Fiqh islamique > La prière > Le sujûd de la récitation (sujud at-tilawa)
Se prosterner à la lecture d'un verset de prosternation : où se trouvent ces versets, comment faire le sujûd, debout ou assis, avec ou sans ablutions.
À la lecture d'un verset de prosternation, le lecteur comme l'auditeur se prosternent une fois en disant « Subhana Rabbiya al-A'la » : les manuels en comptent 15, la divergence (14 ou 15) portant sur Sad et al-Hajj selon les écoles. C'est une sounna et non une obligation : Zayd ibn Thabit lut an-Najm au Prophète sans qu'il se prosterne (al-Bukhari 1073, Muslim 577). En prière, on se prosterne puis on reprend la récitation ; hors prière, on prononce le takbir, on se prosterne, puis on se relève par un takbir, debout ou assis. Les ablutions y sont exigées selon le jumhur ; Abu Hanifa en dispense.
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Mis à jour le 07 octobre 2026
Quinze versets du Coran marquent une prosternation de récitation (sujud at-tilawa) : à leur lecture, le lecteur comme l'auditeur se prosternent une fois, en disant « Subhana Rabbiya al-A'la ».
Les manuels en comptent 15 selon l'ordre médinois : les plus connus sont la fin d'an-Najm (où le Prophète s'est prosterné avec les musulmans et même les djinns, Muslim 575), les fins d'al-A'raf, d'ar-Ra'd, d'an-Nahl, d'Maryam, d'al-Hajj (2 prosternations), d'al-Furqan, de Sad (prosternation du Prophète et d''Umar, al-Bukhari 1075), d'al-Inshiqaq, d'al-'Alaq (2) et d'al-Insan. La divergence sur le compte (14 ou 15) porte sur la sourate Sad et al-Hajj selon les écoles.
Mukhtasar Tuhfat al-Muhtaj (école shafi'ite, p. 240) : sounna par consensus, jamais obligatoire (le Prophète a laissé la prosternation d'an-Najm) ; 14 dans le mushaf actuel, prosternations du Hadj comprises (hadith d''Amr ibn al-'As : 15, dont 2 au Hadj) ; le verset de Sad (« et il se repentit ») y est compté comme prosternation de gratitude, que l'école interdit dans la prière : la divergence sur Sad s'explique là.
Le sujûd de récitation exige les ablutions selon le jumhur, car c'est un fragment de prière ; Abu Hanifa le dispense en le traitant comme un simple hommage. La prosternation est attendue du lecteur et de l'auditeur attentif ; celui qui passe le verset en récitation continue sans s'arrêter n'est pas coupable selon les écoles qui la voient recommandée plutôt qu'obligatoire.
Dans le Coran imprimé, ces versets sont signalés par le symbole de prosternation en marge : les compter une fois et s'y tenir évite l'incertitude. C'est l'un des gestes les plus simples de la Sounna : 14 ou 15 prostrations réparties sur la lecture annuelle du Livre.