deux prosternations de l'oubli ; un pilier oublié définitivement oblige à refaire la rak'a.