Fiqh islamique > La prière > Le sujûd de la récitation (sujud at-tilawa)
Se prosterner à la lecture d'un verset de prosternation : où se trouvent ces versets, comment faire le sujûd, debout ou assis, avec ou sans ablutions.
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Mis à jour le 07 septembre 2026 à 15h44
Quinze versets du Coran marquent une prosternation de récitation (sujud at-tilawa) : à leur lecture, le lecteur comme l'auditeur se prosternent une fois, en disant « Subhana Rabbiya al-A'la ».
Les manuels en comptent quinze selon l'ordre médinois : les plus connus sont la fin d'an-Najm (où le Prophète s'est prosterné avec les musulmans et même les djinns, Muslim 575), les fins d'al-A'raf, d'ar-Ra'd, d'an-Nahl, d'Maryam, d'al-Hajj (deux prosternations), d'al-Furqan, de Sad (prosternation du Prophète et d''Umar, al-Bukhari 1075), d'al-Inshiqaq, d'al-'Alaq (deux) et d'al-Insan. La divergence sur le compte (14 ou 15) porte sur la sourate Sad et al-Hajj selon les écoles.
Mukhtasar Tuhfat al-Muhtaj (école shafi'ite, p. 240) : sounna par consensus, jamais obligatoire (le Prophète a laissé la prosternation d'an-Najm) ; quatorze dans le mushaf actuel, prosternations du Hadj comprises (hadith d''Amr ibn al-'As : quinze, dont deux au Hadj) ; le verset de Sad (« et il se repentit ») y est compté comme prosternation de gratitude, que l'école interdit dans la prière : la divergence sur Sad s'explique là.
Le sujûd de récitation exige les ablutions selon le jumhur, car c'est un fragment de prière ; Abu Hanifa le dispense en le traitant comme un simple hommage. La prosternation est attendue du lecteur et de l'auditeur attentif ; celui qui passe le verset en récitation continue sans s'arrêter n'est pas coupable selon les écoles qui la voient recommandée plutôt qu'obligatoire.
Dans le Coran imprimé, ces versets sont signalés par le symbole de prosternation en marge : les compter une fois et s'y tenir évite l'incertitude. C'est l'un des gestes les plus simples de la Sounna : quatorze ou quinze prostrations réparties sur la lecture annuelle du Livre.