Fiqh islamique > La prière > Ce qui invalide la prière et le sujud de l'oubli
Les causes d'invalidation de la prière, les erreurs pardonnées, et les 2 ou 3 cas de sujud as-sahw.
Celui qui ajoute délibérément à sa prière un pilier, ou en retire un, invalide sa prière par accord des fuqaha. Celui qui doute ou oublie la répare par les 2 prosternations de l'oubli : « si l'un de vous oublie, qu'il fasse 2 prosternations » (Muslim 572), et en cas de doute sur le nombre de rak'as on retient le chiffre certain le plus bas (al-Bukhari 392, Muslim 572). Le sujud est valable avant le salam comme après : les hanafites le placent après le salam, les autres écoles le répartissent selon qu'il s'agit d'une diminution ou d'un ajout. L'imam porte l'oubli de ceux qui prient derrière lui : son sujud couvre la congrégation.
Sommaire :
Mis à jour le 07 octobre 2026
Deux situations distinctes : invalider la prière par un acte deliberate, ou la corriger après un oubli. La première casse la prière, la seconde se répare par les 2 prosternations de l'oubli.
Les fuqaha s'accordent : celui qui ajoute délibèrement à sa prière un debout, un assis, une inclinaison ou une prosternation, ou qui en retire un pilier, invalide sa prière. Le Prophète a dit : « si l'un de vous oublie, qu'il fasse 2 prosternations » (Muslim 572) : la facilité de la Sounna vise l'oubli, pas le jeu avec le rite.
Abu Sa'id al-Khudri rapporte :
Si l'un de vous doute dans sa prière et ne sait pas s'il a prié une ou 2 rak'as, qu'il prenne pour base une rak'a ; s'il doute entre 2 et 3, qu'il prenne pour base 2 ; s'il doute entre 3 et 4, qu'il prenne pour base 3, et qu'il fasse 2 prosternations avant de saluer.
al-Bukhari 392, Muslim 572
La règle : toujours prendre le chiffre certain le plus bas, puis réparer par les 2 prosternations.
Les savants s'accordent : le sujud de l'oubli est valable avant le salam comme après.
Les hanafites le placent après le salam dans tous les cas, s'appuyant sur la parole du Prophète rapportée par Thawban : « à chaque oubli 2 prosternations, après avoir salue » (rapporte par Abu Dawud). Les autres écoles repartissent : prosternation après le salam pour une diminution, avant le salam pour un ajout selon le detail rapporte des compagnons.
L'imam porte l'oubli de ceux qui prient derrière lui : le sujud qu'il fait couvre la congrégation. Un hadith d'Ibn 'Umar l'exprime : « il n'y a pas de sujud sur celui qui prie derrière l'imam ; si l'imam oublie, c'est sur lui et sur ceux qui le suivent » (rapporte par ad-Darqutni, dont la chaîne a été discutée par les savants du hadith).
Si tu doutes après avoir salue, penche vers le chiffre le plus probable et complets par les 2 prosternations. Ne recommence pas la prière entière pour un simple doute : la Sounna a prévu une réparation simple et suffisante.
Al-Mughni · Ibn Qudama · école hanbalite
Chapitre : les deux prosternations de l'oubli. L'imam Ahmad a dit : cinq choses sont conservées du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui) : il a salué après deux (raka) et s'est prosterné, il a salué après trois et s'est prosterné, ainsi que dans l'excès et le manque, et il s'est levé après deux sans prononcer le tachahhoud. Et al-Khattabi a dit : ce qui fait autorité auprès des gens de science, ce sont ces cinq hadiths, c'est-à-dire les hadiths d'Ibn Mas'oud, d'Abou Sa'id, d'Abou Hourayra et d'Ibn Bouhayna.
Question 214 ; Abou al-Qasim a dit : «Celui qui a salué alors qu'il lui restait une partie de sa prière accomplit ce qui lui restait, salue, puis fait les deux prosternations de l'oubli, puis prononce le tachahhoud et salue, comme l'ont rapporté Abou Hourayra et Imran ibn Houssayn du Prophète (que la paix et la bénédiction d'Allah soient sur lui), qui a fait ainsi.»
Non : une réponse brève du salam est admise (geste ou mot bref) ; toute conversation prolongée invalide.
Pardonné : le Prophète portait Umama pendant la prière et la posait quand elle se prosternait (al-Bukhari 516).
Si c'est un oubli comblé avant de passer à autre chose : rien ; sinon les 2 prosternations de l'oubli ; un pilier oublié définitivement oblige à refaire la rak'a.